Un rassemblement en hommage à Quentin, organisé par des militants nationalistes à Montpellier ce dimanche 15 février (illustration)
SYLVAIN THOMAS / AFP
Un rassemblement en hommage à Quentin, organisé par des militants nationalistes à Montpellier ce dimanche 15 février (illustration)

Alors que l’enquête judiciaire avance, le profil du jeune homme commence à se dessiner. Quentin Deranque est tombé sous les coups dans un contexte d’affrontement entre « ultra droite et ultra gauche », selon les mots du ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, dans un terrain lyonnais propice à ce genre de violences politiques. D’orientation nationaliste, le jeune homme comptait, selon Némesis, parmi la grappe de militants radicaux postés en renfort à quelques centaines de mètres de Sciences Po Lyon, où le collectif avait prévu une action contre la venue de l’insoumise Rima Hassan.


Objectif : assurer les arrières des militantes identitaires en cas de besoin. C’est dans ce cadre que le vingtenaire et ses compagnons se sont retrouvés face à un groupe adverse, pour un face-à-face violent à l’issue tragique. Selon l’avocat de la famille, Quentin Deranque n’avait pas d’antécédent judiciaire. Étudiant, il était en cursus de mathématique et pratiquait « le tennis et la philosophie ». Le jeune homme est aussi présenté comme un fervent catholique, récemment converti. Selon Le Figaro, il « fréquentait l’organisation catholique traditionaliste Academia Christiana, sans en être un membre actif ». Cette dimension spirituelle a été mise en avant par ses proches, qui le présentent comme un pacifiste tourné vers les autres.

Quentin Deranque était par exemple « investi dans l’accueil Saint-Martin qui s’occupe de servir des soupes populaires aux plus pauvres », selon le récit livré à l’AFP par l’abbé Laurent Spriet, qui officie à l’église Saint-Georges, où une messe a été donnée en son hommage ce dimanche 15 février. « Ce n’était pas du tout un extrémiste, comme certains veulent bien vouloir le dire » , assure le paroissien, toujours cité par l’agence de presse. Pourtant, d’autres sources soulignent sa proximité avec des organisations très radicales, et non connues pour leur approche pacifiste du combat politique.

Objectif : assurer les arrières des militantes identitaires en cas de besoin. C’est dans ce cadre que le vingtenaire et ses compagnons se sont retrouvés face à un groupe adverse, pour un face-à-face violent à l’issue tragique. Selon l’avocat de la famille, Quentin Deranque n’avait pas d’antécédent judiciaire. Étudiant, il était en cursus de mathématique et pratiquait « le tennis et la philosophie ». Le jeune homme est aussi présenté comme un fervent catholique, récemment converti. Selon Le Figaro, il « fréquentait l’organisation catholique traditionaliste Academia Christiana, sans en être un membre actif ». Cette dimension spirituelle a été mise en avant par ses proches, qui le présentent comme un pacifiste tourné vers les autres.

Quentin Deranque était par exemple « investi dans l’accueil Saint-Martin qui s’occupe de servir des soupes populaires aux plus pauvres », selon le récit livré à l’AFP par l’abbé Laurent Spriet, qui officie à l’église Saint-Georges, où une messe a été donnée en son hommage ce dimanche 15 février. « Ce n’était pas du tout un extrémiste, comme certains veulent bien vouloir le dire » , assure le paroissien, toujours cité par l’agence de presse. Pourtant, d’autres sources soulignent sa proximité avec des organisations très radicales, et


« Ce n’était pas un loubard »

Sur X, le groupe Audace Lyon, d’orientation « nationaliste révolutionnaire », le décrit comme « bien connu de [ses] militants ». Cité par l’AFP, un membre de ce groupuscule précise toutefois qu’il n’avait pas un profil de bagarreur : « ce n’était pas du tout un loubard, un costaud, un gros dur. Lui, au contraire, s’il pouvait éviter l’affrontement, il l’évitait ».

Ce qui ne l’empêchait pas de fréquenter ce que l’extrême produit de plus inquiétant. Selon des informations de Mediapart, Quentin Deranque faisait partie du groupuscule néofasciste Allobroges Bourgoin, dont les membres ont défilé dans le cortège des néonazis du Comité du 9 mai au printemps 2025. Un collectif qui a d’ailleurs rendu hommage au défunt.

Dès l’annonce de son placement dans le coma vendredi, des groupes nationalistes révolutionnaires, comme Luminis Paris, le présentaient comme « un militant nationaliste dont l’engagement radical dépassait largement le rôle “d’agent de sécurité” pour le Collectif Némesis ». Ces mêmes groupuscules lui attribuaient, de façon apocryphe, des velléités belliqueuses : « les derniers mots de Quentin ont été : “On remet ça, les gars”. Comme lui, la lutte à mort nous rend joyeux ».

Récupération grossière (voire indécente) ou réelle proximité ? Difficile à dire à ce stade, même si son parcours au sein des sphères les plus radicales de l’extrême droite ne fait pas de doute. Quentin Deranque a aussi été membre du mouvement royaliste et antisémite Action Française à Vienne, non loin de sa commune d’attache, Saint-Cyr-sur-le-Rhône. Déclaré vendredi en état de mort cérébrale après avoir été passé à tabac, le jeune homme a succombé à ses blessures le lendemain. Il avait 23 ans.