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samedi 16 février 2013

Lincoln (Steven Spielberg) : Les grands absents : 4 millions d’esclaves

                               

Lincoln (Steven Spielberg) : Les grands absents : 4 millions d’esclaves

Lincoln est une apologie, pas une leçon d’histoire. L’abolition de l’esclavage résulte d’une lutte des esclaves eux-mêmes, et de tensions économiques entre le Nord et le Sud des États-Unis. (Photo Twentieth Century Fox)
Il y a 150 ans, le président Abraham Lincoln abolissait officiellement l’esclavage. Hollywood s’est emparé du sujet. Le résultat, le Lincoln de Spielberg, prend cependant des libertés avec la vérité historique.
Lincoln est une apologie, pas une leçon d’histoire. L’abolition de l’esclavage résulte d’une lutte des esclaves eux-mêmes, et de tensions économiques entre le Nord et le Sud des États-Unis. (Photo Twentieth Century Fox)
Le Lincoln de Spielberg attribue le mérite quasiment exclusif de l’abolition de l’esclavage à son héros. Or la proclamation d’Abraham Lincoln n’est en fait que l’aboutissement d’une lutte acharnée menée par... les esclaves mêmes. Loin d’une leçon d’histoire, Lincoln est une ode à un homme pour qui le réalisateur a beaucoup d’admiration, réduisant les (ex-)esclaves à des figurants. Mise au point.
Qui sont ces esclaves ?
Entre 1620 et 1865, environ 600 000 Africains ont été capturés et transportés par bateau vers les États-Unis dans des conditions effroyables. Une moyenne de 15% ne survivait pas au voyage. À l’arrivée, l’esclave devait être « cassé » par des tortures physiques et psychologiques. L’esclave était doublement rentable : par son travail, et par ses enfants que le maître pouvait faire travailler ou vendre. En 1860, il y avait au total 4 441 830 Noirs aux Etats-Unis. 3 953 760 étaient des esclaves et 488 070 étaient des hommes libres. Il y avait 5 000 000 de blancs dans les États sudistes. Vu que la grande majorité des Noirs vivaient dans le Sud du pays, plus de la moitié de la population était esclave. Les critiques les plus féroces de ce système ne parlaient pas de plantations, mais « d’élevages de nègres ».
Un homme fort coûtait l’équivalent d’environ 33 000 euros. Un peu moins de 20 % des sudistes possédaient des esclaves. Plus de 80 % d’entre eux en avaient moins de 20. Moins de 1 sur 1000 en avaient plus que 50. On a pu recenser 19 propriétaires de plus de 500 esclaves.
Il était défendu d’apprendre à un esclave à lire et à écrire. Les maîtres qui prenaient le train avec des esclaves devaient payer pour eux le prix du transport de marchandises, c’est-à-dire au kilo. Les enfants étaient mis au travail environ à l’âge de 8 ans. Le maître pouvait les vendre quand il le voulait, de sorte que beaucoup de familles étaient séparées.
Lincoln a-t-il oui ou non aboli l’esclavage ?....
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L’Islam politique est-il soluble dans la démocratie ?

                              

L’Islam politique est-il soluble dans la démocratie ?

Texte de Samir Amin diffusé par le M’PEP avec l’autorisation de l’auteur. Économiste franco-égyptien, Samir Amin est directeur du Forum du Tiers-Monde.
Résumé
Samir Amin veut mettre les points sur les « i » à propos des partis politiques qui se revendiquent de l’islam. Il ne veut pas discuter de la possibilité éventuelle d’un « islam politique moderne » et encore moins de religion. Ce qui intéresse Samir Amin est une analyse de classe : quelles sont les politiques économiques et sociales menées par ces partis se réclamant de la religion, comment font-ils vivre la démocratie là où ils ont le pouvoir, à qui sert leur politique ?
Pour lui, ces partis sont prétendument islamistes et donnent chacun leur interprétation de la religion, ils sont en fait réactionnaires et anti-démocratiques. Pour eux, l’Islam (ou Dieu) règlera tous les problèmes, tandis que pour les néolibéraux « le marché règlera correctement tous les problèmes ». Où est la différence ? Pour Samir Amin, « ces régimes enferment les sociétés qui sont leurs victimes dans l’impuissance totale face aux défis du monde contemporain. Ils acceptent la soumission à toutes les exigences du libéralisme économique mondialisé. »
M’PEP.
Texte complet
Ce bref commentaire, qui vient en complément d’écrits plus étoffés de l’auteur, ne se veut ni provocateur, ni polémique. Je veux seulement mettre les points sur les i. Je rappelle donc, dans une forme brève, ce que j’ai écrit et répété : je n’y discute pas « d’un Islam politique moderne possible qui serait démocratique », mais des partis qui existent sur le terrain et se revendiquent de l’Islam. Je ne discute pas davantage – et encore moins – de l’Islam comme religion.
Je me suis exprimé souvent, en arabe, en français et en anglais, et avec précision, sur ce que j’entends par « Islam politique réactionnaire », raccourci pour la périphrase que je rappelle de temps à autre : « mouvement prétendu islamique et de fait politique réactionnaire et anti-démocratique ».
Je précise que ce qui doit être l’objet du débat ce n’est pas la qualification « d’Islamique » que ces mouvements se donnent. Par exemple je n’ai pas condamné le président Moursi parce qu’il est, ou se déclare, Islamique ou Frère Musulman. Je le juge sur la politique économique et sociale qu’il met en œuvre. Celle-ci accepte sans la moindre hésitation le libéralisme économique, la liberté non entravée des marchés, y compris celui du travail, avec tous leurs effets sociaux catastrophiques. Peu importe qu’il « légitime » cette politique en la prétendant conforme aux principes fondamentaux de l’Islam tels qu’il les entend (« l’Islam respecte la propriété privée », etc). C’est là une interprétation possible de l’Islam. Il y en a d’autres également possibles, qui conduisent à des conclusions différentes. J’ai moi-même contribué à faire connaître par exemple Mahmoud Taha, théologien (en arabe fiqh) musulman de la libération, condamné par tous les mouvements qui se réclament de l’Islam et dont j’ai préfacé la traduction française du livre majeur. Mais la conformité de telle ou telle politique aux principes de l’Islam n’est pas mon problème. Je n’entre pas dans le jeu : ce parti qui s’auto-proclame Islamique, l’est-il ou non ? Je veux contraindre les défenseurs de tel ou tel parti « islamique » à entrer dans la discussion des politiques mises en œuvre, non de leur légitimation islamique ou autre. Car ces mêmes politiques sont mises en œuvre par des partis qui se réclament de la laïcité, voire des partis « anti-religieux ». Elles sont toutes également réactionnaires.
Sur le plan de la question démocratique les partis politiques que je critique, qu’ils s’autoproclament « islamiques » ou pas, sont ceux qui refusent les libertés démocratiques nécessaires à l’expression libre des mouvements populaires de protestation et de lutte contre les politiques réactionnaires en question. C’est le cas par exemple des Frères Musulmans. Je les qualifie donc « d’anti-démocratiques ».
Sur tous ces points je me suis prononcé avec force détails, par exemple dans mon livre en arabe « Thawra Misr » (La révolution égyptienne) ou l’article « Rasmalia al mahassib » (« Le capitalisme de connivence »).
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S’agit-il de « partis » ou de « mouvements » autoproclamés « islamistes » ? Pas toujours. ...
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Afrique : 8 questions à François Hollande

                                 

Afrique : 8 questions à François Hollande

Depuis l’accession au pouvoir de François Hollande, beaucoup d’africains sont tentés par l’espoir d’un changement dans les relations de leurs pays avec la France. L’avalanche de publications, surtout dans la presse, le confirme. En gros, M. Hollande est propulsé nouveau sauveur, du moins quelques chances lui sont reconnues pour influer sur la terrible situation de l’Afrique, comme ce fut le cas en 1981 pour François Miterrand.
Le centre de gravité de cette effervescence tient à la promesse faite par M. Hollande de bousculer la françafrique. M. Hollande entend ainsi inscrire la relation franco-africaine dans sa promesse de normalité reposant sur la béquille « Justice et Vérité ». Vu la relation toujours « idyllique » entre la France et l’Afrique, franchement, cette béquille ne parle pas à notre continent, tout au moins à la zone considérée comme le pré-carré français, bastion de la françafrique.
En tant que système, la françafrique trouve ses origines à la conférence de Brazzaville en 1944. Depuis lors, rien, absolument rien n’a changé sur les bases relationnelles entre la France et ses anciennes colonies d’Afrique. Pour le moment à part le slogan « Le changement maintenant », et le virage à 180° vis-à-vis de la méthode Sarkozy[1] aucun signe tangible ne montre de différences fondamentales d’avec le passé françafricain. Il ne s’agit donc que d’une promesse d’un chef d’Etat français comme tous ses prédécesseurs de la 5ème république. Nul n’est donc tenu d’y accorder quelconque crédit.
M. Hollande ne peut pas intéresser les africains (je parle de l’Afrique qui croit en elle-même), puisque, épluchant ses déclarations, il est facile de constater qu’il s’adresse aux français, parle de leurs problèmes, s’exprime sur leur crainte face à la crise, etc. De l’Afrique ? Pas un mot, à part l’engagement d’en finir avec la Françafrique. C’est justement là qu’il ne faut pas le croire, car Hollande ne s’engage qu’à mettre fin au cercle de relations mafieuses qui lient les élites politiques françaises et africaines. Dans ce sens, il s’engage à ne pas bénéficier des financements occultes dont les chefs d’Etat africains arrosent le cœur politique français[2]. Il y a quelque mois, il a eu cette déclaration : « Avec l’Afrique, je veux établir une nouvelle donne. La France maintiendra ses engagements vis-à-vis de ce continent plein de promesses. Toutes les puissances du monde y sont, essayent de développer leur influence et les Africains eux-mêmes ne souhaitent pas que la France se désengage. Mais notre politique doit être différente du passé. Elle doit être fondée sur la transparence dans nos relations commerciales et économiques. Elle doit être fondée sur la vigilance dans l’application des règles démocratiques et le respect aussi des choix souverains. Notre vision de l’Afrique doit refléter ce qu’elle est aujourd’hui, c’est-à-dire un continent en forte croissance et qui le sait et qui ne supporte plus le discours larmoyant à son endroit. Un continent où la démocratie progresse, où l’environnement et l’énergie sont autant de sujets majeurs. Un continent avec lequel nous avons une proximité historique, culturelle, linguistique exceptionnelle. En 2050, 80% des francophones seront Africains, 700 millions de femmes et d’hommes, chacun comprend ici l’enjeu. »[3]
En clair, M. Hollande pense le plus naturellement du monde que l’Afrique est une vaste zone de commerce et en cela, son discours parle à la France et non pas à l’Afrique. Plus encore, ce discours reste dans la ligne naturelle de la Françafrique qui est d’abord et avant tout un système souterrain qui siphonne le continent noir et sur lequel aucun chef d’Etat français (gauche et droite confondues) n’a osé donner un réel coup de griffes. Et pour cause ? L’essentiel de l’économie extérieure française se développe en Afrique et ce grâce à la Françafrique aidée par le très charmant club de la francophonie. Tenez, la francophonie est plus une réalité économique que politique :L’espace francophone c’est[4] :
- 890 millions de personnes (de consommateurs, s’entend)
- 19% du commerce mondial
- 2 pays membres du G7 (France et Canada) et 4 de l’OCDE (France, Canada, Belgique, Suisse)
- 21,19% des terres habitables de la planète
- 22% des ressources d’eau potable renouvelables mondiales....

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Parce que nous sommes communistes, mais aussi syndicalistes à la CGT.

                                       


Parce que nous sommes communistes, mais aussi syndicalistes à la CGT.

On ne peut nier que la confédération CGT entende se mettre en ordre de bataille contre l’accord de flexisécurité imposé par le gouvernement et le patronat, comme elle s’était mise en marche en 2010 contre la réforme des retraites avec son allié rassemblé du moment, la CFDT.
Cette fois, nous faisons cause commune avec FO puisque la CFDT nous a fait défaut. Quant à la CFTC et la CGC, elles sont obsolètes, sans fond ni saveur, pour être mises en avant.
Mais combien de temps va durer cette alliance avec FO, décidée par le sommet, contre un projet détestable qui va directement influer sur nos conditions de travail et de vie ?
Nous espérons, mais ce n’est qu’une espérance subjective, que cette alliance durera le plus longtemps possible et qu’elle rassemblera les travailleurs. C’est notre souhait pour l’unité dans ce combat pour dynamiser et massifier la lutte contre ce projet infâme, et nous ne pouvons lire dans le marc de café pour prédire l’avenir.
C’est là encore une interrogation, puisque qu’en bas de la pyramide, au niveau de nos entreprises, FO reste un ennemi juré de la CGT, de par son histoire trouble lors de sa création avec des fonds maccarthystes (États-Unis) et par son idéologie des plus réformistes (même si la CGT n’est pas en reste).
Combien de nos syndicats CGT ont eu du fil à retordre avec des délégués FO à la botte des patrons ou très opportunistes ? Combien de nos délégués CGT ont subi des unions calculées avec le patronat pour être mis en minorité sur des projets ô combien régressifs ? Combien de syndicats et de délégués FO ont signé des accords ou ont refusé des alliances de lutte, faisant ainsi des dégâts collatéraux sur les droits des travailleurs ?... Sans oublier les comportements dans les tribunaux de Prud’hommes ou dans les commissions paritaires. Sur ce paragraphe, combien de militants CGT se disent : « ah oui, c’est bien vrai ! »
Rappelons simplement, que c’est FO qui détient le triste record du plus grand nombre de syndiqués qui votent FN lors des élections politiques, et en même temps le plus grand nombre de militants de l’extrême-gauche. C’est tout un paradoxe, mais c’est une réalité objective.
Mais, quoiqu’il en soit, il vaut mieux être deux que seul pour lutter contre cet accord et sa transposition en loi, en espérant que nous serons rejoints par SUD et la FSU. Le principal pour l’heure étant de mobiliser afin d’être nombreux dans les rues et dans les grèves, et ainsi mettre en contradiction ceux qui ont, au nom des travailleurs, paraphé cet accord de régression des droits....
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Tous ensemble pour le vote de la loi d’amnistie sociale

                                                      Le Parti de Gauche

Mobilisation


Tous ensemble pour le vote de la loi d’amnistie sociale


  

Pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy de nombreux salariés, syndicalistes, responsables associatifs et citoyens ont été fichés, condamnés ou sont sous le coup de poursuites pénales ou administratives pour avoir participé à une action collective en faveur de l’intérêt général ou au service de revendications professionnelles et sociales. Parfois même une simple distribution de tracts a suffi à les poursuivre en justice.
Trop de sanctions injustes ont été prononcées à l’égard de militants qui par leur action citoyenne ont largement contribué à la défaite de N Sarkozy. Ceux qui mériteraient d’être sanctionnés ne sont pas à chercher parmi ces militants mais plutôt parmi ceux qui délocalisent ou licencient sans autre motif que d’accroître leurs profits et qui détruisent ainsi des milliers de vies.
La justice, c’est d’amnistier toutes ces condamnations injustes.
L’avenir c’est de mettre fin à la criminalisation des luttes sociales.
Tel est le sens de la proposition de loi d’Amnistie sociale déposée par les Sénatrices et les Sénateurs du groupe CRC et du Front de gauche (1) 
Celle-ci sera examinée au Sénat le mercredi 27 février dans l’après-midi. Pas une seule voix de gauche ne doit manquer au vote de cette loi. 
Le Front de gauche appelle à se mobiliser, à se rassembler pour soutenir cette proposition de loi.
Il appelle à un rassemblement, en présence de syndicalistes, de responsables associatifs, 

devant le Sénat
 mercredi 27 février à partir de 13 heures, 

Rendez vous au débouché de la rue de Tournon face à l’entrée du Sénat 13 H

Autre communiqué à lire sur le site du Parti de gauche

Non à la dérive guerrière et néo-coloniale de l’intervention française au Mali
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Au Maroc, l’écosocialisme et la Méditerranée

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Au Maroc, l’écosocialisme et la Méditerranée

fév 1315
Casablanca, Conférence HEM Rabat

Au Maroc, l’écosocialisme et la Méditerranée

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Récit du voyage de Jean-Luc Mélenchon au Maroc, parCorinne Morel-Darleux.
A
rrivée au Maroc accueillie par un croissant de lune mercredi soir, le sourire aux lèvres. Voyager, c'est à chaque fois décaler un peu le temps et l'esprit, prendre une grande inspiration, faire le pas de côté essentiel pour se décoller le nez. Confronter aussi ses présupposés à la réalité… Et au Maroc, tous les ingrédients sont réunis pour donner envie d'aller y voir de plus près.
Ici, sur les rives de la Méditerranée, flotte encore le parfum du printemps arabe et du mouvement marocain du 20 février. Ses répercussions politiques, comme en témoigneront les représentants de la société civile, syndicalistes, associatifs, représentants d'Attac et militants des droits de l'homme, politiques de gauche que nous allons rencontrer, n'ont pas fini de secouer la société marocaine. La parole des syndicalistes et associatifs se libère, l'autre gauche se rassemble et s'organise, des problématiques écologiques et sociales comme l'accès à l'eau et sa gestion publique grandissent. Ajoutez à cela qu'ici les deux tiers de la population a moins de 30 ans, que le pays est dirigé par un monarque et un gouvernement avec le parti islamiste PJD, et vous aurez une idée des raisons pour lesquelles nous faisons l'analyse que le Maroc est un des lieux où peut naître et grandir la révolution citoyenne. Le tout sur fond de mimosas, de palmiers et d'eucalyptus… Bref, bien décidée à ouvrir grands le regard, l'esprit et le cœur, à ne pas en perdre une miette.
A Casablanca je retrouve donc Jean-Luc Mélenchon et Alain Billon, notre responsable Maghreb-Machrek du PG. Eux ont déjà largement entamé cette tournée écosocialiste en Tunisie et Algérie. Ils me racontent l'ambiance à Tunis, le centre culturel d'Alger, et le programme chargé qui nous attend au Maroc. Le tout autour d'un plat de calmars frits dans un restaurant populaire de Casa, et la joyeuse interruption permanente de marocains qui viennent saluer Jean-Luc, toujours amicaux et respectueux, et nous remercier avec chaleur de la campagne présidentielle. C'est fou de se rendre compte à quel point tout ce que nous avons fait, à grandes foulées et le nez dans le guidon, a été suivi ici avec attention et beaucoup d'enthousiasme. Ici aussi nous avons par nos actions, sans toujours en avoir conscience, redonné espoir à plein de gens. Franchement c'est une chouette piqûre de rappel. Et tout au long de notre séjour nous serons ainsi stupéfaits de voir à quel point le discours du Prado à Marseille, mais aussi les images de la Bastille et notre discours contre le FN ont marqué les esprits. Jean-Luc est connu ici comme le loup blanc, on lui donne du « Président » à chaque coin de rue. Jusqu'aux journalistes qui une fois l'interview terminée reviennent sur leurs pas pour partager leur propre souvenir de campagne et repartir avec leur cliché-souvenir. On se prend à rêver…

Autre sujet ,le dernier tract du Parti de Gauche en cliquant sur le lien ci-dessous

tract accord medef

Corinne Lepage : «La France n'a pas voulu d'étiquetage sur les plats cuisinés»

                                                          Marianne


CHEVALGATE


Corinne Lepage : «La France n'a pas voulu d'étiquetage sur les plats cuisinés»


Invitée à participer à l’Assemblée « l'éthique et l'argent » à Nice, l’ancienne ministre de l’Environnement d’Alain Juppé en a profité pour évoquer l’affaire de la viande de cheval. Il y un an, au Parlement européen, une mesure instaurant l’étiquetage obligatoire des produits dans les plats cuisinés a été repoussée sous la pression, d’après elle, des lobbies agro-alimentaires. Et à cause, aussi, du peu de soutien du gouvernement français…

                                          WITT/SIPA
                                                                          WITT/SIPA
Les articles couvrant l'Assemblée de Marianne sont rédigés par les étudiants de l'Ecole de journalisme de Nice (EDJ) 


Marianne : Dans l’affaire du chevalgate, les chiffres donnent le tournis jusqu'à la nausée. On parle de 4,5 millions de produits dispersés dans 13 pays. Comment une dérive d’une telle ampleur est-elle possible ? 

Corinne Lepage : Si les faits sont avérés, c’est un scandale. Les Anglais, qui n’ont pas le droit de manger de cheval, découvrent qu’il y a des abattoirs jusque dans le Pays de Galles. Par-dessus le marché, on a trouvé du porc dans des boulettes censées être au bœuf... La faute à qui ? Au système. A force de pressuriser les prix, toutes les magouilles deviennent possibles. 

Les instances européennes ont-elles failli ? Cela aurait-il pu être évité par un meilleur étiquetage ? 

La réglementation communautaire est insuffisante. Il y un an, au Parlement européen, j’ai voté pour qu’il y ait un étiquetage obligatoire des produits dans les plats cuisinés. Notamment pour la viande. Cette mesure n’a pas été adoptée car les lobbies agro-alimentaires ont fait ce qu’il fallait. Comme d’habitude… Cela dit, nous n’avons pas été soutenus par le gouvernement français non plus ! Ils soutenaient l’étiquetage obligatoire à partir de 50% de viande dans les plats. Ce qui équivaut à ne pas vouloir d’étiquetage obligatoire puisque très peu de produits possèdent au moins 50% de viande. Et certainement pas des lasagnes ! C’est bien joli d’aller hurler après l’Europe, mais s’il n’y a pas eu d’étiquetage, c’est parce que la France n’en a pas voulu. 

Les contrôles manquent donc cruellement ? ....
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Le couple ? Un truc de mecs !

                                                          Marianne

CHRONIQUE

Le couple ? Un truc de mecs !

Samedi 16 Février 2013 à 05:00 |

L’Insee vient de publier une étude sur « Le couple dans tous ses états ». 
Surprise…

                                                Photonoumi
                                                                                             Photonoumi
Partager le même toit que son conjoint, le plus souvent de sexe différent et après échange d’alliances à la mairie reste le modèle de couple dominant en France, voilà qui devrait en rassurer plus d’un. Mais derrière cette figure traditionnelle de la conjugalité béate se profilent des réalités de plus en plus diverses. 

32 millions de Français vivent en couple, selon l’étude joyeusement intitulée « Le couple dans tous ses états », publiée cette semaine par l’Insee. Parmi eux, 73 % sont mariés (23 millions), 4,3 % pacsés (1,4 million) et 22,6 % (7 millions) ont choisi de ne pas graver leurs noms au bas d’un parchemin, pour vivre en « union libre », dixit l’institut qui a le sens du paradoxe. 

Tous ne vivent pas sous le même toit. La totalité des pacsés cohabitent, mais 201.000 époux légitimes et 1 million de libres unionistes vadrouillent chacun dans sa tanière. Soit 4,1 % des couples qui décident de faire couvert, écran plat et toit à part. Des chiffres qui flambent avant 31 ans puisque moins d’un couple sur deux est alors marié et cohabitant. Folle jeunesse ! ...
Pour alimenter un débat qui a fait rissoler les audiences de La Chaîne parlementaire, on apprend que 200.000 personnes vivent en couple avec un conjoint du même sexe – autant que de mariés non cohabitants… Ce qui nous fait – je divise par deux et je ne retiens pas un – 100.000 couples gays et lesbiens. Plutôt gays, d’ailleurs, puisque six fois sur dix il s’agit de couples d’hommes : 116.000 hommes pour 82.000 lesbiennes partagent les croissants du matin, les corvées ménagères et les câlins du soir (pas forcément dans cet ordre ni ce timing). Ces messieurs sont aussi plus nombreux à se pacser et à cohabiter. ...
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La guerre des monnaies plane au-dessus de la réunion du G20

                      

La guerre des monnaies plane au-dessus de la réunion du G20

Par Nick Beams 
16 février 2013
La réunion des ministres des Finances du G20 et des gouverneurs des banques centrales se tiendra à Moscou ces deux prochains jours dans le contexte d’une profonde contradiction de l’économie capitaliste mondiale.
D’une part, une certaine stabilité est revenue sur les marchés financiers, du moins provisoirement, avec des marchés boursiers en hausse, alors que d’autre part la croissance économique continue de stagner. De larges sections du monde sont ou vont entrer en récession et les pays développés se disputent ce que le Financial Times a décrit comme les « copeaux de la croissance économique. »
Cette contradiction grandissante est la force motrice qui se cache derrière les nouvelles craintes d’une « guerre [mondiale] des monnaies », une question qui dominera très certainement les débats.
Le danger d’une guerre monétaire mondiale avait d’abord été soulevé en 2010 par le ministre brésilien des Finances, Guido Mantega, qui avait prévenu que la politique monétaire expansionniste (« quantitative easing » qui consiste à faire tourner la planche à billets) pratiquée par le conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale américaine (Fed) réduisait la valeur du dollar américain, minant de ce fait la position économique des autres puissances et ouvrant la voie à d’éventuelles représailles...
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La grève des chauffeurs de bus scolaires de New York et la défense de l’éducation publique

                       

La grève des chauffeurs de bus scolaires de New York et la défense de l’éducation publique

Par Andre Damon 
16 février 2013
Pratiquement ignorée par les médias, une lutte importante est en train de se jouer à New York. Environ 8000 travailleurs des autobus scolaires sont maintenant dans leur quatrième semaine de grève contre la tentative du maire Michael Bloomberg d’éliminer leur sécurité d’emploi. Cela fait partie d’une tentative plus vaste pour réduire radicalement les salaires et les avantages sociaux.
Ce conflit est un microcosme de la société américaine. Bloomberg, qui a une fortune d’environ 25 milliards $, demande à des travailleurs qui font 35 000 $ par année, dans une des villes les plus chères du monde, d’accepter un déclin considérable de leur niveau de vie.
Les travailleurs eux-mêmes sont conscients du fait que des questions beaucoup plus larges sont en jeu, des questions qui vont plus loin que celles que pose immédiatement la grève. Bloomberg tente de briser la grève – avec l’assistance des syndicats – dans le cadre d’attaques contre la classe ouvrière dans son ensemble.
En particulier, pour Bloomberg et la classe dirigeante pour laquelle il parle, l’assaut contre les travailleurs des autobus fait partie d’une attaque à grande échelle contre l’éducation. Les professeurs subissent des demandent incessantes pour des concessions et la ville prévoit fermer encore plus d’écoles publiques. Sous son administration, 140 écoles ont été fermées et rouvertes comme des écoles à chartes et 8000 postes de professeurs ont été abolis....
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