6 novembre 2026 EDITORIAL. Plus de 20 ans d’analyse paradoxale, de vive les crises financieres aux hausses de misère.BRUNO BERTEZ La dégringolade boursière en cours — Nasdaq en correction, milliers de milliards volatilisés au paradis du Pognon, panique sur l’IA — justifie que je republie une fois de plus mon opinion la plus scandaleuse.« Vive les crises ». Depuis plus de vingt ans, je dis la même chose : les crises ne ruinent pas les riches, elles les enrichissent. .. grace à la « hausse de misère » des cours de bourse qui succède à toutes les crises traitées par le pseudo remède monétaire. Chaque fois que le système vacille, les banques centrales et les États injectent, monétisent, socialisent les pertes. Résultat : une nouvelle « hausse de misère ». Les portefeuilles gonflent pendant que l’économie réelle s’érode. Ce n’est pas un paradoxe, c’est le mécanisme. Jusqu’à présent, les faits m’ont toujours donné raison. Cette baisse n’y change rien. Elle en est même la confirmation : tant que le « put » des autorités tient, chaque chute reste une opportunité d’enrichissement futur pour ceux qui détiennent les actifs. Je n’aurait tort et j’en prendrais note bien sur que si et seulement si un jour les signes deviennent clairs et incontestable que les élites abadonnent l’inflationnisme comme technique de gestion et acceptent ce qu’elles refusent depuis 1929 : LA DESTRUCTION DE LA POURRITURE La destruction de la pourriture de Mellon Andrew Mellon le disait sans fard en 1929-1931 : « Liquidate labor, liquidate stocks, liquidate the farmers, liquidate real estate. It will purge the rottenness out of the system. » Liquidons. Purgeons la pourriture. C’était brutal, immoral aux yeux des âmes sensibles, mais lucide. Une crise nettoie. Elle détruit le capital fictif, les zombies, les dettes impayables, les valorisations de misère. Elle ajuste les valeurs. Elle force le réel à reprendre le dessus sur l’imaginaire financier. Depuis vingt ans, on a fait exactement l’inverse. On a refusé toute liquidation. On a injecté, monétisé, socialisé les pertes, multiplié les « puts » des banques centrales. Résultat : la pourriture n’a pas été détruite, elle s’est accumulée. Zombies, capital fictif, bilans pourris, promesse de richesse sans substance. Chaque « sauvetage » a rendu le système plus fragile, plus endetté, plus dépendant du prochain ballon d’oxygène. La chute actuelle — Nasdaq en correction, IA qui vacille, milliers de milliards volatilisés — n’est qu’une égratignure. Elle ne purge rien. Elle déclenchera la même réponse : expansion monétaire, garanties, socialisation. On retarde encore. On n’annule pas le coût. La vraie destruction de la pourriture, celle de Mellon, n’a pas eu lieu. Elle est encore devant nous.Vive les crises. Pas celles qu’on étouffe. Celles qui liquident. Ce n’est que lorsque les marchés cesseront de croire que l’on pourra encore tout racheter que la logique s’inversera. Nous n’y sommes pas. Je republie donc le texte. Non parce que j’aime les crises, mais parce qu’elles continuent de faire exactement ce que j’ai toujours annoncé : enrichir les déjà riches au détriment des autres. Voici les principaux articles et textes autour de votre credo « Vive les crises » (ou « Vive les crises, elles nous enrichissent »). Le texte princeps (fondateur)
Reprises et développements majeurs
Autres mentions proches Articles dans L’Agefi, la Chronique Agora, ou sur le blog qui reprennent l’idée d’enrichissement asymétrique via les crises et les politiques monétaires non conventionnelles (ex. « Vive la crise ! (Quand on est ultra-riche) », 2019). Mon article de mars 2026 sur brunobertez.com est la meilleure source pour la liste exhaustive et l’évolution du thème (de l’ironie monétaire initiale à l’extension politique/géopolitique, puis à la « hausse de misère » et au Ponzi permanent). Liste de tous les articles de 2002 à 2026 Liste des principaux articles de Bruno Bertez liés au credo « Vive les crises » (ou « Vive les crises, elles nous enrichissent ») de 2002 à 2026.Cette liste est établie à partir de votre propre synthèse dans l’article du 29 mars 2026 sur brunobertez.com (« Lecture indispensable. C’est vraiment le moment de ressortir mon credo : « Vive les crises » ! »), complétée par des recherches sur le site, le blog à Lupus et les reprises. brunobertez.com2002
2011-2012
2015
2016
2018
2019
2020
2021
2023
2025
2026
Notes
La meilleure source de référence reste votre propre article de mars 2026, qui retrace l’évolution du thème. Si vous souhaitez des extraits, des liens supplémentaires ou un focus sur une période précise, précisez-le. Articles de Bruno Bertez sur la « hausse de misère » (ou « richesse de misère »)Le concept désigne les hausses boursières (et de valorisation des actifs) provoquées par les crises + les politiques monétaires ultra-accommodantes (QE, taux bas/zéro). Ces hausses enrichissent les détenteurs d’actifs de façon asymétrique, mais elles sont « de misère » car elles reposent sur la dépréciation de la monnaie, le surendettement, la spoliation de l’épargne et la déconnexion croissante avec l’économie réelle. Le retour de la prospérité ou de l’inflation réelle les ferait éclater. brunobertez.comTextes fondateurs / anciens
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