Tenir bon. Ce n’est pas parce que Donald Trump a ordonné, mercredi 7 janvier, le retrait des Etats-Unis de 66 organisations internationales dont la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat des Nations unies (Giec) qu’il faut baisser les bras, se blottir sous la couette en PLS et ne plus bouger. Même si cette nouvelle est terrible pour la diplomatie climatique, puisque la CCNUCC, signée en 1992, est le traité fondateur de tous les autres accords climatiques internationaux dans le cadre duquel a notamment été signé l'accord de Paris de 2015. Même s’il s’agit là d’un coup de tonnerre sans précédent, puisque lors de son premier mandat (2017-2021), Trump n’avait pas claqué la porte de la CCNUCC, permettant aux Etats-Unis de continuer à participer aux conférences annuelles sur le climat. Même si la science du climat, via le Giec, va de son côté aussi indéniablement souffrir du retrait américain.
Malgré tout cela, même aux Etats-Unis comme dans le reste du monde, il s’agit de tenir bon, de «rester calme et continuer», comme le proclamait l’affiche produite par le gouvernement britannique en 1939 au début de la Seconde Guerre mondiale. De tout faire, chacun à son échelle, individus, municipalités, régions, Etats, pour réduire au maximum les émissions de gaz à effet de serre. Par exemple, pêle-mêle, en mangeant moins de viande, en prenant moins l’avion (ce qui ne constitue pas un atroce sacrifice), en investissant dans les énergies renouvelables et dans une agriculture affranchie de la pétrochimie et en maintenant à flots la diplomatie et la recherche climatique, même sans le concours d’Oncle Sam.
Pas le choix. Il en va de la survie de l’humanité. Y compris de celle des Américains, n’en déplaise à leur sinistre Président. Car contrairement à ce qu’il profère, la Cnucc et le Giec servent les intérêts des Etats-Unis, en permettant de limiter le chaos climatique, qui a notamment causé le déplacement de 100 000 habitants de la région de Los Angeles en janvier 2025, un exemple parmi tant d’autres. Et contrairement à ce qu’imagine Trump, sa tentative désespérée de s’accrocher coûte que coûte à l’ère des énergies fossiles n’apportera pas la prospérité aux Etats-Unis, en tout cas pas à moyen terme, alors que partout ailleurs dans le monde, et en particulier en Chine, les énergies propres sont en plein essor et promettent de s’installer durablement. Pour l’heure, aucun autre pays n’a suivi la folie trumpienne en se retirant de l’Accord de Paris ou de la Cnucc. L’espoir est donc permis. 
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