Ultime tabou, le viol conjugal reste un impensé, un phénomène dénié mais pourtant massif. Près d’un viol sur deux en France est perpétré par un conjoint ou un ex-conjoint. Dans une société matricée par l’absurde idée de « devoir conjugal », se reconnaître comme victime est souvent un long parcours avant même d’entreprendre celui en justice qui trop souvent encore reste sourde ou inefficace. Alma, Capucine ou encore Salomé témoignent, ce matin dans nos colonnes, de ce calvaire. Mais aussi d’une lutte qui avance. Des points marqués comme du très long chemin qui reste à parcourir. Du défaut d’accueil et de suivi des victimes, aux plaintes classées sans suites, en passant la victimisation secondaire… Un vaste combat, surtout face aux mentalités qu’une offensive réac entend façonner.
« Le procès des 51 violeurs de Gisèle Pelicot a rappelé que les violeurs sont des hommes ordinaires, et que la culture du viol persiste dans les différentes strates de la société », constatent dans leur appel commun les organisations progressistes à l’initiative des cortèges de demain lors de la journée internationale des droits des femmes. Exiger « une loi-cadre intégrale qui mette en avant prévention, éducation, protection, accompagnement, sanction et garantisse les moyens pour la prise en charge de l’ensemble des victimes » soit 3 milliards d’euros, mais aussi imposer une véritable égalité au travail comme à la maison, voilà pourquoi tou.te.s les féministes seront dans la rue le 8 mars.
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