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jeudi 14 février 2013

Mali: la menace jihadiste demeure à Gao, le putschiste Sanogo réapparaît

                                             Le Nouvel Observateur


Mali: la menace jihadiste demeure à Gao, le putschiste Sanogo réapparaît

Créé le 14-02-2013 à 12h16 - Mis à jour à 22h11

                                              La menace jihadiste restait bien présente jeudi dans la région de Gao (nord du Mali) au lendemain de la découverte d'un engin explosif de 600 kilos, alors qu'à Bamako, le capitaine putschiste Amadou haya Sanogo, discret depuis un mois, revenait sur le devant de la scène.
(c) Afp
  
La menace jihadiste restait bien présente jeudi dans la région de Gao (nord du Mali) au lendemain de la découverte d'un engin explosif de 600 kilos, alors qu'à Bamako, le capitaine putschiste Amadou haya Sanogo, discret depuis un mois, revenait sur le devant de la scène. (c) Afp
GAO (Mali) (AFP) - La menace jihadiste restait bien présente jeudi dans la région de Gao (nord du Mali) au lendemain de la découverte d'un engin explosif de 600 kilos, alors qu'à Bamako, le capitaine putschiste Amadou Haya Sanogo, discret depuis un mois, revenait sur le devant de la scène.

L'armée française a de son côté affirmé à Paris qu'elle se trouvait "dans une phase de sécurisation" des zones où elle est présente dans le nord du Mali, en particulier dans l'extrême Nord-Est, vers Tessalit, près de la frontière algérienne, où elle recueille également des renseignements.
C'est dans cette région du massif des Ifhogas qu'ont trouvé refuge une partie des chefs et combattants jihadistes - notamment du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), un des groupes ayant occupé pendant plus de neuf mois ces zones avec Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et Ansar Dine - après avoir fui l'avancée des troupes françaises et maliennes.
Jeudi, les Etats-Unis ont annoncé avoir ajouté un des principaux commandants d'Aqmi, Yahya Abou El Hamame, à leur liste noire des personnes visées par leurs sanctions antiterroristes.
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a salué l'action militaire française "réussie" au Mali, et exhorté Bamako à organiser des élections et discuter avec une partie de la rébellion dans le nord du pays....
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Le programme d’assassinats d’Obama et l’État policier

                          


Le programme d’assassinats d’Obama et l’État policier

Par Joseph Kishore 
14 février 2013
Le « livre blanc » de l’administration Obama sur l’assassinat de citoyens américains, ainsi que les actions commises sur la base des arguments que ce document avance, sont une sérieuse mise en garde pour la classe ouvrière aux États-Unis et à travers le monde. Les droits démocratiques de la population sont en grave danger. La classe dirigeante américaine, qui baigne dans l’illégalité et la violence, se dirige tout droit vers la dictature.
L’assaut frontal de l’administration sur les droits démocratiques et les protections constitutionnelles – un assaut qui affirme le « droit » du président d’ordonner unilatéralement et secrètement le meurtre de citoyens américains par l’État – est sans aucun doute une base suffisante pour l’impeachment. Les crimes de Richard Nixon, qui avait démissionné de la présidence il y a près de 40 ans afin d’éviter l’impeachment et le renvoi, semblent légers comparés à la défense par Obama de pouvoirs exécutifs illimités.
Les arguments pseudo-légaux du communiqué du département de la Justice, rappelant le fameux mémo de l’administration Bush sur la torture, se résument à ceci :
Le président ainsi que l’appareil militaire et de renseignements ont le pouvoir d’assassiner tout citoyen américain qu’ils auraient désigné comme membre dirigeant d’Al-Qaïda ou de « forces associées », sur la seule base de leurs propres délibérations internes. Ce pouvoir n’a pas de frontières géographiques. Il ne peut pas non plus être limité par une surveillance du Congrès ou du pouvoir judiciaire. La Maison blanche et ses conseillers de l’armée et des services du renseignement sont juge, jury et bourreau....
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Suicide d'un chômeur : "On craint un phénomène de contagion"

                                          Le Nouvel Observateur

Suicide d'un chômeur : "On craint un phénomène de contagion"

Créé le 14-02-2013 à 18h11 - Mis à jour à 21h21

L'agent d'accueil et délégué CGT Pôle emploi Pays-de-la-Loire Julien Chaillou relaie les inquiétudes des salariés de l'agence, sous le choc après le drame de Nantes.


                             Une femme rend hommage au chômeur qui s'est suicidé devant l'agence Pôle emploi de Nantes Est, jeudi 14 février. (Frank Perry/AFP)
                                      Une femme rend hommage au chômeur qui s'est suicidé devant l'agence Pôle emploi 
                                      de Nantes Est, jeudi 14 février. (Frank Perry/AFP



"On est tous responsables" a déclaré le directeur général dePôle emploi Jean Bassères, ajoutant que les agents ont "le sentiment d'avoir fait tout ce qui était dans leur possibilité". Au lendemain du suicide d'un chômeur devant l'agence Pôle emploi de Nantes Est, le personnel, sous le choc, est inquiet.

"Le Nouvel Observateur" a questionné Julien Chaillou, agent d'accueil Pôle emploi à Saint-Sébastien-sur-Loire et délégué syndical CGT Pôle emploi Pays-de-la-Loire. 

Quel impact cet événement dramatique peut-il avoir sur les salariés ?
- C'est le genre d'événement qu'on oublie jamais, et les collègues de l'agence concernée sont évidemment particulièrement choqués, ceux qui ont reçu cette personne sans doute encore plus. Ils bénéficient d'un soutien psychologique qu'on va demander long, car les contrecoups peuvent arriver un, deux, voire six mois plus tard. 
Mais tous les agents de Pôle Emploi sont choqués. Maintenant, nous avons une véritable crainte d'un phénomène de contagion, d'actes similaires ou autres. On nous a remonté des informations d'autres régions et des messages commencent à circuler sur les réseaux sociaux du style "moi je ne me brûlerai pas, je passerai à l'acte".
Quand on est désespéré, "passer à l'acte" peut se traduire de deux façons : soit on retourne son désespoir contre soi-même, comme ça a été le cas hier, soit contre la personne qu'on croit responsable, l'agent Pôle emploi. Cela dit, mes collègues de la CAF, de la Sécu, voire des banques dans certaines mesures, vivent la même chose.
Après, dans ce contexte de crise et d'augmentation constante des entretiens difficiles et des agressions, verbales ou physiques, la crainte existe toujours, et ce type d'événement la démultiplie.
Mais si le facteur déclencheur de ce drame est bien un problème lié à un article de la convention de l'assurance chômage, Pôle emploi rencontre par ailleurs d'autres problèmes dramatiques d'accueil et de conditions de travail. Mais nous ne souhaitons pas faire de lien ni d'amalgame entre un problème général existant depuis la création de Pôle emploi et ce drame, car il n'y en a pas.
Comment analysez-vous les raisons qui ont poussé cet homme à commettre ce geste ?....
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Laurent Mauduit : « Quel média se risquerait à attaquer Bernard Arnault? »

                                                               Marianne

Laurent Mauduit : « Quel média se risquerait à attaquer Bernard Arnault? »


Journaliste à Mediapart et chroniqueur à « Marianne », Laurent Mauduit fait dans l’investigation qui dérange. Douze mises en examen en 2012, un palmarès éloquent qu’il aimerait partager avec ses confrères. Pour lui, trop de ses collègues se soumettent à des réseaux d’influence néfaste à la profession. C’est ce qu’il nous a expliqué, jeudi 14 février, en marge de notre Assemblée organisée à Nice sur le thème de « l’ argent et l’éthique ».


                                               Laurent Mauduit lors du débat « Le monde de la finance est-il soluble dans la démocratie ? » - Andy Calascione (EDJ)

           Laurent Mauduit lors du débat « Le monde de la finance est-il soluble dans la démocratie ? » 
                                                                            - Andy Calascione (EDJ                                                                                         

La guerre à l'« oligarchie médiatico-économique » est ouverte depuis longtemps pour Laurent Mauduit, journaliste à Mediapart et chroniqueur à Marianne. Son cheval de bataille : alerter l’opinion publique sur le message unique délivré par les économistes «chouchous» des médias. Car pour lui, ils sont acteurs, mais aussi commentateurs de la crise. Proches des milieux financiers, ils persistent à dire que notre système est encore le meilleur. Les journalistes acquiescent et le peuple, lui, s’inquiète de leur légitimité. « Alain Minc a fait couler toutes les entreprises vers lesquelles il s’est approché », rappelle le journaliste. Mais qui sont les responsables ? 

Si on détournait Coluche, on pourrait dire qu’il suffirait de ne pas les inviter pour ne plus les voir. Alors les médias sont en ligne de mire. Rachetés par des grands groupes financiers, ceux-ci les dominent et obtiennent leur soumission. « Qui se risquerait à attaquer Bernard Arnault ? », demande ainsi Laurent Mauduit. Et d’y répondre : « Investiguer sur ce type de personne est la certitude pour le média de connaitre de graves problèmes comme la suspension des publicités ». La presse a été abimée par ce système. Pour le journaliste de Mediapart, cette omniprésence des économistes « accrédités » n’est finalement que le reflet d’une corruption présente à tous les niveaux. « Les politiques vous font des faveurs », confie-t-il désabusé. Et naturellement des liens se tissent… 

TOUS CORROMPUS ?...


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Jean-François Kahn : «Les Français pensent que les politiques ne peuvent plus rien faire»

                                                            Marianne


ENTRETIEN


Jean-François Kahn : «Les Français pensent que les politiques ne peuvent plus rien faire»


À l’occasion du premier jour de l'Assemblée « L’argent et l’éthique », organisée à Nice, Jean-François Kahn est revenu sur les récents scandales qui ont émaillé la vie politique. Pour le cofondateur de Marianne, ces affaires ne sont pas la cause principale du désamour des Français pour leurs élus. Il préfère pointer du doigt l’impuissance des politiques face à « l’Europe, les marchés, les capitalistes ».


                                        Jean-François Kahn aux côtés du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, à Nice, le 14 février 2013 - Andy Calascione (EDJ)
 Jean-François Kahn aux côtés du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, à Nice, le 14 février 2013                                 
                                                                                Andy   Calascione (EDJ)                                                                                        

 Marianne : Les scandales politiques se sont multipliés sous l’ère Sarkozy (Michèle-Alliot Marie en Tunisie, Karachi, les sondages de l'Elysée) et plus récemment au PS (DSK). Y a-t-il plus de dérives maintenant qu’avant ? 

Jean-François Kahn : Il y en a toujours eu ! La Révolution de 1848 (qui marque la fin du régime de Louis Philippe), c’est effarant. Il y a eu des scandales absolument monstrueux à cette époque ! Notamment sur la spéculation immobilière et celle des chemins de fer. Chaque période engendre son type de scandale. 

Oui, mais un scandale comme celui de Findus, lui, est inédit ? 
Faire vendre du cheval au lieu du bœuf, ça pouvait exister tout le temps. Un boucher pouvait vendre du chat en disant que c’était du bœuf. Ou même du rat. Il y a peut-être même eu pire… En revanche, ce qui est totalement nouveau et qui ne pouvait pas se passer hier, c’est que l’affaire se déroule dans douze pays à la fois et que ce produit se retrouve vendu dans toutes les grandes surfaces sous des appellations différentes. 

Ce qui a changé, ce sont aussi les médias. Ont-ils tendance à trop en faire ? 
On peut dire aussi qu’en révélant et en dénonçant ces scandales, les journalistes foutent la trouille ! Ils provoquent des enquêtes administratives ou judicaires qui peuvent aboutir à des mesures concrètes. Pour le coup, ils jouent un rôle positif, à condition que ces scandales soient fondés. Si ce n’était pas le cas, les gens ne croiraient plus aux médias. Ni à la politique d’ailleurs. Ça peut donner des dérives fascisantes. Tant qu’ils sont dans le vrai, les médias jouent un rôle utile. 

Ces scandales contribuent-ils au désamour des Français pour la politique ? 
Non, les Français pensent que les politiques ne peuvent plus rien faire, que tout est dicté par la mondialisation. Pour eux, ce sont l’Europe, les marchés, les capitalistes et les grands de ce monde qui décident. La conséquence est qu’ils ne croient plus en la capacité et le rôle du politique. Tout cela, à leur yeux, est plus important que les scandales. Sans parler de la non-représentativité des électeurs. Ceux du Front national et du centre n’ont pas de députés ! Comment voulez-vous qu’ils se sentent représentés et qu’ils s’intéressent à la politique ? 

Propos recueillis par Thimoté Garcin et Fabien Mariaux (EDJ) 

L'Occident se meurt-il ?

                                                     Marianne



L'Occident se meurt-il ?

Jeudi 14 Février 2013 à 12:00 | 

BRUNO DENIEL-LAURENT

Au moment où paraît le nouveau livre d'Hervé Kempf, "Fin de l'Occident, naissance du monde", Régis Debray se livre à un impressionnant bilan de nos forces et de nos faiblesses dans la revue "Médium".


L'Occident se meurt-il ?
Nous avons tous la nostalgie des lectures de nos 20 ans, et certains, peut-être, restent encore envoûtés par cette phrase puisée dans le Mont analogue, de René Daumal : «Les civilisations, dans leur mouvement naturel de dégénérescence, se meuvent de l'est à l'ouest. Pour revenir aux sources, on devait aller en sens inverse.» A cet Orient symbolique, mère de l'origine, répondrait donc un Occident drapé dans les lueurs du crépuscule, un grand Ouest vespéral doré par les rayons du soleil déclinant (c'est l'un des sens du mot latin occido : tomber à terre, choir). 

L'Occident, empire de la mort radieuse ? Nombreux sont ceux qui l'ont pensé, allant jusqu'à s'interdire de l'orthographier convenablement («oxydant») et lui opposant des astres plus vivants : l'Orient, bien sûr, mais aussi le tiers-monde, l'Europe souveraine, l'Eurasie, etc. Alors qu'il est aujourd'hui beaucoup question de «la fin de l'Occident» (c'est le titre du nouveau livre de l'écologiste et chroniqueur au Monde Hervé Kempf), le 34e numéro de la revue Médium choisit de s'ouvrir sur un puissant essai, quasi pamphlétaire, de Régis Debray qui entreprend de nous en livrer la «fiche clinique», listant «atouts» et «handicaps» de l'hégémonie occidentale. 

Les cinq "miracles" historiques ...
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Bruxelles veut traquer les trolls eurosceptiques

                                                          Marianne


Bruxelles veut traquer les trolls eurosceptiques

Jeudi 14 Février 2013 à 10:05 |

                                           Bruxelles veut traquer les trolls eurosceptiques

Selon une information du quotidien britannique (conservateur), The Daily Telegraph, le Parlement européen se doterait d'un programme d' "analyse qualitative des médias" et d' 'outils de surveillance de l'opinion publique". Ce projet, qui n'est pas encore complètement validé, a été lancé en juillet dernier par l'administration du Parlement. Son cout serait d'environ 2 millions d'euros, dont la moitié proviendrait de nouveaux crédits. 

Il ne s'agit pas de créer un simple observatoire de l'opinion, mais bien une cellule riposte, puisque les documents internes et confidentiels  - dont le quotidien britannique a eu connaissance - précisent que "les communicants institutionnels du Parlement doivent avoir la capacité de réagir rapidement de manière pertinente et ciblée, en rejoignant et influançant les conversations" sur les réseaux sociaux. Les documents recommandent qu'une "attention particulière soit portée aux pays qui ont connu une forte progression de l'eurosceptiscisme".  La ligne de conduite de la cellule de risposte est décrite ainsi : "la réponse aux questions est "plus d'Europe" et pas "moins d'Europe". 

Que le Parlement européen communique sur ses travaux et son rôle est légitime, mais qu'il finance des programmes visant à influencer les électeurs sur les réseaux sociaux n'est pas sans poser de problèmes éthiques. D'autant que l'Europe est soumise à une cure d'austérité, avec pour la première fois la baisse de son budget. A laquelle échappent visiblement les communicants du Parlement...

Ne prenez pas les salariés révoltés pour des casseurs sauvages !

                                                        Marianne


CHRONIQUE



Ne prenez pas les salariés révoltés pour des casseurs sauvages !

Jeudi 14 Février 2013 à 05:00 | 

L’annonce du rassemblement des salariés en lutte devant le siège de Goodyear, à Rueil, mardi dernier, a donné lieu à une petite opération médiatico-politique qui en dit long sur les calculs des uns et des autres.


A. GELEBART/20 MINUTES/SIPA
A. GELEBART/20 MINUTES/SIPA
L’annonce du rassemblement des salariés en lutte devant le siège de Goodyear, à Rueil, mardi dernier, a donné lieu à une petite opération médiatico-politique qui en dit long sur les calculs des uns et des autres. On a pu se demander si l’on n’était pas à la veille d’une guerre civile larvée et s’il ne fallait pas rapatrier d’urgence les troupes envoyés au Mali pour les dépêcher dans les Hauts de Seine, nouveau lieu d’action du terrorisme social.  
 
On exagère ? À peine. Manuel Valls a planté le décor en alertant sur les risques de « radicalisation » des mouvements sociaux, en fustigeant ceux qui cassent « l’outil de travail ». Au passage, le ministre de l’Intérieur a oublié de noter que les premiers à menacer « l’outil de travail » sont ceux qui ferment les entreprises. Il s’est également bien gardé de commenter le cas de John David, jeune intérimaire  d’ArcelorMittal à Lièges, qui a perdu un œil après un tir de flash ball lors d’une manifestation.  

Dans la foulée, le Journal Du Dimanche a présenté une galerie de portraits de syndicalistes à la manière des affiches de western. Ne manquait que le célèbre « Wanted » pour créer l’ambiance. Le mardi matin, jour du rassemblement, dans la matinale de France Inter, Pascale Clark a interrogé Mickaël Wamen, de la CGT-Goodyear, comme s’il s’agissait d’un voyou, comme s’il était la surenchère faite syndicaliste, prêt à partir à l’assaut de l’Élysée si nécessaire.  

Sur place, on se serait crû dans un camp retranché. Et que se passa-t-il ? Rien de critiquable sur le plan de la sécurité, mais quelque chose de notable quant à l’esprit de salariés humiliés, menacés, mobilisés, et d’autant plus écoeurés que, dans leur grande masse, ils ont contribué à l’élection de François Hollande. Pourquoi alors cette mise en scène grand guignolesque qui ne peut que pousser à la surenchère voire aux débordements ? Ne serait-ce pas le but recherché afin d’isoler les manifestants ? ...
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Nadir Dendoune est libre !

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MÉDIAS -  le 14 Février 2013

Nadir Dendoune est libre !


                       
Le journaliste français emprisonné en Irak depuis 22 jours a été libéré sous caution selon plusieurs sources. La justice irakienne lui reprochait d'avoir photographié des installations militaires. Il se trouve actuellement à l'ambassade de France à Bagdad selon Alain Gresh, journaliste au Monde diplomatique.

Dans l'Humanité, ce vendredi, entretien exclusif avec Mumia Abu-Jamal

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 le 14 Février 2013

Dans l'Humanité, ce vendredi, entretien exclusif avec Mumia Abu-Jamal


                            
Pour la première fois, l’Humanité a pu rencontrer le journaliste afro-américain, qui, depuis qu’il est sorti du couloir de la mort, continue de purger une peine de prison à vie à la suite d’un jugement inique. Mumia, qui a accueilli notre envoyé spécial en le toisant du mot «liberté» en français, témoigne et évoque ses… projets.
Extrait:
Vos conditions de détention se sont-elles améliorées ?
Mumia Abu-Jamal. Je ne suis plus, ni dans le couloir de la mort, ni placé en isolement. Mais les personnes avec lesquelles j’ai passé tant de temps dans le couloir de la mort me manquent. Certains étaient comme des fils. D’autres comme des frères. Ils me manquent et pour certains, je les aime.
Où avez-vous trouvé la force pour tenir ?
Mumia Abu-Jamal. Même dans les moments les plus noirs, j’ai toujours senti que j’étais entouré par l’amour.
A lire aussi dans notre édition de ce vendredi:
  • Dans sa prison, Mumia écrit et se bat pour la liberté, récit de notre envoyé spécial
  • Retour sur un déni de justice