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jeudi 5 novembre 2026

NORD-ISERE - UNE PUISSANTE MOBILISATION EN MANIFESTATION ce jeudi 5 octobre 2026

 

NORD-ISERE -  UNE PUISSANTE  MOBILISATION  EN MANIFESTATION ce jeudi 5 octobre 2026


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Près de 1 000 personnes ont manifesté dans les rues de Bourgoin-Jallieu ce jeudi 5 novembre. Des syndicats, des étudiants, des professeurs composaient notamment le cortège, mais aussi des salariés du privé.Photo Guillaume Drevet







« Il ne faut pas lâcher, ce n’est pas le moment », lancent Milo, Thibaut et Ornelia, élèves de première et terminale à L’Oiselet à Bourgoin-Jallieu. « On est le plus gros lycée du secteur, c’est sur nous qu’on devrait compter », clament-ils pour tenter de rassembler leurs camarades. Car ce jeudi 5 novembre, devant l’établissement, une centaine de jeunes seulement sont présents et la plupart sont élèves à Aubry. Et une cinquantaine d’entre eux ira rejoindre la place de la République.

Dans le même temps, deux cortèges s’élancent à Roussillon et Vienne. Tandis que des manifestants de Pont-de-Chéruy sont invités à rallier les rangs berjalliens. Dans les trois défilés, des lycéens, retraités, enseignants, salariés de l’industrie, soignants… « C’est bien que les deux lycées berjalliens se rejoignent car l’union fait la force », résume Lila, en première à Aubry. « Plus il y aura du monde, plus on pourra faire bouger les choses », pense Annie, 71 ans, présente à chaque manifestation, « surtout pour les générations futures ».

« C’est le moment de se serrer les coudes »

Un peu plus loin, Caroline, 44 ans, Patricia, 62 ans, et Annie, 48 ans : « C’est maintenant qu’il faut se mobiliser. Plus rien ne va. Tout est à revoir », expliquent les trois amies venant « défendre le pouvoir d’achat et le service public ». « Et c’est important aussi de participer à la vie de la cité », ajoute Annie. « C’est la journée où il faut se mobiliser », appuie Adrien, 33 ans. « C’est le moment de se serrer les coudes. Il faut continuer à occuper le terrain », souligne le jeune homme, dont c’est la première manifestation de l’année.

Lola, 23 ans, salariée agricole, est présente pour mettre en lumière la situation des agriculteurs. « Ils n’arrivent pas à se sortir un Smic alors qu’ils font des semaines à 70 h. » À ses côtés, sa mère, Sandrine, 50 ans : « Je suis là pour réclamer plus de droits. Je suis gérante d’entreprise et si je fais faillite un jour je n’aurai pas droit au RSA et au chômage. » Sa fille observe le cortège : « Différentes professions et différentes générations sont présentes, ça montre qu’il y a du monde derrière les lycéens. Et que pour beaucoup de métiers, il n’y a pas d’avenir. »

Sur le parcours, un groupe d’élèves du lycée Gambetta regarde défiler les manifestants. Déplorant « des filières professionnelles bouchées et mal considérées ». Tout comme Ysis et Brigitte, 49 et 60 ans : « Nous sommes dévalorisées, nous n’avons aucune reconnaissance. Les gens pensent que lorsqu’on travaille dans la petite enfance, on passe notre journée à s’amuser. Mais comme le personnel hospitalier, on est toujours à flux tendus, on manque de remplaçants et de remplaçants qualifiés, on est épuisés. »

Chloé, 17 ans, venue avec sa mère, Magali, 47 ans, dénonce aussi ses conditions de travail au lycée De Vinci à Villefontaine. « On perd 20 minutes parfois à chercher des tables et chaises car il n’y en a pas assez. On a un sol qui croustille tellement il est en mauvais état », cite l’élève de terminale, qui juge « les politiques déconnectés de la vie réelle et du terrain ».

Et se félicite de la convergence des luttes ce jeudi, avec un millier de manifestants à Bourgoin-Jallieu et un nouveau rassemblement annoncé pour samedi à 14 heures. « Les gens comprennent enfin que ce n’est pas une petite crise hystérique de lycéens qui ne veulent pas aller en cours. »

Incidents et interpellations devant des lycées

Avant les manifestations, plusieurs incidents, notamment des tirs de mortiers ont eu lieu devant les lycées de L’Isle d’Abeau et Pont-de-Chéruy où quatre gendarmes ont été légèrement blessés, selon la préfecture de l’Isère. Deux interpellations y ont eu lieu. Des tirs de mortier ont également eu lieu devant le lycée Aubry de Bourgoin-Jallieu, puis dans le hall. Trois jeunes ont été placés en garde à vue

55 000

C’est le nombre historique de manifestants que l’intersyndicale a compté à Lyon. Selon la préfecture du Rhône, ils étaient 30 500. Ces vingt dernières années, jamais les policiers n’avaient communiqué un chiffre aussi élevé lors d’une mobilisation sociale dans la ville.





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