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[ Flash ] La surveillance de masse aux USA a du plomb dans l'aile
La prolongation de la loi FISA pour cinq ans qui permettait aux agences de renseignement d'espionner tous les Américains vient d'être rejetée par le Congrès.
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Thomas Massie est un sacré bonhomme. Représentant républicain du Kentucky, il a organisé par la loi l’obligation de publier le dossier Epstein.
Là, avec ses acolytes Tim Burchett et Lauren Boebert, il vient de torpiller la demande formulée par l’administration Trump -alors que le locataire de la Maison Blanche avait promis durant sa campagne d’y mettre un terme- la prolongation pour cinq ans des dispositions de la loi FISA qui permettaient d’espionner sans mandat n’importe quel Américain.
La loi FISA (Foreign Intelligence Surveillance Act) a été adoptée en 1978 suite aux abus de surveillance commis par le FBI et la CIA dans les années 1960-70 (notamment sous J. Edgar Hoover), révélés par la Commission Church. Elle pose un cadre juridique strict pour la surveillance des communications à des fins de renseignement étranger.
Elle autorise:
Les écoutes téléphoniques et la surveillance électronique visant des agents de puissances étrangères
La collecte de métadonnées
Les perquisitions physiques dans certains cas
L’accès à des dossiers commerciaux (section 215)
Elle a créé une cour spéciale et secrète, la Foreign Intelligence Surveillance Court, composée de juges fédéraux qui examinent et autorisent (ou refusent) les demandes de surveillance des agences de renseignement.
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Elle a été amendée par le Patriot Act en 2001 et surtout la fameuse section 702 en 2008, qui permet les interceptions de communications et la collecte des métadonnées sans mandat de la Foreign Intelligence Surveillance Court. C’est cette section qui vient de sauter.
Il va donc falloir qu’une nouvelle loi réformée soit rédigée, débattue et votée sous deux semaines.
C’est Edward Snowden, en rendant public des milliers de documents classés top secret, qui a révélé en 2010 que la NSA utilisait la loi FISA pour s’adonner à une surveillance de masse aussi illégale qu’anticonstitionnelle.
Preuve s’il en est que Donald Trump n’a pas beaucoup de suite dans les idées ou bien se fiche comme d’une guigne de ses promesses électorales et des Américains - les deux vraisemblablement - c’est la loi FISA qui a été utilisée par l’administration Obama contre son équipe de campagne en 2016 et a constitué la pierre angulaire du Russiagate, cette énorme manipulation visant à le faire passer pour un agent russe et qui empoisonna son premier mandat.
Ayant suscité tant d’espoir de changement et de retour aux fondements de la démocratie américaine, Trump aura décidément tout trahi, sans succès. Parce qu’en face il y a, contrairement à ce que l’on constate dans la plupart des pays européens, des parlementaires qui font leur travail, ce pour quoi les électeurs les ont élus.
Au passage, la fin de la section 702 signifie également que la NSA ne dispose plus de la prérogative d’exiger de n’importe quelle entreprise technologique ou de télécommunication américaine de lui remettre communications, emails, métadonnées etc. de personnes étrangères ne résidant pas aux USA.
Et pendant ce temps là, l’Union européenne cherche à imposer de manière oblique une surveillance de masse généralisée au motif de lutter contre la pédocriminalité et de protection des mineurs - ce qu’interdisent formellement les traités européens et de multiples arrêts de la Cour de justice de l’UE ayant force de loi. Nous vous en parlions ce matin.
La Lettre confidentielle | ||||||
Après le pass sanitaire, le pass numérique | ||||||
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Vérification d’âge en ligne : Ursula von der Leyen annonce le lancement d’une application universelle et anonyme, nous dit-on. Cette solution européenne (hip hip hip hourra) vise à restreindre l’accès des mineurs aux contenus sensibles en ligne, ce via un outil, basé sur la preuve à divulgation nulle de connaissance - la ZK proof,… | ||||||
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Il serait bon que les médias indépendants, au lieu de crier en permanence à la censure qui serait utilisée pour museler oppositions et critiques et pour manipuler les élections (ça ne fonctionne pas, c’est pour cela que la justice est directement intervenue pour faire élire Emmanuel Macron en 2017), commencent à comprendre quel est le nœud de l’affaire: à quoi sert la liberté d’expression si l’on n’a plus de vie privée ? Hors, la différence entre l’Europe et les USA, c’est justement que la vie privée y est très strictement protégée et qu’on ne fait pas n’importe quoi avec les communications, les métadonnées et les données personnelles.
Nous vous en parlions il y a un an en affirmant que ceux qui font des crises d’hystérie à propos du DSA, de ChatControl, de l’identité numérique et aujourd’hui du ridicule pass numérique de la Commission européenne, outre se créer ainsi un fonds de commerce, sont les meilleurs propagandistes du système.
De la propagande alternative | ||||||
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Les médias “alternatifs” sont-ils vraiment alternatifs? Ils se posent contre ou bien comme étant diamétralement opposés aux médias mainstream. Mais est-ce bien là une alternative puisqu’ils laissent de fait les mainstream définir leur position? Ne sont-ils pas le côté pile de la même pièce, le revers de la médaille? Sont-ils des agents de propagande malgré eux, jouant une fonction importante dans l’équilibre et la survie du “système” et de sa propagande qui ne saurait se concevoir sans une forme de contradiction savamment contrôlée pour être crédible ? Nous allons prendre deux exemples pour illustrer comment les médias alternatifs sont des acteurs de la propagande du système sans s’en rendre compte, à leur corps défendant. Parce que leur ethos est similaire. | ||||||
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© 2026 L'Eclaireur - Alpes
Directrice de la publication : Patricia Cerinsek
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[ Flash ] Mass Surveillance in the U.S. Takes a Hit
The five-year extension of the FISA provisions enabling warrantless surveillance of any American has just been killed by Congress.
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Thomas Massie is something else. The Republican congressman from Kentucky who forced the legal publication of the Epstein files against an administration that had promised it — then quietly buried it — has struck again. This time, alongside allies Tim Burchett and Lauren Boebert, he torpedoed the Trump administration’s push to extend Section 702 of FISA for another five years. The same provision that allows intelligence agencies to surveil any American without a warrant. The same provision Trump swore during his campaign to abolish. The House was recalled at midnight for a snap vote — a stalling tactic that backfired spectacularly.
The extension was blocked. Congress bought itself two weeks, not five years.
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What is FISA?
The Foreign Intelligence Surveillance Act was passed in 1978 in the wake of documented abuses by the FBI and CIA throughout the 1960s and ‘70s — exposed by the Church Committee. It established a legal framework for intelligence-related surveillance, including a secret federal court, the Foreign Intelligence Surveillance Court, to authorize (or reject) agency requests. It was gutted and turbocharged by the PATRIOT Act in 2001, and again by the infamous Section 702 amendment in 2008, which opened the door to warrantless collection of communications and metadata.
It was Edward Snowden who blew the lid off the whole operation in 2013, releasing thousands of classified documents proving the NSA was using FISA as cover for mass surveillance that was both illegal and unconstitutional.
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Now Congress has two weeks to draft, debate, and pass a reformed law. Good luck.
The irony here is almost too rich to be satirical: FISA Section 702 is the very instrument the Obama administration wielded against Trump’s own campaign team in 2016. It was the cornerstone of Russiagate — that sprawling operation to brand him a Kremlin asset, which poisoned his entire first term. Trump promised to kill it. Then he fought to extend it. Draw your own conclusions about the man’s memory, principles, or care for the Americans who elected him.
It is worth noting what Section 702’s expiration also means in practice: the NSA no longer holds the authority to compel any American tech or telecom company to hand over the communications, emails, and metadata of foreign nationals outside the United States. That is not a footnote. That is a seismic shift.
Meanwhile, the European Union continues maneuvering toward generalized mass surveillance through the back door — cloaked in the language of child protection — in direct violation of EU treaties and binding rulings from the Court of Justice. We covered that this morning.
L'Eclaireur In English | ||||||
Then the Covid Vaccine Pass, Now the Digital Pass | ||||||
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Ursula von der Leyen has announced the launch of a universal, anonymous application — or so we are told. This European solution aims to restrict minors’ access to sensitive online content through a tool based on zero-knowledge proof cryptography — ZK proof. The technology would theoretically allow users to verify their age without… | ||||||
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A pointed observation for the independent media landscape: instead of perpetually shrieking about censorship as the existential threat to democracy, perhaps it is time to grasp what is actually at stake. What is freedom of expression worth in the absence of privacy? The fundamental distinction between Europe and the United States is precisely this: in Europe, privacy retains genuine legal protection, and you cannot simply hoover up communications, metadata, and personal data at will.
Those who, instead of reasoing, manufacture hysteria over the unenforceable DSA, Chat Control, digital identity, and the European Commission’s laughable digital pass are, whatever their intentions, doing the establishment’s work for it.
L'Eclaireur In English | ||||||
Alternative Propaganda | ||||||
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Are French ‘alternative’ media truly alternative? They position themselves as opposed to, or even diametrically opposed to, the mainstream media. But can that really be called an alternative, when in practice the mainstream media define their stance and positioning? Are they not simply the other side of the same co… | ||||||
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Directrice de la publication : Patricia Cerinsek




JUST IN—IT’S OFFICIAL: Conservatives have BLOCKED an attempt to RAM THROUGH a 5 year extension of FISA in the dead of night, extending it by only 2 weeks @timburchett , @laurenboebert , and @RepThomasMassie are out here celebrating a win against the deep state 
“They try
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