On croit qu’une valise contient des vêtements, des papiers, quelques objets sauvés. Celle d’un exilé porte davantage : une mère laissée derrière soi, une langue intime, des gestes détruits, une maison réduite à la mémoire, et ce poids invisible qu’aucune balance, aucun dossier, aucune frontière ne saura jamais mesurer. |
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