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Le parti unique se cherche un candidat vaguement présentable
Lagarde en bouée de secours, Attal en sweat à son nom, et personne pour demander de quel travail on parle.
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Une doudoune sans manches à 73 euros, un décapsuleur, un sweat « Gabriel Attal président » : voilà ce que le camp central met en vitrine à quelques mois de la présidentielle. Un programme, il n’en a pas. Il a une boutique en ligne, des sites de campagne vides, et la certitude que 2027 ne peut pas être perdu. La suite démontre que c’est le pays qui sert de variable d’ajustement.
Le parti unique cherche un visage
Les sites de campagne d’Attal et d’Édouard Philippe affichent du vide ou une erreur 404, et la boutique, elle, tourne à plein. Ce camp n’a pas de candidat, il a des goodies. Ce que je reproche à Philippe, c’est d’avoir désigné sur TF1 la surreprésentation de jeunes issus de l’immigration parmi les émeutiers : j’y vois de l’essentialisation, la manœuvre d’un candidat bas dans les sondages. Il est par ailleurs sous statut de témoin assisté dans une affaire de contrat au Havre, ce qui n’est pas une condamnation mais n’est pas non plus un détail. Reste la bouée, Christine Lagarde, dont Philippe et Valérie Pécresse font l’éloge en annonçant son retour dans le jeu national en février, et que RTL voit déjà à l’Élysée en candidate « technicienne ». Ma réponse tient en une ligne : « Christine Lagarde, on n’en veut pas. C’est fini, ça marchait en 2017. »
31:35 — Dix ans de Macron : Attal ne changera rien
36:02 — Doudoune à 73 euros : les goodies d’Édouard Philippe et Attal
43:39 — Sortie d’Édouard Philippe sur l’immigration
24:08 — Lagarde présidentiable : Philippe et Pécresse la poussent
2:13:23 — RTL rêve de Lagarde à l’Élysée
« Travailler plus » : où, au juste ?
Le slogan a plus de quarante ans, et personne ne lui demande son adresse. Jean-Michel Blanquer plaide pour travailler plus et réformer les retraites, Jean-François Copé répond « rien » quand on l’interroge sur le prix des carburants, et le plateau hoche la tête. Or l’industrie a été délocalisée, les filières sont cassées, les villages se vident, et la France compte 3 millions de chômeurs. Le mécanisme est simple : on prescrit l’effort à des gens à qui l’on a retiré le poste. Je veux bien qu’on travaille plus, mais « où ? On fait des obus ? Même l’usine d’obus, elle ferme. » Quant à Raphaël Glucksmann, qui promettait une campagne « punk », je n’en retiens que le « no future », pendant que la jeunesse mobilisée dans la rue exige un avenir.
9:34 — Pécresse, Philippe, Copé : les slogans de campagne démontés
1:04:46 — Copé, Blanquer, Attal : « travailler plus » pour quel travail ?
1:12:35 — Pas de travail, pas d’industrie : Glucksmann et son « no future »
L’argent public, ce secret de famille
Un ministre des Transports vient annoncer 50 millions d’euros pour un viaduc, Laurent Wauquiez filme la visite pour Instagram : j’appelle ça un petit deal entre politiques, réglé par le contribuable. Pour le déchiffrer, il suffit désormais d’un site, franceroueslibres.fr, bâti par un auditeur avec des données publiques : recettes, coût de collecte, subventions commune par commune, affaires de corruption jugées. L’opacité qu’il révèle est vertigineuse : pour 117 taxes sur 243, la Cour des comptes elle-même n’a pas pu obtenir le produit. À l’inverse, quand des élus socialistes votent une taxe sur les données, des internautes téléchargent en masse un document du site du PS pour lui en envoyer la facture. Les deux conseils que je leur donne sont les bons : arrêter d’inventer des taxes, arrêter de supprimer des libertés. Et le PS, qui ne répond pas sur l’origine des 15 000 voix à 15 euros de sa primaire, découvrira que des citoyens savent aller chercher les preuves eux-mêmes.
1:20:00 — De Wauquiez à France Roue Libre : où va l’argent
1:29:00 — France Roues Libres : où va l’argent public, commune par commune
1:34:44 — Taxe sur les données : le PS pris à son propre piège
1:15:45 — Primaire PS : d’où viennent les voix à 15 euros de Glucksmann ?
Gouverner par la peur, de Varsovie à Téhéran
Quand l’économie va, la société va ; sinon, c’est la guerre. À Varsovie, l’accusation que je porte contre Donald Tusk est lourde : j’y vois un coup d’État, soutenu par l’Union européenne, avec en toile de fond les pipelines de gaz russe vers l’Allemagne et une reprise en main par la Commission. Sur l’Ukraine, ce que je reproche à Volodymyr Zelensky, c’est de faire chanter les Américains avec les raffineries russes, alors que ces frappes aggravent la crise énergétique mondiale et ouvrent un risque d’escalade avec l’OTAN. Dans le même temps, Donald Trump menace l’Iran à quelques jours des midterms. Dans ce brouillard, le sac de survie est devenu un instrument de gouvernement, et la peur, comme le dit la formule, « c’est quand même la base ».
1:43:23 — Frappes sur les raffineries : le spectre d’une guerre mondiale
1:48:10 — Pologne : Poulin accuse Tusk de coup d’État
Macron n’était qu’un hors-d’œuvre : ce qui vient derrière, si on laisse le parti unique choisir son visage dans un salon, sera d’une autre violence. Il reste une arme, la transparence, et elle ne coûte que le temps de ceux qui veulent bien s’en servir.
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