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jeudi 5 février 2026

Libération - Libé - À la une - Venezuela : Camilo Castro, cinq mois de calvaire dans les geôles de Maduro - le 5.02.2026

 

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Le 5 février 2026

LE RÉCAP

Le Français Tom Félix, acquitté de trafic de stupéfiants en Malaisie, a atterri à Roissy. L’homme de 34 ans, ancien cadre au sein du groupe français Veolia, est arrivé vers 6h30 à Paris. Tom Félix retrouve le sol français deux jours après avoir été acquitté au terme de son procès en Malaisie, après plus de 900 jours de détention. Il avait été arrêté le 9 août 2023 pour détention et trafic de stupéfiants, et encourait la peine de mort.

Lecornu saisit lui-même le Conseil constitutionnel sur des mesures de taxation des riches dans son budget. Le Premier ministre demande au Conseil d’étudier la taxe sur les holdings patrimoniales et la restriction de la niche fiscale sur les transmissions d’entreprise, présentes dans le budget qui vient d’être adopté. Des mesures qu’avaient demandées la gauche et le Modem.

L’Iran et Etats-Unis officialisent des discussions vendredi. Les pourparlers nucléaires entre Washington et Téhéran auront finalement lieu. Dès vendredi à Oman, ont confirmé les deux pays. Donald Trump, qui a positionné dans la région une force de frappe navale et militaire considérable, a cependant maintenu la menace d’une intervention militaire si Téhéran n’accepte pas une série de revendications américaines, allant d’ailleurs au-delà de la quesiton nucléaire.

L'Ukraine et la Russie poursuivent les discussions à Abou Dhabi. Les deux pays doivent poursuivre les négociations ce jeudi, en présence des Etats-Unis. Mercredi soir, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a dit tabler sur un nouvel échange de prisonniers «dans un avenir proche». La Russie a quant à elle de nouveau insisté sur le respect de ses exigences, sans quoi elle ne mettra pas un terme à son offensive. De quoi reforcer les doutes sur les chances de succès des efforts diplomatiques.

 
 

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Cette newsletter a été préparée par Amandine Hervagault. 

 

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ervé aux abonnés Libé

Bonjour, nous sommes le 5 février et c'est le bon jour pour débarquer sans prévenir.

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Surprise ! Photo Denis Allard. Libération (2023)

FAIT MAISON LR envisage de virer ses cadres trop pro-Ciotti

AU COMPTOIR Beauvau relance la guerre des mots avec LFI ; Guedj coupe l'herbe sous les pieds de Glucksmann et Hollande ; et tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir pour le RN à Paris

VU DE... Nice : Ça dénonce pas mal

YOUPOL Bienvenue au cirque

VOST Tondelier sur la corde raide

ÇA ARRIVE AUJOURD'HUI Le double tour de Faure

L'ADDITION Jouons avec Lyon

ATTENTION CHÉRIE, ÇA VA COUPERET • LR sanctionnera-t-il son président de la fédération de Haute-Savoie, Martial Saddier, après la perte d'un siège de député dimanche lors d'une législative partielle, au profit de l'UDR d'Éric Ciotti ? C'est ce que réclame la députée locale Virginie Duby-Muller, qui reproche à celui qui est aussi président du département de n'avoir pas soutenu le candidat LR et de s'être, au contraire, affiché publiquement à plusieurs reprises et juste avant le 2d tour avec son adversaire d'extrême droite, le futur élu Antoine Valentin - comme en 2024, d'ailleurs. Depuis lundi, Duby-Muller demande donc dans la presse que Saddier soit démis de ses fonctions à la tête de la fédé. La députée nous précise en avoir aussi personnellement parlé avec le président de LR Bruno Retailleau et avoir envoyé un courrier officiel à Othman Nasrou, secrétaire général du parti, qui détient les compétences disciplinaires dans le mouvement. Et une sanction est bien envisagée en haut lieu. «C'est en cours de traitement», confirme Nasrou à Chez Pol. Prudent, le n°3 de LR veut «objectiver les choses» et s'assurer de la réalité des reproches adressés à Saddier, avant d'éventuellement lui adresser le traditionnel courrier lui laissant un délai de quelques jours pour s'expliquer, après quoi le couperet tombera (ou pas). «Si les choses sont avérées, Virginie a raison, on ne peut pas rester sans rien faire», reconnaît-on tout de même au sein de la direction. «Bien sûr, il doit être démis de ses fonctions, estime plus franchement un cadre. On ne peut pas être président de fédération LR et faire campagne pour un candidat RN.» Et Nasrou de revendiquer une fermeté exemplaire devant les flirts des membres de LR avec l'extrême droite : «À chaque fois que cela a été avéré, nous avons systématiquement prononcé l'exclusion de ceux qui soutenaient un candidat RN ou UDR, et plus généralement un autre candidat que ceux investis par notre parti.» Sauf, évidemment, quand c'est Retailleau lui-même qui appelle en creux à voter pour l'extrême droite dans le Tarn-et-Garonne, quand il adoube le très extrême Robert Ménard à Béziers ou quand LR se range derrière le candidat Reconquête à Bourg-en-Bresse... E.B.

Martial Saddier. Photo Jacques Demarthon. AFP (2014)

PAS LE NICE GUY • Et si ce n'est pas l'aspect de son job qu'il préfère, Nasrou est bien occupé par tout ce qui est lié aux exclusions en ce moment. Vendredi dernier, l'eurodéputé LR Christophe Gomart apportait son soutien à Éric Ciotti pour les municipales à Nice, alors que son parti soutient officiellement le maire sortant (Horizons), Christian Estrosi. Depuis, l'indignation interne et les demandes de punition pleuvent, encore hier de la part de Xavier Bertrand dans un courrier officiel adressé à Retailleau. Le secrétaire général de LR nous indique que la procédure est en cours, puisque Gomart a déjà reçu la lettre le sommant de s'expliquer. Ce général et ancien directeur du Renseignement militaire n'a pas encore répondu. S'il attend donc d'avoir sa version des faits, Nasrou admet que cette prise de position en faveur de Ciotti, exprimée sur le terrain à Nice, «envoie un signal qui n'est pas le bon» et «contraire à la décision prise collectivement par la commission nationale d'investiture». Ce qui augure d'une possible exclusion de l'élu européen, alors que LR, qui ne comptait que 6 eurodéputés, a déjà enregistré récemment la défection de l’un d’eux, Laurent Castillo, vers les troupes du RN et la liste de Ciotti à Nice - décidément. E.B.

ÇA CONTINUE • L'insoumis David Guiraud repassera bien par la case tribunal. Poursuivi pour injure publique à caractère antisémite par l'ex-député Meyer Habib, le candidat LFI à la mairie de Roubaix avait été relaxé mi-janvier. Mais il y aura un appel, comme l'ont confirmé les avocats de Guiraud hier à Chez Pol. Un appel notamment interjeté par le parquet, ce qui a eu le don d'étonner les conseils du député mélenchoniste. «Cette procédure intervient sur citation directe, soit à la demande de la partie civile et elle seule, écrivent les avocats de Guiraud dans un communiqué. Le parquet n’a aucunement requis la condamnation de M. Guiraud lors de l’audience de première instance, plus encore, il s’en est rapporté entièrement à l’appréciation du tribunal, sans émettre un quelconque avis sur les poursuites engagées par la partie civile pas plus que sur la qualification pénale choisie par cette dernière.» De son côté, Habib s'est déjà félicité d'un futur appel, pariant que Guiraud sera cette fois condamné. On est ici en pleine scène de théâtre politico-judiciaire où les conseils de la défense accusent le ministère public de ne pas être très très indépendant. «Ces circonstances ne peuvent qu’interpeller et ce alors même qu’il n’est pas rare, dans d’autres affaires, que le parquet n’interjette aucunement appel, même lorsque les parties civiles l’appellent de leurs vœux», ajoutent-ils. La cour d'appel sera compétente pour savoir si qualifier Habib de «porc», comme Guiraud l'a fait à l'Assemblée en mai 2024, est une injure à caractère antisémite. Sy. C.

MAL NOMMER LES CHOSES • Depuis plusieurs années, à contre-courant de ce qu’indique la littérature scientifique et les classifications officielles antérieures, la droite (LR et macronie) martèle que LFI est «d'extrême gauche». Jusqu’à présent, le ministère de l’Intérieur, s’alignant sur le Conseil d’État et la majorité des politologues, rangeait pourtant la formation mélenchoniste simplement à «gauche», la distinguant des révolutionnaires trotskystes comme le NPA ou Lutte ouvrière, qui appellent à un renversement du système, pas forcément par les urnes. Mais ça, c'était avant. Dans le Journal officiel hier, Beauvau place à son tour LFI à «l'extrême gauche» pour les municipales alors que le parti, certes de gauche radicale, revendique la révolution citoyenne par les urnes. «Nuñez innove et trouble l'ordre public électoral en changeant les étiquettes sur les partis politiques», a fulminé Jean-Luc Mélenchon, accusant le ministre de l'Intérieur d'agir «à la Trump». «Soldes sur le mccarthysme : Nuñez classe LFI en "extrême gauche" aux élections. Il désavoue le Conseil d'État, les historiens, les juristes... unanimes. Demain, ce sera le PCF. Puis les Verts. Puis toute opposition qui ne vote pas le Budget», a renchéri le député insoumis Hadrien Clouet, promettant de «faire un recours» contre cette décision. Contacté pour expliquer ce revirement, le cabinet de Nuñez ne nous a pas répondu.

Quand on t'accuse d'être d'extrême gauche. Source : Ténor

UN DE PLUS • C'est la breaking news de ce jeudi matin. Non, on ne parle pas de l'affaire Epstein. Non, on ne parle pas géopolitique en Iran ou en Ukraine, de l'ICE ou des JO de Milan. On parle bien de la déclaration de candidature à la présidentielle du député PS Jérôme Guedj. En stéréo sur France Inter d'un côté et via des «confidences» à l'Opinion de l'autre, l'ancien proche de Mélenchon prend tout le monde (Raphaël Glucksmann, François Hollande, Olivier Faure…) de vitesse. Comme l'eurodéputé Place publique ou le chef insoumis, Guedj ne veut pas passer par la case primaire. «Tout ceci me paraît baroque car ça met la charrue avant les bœufs», dit sur Inter celui qui veut être le candidat du «courage de la nuance». «Mon choix, c'est de porter les convictions qui m'animent avec courage», explique-t-il. Il se verrait donc bien Président et souhaite porter, Carole Delga style, les valeurs d'une gauche «républicaine, laïque, européenne, universaliste». Pas de primaire donc pour Guedj, mais tout de même «un cadre collectif» encore très flou pour celui qui veut «accélérer le travail programmatique et stratégique pour la gauche du réel et des solutions». 

L'ESPOIR FAIT VIVRE • S'il y a bien un endroit où le RN n'a pas la flamme pour les municipales, c'est à Paris. Dans la capitale, le candidat lepéniste, Thierry Mariani, est invisibilisé par une autre candidature d'extrême droite, celle de la prétendante Reconquête et femme de, Sarah Knafo. Pointé à 4%, l'ex-ministre russophile de Nicolas Sarkozy jure qu'il ne peut pas faire pire que ce que lui prédisent aujourd'hui les sondages. «J’ai connu meilleur début de campagne. Mais à force de descendre, on va finir par remonter…», veut-il croire dans le Parisien. Alors, un chouia jaloux, Mariani s'en prend à Knafo et la fascination médiatique qu'elle suscite : «Je n’imaginais pas qu’une candidate d’un parti sans élu annonce sa candidature au JT de TF1.» Et d'ajouter, mesquin : «Moi aussi, je pourrais arriver habillé en vert clair avec un pompon sur la tête ! Mais je suis plutôt de la vieille école où compte plus le programme que la com.»

Thierry Mariani. Photo Bertrand Guay. AFP (2026)

DÉMENTI • Des accusations «extrêmement graves». Lundi, la militante féministe Fatima Benomar a interpellé le député LFI Antoine Léaument sur X. Ce dernier s'étonnait du manque d'articles sur les millions de documents publiés sur l'affaire Epstein par la justice US - spoiler : ça prend du temps d'analyser un tel flot d'informations. «Ce n’est pas bien, par exemple, de te servir de ton statut pour faire des avances à une militante insoumise mineure (en sachant cette donnée) via ce réseau social alors qu'elle voulait juste militer, a écrit Benomar. Tiens-toi tranquille, un jour elle va grandir et avoir les ressources pour parler.» Sur BFMTV hier, Léaument s'est dit «extrêmement choqué par ce type de méthodes». «Jamais de ma vie je n'aurais essayé de séduire ou d'avoir des échanges insidieux avec une personne mineure», a-t-il martelé, estimant son nom «sali». Léaument, qui fait office de CM de Mélenchon sur les réseaux sociaux, sait bien comment fonctionne ce medium. Il a donc invité son accusatrice à publier les messages qui pourraient appuyer ses accusations.

Nice : Ça dénonce pas mal 

Deux dénonciateurs pas anonymes. Photo Valery Hache. AFP (2024)

Par M.F.

La bataille des municipales se joue aussi sur le terrain des signalements protocolaires et des dénonciations judiciaires. Le camp Estrosi a encore attaqué (ou contre-attaqué, on ne sait plus vraiment qui a commencé) l’adversaire Ciotti. Mardi, l’équipe du maire sortant a écrit au Parquet national financier (PNF), au titre de l’article 40 du code de procédure pénale, pour pointer «l’existence de liens étroits, durables et structurés entre le parti politique UDR présidé par Éric Ciotti et l’écosystème financier, associatif et entrepreneurial de Pierre-Edouard Stérin». Un signalement, que Libé a pu consulter, qui fait suite aux infos de Off Investigation sur «l’ombre de l’argent et des réseaux» entre Ciotti et le milliardaire, qui serait le «bon samaritain» de son parti.

«On le dit aux enfants, il faut apprendre à respecter la règle du jeu, cogne Marc Concas, adjoint aux finances et à l’éthique de la ville de Nice, soutien d’Estrosi et rédacteur du courrier. Si ça vaut pour les petits, ça marche pour les adultes.» Avec son article 40, Concas veut anticiper un éventuel manquement «au niveau des comptes de campagne et à l’organisation» de la candidature Ciotti. «Je veux que les choses se fassent en transparence. Et je demande la vigilance, expose-t-il. Qu’il n’y ait pas un milliardaire bien intentionné envers l’extrême droite qui vienne faire basculer l’équilibre de la campagne. L’extrême droite veut jouer les donneuses de leçons, elle oublie de se l’appliquer à elle-même.»

L'art de la riposte

Cet avocat de métier n’a pas trouvé de «qualification pénale et de fait particulier». Mais il énumère auprès du PNF «la mise à disposition indirecte de ressources humaines», «l’intervention d’intermédiaires dans le recrutement des candidats», «le financement d’activités privées» ainsi que «l’opacité sur l’origine et l’affectation des financements». Contactée à ce sujet, l’équipe Ciotti n’a pas répondu à nos sollicitations.

Ce n’est pas la première fois que Concas prend la plume pour dénoncer le clan d’en face. En janvier, il a signalé au préfet la possible inéligibilité de deux colistiers de Ciotti. L’un d’eux, le président de l’OGC Nice Jean-Pierre Rivère, a d’ailleurs jeté l’éponge entre-temps. Action-réaction. Le 23 janvier, c’est au tour de la pro-Ciotti Gaëlle Frontoni d’écrire au préfet pour «une possible situation d’inéligibilité en cours de mandat» de deux adjoints de la majorité d’Estrosi. L’art de la riposte. Quitte à bourrer les boîtes aux lettres des préfets et des parquets.

Le cirque plein d'air

Mesdames et Messieurs, petits et grands, approchez, approchez ! Sous le grand chapiteau de l'Assemblée, vous allez assister à un spectacle extraordinaire ! Des clowns qui défient toutes les lois de la bienséance, des équilibristes tentant de maintenir un semblant de décence, une extrême droite au taquet et un public affligé, c'est tout cela, la commission d'enquête sur le service public audiovisuel. Et la revue d'hier n'a pas dérogé à la règle. Le rapporteur ciottiste Charles-Henri Alloncle a poursuivi son entreprise de dénigrement du service public via, cette fois, la société de production Mediawan qui produit et vend des émissions. Alloncle a accusé la société créée par Pierre-Antoine Capton, Matthieu Pigasse et Xavier Niel d'être un agent de l'étranger vu que plus de la moitié de ses actionnaires seraient étrangers. «La désinformation, ça va bien cinq minutes», s'est donc insurgé le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons). Piqué, Alloncle a d'emblée sous-entendu que son n+1 avait peut-être des liens financiers avec Mediawan, vu qu'il les défendait. Un niveau digne du Plus grand cabaret du monde - Patrick Sébastien sera d'ailleurs prochainement entendu par cette commission, on a hâte (non) - et qui a conduit à la suspension de séance prononcée par Patrier-Leitus. Et là, comme n'importe quel enfant réalisant qu'il a poussé le bouchon un peu loin, Alloncle a fait le choqué : «Mais Jérémie, franchement ? Pourquoi tu interromps ma question ?» Peut-être parce que les limites du n'importe quoi ont été franchies, on ne sait pas ?

Marine Tondelier. Photo Bastien Ohier. Hans Lucas via AFP (2025)

Tondelier sur la corde raide

Par V.D.

Deux dîners, deux polémiques. Le premier date du 27 janvier. Sur une photo, Marine Tondelier apparaît tout sourire aux côtés de Laurent Wauquiez lors d’un repas du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France. Le second remonte au 27 novembre : la secrétaire nationale des Écologistes participait, avec plusieurs centaines de leaders et de décideurs catholiques, au «dîner des bâtisseurs». Plaisanter avec le patron des députés LR et accepter de partager le pain avec les nationalistes et les conservateurs ? De quoi déclencher une salve de critiques et des raids numériques contre la patronne des écolos à l’heure où elle lance sa campagne présidentielle via la primaire de la gauche.

Sur Instagram, Tondelier a répondu à ceux qui l’accusent de proximité avec Wauquiez, expliquant que les invités avaient été «placés» et qu’elle ne «choisi[t] pas [s]es combats en fonction des invités d’une salle». Et sa présence au «dîner des bâtisseurs», alors ? L’élue d’opposition à Hénin-Beaumont dit ne pas vouloir «abandonner» le terrain catholique à l’extrême droite. Croyante, la secrétaire nationale des écolos explique d’ailleurs avoir «pris la précaution de demander aux organisateurs si cet événement était lié d’une manière ou d’une autre à Pierre-Édouard Stérin», l’un des financeurs de l’extrême droite. Auquel cas sa «posture» n’aurait, jure-t-elle, «plus» été «la même».

Balle aux insoumis

Pas de quoi rassurer, même dans son camp. Le 30 janvier, la présidente des députés écologistes Cyrielle Chatelain avait exprimé sa gêne auprès de l’Humanité : «Je suis en désaccord avec le fait qu’elle se soit rendue à ce dîner des bâtisseurs. C’est un lieu de réseautage qui est noyauté et organisé par des grandes figures de l’extrême droite française qui est en bataille civilisationnelle contre nous.» «Sous-entendre que j’aurais la moindre accointance avec la droite extrême ou avec l’extrême droite alors que les affronter constitue le combat de ma vie, c’est insulter mon discernement, et surtout, c’est insulter le vôtre», a rétorqué Tondelier sur ses réseaux. Accusée de frayer avec la droite et l’extrême droite, Tondelier a renvoyé la balle aux insoumis : «Ce n’est pas mon parti qui récemment encore invitait Rachida Dati à ses journées d’été. Ni qui continue à squatter les plateaux de CNEWS.»

Cela ne sort pas de nulle part. À intervalles réguliers, les responsables LFI attaquent leur homologue écolo. Le dernier raid en date a été lancé par Mélenchon lui-même : en meeting à Roubaix le 31 janvier, il est notamment revenu sur la participation de Marine Tondelier, chez elle à Hénin-Beaumont, à l’élection législative de 2012 où il était lui aussi candidat : «Au premier tour, il y avait une jeune candidate écologiste. Je lui ai dit : "Qu’est-ce que tu fais là toi ? […] C’est moi qui suis candidat, je viens de faire 12 % [à la présidentielle], t’as vu combien je fais dans la ville ?" Alors maintenant, elle vient dire : "Moi, je me bats contre le FN." Non, non, toi, tu perds contre le FN depuis 20 ans, c’est pas pareil.» On précisera que Mélenchon n'avait pas réussi à battre Le Pen lors de cette législative 2012. Il n'a pas non plus réussi à la battre à la présidentielle 2017, ni à celle de 2022. 

• Nîmes, 16h30 Retailleau se rend à Nîmes, dernière ville de plus de 100 000 habitants dirigée par LR et détenue par la droite depuis près de 25 ans, mais qui pourrait basculer face à une gauche rassemblée, une droite éparpillée et un RN en embuscade.

• Paris, à partir de 16h40 Comme un air de campagne présidentielle à la Villette. Le World Impact Summit organise un grand oral autour de la question «Comment préparer 2050 dès 2027 ?» Et plusieurs politiques qui lorgnent l'Élysée sont invités à présenter leur vision de la transition écologique : Attal, Barnier, Glucksmann et Tondelier.

• Et aussi Candidat de la gauche rassemblée hors LFI à Paris, Emmanuel Grégoire présente ce matin son programme pour les municipales ; Olivier Faure se lance quant à lui dans un tour de France destiné à soutenir les candidats roses aux municipales mais aussi à construire sa potentielle candidature à une primaire et ça commence par Cherbourg ; et Macron organise une réception à l’Élysée à l’occasion du départ de l’astronaute française Sophie Adenot vers la station spatiale internationale.

On termine avec notre jeu du jour. Que veut fermer la candidate LFI à la mairie de Lyon,  Anaïs Belouassa-Cherifi ?


• L'école Paul Bocuse
• La piscine du Rhône
• Le tunnel de Fourvière
• La gare de Lyon-Part-Dieu
• Le zoo municipal de la tête d'or
• La bouche de Jean-Michel Aulas


Pour jouer, cliquez sur ce qui vous semble être la bonne réponse ci-dessus. 

Et enfin, les résultats de notre jeu d'hier. C'est bien Macron qui a dit : «Je me suis battu pour être élu, je suis très fier de ce que j’ai fait.» Et non Bayrou, même s'il aurait sans doute pu dire la même chose.

Sur ce, bonne journée 👋. Et à demain sur les routes de l'info.

 

Chez Pol a été concoctée par 
Etienne Baldit, Sylvain Chazot et Sébastien Tronche
Avec la participation de Victor Denis et Mathilde Frénois







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