Partis de l’esplanade des droits de l’homme ce sont finalement 120 manifestants qui ont parcouru les rues de La Tour du Pin, passant près du marché puis par la principale rue commerçante de la ville pour terminer devant la sous-préfecture. Très souvent, passants et habitants applaudissaient. Nombreux ont filmé ou pris des photos du cortège.
Les mots d’ordre massivement scandés tout au long du parcours :
« A bas, à bas, à bas l’état d’urgence !
Résitance ! »
« Les vieux dans la misère, les jeunes dans la galère :
De cette société-là on n’en veut pas !
On veut l’égalité des droits !»
« Un vrai travail, un vrai salaire :
Non au travail précaire ! »
« La loi de ‘sécurité globale’ ?
On n’en veut pas !
Retrait, retrait, retrait du projet de loi ! »
à part la minoration du nombre, le reportage de Candice Heck, qui a participé à toute la manifestation, est très correct :
La Tour-du-PinPrès de 100 manifestants contre le projet de loi Sécurité globale
Elles se sont de nouveau fait entendre pendant plus d’une heure. Une semaine après un premier rassemblement, environ 100 personnes, au plus gros de la manifestation, sont descendues dans les rues de La Tour-du-Pin, pour les « droits sociaux et la liberté ».
« On veut l’égalité des droits. Les vieux dans la misère, les jeunes dans la galère, de cette société-là on n’en veut pas. À bas l’état d’urgence, résistance. » Ces mots et ces phrases ont résonné ce samedi matin dans les rues de La Tour-du-Pin, à l’appel de Force ouvrière (FO) et de la CGT, des gilets jaunes ainsi que de la “libre-pensée”. « Nous sommes là pour que la première des libertés puisse être garantie. Et pour que le projet de loi Sécurité globale soit retiré totalement, il ne s’agit pas seulement de l’article 24 (qui prévoit de restreindre la diffusion d’images des forces de l’ordre, NDLR). On demande, aussi, l’abrogation des lois liberticides », lance Claude Ageron de FO, dans cette nouvelle marche des libertés.
Contrairement à la semaine passée où 150 personnes s’étaient rassemblées, un cortège, encadré par une douzaine de gendarmes, est, cette fois-ci, parti du Champ-de-Mars pour se diriger vers le boulevard Gambetta jusqu’à La Poste, avant de prendre la direction de la rue de la République, de la place Antonin-Dubost et de s’arrêter devant la sous-préfecture.
« J’ai 72 ans, j’ai commencé à manifester il y a deux ans »
Jean-François, gilet jaune, était aux avant-postes. Cet ancien artisan, qui dit « avoir été ruiné par le RSI », a fait le court déplacement depuis Val-de-Virieu. « J’ai 72 ans, j’ai commencé à manifester il y a deux ans. Depuis, mes samedis se déroulent dans les rues ou au rond-point. On se fout de nous », peste-t-il.
Dans les rangs, des pancartes sont brandies, comme celle de cette Berjallienne qui a écrit “Démocratie = respect des libertés fondamentales” ou, sur une autre : “Halte à l’escalade sécuritaire !”. Sur le dos d’un manifestant, une “attestation de vivre”, sur le modèle des attestations de déplacement, est collée.
« Je suis une militante de la première heure. Dans ma famille, nous savons ce que sont les luttes. J’ai lutté au temps de Valéry Giscard d’Estaing, mais Macron c’est le summum des réductions des libertés », soupire Lili, venue du nord de Morestel.
Pour l’heure, un nouveau rassemblement, samedi prochain, n’est pas encore certain.






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