Vendredi 14 février – IA mon amour
BONJOUR ! J’aime bien Gaspard Koenig. Ancien chroniqueur à l’Opinion, le romancier philosophe est radical dans sa revendication de la liberté. Au pic du sommet de l’IA, il écrivait : « Copilot est le Waze de la pensée. Confier l’expression de soi à un robot constitue le dernier degré de la servitude volontaire. Signer un e-mail qu’on n’a pas rédigé, c’est abdiquer toute dignité ». Waouh ! Gaspard vit retiré en Normandie. Sans doute ne mesure-t-il pas l’impact de l’IA générative dans le fonctionnement quotidien de l’entreprise.
Révolution. CEO de Polaria, Cyril de Sousa Cardoso a fabriqué pour l’Opinion l'égérie Elysia – regardez, c’est incroyable ! Son analyse est différente, bien sûr : « Cette révolution est avant tout le fruit du “shadow IA”. C’est une révolution qui arrive par le bas. Pour la première fois, le système d’information d’une entreprise n’est plus maîtrisé par la seule DSI, mais par tous ces salariés qui ont décidé de s’abonner à ChatGPT pour réaliser certaines tâches ! » En 24 mois, on est passé de 1 % à 20 % des professionnels utilisant l’IA en France !
Compatibilité. Cécile Dejoux est professeure des universités au Cnam, directrice du Learning Lab Human Change et du club Future of Work et créatrice de MOOCs. Qu'écrit-elle dans l’Opinion ? « Devenir “IA compatible” est désormais une nécessité, tant pour les managers que pour leurs équipes. Mais cela ne suffit plus : à l’horizon 2025, les agents IA, conçus pour agir de manière autonome, viendront compléter les agents conversationnels comme ChatGPT. On va alors passer, sur certaines tâches, de l’automatisation à l’autonomie. » Gartner estime qu’au moins 15 % des décisions professionnelles quotidiennes seront prises par des agents IA d’ici à 2028.
Confidentialité. Ces trois témoignages démontrent s’il le fallait à quel point l’intelligence artificielle va bouleverser la vie en entreprise. Ce n’est que le début. La refuser vous expose au décrochage. S’y plonger oblige à réfléchir sur les rapports de force au sein des entreprises, sur la confidentialité des données, sur la sécurité des systèmes d’information, sur la propriété intellectuelle, sur la formation, sur les nouvelles réglementations, sur la transparence des processus de décision, sur le coût du déploiement... Et toujours garder une ligne directrice claire : il est tant de s’enthousiasmer !
Génération X’O. Génération X’O, c’est un X comme eXpérience et un O comme Opportunité, pour les actifs suractifs de plus de 50 ans pas vraiment effrayés par l’IA. Partagez X’O, suivez-nous sur LinkedIn !
A dans quinze jours. Bonne lecture !
Rémi Godeau, rédacteur en chef de l’Opinion
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