6 février 2025 (1)
Dans l’hebdomadaire Le Point (groupe Pinault), l’éditocrate Franz-Olivier Giesbert, dit FOG, expert autoproclamé ès-à peu près tous les sujets, vitupère contre « la politique de nos gouvernants, qui, en plus de quatre décennies, nous ont presque tous mis dedans en augmentant les dépenses publiques plus vite que les prélèvements obligatoires tout en endettant frénétiquement l’État pour combler leurs déficits. C’est ainsi que la France est devenue (un) poussah dispendieux ». Rien de nouveau sous le ciel gris : ça fait des années que FOG, dans l’éditorial qu’il rédige toutes les semaines pour Le Point, ressasse obsessionnellement les mêmes anathèmes.
Le 12 juin 2014, par exemple, il appelait, agressif, à « guérir la France sans lui demander son avis, quitte à la brutaliser un peu », en réduisant « ses astronomiques dépenses publiques ».
Le 19 avril 2015, il proposait, pour faire « reculer le Front national », cette recette miraculeuse : « Réduire drastiquement la dépense publique. » Et le 13 juillet 2017, il nommait les responsables, selon lui, de « l’augmentation des déficits et de l’endettement » : il s’agissait notamment des « syndicats » qui « se gavent, toute honte bue, de subventions publiques », et « vivent » par conséquent « sur la bête, donc sur le contribuable ».
Ces charges sont rudes, mais l’objectivité commande de reconnaître que pour une fois, Giesbert le toutologue sait ici de quoi il parle : indépendamment des solides émoluments que lui ont valu ses multiples collaborations avec la télévision publique (et dont « le contribuable » n’a, bien sûr, jamais su le montant), il a fait toute sa (très) longue carrière de journaliste dans des rédactions gavées d’aides publiques à la presse - dont il n’a, évidemment, jamais réclamé la réduction.
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