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vendredi 8 février 2013

Pierre Laurent "choqué" par le propos de Valls sur les salariés en lutte

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  le 8 Février 2013

Pierre Laurent "choqué" par le propos de Valls sur les salariés en lutte


Pierre Laurent à l'ouverture du congrès du PCF jeudi (DR l'Humanité.fr)
En marge du congrès du PCF, Pierre Laurent s'est dit ce vendredi "profondément choqué" par des "propos scandaleux" de Manuel Valls avertissant qu'il ne fallait pas toucher à l'outil de travail alors que les mouvements de salariés contre les fermetures d'entreprise se multiplient.
"Il aurait mieux fait de se taire le jour où il a dit ça", s'est insurgé le secrétaire national du PCF. "Si ce gouvernement est en place, c'est parce que le monde du travail a voulu se débarrasser de Nicolas Sarkozy. Donc Manuel Valls doit sa place à ces salariés-là. Les accuser de vouloir casser l'outil de travail alors qu'ils sont précisément en train de le défendre contre ceux qui veulent fermer les usines, c'est parfaitement scandaleux, ça me choque profondément."
Avertissement aux ouvriers
Jeudi, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls avait lancé un avertissement aux ouvriers en colère. "Il n'y a pas de place pour la violence, et je lance évidemment un avertissement, la police, elle fait son travail, mais on ne peut pas admettre qu'on cherche à casser l'outil de travail, à briser des mobiliers urbains, qu'on s'attaque à des édifices publics, qu'on lance des boulons sur des policiers", avait-il affirmé sur Europe 1.
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S.G.

Accord sur l'emploi: Laurence Parisot pique une colère

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 le 8 Février 2013

Accord sur l'emploi: Laurence Parisot pique une colère


La présidente du Medef, Laurence Parisot, n'est pas satisfaite de la retranscription de l'accord signé le 11 janvier dernier sur la sécurisation de l'emploi, et l'a fait savoir ce vendredi.
Son entourage a expliqué au Figaro que la patronne de patrons avait des réserves sur le texte tel qu'il est rédigé et qui doit être transmis au Conseil d'Etat lundi avant de servir de bases aux discussions au Parlement. Selon son entourage toujours, mais cette fois cité par Les Echos, Laurence Parisot conteste cinq points en particulier, autant de chausse-trappe pour amoindrir un peu plus les droits sociaux des salariés, que le patronat avait glissé dans l'accord signé avec la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC
  1. Concernant les complémentaires santé que l'accord  généralise à l'ensemble des salariés, la présidente du Medef s'élève contre la réintroduction par le ministère du Travail de "la clause de désignation". Celle-ci contraint les entreprises à retenir le prestataire recommandé par la branche.
  2. Le texte transmis au Conseil d'Etat rend "obligatoire" la mise en place de droits rechargeables pour les chômeurs. Le Medef voulait que ces droits soient conditionnés à la réalisation d'études d'impact préalables.
  3. Laurence Parisot est aussi réservée sur l'homologation administrative des plans de sauvegarde de l'emploi qui n'auraient pas été validés préalablement par les syndicats.
  4. La présidente du Medef s'oppose aussi aux mesures concernant la cession des sites rentables.
  5. La représentation des élus dans les conseils d'administration des grandes entreprises n'est pas non plus à sa convenance.
Cité par Le Figaro, le ministère du Travail pondère la colère de Parisot. "Il n'y a pas de drame. C'est le cours normal d'une retranscription et nous avons prévu de travailler dessus tout le week-end.» Le coup de gueule n'intervient cependant pas par hasard. Laurence Parisot envoie un coup de semonce aux députés socialistes qui seraient tentés de retoucher en profondeur l'accord sur l'emploi qui offre les coudées franches au patronat.
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S.G.

Le PCF veut «faire sauter le verrou» au changement

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  le 8 Février 2013
PCF

Le PCF veut «faire sauter le verrou» au changement


Ouverture du Congrès du PCF par Pierre Laurent jeudi (DR l'Humanité.fr)
Réunis à Saint-Denis, quelque 800 délégués du PCF ont inauguré jeudi les travaux de leur congrès en se penchant sur les conditions pour proposer l’alternative à l’austérité.
Après quatre mois de préparation, les communistes ont entamé hier les travaux de leur Congrès, déterminés à faire face tant à la crise qu’à la résignation. Cette volonté de « lever l’espoir », de « faire sauter le verrou qui empêche de penser un autre possible », a traversé les premiers échanges des 800 délégués qui débattront jusqu’à dimanche à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). « Une ville populaire et solidaire » où « le changement a toujours été ici et maintenant », selon les mots de bienvenue de son maire communiste, Didier Paillard.
Tout un symbole qui préfigure à sa façon des exigences qui s’expriment dès l’ouverture des discussions. La proposition du secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, de lancer « avec ce congrès un appel à l’ensemble des forces vives du pays, un appel à construire avec nous et toutes celles et ceux qui ont rejoint le Front de gauche l’alternative aux politiques d’austérité (…) à s’engager sans tarder sur ce chemin du rassemblement le plus large possible pour des solutions de gauche à la crise » y trouve de l’écho, même si certains témoignent de relations parfois difficiles avec leurs partenaires. « La question centrale, c’est comment être utile à notre peuple », lance William Burias, du Cantal. « Nous devons mettre entre les mains du peuple des propositions pour changer la vie, poursuit-il. C’est à cela que notre parti doit être utile, et non pas à une opposition stérile au PS et au gouvernement, qui n’ont pas besoin de nous pour alimenter la colère et la déception. »
Les champs d’intervention ne manquent pas. « Sécurisation de l’emploi », « renaissance productive du pays », « reconquête et extension des services publics », « égalité territoriale et renouveau de la démocratie locale » figurent parmi les « nombreux fronts » à investir que relève Pierre Laurent dans son discours. « Peu de victoires sont pour l’instant enregistrées », souligne, peu après, Nathalie Vermorel, de Saône-et-Loire. « Il manque le socle de la loi pour donner de nouveaux pouvoirs aux salariés mais aussi une mobilisation suffisante des citoyens », estime-t-elle. Alors, comment faire ? C’est la question à laquelle les communistes cherchent une réponse.

L'Etat n'entrera finalement pas dans le capital de PSA

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 le 8 Février 2013

L'Etat n'entrera finalement pas dans le capital de PSA


Jérome Cahuzac et Pierre Moscovici à l'Assemblée
Pierre Moscovivi a fait parlé ses galons de ministre de l'Economie et des Finances sur le dossier de PSA, ce vendredi, en déjugeant son ministre délégué au Budget Jérôme Cahuzac qui avait affirmé qu'une entrée de l'Etat au capital du constructeur automobile est "possible".
"La participation de l'Etat au capital de PSA n'est pas à l'ordre du jour", a recadré l'entourage du grand chef de Bercy. Auparavant, interrogé sur BFM TV, Jérôme Cahuzac avait jugé cette éventualité, évoquée par le quotidien Libération, "possible, ne serait-ce que parce que le FSI existe". "Si le Fonds stratégique d'investissement rentre au capital de cette entreprise, c'est en fait l'Etat d'une manière ou d'une autre qui y rentre", avait-il résumé, avant de conclure: "Soyons clair, cette entreprise ne peut pas, ne doit pas disparaître. Donc il faudra faire ce qu'il faudra pour que cette entreprise" subsiste.
PSA toujours solvable
PSA, qui publie le 13 février ses résultats financiers 2012, a annoncé jeudi soir des dépréciations d'actifs massives de 4,7 milliards d'euros, laissant présager une perte annuelle d'ampleur astronomique. "Les dépréciations d'actifs n'impliquent en rien la nécessité d'une augmentation de capital", a estimé vendredi l'entourage de Pierre Moscovici, pour qui "les mauvais résultats ne remettent pas en cause la solvabilité ou la liquidité" du constructeur. Rappelons que Pierre Moscovici suit d'autant plus près le dossier PSA Peugeot Citroën qu'il est aussi élu du Doubs, le berceau historique du numéro un français de l'automobile.
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S.G.

Tunisie: la violence islamiste en embuscade

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 le 8 Février 2013
Tunisie

Tunisie: la violence islamiste en embuscade


Manifestation à Tunis hier
L’assassinat de Chokri Belaïd fait craindre un risque de chaos. Le pays sera paralysé par une grève générale, vendredi 8 février, au moment des obsèques du leader de la gauche laïque. L’opposition exigent la démission du gouvernement.
Moins de 24 heures après l’appel à la grève générale lancé par l’opposition de gauche et démocrate, l’UGTT (la centrale syndicale) a appelé à son tour à un débrayage pour ce vendredi, jour des obsèques de Chokri Belaïd, assassiné mercredi par balles. Sans attendre, les avocats et les magistrats étaient en grève dès ce jeudi. Cet appel survient après l’annonce par le premier ministre, Hamadi Jebali, lors d’un discours à la nation, de sa décision de former « un gouvernement de compétences nationales sans appartenance politique qui aura un mandat limité à la gestion des affaires du pays, jusqu’à la tenue des élections dans les plus brefs délais ».
La déclaration du chef du gouvernement tunisien, que d’aucuns qualifient en Tunisie de représentant de l’aile modérée du parti islamiste au pouvoir, Ennahdha, n’a visiblement pas convaincu dans son propre camp. « En ce qui nous concerne, notre pays a encore besoin d’un gouvernement politique de coalition sur la base des résultats des élections du 23 octobre 2011 », a rétorqué Abdelhamid Jelassi, vice-président d’Ennahdha. « Le premier ministre n’a pas sollicité l’avis de son parti », a-
t-il ajouté. « Nous avons refusé cette proposition (...) le chef du gouvernement a pris cette décision sans consulter la coalition gouvernementale, ni le mouvement Ennahdha », a renchéri le chef du groupe parlementaire d’Ennahdha, Sahbi Atig.
La gauche n’est pas tombée dans le piège
La réaction des deux dirigeants d’Ennahdha n’est pas surprenante en soi. La question du pouvoir et la nature de l’État, la stratégie à adopter pour y parvenir ont de tout temps fait l’objet d’âpres débats au sein de la mouvance islamiste. Même s’il n’existe aucune divergence de fond quant à l’instauration d’un État islamique par des moyens non violents, en revanche, de sérieux désaccords opposent ceux qui veulent forcer le cours des événements, quitte à s’allier avec les salafistes radicaux, et ceux, plus conscients sans doute de la difficulté de la tâche, qui sont prêts à faire « un bout de chemin » avec des partis non islamistes. Le chef du gouvernement, Hamadi Jebali, fait visiblement partie du second courant dit « pragmatique ». Ajoutons que les deux partis membres de la coalition gouvernementale – le Congrès pour la république (CPR), dont est issu le chef de l’État, Moncef Marzouki, et Ettakatol, de Mustapha Ben Jaâfar, l’actuel président de l’Assemblée constituante – n’ont pas réagi à l’annonce du Premier ministre....
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A Rome, pour une alternative à l’austérité


http://www.jean-luc-melenchon.fr

fév 1301
Vendredi 1er février 2013, Jean-Luc Mélenchon était à Rome. Il participait à une réunion publique en soutien à la liste "Rivoluzione Civile". 

L'Union européenne adopte un budget d'austérité


L'Union européenne adopte un budget d'austérité

Le gouvernement veut réformer les retraites dès 2013


Le gouvernement veut réformer les retraites dès 2013

LE MONDE |  • Mis à jour le 

Ayrault annonce une "réforme structurelle" du système de santé

                                       Challenges


Ayrault annonce une "réforme structurelle" du système de santé

Créé le 08-02-2013 à 15h17 - Mis à jour à 15h59

Un comité de huit sages est chargé de réfléchir à des mesures qui devront être prises sur "cinq, voire dix ans".




                              Jean-Marc Ayrault. (PIERRE VERDY / AFP)
                              Jean-Marc Ayrault. (PIERRE VERDY / AFP)


Le gouvernement va engager "une réforme structurelle du système de santé" a annoncé vendredi 8 février à Grenoble (Isère), le Premier ministre Jean-Marc Ayrault qui a nommé un comité des sages pour l'épauler dans cette tâche de longue haleine qui pourrait durer dix ans.
"D'ores et déjà, le gouvernement a pris de premières mesures pour améliorer l'accès aux soins de tous les patients" mais "il faut aller plus loin et engager une réforme structurelle de notre système de santé", a déclaré Jean-Marc Ayrault.
"Ce ne sera pas l'oeuvre de quelques mois, mais des cinq ans, voire des dix ans à venir", a-t-il prévenu, entouré des ministres de la Santé, Marisol Touraine, et de la Recherche, Geneviève Fioraso.
"Stratégie nationale de santé"
Le Premier ministre a défini ce qu'il appelle une "stratégie nationale de santé". Cette stratégie repose sur une "médecine de parcours" en organisant le parcours de soins des patients. "Cela signifie que ce n'est pas au patient de coordonner lui-même la série d'actes ou d'interventions dont il a besoin", a-t-il expliqué, une allusion au "nomadisme médical" de certains patients qui consultent beaucoup de praticiens, une pratique coûteuse pour la Sécurité sociale.
Cette médecine de parcours "doit reposer sur la coopération des professionnels" de la médecine de ville et de l'hôpital, a dit le Premier ministre qui avait entendu auparavant des témoignages de médecins libéraux regrettant le cloisonnement entre les deux médecines.
Comité de réflexion de huit sages...
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Tunisie : une foule impressionnante aux funérailles de Belaïd


                        Le Nouvel Observateur

Tunisie : une foule impressionnante aux funérailles de Belaïd

Créé le 08-02-2013 à 08h18 - Mis à jour à 18h48
Plus d'un million de personnes serait descendu dans la rue sous le regard de l'armée. Revivez les événements minute par minute.
                                    La famille a demandé à l'armée de protéger le cortège. (Hassene Dridi/AP/SIPA)
                                    La famille a demandé à l'armée de protéger le cortège. (Hassene Dridi/AP/SIPA)

  • Chokri Belaïd, l'opposant assassiné mercredi, a été inhumé vendredi en début d'après-midi au cimetière d'El-Jellaz, dans la banlieue sud de Tunis, après une procession. La famille a demandé à l'armée de protéger le cortège qui était accompagné d'une foule extrêmement importante. Le ministère de l'Intérieur a fait état d'un million et demi de personnes dans la rue.
  • Une grève générale a été organisée à l'appel du puissant syndicat tunisien, l'Union tunisienne générale du travail (UGTT).
  • Les islamistes au pouvoir d'Ennahda ont rejeté la formation d'un gouvernement de technocrates souhaitée par le Premier ministre, Hamadi Jebabli, pourtant numéro 2 du parti...
  • La journée de jeudi a été marquée par de nouveaux heurts entre quelques centaines de manifestants et policiers à Tunis, Gafsa (centre), Siliana (nord-est) et Sfax (est). Ces violences ont cependant été moins graves que mercredi, quand un policier avait été tué dans les affrontements ayant impliqué jusqu'à 4.000 manifestants à Tunis. 
A lire sur le "Nouvel Observateur" :

> Les 5 acteurs clés de la crise : Du chef d'Ennahda au ministre de l'Intérieur, tour d'horizon des acteurs principaux de la crise tunisienne. 
> "A qui profite le crime" ? Antoine Sfeir, directeur des cahiers de l'Orient, livre son analyse sur Le Plus. 
> "Belaïd était menacé par l'aile armée d'Ennahda", selon son amie et rédactrice en chef du site d'info "Kapitalis", accusant la milice LPR, liée au parti au pouvoir, d'être derrière son assassinat. Interview.
> PORTRAIT. Belaïd, le symbole de la classe populaire assassiné. Tué mercredi 6 février à l'âge de 48 ans, il était un farouche opposant aux islamistes au pouvoir et un militant de tendance marxiste et panarabe.