Chère lectrice, cher lecteur,Alors que la Suisse entrevoit le bout du tunnel de cette deuxième vague hivernale, plusieurs questions monopolisent le débat. A quoi ressembleront les fêtes de famille cette année? Les restaurants romands pourront-ils bien rouvrir comme prévu le 10 décembre? Quand viendra le premier vaccin? Au-delà de ces considérations légitimes, une autre réalité, lancinante, peine à émerger. Celle des décès liés au Covid-19, pourtant plus nombreux que lors de la première vague, mais qui semblent passer inaperçus.
Accoutumance, lassitude, voire cynisme, plusieurs éléments peuvent expliquer ce changement de paradigme. D’autant que la tentation est grande, y compris chez les politiques, de réduire la masse des personnes décédées à des seniors en fin de vie. Une hypothèse démentie par les chiffres. A force d’être confronté à des cohortes de statistiques, on oublie parfois que derrière chaque décès se trouve une vie brisée, des proches endeuillés.
Bonne lecture!
– Sylvia Revello, journaliste, politique suisse, société, migration, histoire. |
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