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"La dernière loi qui emploie le mot "liberté" date de 2016, depuis ce n'est que sanctions et répression"
Engagé dans la défense de l'Etat de droit, l'avocat lyonnais François Saint-Pierre revient avec nous sur les libertés fondamentales, qui n'ont jamais été aussi bien garanties... et attaquées.
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François Saint-Pierre a été un des avocats du journal Le Monde dans l’affaire des fadettes notamment, d’Air France dans le procès du crash du vol Rio-Paris. Il est également l’avocat des époux Villemin dans l’affaire du “petit Grégory”. Aux Deux Alpes, il défend la directrice de l’aménagement espionnée par son employeur.
Mais François Saint-Pierre est aussi connu pour être un intellectuel engagé.
Dans un essai, Un pays qui voudrait rester libre — Chronique d’une accoutumance sécuritaire, il analyse comment, entre 2015 et 2020, l’accent mis sur la sécurité en France a conduit à une érosion progressive des libertés publiques et de l’État de droit. Comment la normalisation des mesures sécuritaires a érodé les droits fondamentaux.
François Saint-Pierre est donc particulièrement bien placé pour parler avec nous de liberté d’expression. A l’heure où la désinformation, cet objet juridique non identifié, est mis à toutes les sauces, à l’heure où la parole publique est, sous des motifs d’apparence louables (la protection des mineurs, l’ingérence étrangère) de plus en plus contrôlée, il est important de recadrer les débats.
La lutte contre la désinformation, si elle ne dit pas toujours son nom, est vouée à l’échec. D’abord parce qu’il n’existe pas de délit de désinformation, parce c’est une impossibilité. Mentir n’est pas par exemple - à moins d’être sous serment - un délit.
Faut-il organiser une législation qui régule les réseaux sociaux ? “L’Etat de droit doit être le cœur de nos préoccupations, dit François Saint-Pierre. Nous sommes des citoyens libres, on ne nous gouverne pas par la peur”.
(photo @ François Saint-Pierre)
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Directrice de la publication : Patricia Cerinsek


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