La vie politique française n’échappe pas à l’onde de choc qu’a représenté, vendredi 28 février, l’altercation diffusée en mondovision entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky. L’humiliation du président ukrainien par son homologue états-unien raconte bien plus que sa violence : elle acte brutalement le renversement d’alliances à l’œuvre sur la scène géopolitique.
Il y a trente ans, toutes les grandes puissances étaient dans le même camp. Il y a quinze ans, les autoritarismes russe et chinois profitaient des erreurs occidentales pour s’affirmer. Désormais, la plus grande puissance du monde semble prête à pactiser avec eux, au prix de la sécurité et de la souveraineté des États européens.
Pour la France et pour l’Europe, le moment a donc quelque chose de vertigineux. Il s’agit de repenser un logiciel vieux de plusieurs décennies, de reconstruire une doctrine et des outils de défense… Bref, de penser l’avenir du continent autrement que sous la protection des États-Unis, dont le pouvoir est clairement sur une pente fascisante.
La situation de l’Ukraine et la solitude européenne soulèvent des questions politiques fondamentales à l’échelle nationale.
Emmanuel Macron a posé des mots graves mercredi 5 mars, lors d’une allocution télévisée. Actant le début d’une « nouvelle ère » où « la menace revient à l’est », le chef de l’État a tenté de préparer les esprits à des choix budgétaires radicaux pour financer l’effort de défense.
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