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Plusieurs milliers de soldats français déployés pour maintenir la paix en Ukraine
Déploiement d’une force multinationale en Ukraine, le partage d'un prix Nobel de la paix, pas d’élection au Venezuela le mois prochain, portrait de la présidente par intérim du Venezuela.
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Plusieurs milliers de soldats français déployés pour maintenir la paix en Ukraine
Le président de la République a détaillé l’implication de la France concernant le déploiement d’une force multinationale en Ukraine en cas de paix, en affirmant dans un entretien exclusif accordé à France 2, que l’armée française prendra part aux opérations de contrôle de la frontière russo-ukrainienne après la signature d’un cessez-le-feu.
“Nous participerons à la régénération de l’armée ukrainienne”, a-t-il déclaré. Emmanuel Macron a évoqué le potentiel envoi de “plusieurs milliers d’hommes dans le cadre de nos opérations extérieures”, le jour “d’après la paix” la guerre. “Ce ne sont pas des forces qu’on engage au combat”, a-t-il précisé.
Il y a eu “un travail entre Ukrainiens, coalitions des volontaires et Américains. Ce sont eux qui mèneront le travail pour savoir si la zone frontière est violée ou pas”, a ajouté le chef de l’État.
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Déclaration d’intention sur le déploiement d’une force multinationale en Ukraine
Emmanuel Macron, le Premier ministre britannique Keir Starmer et Volodymyr Zelensky ont signé une déclaration d’intention sur le déploiement d’une force multinationale après un cessez-le-feu en Ukraine. Cette force, à l’étude depuis plusieurs mois, doit “apporter une forme de réassurance le jour d’après le cessez-le-feu”, a déclaré le chef de l’État français, à l’issue d’une réunion des alliés de Kiev, réunis à Paris.
Les 35 pays de la Coalition des volontaires ont par ailleurs validé des garanties de sécurité “robustes” à l’Ukraine, a ajouté Emmanuel Macron. Ces garanties de sécurités sont, selon lui, la “clé” contre une “reddition ukrainienne”.
Maria Corina Machado veut partager son prix Nobel de la paix avec Donald Trump
Deux jours après l’intervention militaire américaine au Venezuela, la cheffe de l’opposition vénézuélienne, Maria Corina Machado, prix Nobel de la paix 2025, a rendu hommage à l’action de Donald Trump dans une interview sur la chaîne américaine Fox News.
La femme politique envisage même de partager son prix décerné cet automne. “Si je pensais qu’il le méritait en octobre, imaginez maintenant, il vient de le prouver au monde entier”, a déclaré Maria Corina Machado. “Dès que j’ai appris que nous avions reçu le prix Nobel de la paix, je l’ai dédié au président Trump car je pensais qu’il le méritait”, a-t-elle précisé.
La cheffe de l’opposition vénézuélienne a également affirmé prévoir de revenir “le plus vite possible” dans son pays, après la capture du président Nicolas Maduro. Donald Trump a d’ores et déjà disqualifié Maria Corina Machado pour prendre la tête du pays à la place de Nicolas Maduro. Il estime qu’elle “ne bénéficie ni du soutien ni du respect au sein de son pays”.
Donald Trump ne prévoit pas d’élection au Venezuela durant le mois prochain
Le Venezuela n'organisera pas de nouvelles élections dans les trente prochains jours, a déclaré Donald Trump. “On ne peut pas organiser d'élections. Les gens ne pourraient même pas voter”, a déclaré le président américain, évoquant un engagement à plus long terme.
Donald Trump a par ailleurs déclaré que les Etats-Unis pourraient subventionner un effort des compagnies pétrolières pour reconstruire l’infrastructure énergétique du pays. Un projet qui, selon lui, pourrait être réalisé en moins de dix-huit mois.
Il a également insisté sur le fait que les Etats-Unis ne sont pas en guerre contre le Venezuela. “Nous sommes en guerre contre ceux qui vendent de la drogue. Nous sommes en guerre contre ceux qui déversent leurs prisonniers, leurs toxicomanes et leurs patients psychiatriques sur notre territoire”, a déclaré le président américain.
Delcy Rodriguez, présidente par intérim du Venezuela
Delcy Rodriguez, ministre du Pétrole dans le gouvernement du président vénézuélien déchu Nicolas Maduro, a été investie présidente par intérim du Venezuela. Après avoir dénoncé la “barbarie” de l’opération militaire américaine, elle a fait savoir qu’elle souhaitait un “programme de coopération” avec les Etats-Unis.
Diplômée en droit en 1993, Delcy Rodriguez a travaillé comme avocate en droit du travail. Issue d’une famille de militants de gauche, elle s’est ensuite tournée vers les affaires publiques et la politique, comme son frère Jorge Rodriguez, vice-président du pays de 2007 à 2008, ancien ministre et actuel président de l’Assemblée nationale vénézuélienne.
Elle est entrée au gouvernement de l’ancien président de gauche radicale Hugo Chavez en 2006, avant d’être successivement nommée ministre de la Communication, des Relations extérieures, et chargée de superviser l’adoption d’une nouvelle Constitution. Sous Nicolas Maduro, Delcy Rodriguez a occupé les postes de ministre de l’Economie, puis de vice-présidente en 2018, cumulant cette fonction avec celle de ministre du Pétrole à partir de 2024.
Son engagement sans faille auprès de Nicolas Maduro lui vaut d’être visée depuis 2018 par des sanctions américaines mais également de l’Union européenne, où elle est interdite de séjour jusqu’à nouvel ordre.
La revue de presse du Monde Moderne du mercredi 7 janvier
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