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samedi 5 décembre 2020

La santé avec La nouvelle page santé - La forteresse intestinale, clé de notre immunité

 La santé 

Chers amis,

Lavez-vous les mains, respectez la distanciation sociale, portez des masques.

On nous martèle ces 3 recommandations quotidiennement, à raison sans doute.

Mais il existe un autre geste barrière, un geste fondamental trop souvent oublié.

Et pourtant, sans lui, les 3 autres ne servent à rien !
 

La forteresse intestinale, clé de notre immunité

60 % à 70 % de nos cellules immunitaires vivent dans notre intestin1.

Ce que nous avons appris au sujet du développement du système immunitaire lié au microbiote intestinal provient d’expériences sur des souris dites axéniques.

Ces souris sont élevées dans des bulles stériles afin de maintenir une absence complète de micro-organismes dans leur intestin.

L’étude de ce modèle « germ-free » a permis de mettre en évidence que l’absence de microbiote a un effet dans le développement de l’immunité innée.

Le moindre agent infectieux devenant pour elles potentiellement fatal !

Ces découvertes sont assez récentes et on ne connaît pas encore tous les mécanismes impliqués.

Notre système défensif intestinal a tout d'une forteresse, mais pour qu'elle soit imprenable, il faut que trois éléments fonctionnent en étroite collaboration.

Le microbiote intestinal et ses 100 000 milliards de bactéries doivent contribuer à empêcher les agents pathogènes de coloniser l’intestin, un mécanisme appelé « effet barrière ».

La muqueuse intestinale, par son étanchéité, doit les empêcher de pénétrer dans l’organisme, jouant son rôle de « filtre ».

Les mécanismes du système immunitaire intestinal doivent induire la défense de l’organisme face aux agresseurs.

Un hôtel 5 étoiles pour les bactéries

À la naissance, nous quittons un environnement pratiquement stérile pour faire connaissance avec nos futurs hôtes : les bactéries et les virus.

Notre intestin héberge des milliards de ces micro-organismes vivants : plus de 1 000 espèces différentes de bactéries, mais aussi de virus, de champignons et de levures.

Notre système immunitaire a l’intelligence de ne pas faire la guerre à ces envahisseurs pacifiques.

Au contraire, il s’en fait des alliés.

Échange de bon procédé, le microbiote devient alors une barrière protectrice.

Une symbiose entre nos cellules et les cellules microbiennes se met en place progressivement.

Elles travaillent ensemble, échangent des informations, pour nous aider à digérer, à combattre les infections ou à produire des sécrétions utiles à notre santé.

C’est un système gagnant-gagnant.

Nous ne sommes pas égaux face à la dysbiose

Le microbiote intestinal est propre à chacun, unique, en quantité et en qualité.

Parmi les 1 000 espèces connues, 160 en moyenne sont présentes dans le microbiote d'un individu en bonne santé.

15 à 20 espèces seraient communes à tout le monde.

Notre microbiote personnel se compose à la naissance, au contact de la flore vaginale de la mère (lors d'un accouchement par voie basse) ou au contact des micro-organismes de l'environnement (quand on naît par césarienne).

C'est souvent là que tout se joue, et les enfants nés par césarienne sont les grands perdants !

Ils sont colonisés par la microflore de l’environnement hospitalier pourvu en bactéries qui n'auront aucun rôle dans la future flore intestinale du bébé.

Je serais curieux de savoir quel est le taux de personnes gravement atteintes par la Covid nées par césarienne. 

Je mettrais bien quelques pièces en jeu en pariant qu'ils sont bien plus nombreux que ceux nés par voies basses !

L’efficacité de la barrière intestinale varie d’un individu à l’autre

Diversification alimentaire, patrimoine génétique, niveau d'hygiène, traitements médicaux (antibiotiques, par exemple), environnement….

C'est en fonction de ces facteurs qu’elle construit sa spécificité, et parfois qu’elle s’altère durablement !

Dans ce cas, on peut craindre l'apparition de troubles.

On parle de dysbiose.

(la suite ci-dessous)
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La principale cause de vos problèmes ?

Le dérèglement “d’un organe” caché au creux de votre ventre pourrait être la cause de votre prise de poids, de votre stress ou de votre fatigue, de vos intolérances alimentaires et même de vos allergies !

Les chercheurs du monde entier s’activent sur cette découverte incroyable. 

Nous publions en exclusivité leurs premiers conseils pour entretenir cet organe. 

Découvrez-les en cliquant ici.


Suite de la lettre de ce jour :

La dysbiose, ou quand la muraille s'effondre

C’est potentiellement :
  • l’affaiblissement général de la réponse immunitaire ;
  • des maladies inflammatoires chroniques (maladie de Crohn, syndrome du côlon irritable) ;
  • des maladies auto-immunes (dont des allergies) ;
  • le diabète ;
  • l'obésité ;
  • la dépression ;
  • la cirrhose ;
  • des maladies neurodégénératives (dont Alzheimer) ;
  • certains cancers (le colorectal notamment).

Un bon indicateur doit vous mettre la puce à l'oreille et vous faire penser à une éventuelle dysbiose.

Il s'agit de votre transit.

S'il est perturbé (constipation ou diarrhée) et que vos selles sont vraiment malodorantes soyez sur vos gardes. C'est le signe que les bactéries pathogènes prennent le dessus sur celles qui vous protègent.

La digestion se fait mal, les nutriments sont moins bien absorbés. Des déficits nutritionnels, voire des carences, peuvent s’installer.

Ces carences notamment celles en zinc affaiblissent le système immunitaire.

Le coronavirus trouve alors la porte grande ouverte pour s'installer !

Pour savoir si vous êtes concerné, 2 types de tests.

  • L’analyse des selles (coproculture), pour rechercher une infection intestinale ou une dysbiose. Elle permet de déceler la présence de sang dans les selles, d'évaluer le pH, la fonction pancréatique exocrine (production des enzymes destinées à décomposer les aliments) ainsi que le niveau d’inflammation, d’immunité et la perméabilité intestinale.

  • Le séquençage génétique (tests de nouvelle génération), pour déterminer la composition de la flore intestinale. Il permet de détecter si une dysbiose est due à une carence en bonnes bactéries et d'envisager une stratégie ciblée (pré- et probiotiques).

Prenez soin de vos bactéries !

  • Ajustez votre alimentation

Pour une bonne dose de prébiotiques (qui entretiennent la flore intestinale), augmentez vos portions de fibres (légumes, fruits, céréales et farines complètes) : l'ail, l'artichaut, l'asperge, l'oignon, le poireau, le blé entier, l'orge, le seigle, l'avoine, le chou, les pommes de terre, et la banane en sont bien pourvus.

Intégrez des aliments fermentés à vos repas : choucroute, miso, cornichons, jus de légumes lacto-fermentés

Mastiquez suffisamment ! On ne le dit pas assez : la mastication améliore la digestibilité des fibres.

Bannissez les sucres simples (saccharose, fructose, maltose, lactose, glucose) qui sont sans aucun doute la cause des plus grandes perturbations de la flore intestinale.

Par exemple, la levure candida albicans prospère dans cet environnement sirupeux !

  • Pratiquez une activité sportive régulière.

Une bonne condition cardio-respiratoire améliore la qualité du microbiote et stimule la diversité bactérienne2.

  • Gérez votre stress

Il a un impact négatif sur la flore intestinale, alors soyez zen !

Exercices de respiration, yoga, méditation, longues promenades en pleine nature sont indispensables.

  • Faites des cures de probiotiques

Après un traitement antibiotique, ce doit être automatique.

Pour une efficacité optimale, ces probiotiques doivent remplir 3 critères :

  • composition minimale de 2 milliards de bactéries,
  • 5 souches différentes,
  • gélules gastrorésistantes.

En prévention : 1 cure par trimestre pendant 1 mois.

Pensez au pollen frais. Il contient 10 millions de ferments lactiques par gramme. Il a un effet antimicrobien, antifongique, antiallergique.

La levure de bière vivante est également une bonne source de probiotiques.

Un traitement de choc qui ne laisse pas indifférent

Lorsque la dysbiose est trop importante, la transplantation fécale est parfois l’ultime recours.

Elle consiste à administrer une suspension bactérienne préparée à partir des selles d’un individu sain via une sonde nasogastrique ou par lavement.

Le but est d'implanter un microbiote équilibré chez un patient malade. Cette option thérapeutique est choisie en cas d'infection intestinale sévère ou de pathologie grave.

Avant d’en arriver à de telles extrémités, vous savez ce qu'il vous reste à faire…

Que la flore soit avec vous !

À bientôt

Laurent des Éditions Nouvelle Page


L'auteur de ce message
 
Laurent Tessier est directeur des Éditions Nouvelle Page Santé et de Nouvelle Page Nutrition.

Fils d’agriculteurs et ayant grandi à la campagne, Laurent s’intéresse à la santé naturelle depuis sa plus tendre enfance.

Son but est de collaborer avec les meilleurs professionnels des médecines naturelles pour proposer à ses lecteurs des solutions efficaces contre les grands problèmes de santé d’aujourd’hui.

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