Appliqué depuis la rentrée dans l'enseignement public et privé sous contrat, le programme d'éducation affective et sexuelle « Evars » est imposé par l'Éducation nationale dans toutes les classes depuis la maternelle jusqu'au lycée. Il participe, une fois de plus, à évincer les parents de leur responsabilité de dispenser à leurs enfants une éducation conforme à leurs convictions religieuses et philosophiques. L'instabilité gouvernementale n'empêche pas la mise en œuvre de programmes contestés. C'est notamment le cas d'EVARS (« Éduquer à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité »), le programme d'éducation affective et sexuelle appliqué depuis la rentrée, de la maternelle au lycée, dans les établissements publics et privés sous contrat. À l'éducation à la « vie affective et relationnelle » en maternelle et en élémentaire, s'ajoute l'« éducation sexuelle » à partir du collège. Ce programme est obligatoire. Il s'impose à tous les établissements publics et privés sous contrat. Pas question d'en être dispensé à la demande des parents, lesquels n'ont pas le droit d'en connaître le contenu précis, ni les supports pédagogiques utilisés, ni la date des séances. Il fera l'objet d'« évaluations », ce qui implique que l'écolier ou le lycéen devra avoir appris la leçon. Le texte avait été adopté en février par l'Assemblée nationale à l'initiative d'Élisabeth Borne, ministre de l'Éducation nationale. Il donnait largement satisfaction aux associations de défense des droits LGBT et au Planning familial, ainsi qu'aux principaux syndicats d'enseignants, contre les défenseurs du droit des parents de dispenser à leurs enfants une éducation conforme à leurs convictions religieuses et philosophiques. Le 27 juin, le Conseil d'État avait rejeté le recours contre Evars de sept associations – le Syndicat de la famille, Juristes pour l'enfance, SOS Éducation, les Mamans Louves, Au cœur de l'humain, Enfance et compagnie, Famille et Liberté. Ces associations requérantes jugeaient ce programme contraire à la « primauté éducative des parents » et au « principe de neutralité du service public », estimant qu'il faisait la part belle à l'« identité de genre » et à l'« homoparentalité ». De fait, Evars présente dès le CP « les différents types de familles », notamment « hétéroparentales… Philippe Oswald |
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