🐢 Note de JLM du 08 01 2026 – Face à l'impérialisme trumpiste, ne rien céder 🐢

Face à l’impérialisme trumpiste : ne rien céder
Donc Macron ne signera pas l’accord UE-Mercosur. Tant mieux. L’Assemblée nationale unanime avait voté une résolution de LFI contre ce traité de libre-échange. Et ensuite ? Déjà, notons que Macron n’ayant rien mené à bon port, les Français vont être battus et isolés. « L’Europe qui nous protège » a bonne mine pour un Français. Et comment va « le couple franco-allemand » cette gnognotte de toujours ? Le final de la diplomatie macroniste est le même sur tous les continents : une série de catastrophes. Afrique : on est expulsés. Amérique : Trump se moque de Macron et des Français. Asie : après la visite en Chine et les menaces qui ont suivi… On oublie. Manquait l’Europe. C’est fait. Von der Leyen va signer l’accord UE-Mercosur le 12 janvier prochain quoiqu’il arrive. Puis le Parlement européen va voter. La coalition majoritaire du PS et de la droite tiendra-t-elle ? Ou bien la droite et l’extrême droite s’entendront et suffiront ? Encore une fois, l’élection de 2027 étend ses enjeux. Combien d’autres désastres Macron aura-t-il déclenchés d’ici là ?
L’enlèvement de Nicolás Maduro par les USA de Donald Trump propage une onde de choc mondiale. Elle atteint tous les espaces politiques. Les parallèles avec l’expansionnisme nazi et leur théorie de « l’espace vital » ressurgissent. Il en est de la volonté d’annexion du Groenland par Trump comme de la situation des Sudètes abandonnées à Munich. Venant après l’agression du Venezuela et les menaces sur la Colombie, le Mexique et Cuba, la gravité de la situation appelle une vigilance sur tous les points et une mobilisation soigneusement ciblée.
Pèse d’abord le choix des mots : « enlèvement » ou « kidnapping » comme des militants politiques, ou bien « capture » ou « arrestation » comme les médias de l’officialité. « Le président déchu », ose même France 24. La honte venue du sommet de l’État, capitulant instantanément devant Trump, ruisselle sur la pyramide des plumes à gages et des affidés de l’atlantisme de droite et de gôche. Car toutes les variétés d’atlantistes de droite et de « gôche » communient dans la même insupportable arrogance : « quoiqu’on pense de Maduro », « en dépit de notre claire condamnation des atteintes aux droits de l’homme », etc. Sous-entendu : « il l’a bien cherché » ! Cela fonctionne comme la manière hypocrite de relativiser le crime des USA de Trump. Alors encore une fois un autre champ politique se constitue. Il y a d’un côté les atlantistes de droite et de « gôche », les hypocrites de droite et de « gôche ». Et, de l’autre, les indépendantistes de gauche et de droite !
Et de là tout le reste. À cette heure toute une certaine « gôche » voudrait déplacer l’enjeu, il faut ramener le curseur là où il doit être. Trêve de palabres inutiles. Chacun a le droit de croire ce qu’il veut à propos du chavisme. Nous n’exigeons pas des autres qu’ils partagent notre analyse. Nous refusons en revanche que d’autres essaient de nous imposer celle des États-Unis. Car ce n’est pas le sujet. Le sujet, c’est la lutte contre l’impérialisme envahisseur de Trump. C’est le mot d’ordre central à propos du rapt de Maduro. C’est la protection à organiser de la Colombie, du Mexique, de Cuba et du Groenland.
Il faut tenir la tranchée au point de bascule. Ce point-clef est l’exigence de la libération de Maduro. Les hypocrites refusent d’en parler. Dès le soir, des chiens de garde me couraient derrière pour me demander : « Vous voulez le retour de Maduro ? » pour pouvoir faire leur sale besogne : « Mélenchon refuse de critiquer Maduro » (Le Monde / Libération). Sous-entendu : critiquer Maduro le soir de son enlèvement est une condition pour avoir le droit de protester contre Trump. « Vous demandez son retour » ? Sous-entendu : « Son retour serait celui des atteintes aux droits de l’homme ». Bla bla bla. Cette presse condamne le chavisme depuis sa première victoire électorale. Comment oublier « Libération » et sa pleine page « Le credo antisémite de Chavez », cette grossière manipulation que j’avais démontée à l’époque en montrant le truquage du texte espagnol du commandant. Et surtout en prenant contact avec le président de la communauté juive de Caracas ! J’étais même allé le voir sur place. Ce n’était certes pas un chaviste. Mais un net francophile. Il avait démenti clairement : « Chavez a tous les défauts, mais pas celui-là ». C’était déjà à « Libération » et au « Monde » leur habituel alignement sur la politique des USA et du parti démocrate, leur ami de toujours. Peu leur importait déjà de devoir avaler pour cela l’extrême droite et la social-démocratie vénézuélienne, qui avait pourtant été écrasée dans les votes qui ont élu pour la première fois Hugo Chávez.
On connait la mécanique et sa musique. C’est celle du 7 octobre : les principes ne seraient plus rien. Seule compterait la délimitation du camp du bien et de celui du mal. Condamner tous les crimes de guerre d’où qu’ils viennent ne suffit pas ! Au contraire. Finauds ! Il faudrait absoudre les uns par la dénonciation des autres. De là vient ensuite la légitimité de la chasse aux « non-alignés » qui refusent ce chantage. Mais tout cela fonctionne comme une tactique. Elle valide le droit du plus fort. Lui reste maître de disposer librement des autres peuples et nations comme du droit international. Et aussi, bien sûr, de la morale humaine : jusqu’à justifier un génocide.
Tenons-nous-en à ce qui peut unir, au lieu de chercher à cliver et à imposer des points de vue entre gens qui ne les accepteront pas. Tout se concentre sur un point : Maduro doit être libéré ! Refuser de demander la libération de Nicolás Maduro et de son épouse, c’est légitimer l’enlèvement ! C’est être plus trumpiste que la droite vénézuélienne elle-même ! Car on a vu le parlement vénézuélien unanime chantant l’hymne national pour exiger, tous bords confondus dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, la libération et le retour de Nicolás Maduro !
Résumons. Pour nous insoumis, il ne sera jamais question de donner raison à la propagande de l’extrême droite vénézuélienne et des traîtres à leur patrie qui la composent. Ceux-là sont la honte de leur pays. Ils ont organisé l’enlèvement d’Hugo Chávez. Ils ont contesté toutes les élections au Venezuela sauf celles qu’ils ont gagnées. Ils ont organisé des agressions et des attentats de mois en mois, répandu des calomnies, combiné des alliances avec le narcotrafic . Et sans crainte du ridicule ni de l’infamie, leur clown pathétique « prix Nobel de la paix », recrachée par toutes les autorités morales et intellectuelles du monde, a appelé Netanyahu à intervenir militairement au Venezuela ! Aujourd’hui, même Trump dit qu’elle ne bénéficie d’aucun respect sur place à Caracas.
L’essentiel des difficultés du gouvernement chaviste résulte de l’embargo américain appuyé par leurs pitoyables larbins atlantistes européens. Le chavisme a voulu organiser le partage de la rente pétrolière, subventionné les coopératives de femmes, aidé toutes les victimes de catastrophes naturelles dans la région, distribué du pétrole à qui ne pouvait en acquérir aux prix mondiaux ! Chávez a été enlevé par l’opposition le 11 avril 2002. Elle a simulé son exécution avant que le peuple des favelas sorte pour exiger sa libération et le sauver de la mort ! Le chavisme n’a jamais refusé les résultats du vote des Vénézuéliens. Au contraire de Macron. Chávez a reconnu sa défaite quand il a perdu le référendum le 2 décembre 2007 pour avoir droit à un troisième mandat présidentiel. Nicolás Maduro a accepté sa défaite électorale le 6 décembre 2015 et reconnu aussitôt les gouvernorats et municipalités d’opposition. Laquelle opposition en a tiré prétexte aussitôt pour faire une tentative de coup d’État le 30 avril 2019 contre Nicolás Maduro. Un putsch mené par Juan Guaidó, président de la nouvelle Assemblée d’opposition reconnue par Maduro ! Avant de simuler une invasion depuis la Colombie aux côtés de narcotrafiquants ! Que valent alors les mines sucrées qui résument le chavisme aux prétextes des « atteintes aux droits de l’homme » mis en avant par les néo-nazis vénézuéliens ?
Patience ! Tenir bon encore une fois. Comme contre le génocide, tous viendront un par un sur notre position en se bousculant pour passer sur la première ligne de la photo. Car comme d’habitude dès la première seconde ils ont renoncé à tout. Bientôt ils vont comprendre à quel point le peuple en France sait reconnaître ceux qui cèdent sur la souveraineté et ceux qui défendent en toutes circonstances l’indépendance de leur pays au nom des principes qui le fondent. Car il n’y a pas de souveraineté du peuple sans indépendance.
Les Insoumis sont donc formellement en désaccord avec tout ce qui ressemble à un tir dans le dos des Vénézuéliens quand ceux-ci réclament, à l’unanimité de leur Assemblée nationale, la libération et le retour du président Nicolás Maduro. Nous avions proposé un appel des organisations sans autre ajout de ligne politique. D’aucuns ont insisté pour y rajouter leurs éléments de langage. Et enlever la référence au retour libre de Maduro. Bref, dorénavant les Insoumis ne peuvent plus signer le texte comme nous avions prévenu.
Les Insoumis n’attachent aucune importance à la soupe aux logos pour signer « dans l’unité » des textes qui valideraient l’enlèvement et oublieraient la revendication du retour libre du président Maduro. Les Insoumis n’en signeront aucun. Ils ne seront solidaires d’aucune déclaration comprenant la condamnation du chavisme. Et cela vaudra aussi pour la Colombie, le Mexique et pour Cuba. L’approbation de la presse de l’officialité bien-pensante de droite et de gôche nous est indifférente. Ceux-là, depuis la première heure de nos victoires électorales aux Amériques, ont toujours haï tout ce que nous avons aimé et soutenu, et pris acte de tous les mauvais coups portés contre les nôtres. Leur vocabulaire a toujours été conforme aux éléments de langage des ambassades.
La haine du parti médiatique français et de l’officialité qui l’entoure concernant les insoumis et à mon sujet est sans précédent en France. On le sait. Rien de neuf. Mais il est temps de savoir d’où elle est alimentée. Car elle vient de loin. Voyez cet article du « New York Times » qui tente de relativiser les déclarations de Trump contre les Européens. Il s’agit de l’article d’une face de pierre de ce journal, équivalente à Olivier Pérou du « Monde » ou Dov Alfon de « Libération » et leurs sbires. Ces deux-là dénoncent LFI, premier groupe parlementaire de gauche, comme une « secte », violent nos vies privées en contradiction avec l’éthique dominante jusque-là dans la presse française. D’où tirent-ils leur audace ? Lisez ce que disent des Insoumis les Trumpistes aux USA mêmes, dans le « New York Times », un des journaux de référence de ce pays, sous la plume de Christopher Caldwell, éditorialiste au « New York Times ». Celui-là a adopté récemment la ligne pro-RN du trumpisme en titrant : « Une révolution sous nos yeux. Comment l’Islam va transformer la France et l’Europe ». À présent, il s’en prend aux insoumis :
« Regardez la France, où une population croissante d’Arabes et de musulmans est de plus en plus vocale et de plus en plus efficace politiquement. La France insoumise a dirigé une coalition qui a remporté les élections nationales du pays en 2024, bien que sa pluralité de sièges ne lui ait pas permis de prendre le pouvoir. Dirigé par Jean-Luc Mélenchon, le parti prône une sorte de mamdanisme devenu national. Il défend les immigrants musulmans et non européens du pays autour d’un programme qui inclut la redistribution des revenus et des richesses et une critique féroce d’Israël.
Il n’y a rien d’illégitime à cela. Mais si la France reste une démocratie, elle sera de plus en plus un pays qui combat le sionisme. Et il est raisonnable de s’attendre à ce que cela en fasse un allié moins compatible et moins fiable pour les États-Unis. Reconnaître cela ne revient pas à affirmer que tous les musulmans sont fermés à la persuasion ou qu’ils sont pires que les chrétiens qui dominaient autrefois la culture de la France. Il s’agit simplement d’ouvrir les yeux et de voir que le terrain d’entente sur lequel une alliance peut être construite est en train de se réduire. »
Tout le monde a compris.
Mais notons : pire que les chrétiens ? Ceux qui défendaient le pape François venu à Marseille pour la cause des immigrés qui s’y noyaient, la théologie de la Libération haïe aux USA ? Les chrétiens massacrés en Palestine, bombardés au Liban, martyrisés au Soudan ? Le sionisme, les musulmans, et même les chrétiens : les obsessions de l’Amérique trumpiste rejoignent celles des néo-conservateurs de droite et de « gôche » en France.
Au total, le paysage se redessine sous le crayon de Donald Trump, ses ambassades et ses agents d’influence. Nous, les insoumis, ne voulons pas de ce genre de relations avec les USA, quel que soit le président qu’ils élisent, ce qui est leur affaire. Au contraire d’autres, nous ne rêvons pas du retour du parti démocrate, ni de personnages du type de Joe Biden, qui était juste un sous-Trump sans sa volonté, son audace et sa franchise. Nous voulons que la France soit respectée par les USA, y compris son actuel président Emmanuel Macron. Nous faisons vivre l’autre voix de la France. Celle de l’indépendance de son peuple. Nous défendons l’unité de son peuple pour qu’il puisse rester uni, quelle que soit la religion de chacun de ses enfants !
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