Dans un moment où les démocraties sont fragilisées comme jamais, nous revendiquons notre rôle de contre-pouvoir. En plaçant celles et ceux qui gouvernent face à leurs responsabilités, nous leur demandons des comptes, au nom des citoyennes et des citoyens : le droit de savoir, aussi vieux que la République, est ce qui nous lie à vous. Sans nous, vous n’auriez pas su ; mais sans vous, nous n’aurions pas pu. Nous n’aurions pas pu poursuivre, dans cette adversité qui dérange les pouvoirs établis, nos investigations. Tel est le sens de ce « pacte de confiance » – à l’opposé du « pacte faustien » évoqué dans l’affaire libyenne – que nous avons noué. Il se nourrit de ce qui nous rassemble : la conviction que la vérité des faits, qui refuse la censure et l’autocensure, est le socle fondamental d’une démocratie vivante, au service de la liberté d’informer et de l’intérêt général. |
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