Les articles de la semaine |
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| | Transition écologique : contre l’inaccessible autonomie locale, réhabiliter l’échelle nationale |
|  | | | | La notion de « retour à la localité » est un élément récurent du discours politique. Pour les tenants de cette vision, l’enjeu serait de revenir à un approvisionnement local pour notre consommation quotidienne : alimentation, vêtements, matériaux de construction, produits du quotidien. Et pour bien des mouvements écologistes, réaliser « l’autonomie des territoires » est un mot d’ordre peu contesté. Pourtant, cet horizon s’inscrit en faux avec la réalité d’une très forte interdépendance nationale. Qui, défaite, ouvrirait la voie au marché globalisé plutôt qu’à « l’autonomie des territoires ». Entre un échelon local où peu de choses sont produites et un échelon global où rien ne peut l’être démocratiquement, l’échelon national est-il injustement décrié par les tenants de la transition écologique ? |
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| | Quand Londres était dirigée par « Ken le rouge » |
|  | | | | L'élection de Zohran Mamdani comme maire de New York a convoqué le souvenir d'expériences de socialisme municipal antérieures. Les mandats de Kenneth Livingstone, à la tête du Grand Conseil de Londres (1981-1986) puis maire de la ville (2000-2008), ont marqué l'histoire de la capitale britannique. Tandis que la première expérience municipale de « Ken le rouge » est marquée par des politiques publiques radicales en faveur des plus démunis - en opposition symétrique à celles de Margaret Thatcher à l'échelle nationale -, son retour au pouvoir en l'an 2000 est plus modéré. Cela ne l'empêche nullement de s'opposer frontalement à la politique impérialiste de Tony Blair, engagé dans la guerre d'Irak, et d'initier des accords de coopération avec le Venezuela de Hugo Chavez. Retour sur les mérites et limites d'expériences municipales qui rappellent que la gauche ne peut espérer contourner durablement la nécessité de conquérir le pouvoir à l’échelle nationale. |
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| | L’Amérique latine abandonne-t-elle Cuba, étranglée par l’embargo ? |
|  | | | | Déjà lourdement affectée par l’embargo américain, Cuba est à présent privée de pétrole. Face à l’effondrement des services publics et la paralysie de la production, la présidente Claudia Sheinbaum a décrété l’envoi de 800 tonnes d’aide humanitaire. Tout en admettant qu’elle cédait aux pressions américaines sur l’envoi de pétrole, et renonçait à livrer des barils à l’île. Dans le même temps, le président Lula dénonçait le « massacre » causé par l’embargo, dans une réunion du Parti des Travailleurs. Sans prendre de mesures pour alimenter l’île en or noir. Derrière les formules diplomatiques, le sous-continent a-t-il finalement cédé aux menaces de rétorsion tarifaires des États-Unis ? |
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| | La « négritude », opium du colonisé |
|  | | | | Né en 1934 à Lomé (dans l’actuel Togo), Stanislas Spero Adotevi suit, avec une génération de décalage, le parcours d’Aimé Césaire et de Léopold Sédar Senghor, fondateurs de la « négritude ». Élève brillant passé par l’École normale supérieure, il était bien placé pour comprendre(et durement critiquer) ces deux hommes qui « avaient fait beaucoup de latin et ne comprenaient pas qu'on ne les prît pas pour des hommes pareils aux autres ». Dans Négritude et négrologues, il s’attelle, une fois sa dette reconnue, à retracer les errements de la « négritude » – qui postule, pour reprendre la formule du futur président sénégalais, que « la raison est hellène, l'émotion est nègre ». Il déconstruit ce « remède bizarre » qui permet, à ses yeux, de perpétuer le néo-colonialisme en donnant une justification essentialiste au sous-développement africain. Décédé en février 2024, Stanislas Spero Adotevi fut un conseiller de Thomas Sankara, président du Burkina Faso et figure du socialisme africain. |
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| | Sur les ruines du « consensus de la Silicon Valley », l’émergence du techno-militarisme |
|  | | | | Jusqu'alors, de nombreuses entreprises de la tech s'opposaient à un usage militaire de l'intelligence artificielle. Cette ère semble révolue : depuis peu, les partenariats avec l'industrie militaire se multiplient. Au-delà des juteux contrats avec le Pentagone, ce tournant découle d'un changement de paradigme : le « consensus de la Silicon Valley », qui reposait sur l'adhésion à la mondialisation néolibérale, a été fragilisé par l'émergence de la Chine et de ses géants technologiques. Une nouvelle hégémonie techno-militariste voir le jour : tandis que le Pentagone convoite les ressources stratégiques de l'IA, les géants de la tech comptent sur la puissance américaine pour protéger leur prédominance mondiale. |
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| | L’affaire Epstein, misère de l’anti-complotisme |
|  | | | | À suivre l'embrasement des réseaux sociaux, difficile de passer à côté : l’affaire Epstein, du nom de Jeffrey Epstein, homme d’affaire et pédocriminel nord-américain décédé en 2019, connaît de nouveaux rebondissements internationaux. Car le Département de la justice des États-Unis a commencé à publier le dossier le concernant. Celui-ci est devenu au cours des dernières années une bombe politique au regard du nombre de personnalités citées dans ces millions de pages pourtant largement caviardées. Alors que l’affaire, semblable à un puits sans fond de corruption, déchaîne les passions, le lecteur francophone pourrait être frappé de la grande pudeur avec laquelle les principaux médias l’abordent. Quant aux interventions politiques, elles ont été pour le moins prudentes de ce côté-ci de l’Atlantique. Par leurs absences et leurs non-dits, ces réactions mettent en lumière les compromissions de l'élite dirigeante. |
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| | Marat : derrière la légende noire, retour sur « l’ami du peuple » |
|  | | | | Dans son Ode à Charlotte Corday, le poète André Chénier, après l’assassinat de Marat, témoigne : « le noir serpent, sorti de sa caverne impure, a donc vu rompre enfin sous ta main ferme et sûre, le venimeux tissu de ses jours abhorrés ! Aux entrailles du tigre, tu vins redemander et les membres livides et le sang des humains qu'il avait dévorés ! ». Le portrait de cette bestialité révolutionnaire (Michelet écrit que « sa grande bouche batracienne ne rappelait pas beaucoup que cet être fut un homme ») est passé à la postérité : Marat est demeuré synonyme des excès et des massacres de la Révolution. Contre cette légende noire, Victor Hugo rappelle qu'il fut aussi « l'ami du peuple » : « Tant qu’il y aura des misérables, il y aura sur l’horizon un nuage qui peut devenir un fantôme, et un fantôme qui peut devenir Marat » . Détracteurs et thuriféraires oublient un élément plus prosaïque : Marat fut un acteur central du premier républicanisme français. Trait d'union entre une bourgeoisie jacobine et des sans-culottes aspirant à refondre l'ordre social, Marat tenta de concilier leurs aspirations - et de pousser la Révolution à un « maximum démocratique » dont il n’est pas certain qu’il ait été dépassé depuis. |
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