Dans un sondage exclusif réalisé par l'Ifop en juin dernier, Marianne révélait que seuls 35 % des Français souhaitaient que le second tour de la présidentielle oppose Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon – c'est par ici pour avoir les résultats complets. Depuis, ce « match des populismes » est devenu le scénario le plus probable, à en croire les études d'opinion… alors, dans un bloc central en proie à la panique, on se démène pour éviter le cauchemar… Voici notre flop 5 de ces tentatives bricolées dans l'urgence, classées de la plus rationnelle à la plus désespérée :
5) Les primaires réduites Une primaire du bloc central, une primaire de la droite : ces idées, agitées surtout à l'été 2025, semblent avoir fait long feu, mais elles étaient sans doute les plus cohérentes pour faire le tri, même si la question de leur périmètre, et notamment celle de savoir à quelle primaire aurait dû participer Édouard Philippe, compliquait les choses.
4) Le match des sondages C'est le pari initial de Philippe et Attal : faire campagne chacun de son côté, et laisser les courbes d'intention de vote décider du champion. Un choix qui permet d'écarter l'organisation d'une primaire, mais pose tout un tas de difficultés : à quelle date fixer les désistements ? Que faire si l'écart est trop faible ? A quels instituts se fier ? En attendant, dans les sondages, tous les centristes dévissent…
3) La « primaire des démocrates » La grande idée agitée par Gabriel Attal le 28 octobre : une grande primaire ouverte à tous les candidats prêts à « défendre la République », mais aussi « l'autorité, la laïcité, la lutte contre les discriminations, la construction européenne, la compétitivité et le progrès social et écologique ». Il se murmure que la compétition aurait également été ouverte aux partisans de la prospérité et du bonheur pour tous. Bref, LR l'a tout de suite écartée, car le projet n'excluait pas Raphaël Glucksmann.
2) Le « grand fleuve central » Cinq ou six petits peuvent-ils faire un gros ? C'est le pari de l'Union européenne, c'est aussi celui de François Bayrou, qui a lancé en septembre l'idée d'une primaire du « grand fleuve central », allant elle aussi de Glucksmann à Retailleau en passant par Attal et Philippe. Grand seigneur, le Béarnais a tout de suite précisé qu'il ne s'y présenterait pas. Peu importe, l'idée a vite été balayée, pour les mêmes raisons que la « primaire des démocrates ».
1) Le candidat commun Comme souvent, la palme de l'excentricité revient sans doute à notre cher président. Le Monde se fait l'écho du souhait d'Emmanuel Macron : une grande alliance de tous les candidats allant de Glucksmann à Lisnard autour d'un programme commun plutôt que d'une primaire, tandis que le chef de l'Etat assumerait lui-même son bilan. Faire participer activement Emmanuel Macron à la campagne, voilà ce que quelqu'un qui veut à tout prix que le bloc central aurait proposé ! |
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