Rares sont les coups de fil qui ont de telles répercussions. La conversation d’une heure et demie entre Donald Trump et Vladimir Poutine, dont l’issue a été soigneusement mise en scène, est un cadeau presque inespéré pour le président russe, et un nouveau coup porté au droit international et à l’ONU. Après Gaza, où il ne propose rien de moins que de commettre un crime contre l’humanité, le milliardaire états-unien dicte au monde - et en premier lieu à l’Ukraine - le tempo et le sens des « négociations immédiates » qu’il entend entreprendre avec son homologue du Kremlin, soumis (comme Benyamin Netanyahou, déjà reçu à Washington) à un mandat d’arrêt international.
L’Ukraine sera impliquée dans ces pourparlers, a tenté de vendre hier Donald Trump, après la levée de boucliers d’une Europe médusée et rendue impuissante à force d’alignement. Une promesse qui n’engage pas à grand-chose. Et si Kiev est prête à « échanger un territoire contre un autre », l’inquiétude prévaut alors que la conférence qui se tient à Munich aujourd’hui pourrait s’avérer décisive.
Surtout quand Trump envisage des négociations de paix mettant des millions de vies en jeu comme un « deal commercial », sous-tendu par son ambition de rafler 500 milliards de dollars en terres rares. « America first », toujours et à n’importe quel prix.
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