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mardi 12 février 2013

Le PCF abandonne la faucille et le marteau

                                                        Marianne


Le PCF abandonne la faucille et le marteau

Mardi 12 Février 2013 à 05:00 |

GUY KONOPNICKI - MARIANNE

Le symbole disparait de la carte d'adhérent, mais on peut encore sauver Pif le chien...


SICHOV/SIPA
SICHOV/SIPA
La statue géante de l’ouvrier croisant son marteau avec la faucille de la kolkhozienne est depuis longtemps une curiosité pour touristes nostalgiques venus contempler à Moscou cet œuvre conçue en 1937 pour le pavillon de l’URSS à l’exposition universelle de Paris.  
 
L’emblème du communisme marque l’entrée d’un parc où les pavillons des anciennes républiques soviétiques n’en finissent plus de se dégrader. Le parti communiste français abandonne à son tour la faucille et le marteau, qui ne figure plus sur la carte du parti, millésime 2013.
 
Il y avait eu une première éclipse, sur la carte 1945, quand les communistes participaient à un gouvernement d’union nationale, présidé par le général De Gaulle.
 
De retour de Moscou, Maurice Thorez  avait rétabli tout ce qui constituait l’identité communiste : les portraits de Lénine et Staline, les dogmes inaltérables du marxisme-léninisme, la fidélité à la partie des prolétaires et, bien sûr, la faucille et le marteau.
 
L’histoire devait obliger le PCF à jeter un à un ses oripeaux. Il lui fallu quelques années  pour décrocher les portraits de « l’homme que nous aimons le plus », le grand Staline, guide génial du prolétariat et des peuples l’URSS....
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Benoît XVI, Pontificatus interruptus…

                                                      Marianne

CHRONIQUE



Benoît XVI, Pontificatus interruptus…

Mardi 12 Février 2013 à 05:00 | 

JOSEPH MACÉ SCARON - MARIANNE

A quoi voit-on que la France est une nation qui poursuit sa dé-catholicisation ?


DS/AP/SIPA
DS/AP/SIPA
À quoi voit-on que la France est une nation qui poursuit sa dé-catholicisation ? Aux déclarations d’agnostiques ? Non. Aux proclamations d’athées ? Non plus. À la crise des vocations et aux chapelles vides ? Pas davantage. Aux blasphèmes ? Encore moins. En fait, l’élément qui nous révèle le plus l’étendue du retrait du catholicisme dans l’espace public, c’est l’incompréhension de tout ce qui peut toucher de près ou de loin le Vatican. Il fut un temps, pas si lointain, ou le moindre fait, le moindre geste d’une éminence – à plus forte raison d’un Pape – pouvait être interprétée comme une fumée blanche ou une fumée noire… Le Figaro n'était pas le seul journal à avoir « son » spécialiste, urbi et orbi, des affaires vaticanes. ...
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Michel Sapin renoue avec le contrôle administratif des licenciements

                                                     Marianne


Michel Sapin renoue avec le contrôle administratif des licenciements

Lundi 11 Février 2013 à 17:30 |

LAURENCE DEQUAY - MARIANNE


Ce matin, le ministre du travail a transmis aux partenaires sociaux et au Conseil d’Etat,

l’avant-projet de loi qui transcrit l'accord « pour un nouveau modèle économique et 

social au service de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l’emploi ».


PRM/SIPA
PRM/SIPA
Ce matin, le ministre du travail a enfin transmis aux partenaires sociaux et au Conseil d’Etat, l’avant-projet de loi qui transcrit le très large accord « pour un nouveau modèle économique et social au service de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l’emploi » signé le 11 janvier dernier par le Medef, la CGPME et l’UPA côté patronal, par la CFDT et la CFTC côté salariés. Comme Marianne l’annonçait il y a deux semaines, Michel Sapin a choisi de renforcer le contrôle de ses directeurs régionaux sur les licenciements économiques, afin d’en prévenir toute contestation devant le Conseil d’Etat. 


Que ces réductions d’effectifs soient réalisées dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) transmis directement à son administration après, consultation du comité d’entreprise concerné. Ou qu’elles aient été négociées directement par une direction patronale avec les représentants d’une majorité de salariés. Un bémol cependant, à ce stade l’administration du travail devra s’acquitter de cette nouvelle mission…à effectifs constants. Une véritable gageure !  
  
Autres écueils, sur tous les points imposant aux salariés plus de mobilité, de flexibilité et même des baisses de salaires dans le cadre d’accords de maintien dans l’emploi négociés (1), la retranscription de l’ANI défendue par le ministre ne désarmera pas l’opposition de la CGT et de FO qui manifesteront le 5 mars prochain pour inciter les parlementaires à amender la future loi...
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Le Mali, ce n'est pas du tout cuit

                                                    Marianne


TRIBUNE

Le Mali, ce n'est pas du tout cuit

Lundi 11 Février 2013 à 11:25 |

MARC CRAPEZ, CHERCHEUR EN SCIENCE POLITIQUE

                               Le Mali, ce n'est pas du tout cuit

La France est sur un petit nuage. Les djihadistes qui avaient déferlé en 4x4 sur le sud-Mali ont été repoussé de belle façon. De manière « impressionnante », selon le vice-président américain Joe Biden, venu apporter sa bénédiction à Paris. 
  
La vocation missionnaire et universaliste de la France est comblée. Voilà des populations civiles soustraites à l’obscurantisme. Du devoir d’ingérence humanitaire rondement mené. La France s’imagine naïvement que le monde entier va lui en savoir gré… 
  
C’est là que les choses se compliquent. Joe Biden à peine reparti, les nuages s’amoncellent. A Bamako, des soldats maliens ont échangé entre eux des tirs. En Tunisie, un assassinat politique rappelle au monde entier que les révolutions arabes sont fragiles. 
  
Parallèlement, l’Amérique est empêtrée dans sa stratégie de containment offensif de l’islamisme. Schématiquement, des compétences ont été transférées du Pentagone à la CIA pour mener deux guerres de l’ombre. D’une part, le cyber-sabotage du programme iranien d’enrichissement a retardé le dessein du régime des mollahs mais l’a rendu encore plus entêté. D’autre part, les drones tueurs au Pakistan et au Yémen sont diablement efficaces mais viennent de s’attirer une enquête de l’ONU. 
  
Le dilemme des otages ...
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Les Goodyear manifestent pour conserver l'usine d'Amiens Nord

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  le 12 Février 2013

Les Goodyear manifestent pour conserver l'usine d'Amiens Nord


Plusieurs centaines de salariés de l'usine Goodyear Nord ont manifesté devant le siège social du fabricant de pneus où la direction présentait les mesures d'accompagnement de la fermerure du site au comité central d'entreprise. Les Goodyear étaient soutenus par des salariés en lutte de PSA, ArcelorMittal, Sanofi ou le collectif Licenci'elles, mobilisés contre les plans sociaux.
Le point sur cette mobilisation sociale.
  • Les Goodyear mobilisés pour leurs emplois...
Quelque 750 salariés des 1.173 salariés de l'usine d'Amiens, dont la fermeture a été annoncé fin janvier, ont pris la route peu avant 06 heures du matin à bord d'une dizaine de bus affrétés par la CGT en direction du siège de Goodyear France à Rueil-Malmaison, où se tenait le comité central d'entreprise (CCE). Ils y ont reçu le soutien de près d'un millier de salariés de différentes entreprises au prise avec les plans sociaux, comme PSA, Sanofi...
"C'est la première journée de lutte pour faire voir qu'on veut se battre pour notre emploi. 750 personnes se sont motivées pour aller au siège. On veut se battre pour garder notre CDI", avait expliqué auparavant Mickaël Mallet, délégué du personnel.
Malgré le retrait de l'offre de reprise de Goodyear Nord par Titan, société américaine spécialisée dans les pneus agricoles, les "Goodyear" venus d'Amiens-Nord croient en l'avenir de leur usine. "Titan c'était du vent. La direction n'a pas réussi à placer un plan social et a sous-traité le plan social à Titan. Ce qui les intéressait, c'était la marque. Caser des bonhommes, ils s'en foutaient. (...). Mais je reste confiant. Il y a des lois en France, on ne ferme pas une boîte comme ça", a réagi Cédric Soares, 32 ans, salarié non syndiqué, alors que le comité central d'entreprise de Goodyear venait de s'achever.

Rythmes scolaires: «Cela ne résoudra pas l’échec scolaire»

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 le 12 Février 2013
Ecole

Rythmes scolaires: «Cela ne résoudra pas l’échec scolaire»


             
100 % des enseignants de la maternelle Marcel-Cachin de Champigny-sur-Marne sont en grève ce mardi contre la réforme des rythmes scolaires voulue par le ministre Vincent Peillon. Ils dénoncent une réforme précipitée qui risque de nuire aux élèves.
Porte close. Ce matin, aucun des douze enseignants de la maternelle Marcel-Cachin de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) n’ira en classe. L’établissement, rattaché à un vaste groupe scolaire aux murs de béton, affiche un taux de grévistes de 100 %. Du rarement vu. Dans son bureau, Patricia ­Durand, la directrice, soutient totalement cette mobilisation. « Prétendre que l’on va lutter contre l’échec scolaire avec cette réforme des rythmes, c’est n’importe quoi, lâche-t-elle. Ce n’était vraiment pas la priorité. »
30 enfants par classe
À Marcel-Cachin, l’urgence numéro un se situe du côté des effectifs. L’établissement accueille 310 élèves pour 11 classes. Soit une moyenne de 30 enfants, âgés de trois à cinq ans, par enseignant ! « Dans une telle situation, impossible de prendre du temps avec ceux qui ont des problèmes d’apprentissage, souligne Patricia Durand. Nous aurions surtout besoin d’au moins de deux ou trois maîtres supplémentaires et de moyens pour notre réseau d’aide aux enfants en difficulté, décimé ces dernières années. »...
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Jean-Luc Mélenchon à Tunis: «On a tué l’un des nôtres»

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 le 12 Février 2013
Tunisie

Jean-Luc Mélenchon à Tunis: «On a tué l’un des nôtres»


Tunis, envoyé spécial. L’ex-candidat à la présidentielle est venu apporterson soutien aux progressistes tunisiens au nom du Front de gauche. Entretien.
 
Dimanche, vous avez rencontré la veuve de Chokri Belaïd, qui est elle-même avocate, puis vous êtes allés vous recueillir sur sa tombe. Quelle impression en retirez-vous ?
Jean-Luc Mélenchon. Le plus frappant, c’est que Mme Belaïd a fait montre d’une grande maîtrise de soi. Elle m’a vraiment impressionnée. J’ai beaucoup appris d’elle. Elle m’a dit que Chokri Belaïd se savait menacé. Et qu’ils s’étaient préparés tous les deux à cette épreuve. Et qu’elle continuera la lutte afin que ce crime ne reste pas impuni. « J’aurai le temps de pleurer après », m’a-t-elle dit. Je dois dire qu’on a assassiné un grand militant, un militant du rassemblement de toutes les forces de gauche et de progrès. En fait, on a assassiné l’un des nôtres. Il ne faut pas oublier qu’on a tué le tribun des ouvriers, des femmes et des pauvres.

Ensuite vous êtes allés à la rencontre des dirigeants du Front populaire et d’autres partis. Que vous ont-ils dit ?
Jean-Luc Mélenchon. C’était un échange chargé d’émotion. J’ai senti chez tous une grande maturité. Ils ne sont pas tombés dans le piège qui leur était tendu, celui de la violence et du chaos dans lequel certains milieux veulent entraîner tout le processus révolutionnaire. C’est cet aspect, à savoir l’attitude constructive du Front populaire, qui m’a frappé. On a bien sûr discuté de Chokri, qui était pour tous une sorte de repère, celui qui poussait au rassemblement de toutes les forces de progrès avec un fort contenu social. Sur ce point, ils m’ont dit qu’ils ne lâcheront rien étant donné que le social a été le fondement de la révolution tunisienne. Et c’est en partant de ce contenu que le rassemblement démocratique peut se faire pour contrer le danger qui menace le processus démocratique. Pour moi, cela fut un soulagement de constater qu’il existe une telle force en Tunisie.

Et quel a été votre message ?...
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Scandale des lasagnes au cheval : "Faux et usage de faux !" par Patrick Le Hyaric

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POLITIQUE -  le 12 Février 2013
Analyse

Scandale des lasagnes au cheval : "Faux et usage de faux !" par Patrick Le Hyaric


Patrick Le Hyaric, député au parlement européen et directeur de l’humanité.

Voilà plus de seize ans, depuis la grave crise dite de la « vache folle », que les consommateurs sont contraints de douter de leur alimentation. Depuis, il y a eu, en 2002, l’importation par une chaîne de restauration rapide de viande britannique malgré l’embargo lié précisément à la vache folle. Puis, en 2011, une alerte aux steaks contaminés qui avaient produit l’intoxication alimentaire de sept enfants.
Loin d’avoir tiré les leçons de ces risques sanitaires et alimentaires, on découvre aujourd’hui, stupéfaits, qu’une machinerie couvrant plusieurs pays européens introduit non seulement de la viande de cheval à la place du bœuf dans des plats cuisinés, mais que cette viande, partant de Roumanie, fait le tour de l’Union européenne, passant de main en main, d’acheteurs en traders, de transformateurs en transporteurs, jusqu’à des plates-formes de distribution pour arriver aux supermarchés, empaquetée dans de jolies boîtes beaucoup plus appétissantes que leur contenu, dont on nous vante chaque soir, sur les écrans de télévision, les multiples qualités. Dans ces longs dédales à travers le continent, chacun prend évidemment sa petite commission au passage !
Cette tromperie organisée n’est pas qu’une dérive de la chaîne de la viande. C’est un système organisé qui fonctionne contre les consommateurs et nos propres producteurs agricoles qui, eux, sont soumis à de multiples tracasseries et paperasseries prétendument au nom de la qualité sanitaire ou environnementale. Quelle blague ! Quelle imposture ! Que valent ces larmichettes déversées dans les journaux et les studios audiovisuels quand on sait que ce sont précisément les ­politiques d’austérité dans chaque État qui réduisent le nombre de contrôleurs, de douaniers et de vétérinaires ?...
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Les profs en rythme contre le projet Peillon

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SOCIÉTÉ -  le 12 Février 2013

Les profs en rythme contre le projet Peillon

           
Décryptage. Les enseignants du primaire seront en grève aujourd’hui contre la réforme des rythmes scolaires. Un texte jugé inefficace contre l’échec scolaire et dangereux pour l’éducation nationale.
Après une grève très suivie à Paris, fin janvier, ce sont, cette fois, les enseignants du primaire de toute la France qui sont appelés aujourd’hui à la grève contre la réforme des rythmes scolaires. Le mouvement s’annonce massif. Selon le SNUipp-FSU, principal syndicat du premier degré, près de 60 % des profs devraient répondre à cet appel auquel se sont jointes, avec des revendications plus larges, cinq autres fédérations d’enseignants (CGT, FO, SUD, CNT et Faen). « C’est une grande déception et une vraie exaspération qui dominent aujourd’hui », souligne le SNUipp-FSU, qui dénonce le « flou » et les insuffisances de ce projet (lire encadré ci-dessous) et réclame son report à 2014. Le ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon, lui, fait tout pour éviter de rouvrir le dossier. Dimanche, il minimisait la mobilisation, évoquant juste des professeurs « inquiets pour leur organisation de vie ». Malheureusement pour lui, ils ne sont pas les seuls. Élus, parents… Nombreux sont ceux pour qui ce texte reste un bricolage périlleux. Décryptage.
Une vraie-fausse priorité...
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Ce mardi dans l'Humanité : emploi, un texte de loi qui satisfait le patronat

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SOCIAL-ECO -  le 12 Février 2013

Ce mardi dans l'Humanité : emploi, un texte de loi qui satisfait le patronat


                          
Dans l’écriture du projet qui va chambouler le Code du travail, le gouvernement est resté fidèle à l’accord conclu par le Medef et trois syndicats le 11 janvier. Il entérine la flexibilisation à outrance de l’emploi, comme le souhaitaient les groupes. Pour le député André Chassaigne : "Il y a dans cet accord une dimension de décivilisation".
André Chassaigne, député PCF, président du groupe de la gauche démocrate et républicaine à l’Assemblée nationale :
« Cet accord est minoritaire. Les signataires ne représentent que 38 % des salariés de notre pays. Il n’a donc aucune légitimité à être imposé à la représentation nationale. D’autant que les parlementaires sont là pour faire la loi. En aucun cas nous ne pouvons accepter de mettre le petit doigt sur la couture du pantalon. Qui plus est pour transcrire un accord marquant une régression sociale sans précédent. Les mesures qu’il contient
portent un coup terrible au Code du travail, remettent en cause des acquis sociaux fruits de décennies de luttes, fragilisent la citoyenneté des salariés…
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