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Candidats déclarés ou pressentis pour la présidentielle 2027
Conteneurs immobilisés dans le détroit d'Ormuz, Londres combat la flotte fantôme russe, investissements français massifs dans l'industrie de l'armement, mort de Loana.
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Candidats déclarés ou pressentis pour la présidentielle 2027
Les élections municipales à peine passées, les formations politiques et leurs élus se projettent déjà sur la succession d'Emmanuel Macron. Hormis à La France insoumise, où Jean-Luc Mélenchon fait figure de candidat naturel pour une quatrième candidature consécutive, et au Rassemblement national, qui a désigné Marine Le Pen sauf si elle était condamnée en appel, la course paraît très ouverte, voire incertaine. De nombreuses personnalités sont déjà sur les rangs, avec des projets plus ou moins avancés.
Candidate de Lutte ouvrière en 2017 et 2022, Nathalie Arthaud le sera à nouveau dans un an. Du côté de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon fait figure de candidat naturel de la formation qu’il a lancée en 2016. L’ancien parlementaire ne s’est pas encore déclaré pour 2027, mais il y a peu de doute sur sa volonté de repartir en campagne, à bientôt 75 ans.
Contrairement à 2012, 2017 et 2022, Philippe Poutou n’est, lui, pas sûr de porter la candidature du Nouveau Parti anticapitaliste à l’élection présidentielle et n’exclut pas de soutenir Jean-Luc Mélenchon dans sa quatrième tentative élyséenne.
À gauche, les candidats déjà déclarés à l'élection présidentielle ne manquent pas. Farouchement opposé à toute alliance avec LFI, le député socialiste Jérôme Guedj s'est déclaré début février. Début décembre, la secrétaire nationale des Ecologistes, Marine Tondelier, a été désignée par son parti pour le représenter à la primaire de gauche. Egalement sur les rangs, le député ex-insoumis François Ruffin a officialisé sa candidature à la fin du mois de janvier. Toujours via la primaire de la gauche, chez les anciens insoumis, Clémentine Autain est “candidate pour incarner une gauche solide”, a-t-elle annoncé dès juin dernier. En novembre, l'ancienne ministre de l'Ecologie Delphine Batho s’est elle aussi lancée dans la course.
À la tête de son mouvement, Place publique, Raphaël Glucksmann se prépare activement à être candidat à la présidentielle, mais c’est “trop tôt pour le dire”, a-t-il tempéré, mi-février. Côté communiste, Fabien Roussel n’a pas officialisé sa candidature, mais celle-ci est plus que probable.
Dans le giron du Parti socialiste, d’autres figures affûtent leurs ambitions, sans les dévoiler au grand jour. Il en est ainsi d’Olivier Faure, patron du parti contesté en interne, notamment par François Hollande. Ancienne candidate PS à l’élection présidentielle, en 2007, Ségolène Royal a affirmé qu’elle “pourrait participer à une primaire de la gauche”, sans concrétiser pour l'heure cette possibilité.
La primaire, prévue le 11 octobre, ne va pas nécessairement permettre de désigner un seul candidat soutenu largement par les partis et les électeurs de gauche. LFI balaie ce processus, ardemment défendu par Les Ecologistes, mais beaucoup moins par le socialiste Olivier Faure, ou par ses opposants internes, qui ne veulent pas en entendre parler.
L'ancien Premier ministre Edouard Philippe a officialisé sa candidature dès septembre 2024. Il exclut de participer à une primaire et avait assuré que sa réélection comme maire du Havre serait son test électoral avant la présidentielle. C'est chose faite après sa victoire le 22 mars.
Un autre ex-Premier ministre nourrit de grandes ambitions. Gabriel Attal, qui a repris les rênes du parti présidentiel, Renaissance, multiplie les déplacements en France et à l'étranger et planche sur un programme. Mais il souffre de critiques en interne et se voit reprocher les résultats très modestes de Renaissance aux municipales. Dans les rangs macronistes, l'actuel ministre de la Justice, Gérald Darmanin, se prépare aussi.
Le président des Républicains, Bruno Retailleau, a officialisé sa candidature en février. Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France et candidat malheureux à la primaire LR pour la présidentielle de 2022, “se prépare”, mais refuse de participer à une primaire.
Le maire de Cannes, David Lisnard, ne cache pas ses ambitions présidentielles. Avec son parti, Nouvelle Energie, il planche sur un projet présidentiel mais n’a pas encore officialisé sa candidature. L’ex-Premier ministre Michel Barnier s’est dit “prêt à servir son pays”, en juin 2025, six mois après la censure qui avair entraîné sa démission.
Un ancien chef de gouvernement de Jacques Chirac s’invite également dans cette pré-campagne en marge de sa famille politique historique. Dominique de Villepin a effectué un retour sur la scène politico-médiatique après les attaques du 7-Octobre. L’ex-diplomate a créé son mouvement, La France Humaniste, en juin 2025. “Je suis absolument déterminé à participer au combat de 2027”, a-t-il dit fin janvier.
Marine Le Pen est la candidate naturelle de son parti, après trois candidatures infructueuses, dont deux défaites au second tour en 2017 et 2022. Mais son avenir politique est suspendu à son sort judiciaire. Pour être candidate, il lui faudrait être relaxée, ou du moins écoper d'une peine d'inéligibilité de deux ans (qu'elle aurait alors purgée à la date du premier tour de la présidentielle) et sans peine de prison ferme.
En cas d’empêchement judiciaire, Jordan Bardella, le président du RN et dauphin de la fille de Jean-Marie Le Pen, se prépare depuis plusieurs mois à la remplacer. Tous deux sont désormais testés par les instituts de sondage et se hissent largement à la première place dans les intentions de vote pour le premier tour.
Déjà candidat trois fois à la présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan, patron du parti souverainiste Debout la France, a annoncé qu’il serait à nouveau sur la ligne de départ en 2027. François Asselineau a profité de l’anniversaire de son parti souverainiste et anti-UE, Union populaire républicaine, pour annoncer sa candidature, le 21 mars à Paris.
Du côté de Reconquête, aucune candidature ne devrait être officialisée avant septembre, selon le parti. Eric Zemmour s’est d’ores et déjà dit favorable à une primaire ouverte de la droite. Après sa percée durant la campagne municipale parisienne, sa numéro deux, Sarah Knafo, a démenti toute intention d’être candidate à la place du polémiste.
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Trois millions de conteneurs du groupe Geodis immobilisés à cause de la fermeture du détroit d’Ormuz
Cent cinquante navires et trois millions de conteneurs acheminés par Geodis, leader français du transport et de la logistique, sont immobilisés à cause de la fermeture du détroit d’Ormuz, déplore Marie-Christine Lombard, présidente du directoire du groupe.
“Les navires peuvent être bloqués en mer et vous ne savez pas exactement où est votre marchandise”, explique-t-elle. Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, “les compagnies maritimes ne sont pas en mesure” d’informer Geodis sur la localisation d’une partie de sa marchandise.
L’entreprise de logistique explore des voies de contournement, mais fait face à un problème de “disponibilité et de capacité” concernant le trafic aérien, car les “compagnies aériennes du Moyen-Orient” ne “volent plus” ou ont “diminué leurs vols”.
Londres autorise l’interception de navires russes dans ses eaux territoriales
L’armée britannique pourra désormais arraisonner et saisir des navires sous sanctions appartenant à la “flotte fantôme” russe s’ils pénètrent dans les eaux territoriales du Royaume-Uni, a annoncé Downing Street. Cela concerne également la Manche, précise le communiqué publié par le bureau du Premier ministre, Keir Starmer. Londres a sanctionné 544 navires soupçonnés d’appartenir à cette “flotte fantôme” russe, composée principalement de pétroliers vieillissants.
“Le Royaume-Uni va resserrer l’étau autour de la flotte, en fermant ses eaux, dont la Manche, aux navires sanctionnés”, ajoute Downing Street. “Les opérateurs seront contraints de se détourner vers des routes plus longues et coûteuses, ou courront le risque d’être arrêtés par les forces britanniques.” Downing Street ajoute qu’après “l’interception d’un navire, des poursuites pénales pourront être engagées contre les propriétaires, les exploitants et l’équipage pour violation de la législation britannique sur les sanctions.”
Cette décision intervient alors que Washington a annoncé la levée temporaire de certaines restrictions sur le pétrole russe, pour atténuer la hausse des prix dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient. Keir Stamer estime devoir s'attaquer “encore plus durement à la flotte fantôme” de la Russie. Londres estime que “75% du pétrole brut russe est transporté par cette flotte délabrée”.
En janvier, Londres a apporté son soutien à Washington lors d'une opération américaine visant à saisir dans l'Atlantique nord un pétrolier lié à la Russie, le Marinera, auparavant connu sous le nom de Bella 1. La France, la Belgique, la Finlande et d'autres pays européens ont également saisi récemment des navires soupçonnés de contourner les sanctions et appartenant, selon les autorités, à la “flotte fantôme” russe.
Sébastien Lecornu prévoit 8,5 milliards d’euros supplémentaires de commandes de munitions
“Si nous voulons être indépendants, nous devons nous défendre nous-mêmes”. Le Premier ministre s’est exprimé à l’Assemblée nationale, dans le cadre d’un débat organisé sur la guerre au Moyen-Orient. “Le rôle du gouvernement n’est pas de commenter le chaos du monde, il est d’agir, a affirmé Sébastien Lecornu. Oui, cette crise nous concerne directement”. Face aux nouveaux visages de la guerre, et notamment l’utilisation des drones, “c’est toute notre conception de l’armement qu’il faut repenser”.
Sébastien Lecornu “prévoit d’investir 8,5 milliards d’euros, qui s’ajoutent aux 16 milliards votés en 2023”. Un investissement “indispensable” mais “colossal”, concède-t-il. L’actuel locataire de Matignon a aussi annoncé la création d’une plateforme nommée “France Munitions”, qui sera “un grossiste de munitions” pour répondre aux besoins des armées françaises, des pays alliés et des clients à l’export, financée à la fois “par l’Etat et par des investisseurs privés”, ainsi qu’un plan de soutien à l’industrie duale, civile et militaire, de 300 millions d’euros.
L’actualisation de la loi de programmation militaire, qui sera examinée au Parlement en mai-juin, prévoit également un “nouveau régime d’état d’alerte de sécurité nationale qui permettra, en cas de menaces et lorsque les circonstances l’exigent, d’adapter temporairement nos règles pour accélérer les décisions, simplifier les procédures, et lever les blocages qui ralentissent aujourd’hui la conduite de nos projets stratégiques”, a-t-il affirmé. Ce régime d’application exceptionnelle du code de la défense vise, en cas de menace grave, à déroger par exemple aux normes, voire à faciliter le déploiement des forces armées sur le territoire.
L’ex-star de Loft Story, Loana, a été retrouvée morte à son domicile de Nice
L'ex-star de la téléréalité Loana, révélée dans l'émission Loft Story, a été retrouvée morte à son domicile de Nice, a annoncé le procureur de Nice, Damien Martinelli. Une enquête a été ouverte “en recherche des causes de la mort”, a précisé le procureur, expliquant que “son décès remontait à plusieurs jours”.
Loana Petrucciani, 48 ans, avait remporté la première édition de Loft Story en 2001. Né en août 1977 à Cannes, Loana était effectivement devenue une figure du programme très rapidement lorsque ses ébats avec un autre candidat, Jean-Edouard Lipa, furent filmés dans une piscine. Première vedette de la téléréalité en France, Loana a aussi vécu de nombreux déboires, entre drogues, dépressions et tentatives de suicide. En 2024 sur le plateau de l'émission Touche pas à mon poste, elle avait raconté avoir été victime d'un viol. Son récit avait provoqué les moqueries de certains chroniqueurs, ce qui avait suscité une polémique et une mise en demeure de l'Arcom.
Elle avait participé en 2006 à une autre émission de téléréalité dans la jungle brésilienne, dont elle avait fini troisième. Dans un livre paru en 2018, Si dure est la nuit, si tendre est la vie, elle était revenue sur sa dépression et les années ayant suivi Loft Story. Tout en multipliant les projets, la jeune femme avait alors commencé à faire la une de la rubrique faits divers. Découverte inanimée à son domicile en 2009, elle avait dit avoir été agressée par deux hommes. Quatre ans plus tard, elle avait été hospitalisée et plongée dans le coma après une tentative de suicide, son entourage révélant alors qu'elle avait déjà tenté plusieurs fois de mettre fin à ses jours.
Nouvel épisode du Moderne Talk avec Alexandre del Valle
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