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mercredi 4 novembre 2026

Regis de Castelnau : [ Mid-Terms ] L’establishment balayé - Mercredi 4 novembre 2026

 

Regis de Castelnaunov. 4 · Regis’s Substack

J’ai repris l’excellent article de l’Éclaireur que Pascal Clérotte a publié dès potron-minet. Donald Trump vient de prendre une branlée majeure (attendre encore un peu pour bien mesurer son ampleur) et sa deuxième partie de mandat risque de s’avérer très compliquée.
Pour l’immédiat, il va falloir supporter les glapissements de joie du mainstream et de la petite bourgeoisie urbaine toujours en adoration devant les démocrates américains. « On a gagné ! On a gagné ! Les nazis ont perdu ! Et donc nous on va gagner aussi ! »
Alors pour supporter le festival de niaiseries (le sourire imbécile de Manon Aubry, oscours !), J’ai fait rentrer des stocks de pop-corns.

[ Mid-Terms ] L’establishment balayé

La vague de fond a fini en tsunami, plus sévère que nous l’avions imaginé. En France, le chœur des gallo-ricains va se déchaîner - en vain.

 
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Résultat des élections intermédiaires américaine à 05h50

Vous allez voir que tous les caciques que comptent la gauche et le bloc central vont exulter : “Victoire! Trump a été battu! On a gagné! Enfin, pas nous mais eux, mais eux c’est un peu nous aussi. Donc nous allons gagner en 2027.” Nous allons tous les voir se dandiner sur les plateaux - enfin, ceux d’entre nous assez fous pour allumer une télévision.

A gauche comme à droite, la France compte tant de décérébrés, de gallo-ricains qui depuis plus de 80 ans polluent le débat public en singeant ce qui se fait outre-atlantique, oublieux que la France, ben, c’est pas l’Amérique - et que de l’Amérique ils n’entendent rien. Ils seront sans doute balayés l’année prochaine, comme Trump et sa clique viennent de l’être aujourd’hui, pour l’exacte même raison: la trahison du peuple.

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Ces gallo-ricains oublient une chose: les classes populaires ne votent plus pour eux depuis belle lurette et elles attendent en silence d’avoir leur mot à dire, mot qu’elles ont déjà choisi et que rien ni personne ne pourra altérer. Tenez, comme les américains viennent de le faire. Et ils oublient une deuxième chose: rien n’est résolu aux USA. Il va falloir attendre la prochaine présidentielle pour voir si ce pays va enfin s’extirper de la tenaille de deux partis corrompus jusqu’à la moelle, qui ne peuvent être réformés de l’intérieur. En attendant, les Républicains sont toujours à la Maison Blanche: pas d’inflexion majeure de politique étrangère à prévoir, à part peut-être la fin de quelques guerres si on est optimiste.

Jusqu’à preuve du contraire, Donald Trump reste à la Maison Blanche. Il pourra opposer son veto à toute législation votée par les démocrates, la renvoyant sine die dans sa chambre d’origine. Les Etats-Unis seront dans une situation comparable à celle qui surviendrait en France avec un gouvernement en affaires courantes - deux ans durant. Ce qui signifie que la campagne pour la présidentielle de 2018 vient vraiment de commencer.

La question n’est pas démocrates contre républicains. Cela fait un certain temps déjà que nous l’avançons. Les Américains n’en peuvent plus d’un système politique où leur vote se change rien, puisqu’une fois élus, députés et sénateurs s’empressent de ne servir que les intérêts particuliers de ceux, infime minorité, cette “classe Epstein”, qui ont financé leur campagne. Gageons qu’il n’en sera pas autrement cette fois-ci et que le grand ménage sera fait en 2028, comme il sera peut-être fait en France l’année prochaine.

Le populisme qui a permis à Donald Trump d’effectuer le plus grand retour politique de l’histoire des Etats-Unis et qu’il s’est empressé de trahir pour enrichir le gang de mafieux dont il s’est entouré, vient de lui péter au museau.

Donald Trump ne finira pas son mandat. Soit il sera poussé à la démission contre une grâce lui évitant des poursuites judiciaires (cette fois-ci amplement méritées), soit il sera destitué par la Chambre et condamné par le Sénat, donc finira en prison, où lui et les siens appartiennent. A moins que le conserver éructant seul dans le Bureau Ovale et à Mar-a-Lago ne serve à la fois les démocrates et les républicains, donc l’establishment, pour encore deux ans.

Comme le souligne Trita Parsi, le patron du Quincy Institute, que ce soit du côté républicain ou démocrate, c’est d’abord le parti opposé à la guerre qui a gagné. Malheur à ceux qui, riches à crever et si peu nombreux, ont fait passer les intérêts d’un pays étranger insignifiant, Israël, devant ceux des USA.

Le vote d’aujourd’hui n’est pas un vote partisan d’adhésion, note avec raison Thomas Massie. C’est le vote d’un peuple qui fait payer l’une des pires trahisons de son histoire. La promesse non tenue de la liberté pèsera toujours plus lourd que les chaînes de la servitude.

Nous l’avons écrit il y a un an: le pouvoir de l’argent ne joue presque plus en politique aux Etats-Unis. Tant pis pour Wall Street, la Silicon Valley, le complexe militaro-industriel et les mafias en col blanc. Il reste peut-être des places dans la fusée pour Mars d’Elon Musk.

En France, c’est le pouvoir de la bêtise qui nous plombe. Nous verrons l’année prochaine si, comme le disait Guy Debord, le peuple pense.

 
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