Vendredi 6 février – #96 : Le goût du risque
BONJOUR CHERS XOOMERS ! Considérer le risque comme facteur de joie plutôt que source d’angoisse est le seul remède à notre portée pour n’en être pas troublé. Cette phrase – non sourcée... – notée sur mon carnet de citations trottait dans ma tête alors que je me rendais, mercredi, aux 33es rencontres de l’Amrae. C’est l’association des risk managers. Tous les ans, sces membres et leurs clients se réunissent à Deauville. Au menu : le risque, matin, midi et soir. Et une organisation impressionnante de puissance tranquille.
Anxiété. Une des tables-rondes que j’animais s’intitulait « De l’anxiété à l’action : les jeunes au cœur de la résilience ! » Nous n’avions pas quatre heures, mais 50 minutes. Suffisant pour attraper au vol quelques réflexions utiles. Le philosophe Charles Pépin l’a démontré avec éloquence : « L’action, c’est le meilleur remède contre l’anxiété » (et surtout pas la réflexion !). Avec Alain (« Le secret de l’action, c’est de s’y mettre »), il explique que l’inaction alimente l’anxiété en laissant le champ des possibles infini et abstrait : on rumine ce qu’on pourrait faire sans jamais agir. L’action réduit cet infini, produit du tangible et modifie le réel, créant ainsi un cercle vertueux de confiance.
Confiance. Dans La confiance en soi , Charles Pépin insiste : « Agir, c’est avoir confiance en la rencontre entre soi et le monde ». Se définissant comme « écopreneur », le jeune Niels de Fraguier a défendu que face à l’anxiété collective, il existe deux voies de sortie : le déni ou l’action. Le déni est vu comme un mécanisme de défense psychologique : il fige l’individu ou le collectif en ignorant la réalité, préservant un confort illusoire mais paralysant l’action.
Audace. Parce qu’on ne se refait pas, le libéral que je suis rappellera au passage qu’il n’est aucune liberté sans risque. De l’audace, que diable. Rudyard Kipling : « Il faut toujours prendre le maximum de risques avec le maximum de précautions. »
GénXO. GénXO, c’est un X comme eXpérience et un O comme Opportunité, pour les actifs suractifs de plus de 55 ans qui aiment le risque. Et puisque l’on appelle désormais les membres de la Génération Z les zoomers, je propose de baptiser notre communauté les xoomers. Partagez X’O, suivez-nous sur LinkedIn !
Rémi Godeau, rédacteur en chef de l’Opinion
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