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vendredi 6 février 2026

L'ECLAIREUR - Présidentielle en Roumanie : de quelle ingérence parle-t-on ? - Jeudi 5 février 2026

 

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Présidentielle en Roumanie : de quelle ingérence parle-t-on ?

Calin Georgescu réclame la dé-classification de tous les documents et réunions ayant conduit à l'annulation du premier tour et sa mise à l'écart. Mais quel rôle a joué Emmanuel Macron ?

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Capture d’écran de l’échange vidéo le 6 décembre entre Emmanuel Macron et Elena Lasconi, la candidate roumaine arrivée juste derrière Georgescu. “Ce n’est pas un chèque en blanc”, prévient le PR français.

Les élections présidentielles vont-elles être rejouées en Roumanie ? Dans une déclaration publique relayée sur les réseaux sociaux, Calin Georgescu, le candidat qui avait été écarté du processus électoral au motif d’ingérences russes, réclame la déclassification de toutes les réunions et de tous les documents utilisés pour justifier sa mise à l’écart et annuler un premier tour de scrutin qu’il avait remporté fin 2024.

C’est un rapport du Comité juridique de la Chambre des représentants des États‑Unis qui a remis cette question au centre de la table. Dans ce rapport, qui s’appuie sur des milliers de documents et communications, TikTok a déclaré ne pas avoir “trouvé, ni reçu, aucune preuve d’un réseau coordonné de 25 000 comptes associés à la campagne de M. Georgescu” comme L’Eclaireur l’expliquait ce 4 février.


C’est pourtant sur cette base, celle d’une « campagne coordonnée sur TikTok » en faveur de Călin Georgescu par les Russes que la Commission européenne avait justifié son intervention auprès des autorités roumaines. Intervention qui s’était soldée par l’annulation du premier tour de la présidentielle en même temps que le rejet de la candidature de Georgescu pour la suite du processus électoral. Et qui avait vu la victoire de Nicusor Dan, le maire centriste de Bucarest, sur la même ligne, pro-européenne, que l’ancien président Klaus Iohannis. Ligne que ne défendait pas Georgescu.

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© 2026 L'Eclaireur - Alpes
Directrice de la publication : Patricia Cerinsek



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Romania's Presidential Election: A Carnival of Meddling

Călin Georgescu is now demanding the declassification of all documents that underpinned the Constitutional Court's dramatic annulment on December 6, 2024—and his subsequent disqualification.

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Capture d’écran de l’échange vidéo le 6 décembre entre Emmanuel Macron et Elena Lasconi, la candidate roumaine arrivée juste derrière Georgescu. “Ce n’est pas un chèque en blanc”, prévient le PR français.

The question of whether Romania’s presidential elections will be rerun has resurfaced with force.

In a public statement widely shared on social media, Călin Georgescu—the nationalist candidate who dominated the first round in late 2024 before being disqualified over unsubstantiated claims of Russian interference—demands the immediate declassification of all meetings, documents, and evidence used to justify annulling his victory and barring him from the process.

This demand gains serious traction from a bombshell report by the U.S. House Judiciary Committee. Drawing on thousands of internal documents and communications subpoenaed from TikTok, the Republican-led report directly challenges the official narrative peddled by Romanian authorities and echoed by Brussels.TikTok explicitly stated—in submissions to the European Commission—that it found no evidence, nor was presented with any, of the supposed “coordinated network of 25,000 accounts” tied to Georgescu’s campaign, the central allegation Romanian intelligence used to trigger the annulment.

The core justification for the European Commission’s aggressive push into Romania’s electoral process boiled down to one explosive claim: a massive, Kremlin-orchestrated TikTok campaign that artificially propelled the ultranationalist Călin Georgescu to his stunning first-round win in November 2024.

Brussels leaned hard on this narrative—citing Romanian intelligence about 25,000 suddenly activated pro-Georgescu accounts, suspiciously mirroring Russian hybrid tactics seen in Ukraine and Moldova—to pressure TikTok under the Digital Services Act. The Commission opened formal proceedings against the platform for failing to curb election risks, demanded swift content takedowns, and amplified calls to protect democracy from foreign meddling.

That intervention helped pave the way for Romania’s Constitutional Court to annul the entire first round on December 6, 2024, disqualify Georgescu from future runs, and force a full rerun.

The outcome? In May 2025, the solidly pro-European, centrist Bucharest mayor Nicușor Dan—aligned with the same Atlanticist, progressist line as outgoing President Klaus Iohannis—emerged victorious with around 54% in the decisive runoff, defeating the hard-right nationalist George Simion.

Yet the foundation of that intervention is cracking under fresh scrutiny. The U.S. House Judiciary Committee’s February 2026 report, drawing directly from subpoenaed TikTok documents submitted to the European Commission itself, delivers a damning blow: TikTok explicitly stated it had not found, nor been presented with, any evidence of the alleged coordinated network of 25,000 accounts tied to Georgescu’s campaign—the precise allegation Romanian authorities used to trigger the annulment.

Later revelations from Romania’s own tax authority pointed to domestic funding (including from rival parties like the National Liberals) behind much of the suspicious TikTok activity, not Moscow. Despite this, the original results stayed buried, Georgescu remained barred, and the rerun delivered the establishment-friendly result Brussels and Bucharest clearly preferred.

This sequence raises uncomfortable questions: Was the “Russian interference” pretext overstated—or outright weaponized—to neutralize a populist threat and engineer a pro-EU outcome? The Commission’s role, far from neutral oversight, increasingly looks like political steering dressed as platform regulation.

Georgescu’s renewed transparency demands now carry even greater weight. If full declassification exposes exaggeration, fabrication, or selective intelligence use—coupled with EU pressure on TikTok—the legitimacy of the annulment, the disqualification, and even Nicușor Dan’s presidency hangs by a thread.

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