Pour sortir de la déflation, repenser la zone euro
Par Jean-Michel Quatrepoint, journaliste économique, auteur de Mourir pour le Yuan – Comment éviter une guerre mondiale ? (Bourin, 2011) et Jean-Luc Gréau, économiste, auteur de La Grande récession depuis 2005 – Une chronique pour comprendre (Folio, 2012), membres du Conseil scientifique de la Fondation Res Publica.
À en croire certains augures, la crise de l’euro serait derrière nous. Ces optimistes en veulent pour preuve l’accumulation d’un certain nombre de signes positifs. D’une part, les exportations des pays du Sud ont progressé en 2012. D’autre part, le calme est revenu sur les marchés de la dette et les taux d’intérêt espagnols, italiens, sans parler des Français, sont à la baisse. Bref, il suffirait de poursuivre, sans relâche, cette politique de dévaluation intérieure, voulue par l’Allemagne, pour que l’Europe du Sud retrouve sa compétitivité. Le raisonnement est un peu court, car sur le fond, rien n’a changé. Ainsi, les déséquilibres des balances courantes perdurent.
Au niveau mondial, comme au niveau de la zone euro. Ces déséquilibres entre les pays qui engrangent les excédents et ceux qui accumulent des déficits sont, faut-il le rappeler, la cause principale de la crise de ces dernières années. Et les déséquilibres à l’intérieur de la zone euro, entre les pays du Nord - l’ancienne zone mark - excédentaires, et ceux du Sud, déficitaires, ont été le détonateur de la crise de l’euro. (1)
Ainsi, la Chine a enregistré, en 2012, un excédent commercial record : plus de 230 milliards de dollars ! Les Etats-Unis ont encore un déficit de pres de 550 milliards de dollars. À l’intérieur de la zone euro : même scénario. L’Allemagne, et son satellite, les Pays-Bas, ont enregistré un excédent de balance courante de plus de 200 milliards d’euros. Là où le Sud, lui, va afficher un déficit d’un montant à peu près équivalent, dont plus de 60 milliards pour la seule France.
Certes, la zone euro a, en 2012, un peu plus exporté vers l’extérieur et un peu moins importé. Mais elle l’a fait aussi, parce que, pendant quelques mois, la spéculation contre l’euro avait eu le mérite de faire baisser la devise européenne.
Depuis, l’euro est remonté, contre les monnaies de ses autres grands concurrents : dollar, livre, yuan et phénomène nouveau, le yen. ...
Au niveau mondial, comme au niveau de la zone euro. Ces déséquilibres entre les pays qui engrangent les excédents et ceux qui accumulent des déficits sont, faut-il le rappeler, la cause principale de la crise de ces dernières années. Et les déséquilibres à l’intérieur de la zone euro, entre les pays du Nord - l’ancienne zone mark - excédentaires, et ceux du Sud, déficitaires, ont été le détonateur de la crise de l’euro. (1)
Ainsi, la Chine a enregistré, en 2012, un excédent commercial record : plus de 230 milliards de dollars ! Les Etats-Unis ont encore un déficit de pres de 550 milliards de dollars. À l’intérieur de la zone euro : même scénario. L’Allemagne, et son satellite, les Pays-Bas, ont enregistré un excédent de balance courante de plus de 200 milliards d’euros. Là où le Sud, lui, va afficher un déficit d’un montant à peu près équivalent, dont plus de 60 milliards pour la seule France.
Certes, la zone euro a, en 2012, un peu plus exporté vers l’extérieur et un peu moins importé. Mais elle l’a fait aussi, parce que, pendant quelques mois, la spéculation contre l’euro avait eu le mérite de faire baisser la devise européenne.
Depuis, l’euro est remonté, contre les monnaies de ses autres grands concurrents : dollar, livre, yuan et phénomène nouveau, le yen. ...
Pour lire la suite de l'article,cliquer sur le lien ci-dessous