Depuis des années et des années, les syndicats, la gauche, des économistes ne cessent d’alerter : déverser des milliards d’aides aux entreprises sans contreparties - ni sociale ni environnementale - est une aberration. Partisans de la théorie du ruissellement et fervents croyants en la bienfaisance de la main invisible du marché, les gouvernements successifs des quinquennats Macron les ont poussées toujours plus loin, refusant systématiquement d’imposer en retour la moindre condition.
Et désormais le premier ministre fait mine de tomber de sa chaise, promettant de se renseigner sur ce que Michelin a bien pu faire de l’argent perçu. Sans trop d’exigences, non plus. Pourtant les chiffres sont clairs : 50,4 millions d’euros en allègements et réductions d’impôts divers en 2023, 1,98 milliard d’euros de bénéfice net la même année… et 1 254 postes supprimés, autant de vies sacrifiées.
Le cas n’est pas isolé. Il a même tendance à être la règle. Face à l’avalanche d’annonces de suppression d’emplois, il est temps de changer cette maldonne synonyme de double peine pour les travailleurs. Non seulement, ce sont eux qui font les frais de ces fermetures de site. Mais au nom de la dette on leur demande en plus de se serrer la ceinture quand ceux qui les ont mis à la porte se partagent chaque année près de 200 milliards sur lesquels ils se gavent.
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