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La fin du traité de contrôle et de limitation des armements nucléaires New Start conclu en 2010 entre les Etats-Unis et la Fédération de Russie est arrivé à échéance cette semaine. Cris et atermoiements chez ceux qui sont toujours incapables de comprendre que la logique des blocs a vécu, et qu’il ne s’agit pas d’un détricotage.
Quel est l’intérêt de renouveler un accord bilatéral dans un mode multipolaire alors que la Chine est aujourd’hui la troisième puissance nucléaire mondiale? Un nouveau traité trilatéral sera donc négocié car il n’y a plus deux mais trois puissance nucléaires paires.
C’est ce qu’expose Marco Rubio, le Secrétaire d’Etat Américain dans cet article, que nous avons traduit en français.
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Par Marco Rubio
Durant la Guerre froide, peu de négociations se sont révélées aussi complexes que celles menées entre les États-Unis et l’Union soviétique pour limiter et réduire leurs vastes arsenaux nucléaires. Elles exigeaient une confiance entre adversaires qui avaient peu de motifs de croire aux paroles de l’autre, et reposaient sur des systèmes de vérification sophistiqués et permanents. Les dirigeants américains ont persévéré et sont parvenus à conclure une série d’accords, d’abord avec l’Union soviétique puis avec la Fédération de Russie, qui ont accru la sécurité des États-Unis.Toute chose a son temps.
Hier, le Nouveau START a expiré. Les partisans du contrôle des armements et de nombreuses voix dans les médias ont tenté de présenter cette expiration comme la preuve que les États-Unis initient une nouvelle course aux armements nucléaires. Ces préoccupations passent sous silence le fait que la Russie a cessé d’appliquer le traité Nouveau START en 2023, après avoir enfreint ses dispositions pendant des années. Un traité requiert au minimum deux parties. Le choix qui s’offrait aux États-Unis était soit de s’engager unilatéralement, soit de reconnaître qu’une nouvelle ère appelle une nouvelle approche — non pas le même vieux START, mais un accord nouveau, qui tienne compte du fait que les États-Unis pourraient bientôt faire face non pas à un, mais à deux pairs nucléaires : la Russie et la Chine.
L’expansion rapide et opaque de l’arsenal nucléaire chinois depuis l’entrée en vigueur du New START a rendu obsolètes les anciens modèles de contrôle des armements fondés sur des accords bilatéraux entre les États-Unis et la Russie. Depuis 2020, la Chine a porté son stock d’armes nucléaires d’un peu plus de 200 à plus de 600 ogives et est en voie d’atteindre plus de 1 000 ogives d’ici 2030. Tout dispositif de contrôle des armements qui ne prendrait pas en compte cette montée en puissance chinoise — soutenue par la Russie — obérait incontestablement la sécurité des États-Unis et de leurs alliés.
Le président Trump a été clair et sans ambiguïté : tout futur accord de contrôle des armements devra prendre en compte non pas un, mais les deux arsenaux nucléaires pairs.
Notre appel à un contrôle nucléaire multilatéral et à des discussions sur la stabilité stratégique, présenté aujourd’hui à Genève, reflète les principes énoncés par le président Trump.
Le contrôle des armements ne peut plus être une question strictement bilatérale entre les États-Unis et la Russie. Comme le président l’a souligné, les autres pays ont la responsabilité de contribuer à la stabilité stratégique, la Chine au premier chef.
Deuxièmement, nous n’accepterons pas des termes qui porteraient préjudice aux États-Unis ou qui fermeraient les yeux sur des violations dans la perspective d’un futur accord. Nous avons défini clairement nos exigences et nous ne les compromettrons pas au nom d’un contrôle des armements pour le seul contrôle des armements.
Troisièmement, nous négocierons toujours en position de force. La Russie et la Chine ne doivent pas s’attendre à ce que les États-Unis restent immobiles pendant qu’elles se soustraient à leurs obligations et développent leurs forces nucléaires.
Nous maintiendrons une dissuasion nucléaire robuste, crédible et modernisée. Mais nous le ferons tout en explorant toutes les voies pour concrétiser le souhait sincère du président d’un monde comptant moins de ces armes terribles.
Nous savons que ce processus peut prendre du temps. Les accords passés, y compris New START, ont nécessité des années de négociations et s’appuyaient sur des décennies de précédents. Ils concernaient en outre deux puissances seulement, et non trois ou davantage. Cependant, la difficulté d’une telle entreprise ne saurait justifier que l’on y renonce.
Nul ne comprend mieux que le président Trump que les accords les plus difficiles sont souvent les seuls qui valent la peine d’être conclus. Il a répété à maintes sa volonté de réduire les menaces nucléaires mondiales.
Aujourd’hui à Genève, nous franchissons un premier pas vers un avenir où la menace nucléaire mondiale sera réduite dans les faits, et non pas seulement sur le papier. Nous espérons que d’autres nous rejoindront dans cette démarche.
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© 2026 L'Eclaireur - Alpes
Directrice de la publication : Patricia Cerinsek
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En matière de contrôle et limitation des armements nucléaires, l'administration Trump n'a pas tort. Ce n'est plus comme durant la Guerre froide une question entre les USA et la Russie, mais doit également inclure cette autre puissance nucléaire majeure qu'est la Chine. |
Author: U.S. Secretary of State Marco Rubio
During the Cold War, few negotiations proved as complex as those between the United States and the Soviet Union to limit and reduce their vast nuclear arsenals. They required trust between adversaries who had little reason to believe each other’s words, and they relied on intricate, constant systems to verify compliance. American statesmen persevered and reached a series of agreements first with the Soviet Union and then the Russian Federation that left the United States safer.
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Everything has its season though and yesterday, New START expired. Arms control advocates and many voices in the media have tried to cast the expiration as a sign that the United States is initiating a new nuclear arms race. These concerns ignore that Russia ceased implementing the New START treaty in 2023, after flouting its terms for years. A treaty requires at least two parties, and the choice before the United States was to bind itself unilaterally or to recognize that a new era requires a new approach. Not the same old START, but something new. A treaty that reflects that the United States could soon face not one, but two, nuclear peers in Russia and China.
China’s rapid and opaque expansion of its nuclear arsenal since New START entered into force has rendered past models of arms control, based upon bilateral agreements between the United States and Russia, obsolete. Since 2020, China has increased its nuclear weapons stockpile from the low 200s to more than 600 and is on pace to have more than 1,000 warheads by 2030. An arms control arrangement that does not account for China’s build-up, which Russia is supporting, will undoubtedly leave the United States and our allies less safe.
President Trump has been clear, consistent, and unequivocal that future arms control must address not one, but both nuclear peer arsenals.
Our call for multilateral nuclear arms control and strategic stability talks, presented today in Geneva, reflects the principles President Trump has laid out.
First, arms control can no longer be a bilateral issue between the United States and Russia. As the President has made clear, other countries have a responsibility to help ensure strategic stability, none more so than China. Second, we will not accept terms that harm the United States or ignore noncompliance in the pursuit of a future agreement. We have made our standards clear, and we will not compromise them to achieve arms control for arms control’s sake. Third, we will always negotiate from a position of strength. Russia and China should not expect the United States to stand still while they shirk their obligations and expand their nuclear forces. We will maintain a robust, credible, and modernized nuclear deterrent. But we will do so while pursuing all avenues to fulfill the President’s genuine desire for a world with fewer of these awful weapons.
We understand that this process can take time. Past agreements, including New START, took years to negotiate and were built upon decades of precedent. They were also between two powers, not three or more. However, just because something is hard does not mean we should not pursue it or settle for less. No one understands that difficult deals are often the only ones worth having more than President Trump, who has repeatedly underscored the awesome power of nuclear weapons and his desire to reduce global nuclear threats. Today in Geneva, we are taking the first steps into a future where the global nuclear threat is reduced in reality, not merely on paper. We hope others will join us.
Marco Rubio was sworn in as the 72nd Secretary of State on January 21, 2025. The Secretary is creating a Department of State that puts America First.
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The official account of the U.S. Department of State — where we share insights, updates, and deep dives into the Trump Administration’s foreign policy. |
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