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vendredi 8 février 2013
Budget UE: Compromis en vue et enveloppe révisée à la baisse
Budget UE: Compromis en vue et enveloppe révisée à la baisse
Le HuffPost | Par Grégory RaymondPublication: 08/02/2013 08:52 CET | Mis à jour: 08/02/2013 08:52 CET
EUROPE - Bruits sourds de détonations et cliquetis d'éperons étaient au rendez-vous de ce sommet européen, qui se poursuit encore aux petites heures du matin après plus de 18 heures de négociations. Et ce rendez-vous à OK Corral va se poursuivre toute la journée de vendredi. Les chefs d'Etat et de gouvernement ont lutté revolver à la main, mais ne sont toujours pas parvenus à un accord sur le futur budget de l'UE jusqu'en 2020. Malgré tout, un compromis global a été posé sur la table, laissant espérer une résolution prochaine.
Selon plusieurs sources européennes, le montant des crédits d’engagement, qui correspondent au plafond autorisé, est de 960 milliards d'euros, et celui des crédits de paiement, soit les dépenses effectives pour les sept prochaines années, de 908 milliards d'euros, avec la possibilité d'une marge de manœuvre de 12 milliards. En tout état de cause, le budget pour la période 2014-2020 sera inférieur en valeur absolue à celui de la période précédente (2007-2013).
LE BON : François Hollande
Cela représente un semi échec pour François Hollande, partisan de la relance par la croissance et la solidarité. Le chef de l'Etat devrait toutefois sauver les meubles en ce qui concerne l'enveloppe allouée à la PAC (Politique agricole commune), chasse gardée des pied-tendres français.
LA BRUTE :David Cameron
François Hollande a fait face à l'adversité jeudi soir, compte tenu de la brutalité de David Cameron, Premier ministre britannique, qui exigeait des coupes sévères dans les dépenses....
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Plus de faucille ni marteau au PCF: la fin d'un monde
Plus de faucille ni marteau au PCF: la fin d'un monde
Le HuffPost | Par Geoffroy ClavelPublication: 08/02/2013 11:21 CET | Mis à jour: 08/02/2013 11:42 CET
PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS - "Une inféodation du PCF au Front de Gauche". L'ouverture du 36e congrès du Parti communiste en région parisienne a été bousculée par une nouvelle qui a ému de nombreux militants: la direction du parti a décidé de plus faire figurer sur la carte d'adhérent 20113 les symboles historiques de la faucille et du marteau.
L'affaire a été révélée ce vendredi 8 février par France Info qui a donné la parole à Emmanuel Dang Tran, secrétaire de section. Et le cadre parisien ne mâche pas ses mots. Il s'agirait "d'inféoder le PCF à une autre organisation, qui est l’organisation du Front de gauche [...] pour faire une organisation qui soit une social-démocratie bis, qui roule pour la social-démocratie". Un gros mot dans l'histoire du Parti communiste qui n'a jamais abandonné sa doctrine marxiste.
Interrogé ce matin sur LCI, le patron du PCF, Pierre Laurent, assume ce changement au nom d'un "communisme de génération". "Nous voulons nous tourner vers l'avenir. C'est un sigle qui ne résume pas ce que l'on est aujourd'hui", relativise le chef de file communiste.
Une gauche de la gauche en pleine mutation...
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Mali: l'armée française à Aguelhok, un des derniers fiefs islamistes
Mali: l'armée française à Aguelhok, un des derniers fiefs islamistes
Le HuffPost/AFP | Publication: 08/02/2013 08:36 CET | Mis à jour: 08/02/2013 11:56 CET
L'armée française au Mali a fait une nouvelle percée dans le nord du pays.
INTERNATIONAL - Kamikazes à Gao, coups de feu à Bamako, le Mali est en proie à un regain de violence vendredi 8 février. À Gao d'abord, où un kamikaze s'est fait exploser près de soldats maliens alors que des soldats français et tchadiens sont arrivés jeudi 6 février au soir à Aguelhok, dans l'extrême nord-est du Mali, dans la région de Kidal qui constitue le dernier fief des groupes islamistes armés, près de la frontière algérienne. Cette nouvelle avancée des forces françaises survient alors que les islamistes, qui ont abandonné presque sans combats le nord du Mali, ont affirmé jeudi avoir ouvert un nouveau front, en posant des mines qui ont tué quatre civils maliens mercredi dans une explosion.
"Des militaires français et tchadiens ont quitté Kidal et patrouillent actuellement à Aguelhok", a déclaré à l'AFP le capitaine Aliou Touré, de l'état-major de l'armée malienne. L'information a été confirmée par un fonctionnaire au gouvernorat de Kidal: "les soldats français et tchadiens sont partis en nombre par la route. Ils sont arrivés à Aguelhok et vont ensuite se diriger vers Tessalit", a précisé cette source.
Lire aussi: » Le retrait des soldats français devrait commencer en mars
» Otages au Sahel: la France a payé une rançon de 17 millions de dollars
Des coups de feu ont également éclaté sur une base de parachutistes vendredi à Bamako. Plusieurs personnes ont été blessées dans l'attaque d'un camp des proches des "Bérets rouges", soutiens de l'ex-président Amadou Toumani Touré renversé en mars 2012, par des soldats lourdement armés des autres corps de l'armée malienne, a indiqué un sous-officier malien à l'AFP. L'attaque ferait suite à la déclaration à la télévision nationale du chef d'État-major des armées qui avait fait part en début de semaine de sa volonté d'envoyer les "Bérets rouges" au front combattre aux côtés des soldats français. Depuis le renversement du président Touré le 22 mars 2012, les "Bérets rouges" ont été écartés du pouvoir ou arrêtés par les rebelles touaregs et islamistes.
Dépôts logistiques et centres d'entraînement visés...
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jeudi 7 février 2013
Aux nationalisations industrielles le gouvernement préfère le saccage de l’école et de la famille.
La Sociale
Par Pierre DELVAUX • Actualités • Mercredi 30/01/2013
Aux nationalisations industrielles le gouvernement préfère le saccage de l’école et de la famille.
Les ouvriers des sites industriels à qui le candidat Hollande avait promis l’intervention de l’Etat ont de quoi se consoler : pendant qu’ils pointeront à Pôle emploi, leurs enfants pourront gérer eux-mêmes leurs écoles et leurs beaux parents pourront s’en occuper le reste du temps ! Appliquant d’un côté la politique de désindustrialisation et d’austérité réclamée par les marchés financiers à travers l’Union Européenne, l’Etat poursuit de l’autre ses palinodies sociétales. Dernières trouvailles de nos révolutionnaires du Flore : l’autogestion des écoles par les élèves et la création d’un « statut du beau-parent. » initié par le précédent gouvernement de Nicolas Sarkozy.
Appliquant d’un côté la politique de désindustrialisation et d’austérité réclamée par les marchés financiers à travers l’Union Européenne, l’Etat poursuit de l’autre ses palinodies sociétales. Dernières trouvailles de nos révolutionnaires du Flore : l’autogestion des écoles par les élèves et la création d’un « statut du beau-parent. » initié par le précédent gouvernement de Nicolas Sarkozy.
Le ministre Peillon s’était déjà distingué par sa promotion du cannabis. Il promeut aujourd’hui l’école du « vivre-ensemble » d’ores et déjà expérimentée dans certains établissements comme en témoignait le JT de France 2 il y a quelques jours. Dans ces établissements, les élèves sont invités à cogérer le fonctionnement de l’école (la cantine ou autre…) et à tutoyer leurs enseignants. Plutôt que de créer plus de classes avec moins d’élèves et de revaloriser le contenu des programmes, le gouvernement dissuade le redoublement et transforme l’école publique en garderie éducationnelle se substituant aux parents.
N’est-il pas frappant de voir au même moment la résurgence du « statut du beau-parent » amorcé (puis stoppé) sous Nicolas Sarkozy ? Plusieurs députés devraient le mettre en question lors du débat sur le « mariage pour tous ». On fait ici d’une pierre deux coups : ce statut de beau-parent pourrait, d’une part, faciliter une nouvelle forme de filiation juridique pour les couples homosexuels et, d’autre part, organiser une gestion sociale de la précarité des couples avec enfants brisés par le chômage et les difficultés, cela en faisant appel à la solidarité familiale, donc sans coût pour l’Etat. Sous prétexte de « vivre-ensemble » et de modernité sociale, ce gouvernement met en place des dispositifs de gestion de la précarité qui ne lui coûtent rien et qui détournent de leur raison d’être des fondements de notre société tels que l’école ou nos parentèles.
Un tel constat colle assez bien avec l’analyse de Denis Collin qui fait le lien entre l’évolution du capitalisme mondialisé et les questions sociétale dans son récent article : Crise du capitalisme, crise de civilisation . Et le thème du « mariage pour tous » avec, entre autre question, le « droit à l’enfant » est sans doute au cœur de cette vision libertarienne sans limite de la vie qui est la justification idéologique de ce capitalisme hypertrophié d’aujourd’hui qui se dévore lui-même (et nous avec). Cependant, je ne suis pas sûr que l’on puisse expliquer le chaos actuel uniquement à travers la grille marxiste. Au-delà de l’économie se posent aussi des questions historiques, des questions de culture et de pensées collectives.
Crise du capitalisme bien sûr mais aussi crise (et fin) de la civilisation européenne. Je serais enclin à voir l’attitude de notre gouvernement de bobos arrogants comme le fruit d’une pensée qui va du marquis de Sade à Bernard Tapie en passant par les situationnistes, un détournement égotiste de la pensée libérale qui prétend imposer à toute la société sa supposée recette du bonheur basée sur la satisfaction du désir individuel. L’important n’y est pas de bâtir un bien commun basé sur l’effort (qui dessinait traditionnellement tant les formes du couple et de la famille que celles de nos sociétés) mais de repousser toujours plus loin toute entrave à la jouissance, au profit, à la consommation individuelle.
Simplement, c’est une démarche suicidaire, une sorte d’anthropophagie sociale effectivement liée au caractère autodestructeur de l’ultracapitalisme mondialisé. De la même manière que les marchés financiers puisent à l’infini dans la dette des Etats, tuant à petit feu la dernière de leur ressource, le modèle social à la mode en France est celui d’un individu qui ne produit plus (au diable l’industrie, vive les « services » et « l’économie solidaire » !) et qui est censé s’épanouir dans un temps libre hors de toute contrainte. A ceci près qu’on voit mal comment on peut continuer à consommer sans travailler dans un pays qui ne produit plus de biens et qui il restera pour cela une fois que le savoir ne sera plus transmis par l’école et que la majorité des couples seront unisexe…
Pierre Delvaux
Mali: les islamistes ouvrent un nouveau front, une mine tue quatre civils
Mali: les islamistes ouvrent un nouveau front, une mine tue quatre civils
Créé le 07-02-2013 à 16h21 - Mis à jour à 22h51
Quatre soldats maliens ont été tués mercredi dans l'explosion d'une mine au passage de leur véhicule entre Douentza et Gao, dans le nord du Mali, une zone encore récemment occupée par les groupes islamistes armés, a-t-on appris jeudi auprès de la gendarmerie malienne. (c) Afp
GAO (Mali) (AFP) - Les islamistes armés qui ont abandonné presque sans combats le nord du Mali face à l'offensive des soldats français et maliens, ont affirmé jeudi avoir ouvert un nouveau front, en posant des mines qui ont tué quatre civils maliens mercredi dans une explosion entre Douentza et Gao.
"Nous avons réussi à créer une nouvelle zone de conflit, à organiser des attaques de convois et organiser des kamikazes", a déclaré dans un communiqué adressé à l'AFP le porte-parole du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), Abu Walid Sahraoui.
"Nous appelons les citoyens à ne pas se déplacer sur les routes nationales parce qu'il y a danger de champs de mines", a-t-il souligné, tout en "exhortant au jihad (guerre sainte) contre les régimes infidèles, pour établir la charia (loi islamique) et libérer les musulmans".
Le Mujao, l'un des groupes islamistes armés qui ont contrôlé le Nord du Mali pendant plus de neuf mois, multipliant les exactions, a ainsi revendiqué deux récentes explosions de mines qui ont frappé des véhicules de civils et de soldats maliens.
Mercredi, un véhicule "a sauté sur une mine posée par les criminels islamistes entre Douentza et Gao. Il y a eu quatre morts", a déclaré à l'AFP un officier de la gendarmerie de Douentza, à 800 km au nord-est de Bamako.
Dans un premier temps, cet officier avait affirmé que les quatre victimes étaient des soldats maliens. "C'étaient des civils qui revenaient d'une foire, sur un marché hebdomadaire dans la région", a ensuite précisé le responsable de la gendarmerie. Cette dernière information a été confirmée par un membre du syndicat local des transporteurs.
Les militaires français ont fait part à plusieurs reprises de leur vigilance à l'égard d'éventuelles mines ou bombes artisanales, que les islamistes auraient pu dissimuler avant de prendre la fuite....
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Témoins de mariage : Taubira rhabille Douillet pour l'hiver
Témoins de mariage : Taubira rhabille Douillet pour l'hiver
Chaque soir, le "Nouvel Obs" fait le point sur les faits marquants de la journée lors du débat sur le mariage pour tous.
Christiane Taubira (WITT/SIPA)
Les faits marquants du jeudi 7 février
L'article 4, toujours
Pour le quatrième jour consécutif, les députés ont discuté du fameux article 4, qui prévoit que, dans le code civil, les termes de "père" et "mère" doivent être compris comme celui de "parents" pour les couples homosexuels.
Au neuvième jour de discussion, les députés UMP continuent de défendre une multitude d'amendements, tous à peu près identiques. Sur les quelque 5.000 amendements déposés par l'opposition sur le texte, il en restait environ 2.300.
"Seuls 145 amendements sont de nature différente", a fait remarquer en séance Bruno Le Roux, chef de file des députés PS, qui a proposé à l'opposition de réorganiser les débats. Cette demande a été refusée par l'UMP et l'UDI.
Les députés s'apprêtent donc à un second week-end de travail, le vote solennel du projet de loi étant programmé pour le mardi 12 février. Si les travaux en séance devaient durer au-delà du week-end, il faudrait une réunion de la conférence des présidents.
Pas de navette ?
Jean-Pierre Bel, président PS du Sénat où le projet sur le mariage homosexuel sera examiné à partir du 18 mars, a estimé "possible" que le texte soit adopté "conforme" à la version qui sera votée mardi à l'Assemblée. Si tel était le cas, il n'y aurait pas de seconde lecture à l'Assemblée.
Mais le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, a nuancé à l'Assemblée: "Le gouvernement ne peut pas faire de pronostic sur ce qui se passera au Sénat, mais de ce que je sais, le Sénat exercera pleinement sa compétence, nous aurons bien sur ce texte une nouvelle lecture après la lecture au Sénat."
Le clash du jour
C'était aujourd'hui au tour de Christiane Taubira et David Douillet d'avoir une vive passe d'armes.
Répondant au député UMP, qui avait accusé peu auparavant le gouvernement de "saccager la vie d'enfants à des fins électoralistes", la ministre a répondu en citant des extraits de "l'Ame du Conquérant", autobiographie du judoka:
Oui je suis misogyne mais tous les hommes le sont sauf les tapettes. Pour moi, une femme qui se bat au judo ou dans une autre discipline, ce n'est pas valorisant".
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Nadia Chaabane : "Désormais, tous les scénarios sont possibles en Tunisie"
MONDE -
le 7 Février 2013
Nadia Chaabane : "Désormais, tous les scénarios sont possibles en Tunisie"
Nadia Chaabane, députée du Bloc démocratique
à l’Assemblée constituante.
La députée du Bloc démocratique à l’Assemblée constituante tunisienne réagit pour l'Humanitéà l'assassinat de Chokri Belaïd, figure de proue de l'opposition de gauche : "Nous payons le prix de la négligence, de l'incompétence et de la volonté du gouvernement de diviser le pays".
Que symbolise pour vous l’assassinat politique de Chokri Belaïd ?
Nadia Chaabane. Nous alertons depuis des mois sur les risques de basculement dans la violence, dans l’assassinat. Aujourd’hui, nous y sommes. Ce gouvernement s’est montré incapable de condamner clairement le recours à la violence. Nous payons le prix de sa négligence, de son incompétence et de sa volonté de diviser le pays. Tous les scénarios sont possibles, désormais. On ne peut plus continuer ainsi. Le ministre de l’Intérieur, Ali Larayedh, celui de la Justice, Noureddine Bhiri, doivent démissionner. Chaque fois que des arrestations ont lieu dans les milieux extrémistes, des libérations interviennent, dans les heures qui suivent. Il faut une feuille de route urgente, pour aller au plus tôt à des élections. La gauche, les progressistes doivent réagir de façon unitaire.
La droite religieuse au pouvoir est-elle, à vos yeux, complice dans cette affaire ? ...
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desormais-tous-les-scenarios-sont-possibles-
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Fonctionnaires : gel des salaires maintenu pour 2013
-
le 7 Février 2013
Fonctionnaires : gel des salaires maintenu pour 2013
Alors que le point d'indice, qui sert de base au calcul de la rémunération des fonctionnaires, n'a pas évolué depuis une revalorisation de 0,5% en 2010, la ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu s'est prononcée pour un gel du point d'indice pour 2013. Annonce qui "n'est pas acceptable" pour la CGT.
"Il n'y aura pas de remise en cause du gel du point d'indice pour 2013", a dit la ministre à la presse à l'issue d'une rencontre avec les syndicats de la fonction publique, ajoutant qu'une telle mesure n'était "pas compatible avec la trajectoire des finances". Maryse Lebranchu a néanmoins annoncé des "mesures immédiates" pour les catégories C, c'est à dire les plus basses rémunérations, pour améliorer leurs carrières. Il s'agit concrètement de permettre à tous les agents de cette catégorie d'accéder au dernier échelon (le huitième), là où auparavant existaient des quotas. La mesure devrait concerner quelque 126.000 agents parmi les catégories C (2,3 millions de personnes). Le coût de ces mesures, a-t-elle précisé, devrait être pour les trois fonctions publiques (Etat, territoriale, hospitalière) de quelque 16 millions d'euros annuels, ce qui est "acceptable pour le budget".
Elle a également annoncé l'ouverture d'un "cycle de négociations sur les parcours professionnels, les carrières et les rémunérations" avec un "premier point d'étape en juin". Ces négociations, qui viseront en priorité à améliorer la situation des catégories C, auront aussi pour but, notamment, de réformer le système des grilles indiciaires qui déterminent la progression des agents dans la carrière.
Les syndicats de fonctionnaires espéraient vivement que la rencontre de jeudi avec leur ministre débouche sur des augmentations de salaires pour les 5,2 millions d'agents. Le point d'indice n'a pas bougé depuis une revalorisation de 0,5% en 2010, entraînant, soulignent-ils, unedétérioration de leur pouvoir d'achat. L'abrogation de la journée de carence -- non indemnisée en cas d'arrêt maladie-- figurait également à leur cahier de doléances, mais la ministre a indiqué aux syndicats qu'elle voulait attendre un bilan sur cette mesure.
Les syndicats ont unanimement affiché leur déception...
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ArcelorMittal: un manifestant belge perd l'usage d'un oeil
ArcelorMittal: un manifestant belge perd l'usage
d'un oeil
Un jeune intérimaire belge d'ArcelorMittal de 25 ans, John David, blessé lors de la manifestation des métallos mercredi à Strasbourg, a perdu l'usage de son oeil après avoir été touché par un tir de flash-ball. À lire ci-dessous, la réaction de Nico Cué (secrétaire général de la fédération FGTB Métallos Wallonie-Bruxelles (MWB-FGTB).
John David, 25 ans, travaille en intérim sur le site de Flémalle, dans l'agglomération de Bruxelles. Il était venu mercredi à Strasbourg pour la manifestation des "métallos" venus de Liège (Belgique), de Florange (Moselle) et du Luxembourg. "On a appris ce matin qu'il avait perdu définitivement l'usage de son oeil", a indiqué à l'AFP un syndicaliste wallon du syndicat belge FGTB, Jean-Michel Hutsebaut. "Les récits affluent pour dire que les forces de police tiraient avec des balles en caoutchouc à hauteur d'homme, à hauteur de la tête", a-t-il ajouté, dénonçant "un pas inacceptable qui a été franchi".
L'incident a eu lieu lors d'un face-à-face tendu avec les forces de l'ordre, qui empêchaient les manifestants d'approcher du Parlement européen. Le jeune homme, dont le visage était en sang, avait été évacué par deux collègues avant l'arrivée des pompiers, selon un journaliste de l'AFP, témoin de la scène. "Il est toujours à l'hôpital civil de Strasbourg, où il devrait rester encore 5 à 6 jours en soins", a précisé à l'AFP Fabrice Jacquemart, porte-parole de la FGTB Métal.
- Combien ça vaut un œil, François ? Une tribune de Nico Cué, secrétaire général de MWB-FGTB...
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