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mercredi 30 novembre 2022

Edwy Plenel de Mediapart - Affaire Perdriau : fin d'une censure inédite

 

La lettre nouveautés de Mediapart
Le maire de Saint-Étienne Gaël Perdriau aura tout fait pour empêcher la parution de cet article qui révèle une calomnie qu’il ne peut assumer. 

Après 12 jours d'une censure inédite, Mediapart est enfin autorisé à publier sa révélation d'intérêt public : le maire de Saint-Étienne, déjà impliqué dans un chantage à la sextape contre l'un de ses adjoints, a aussi lancé une rumeur criminelle, dont il reconnaît aujourd’hui qu’il s’agit d’une pure calomnie, contre le président de région Laurent Wauquiez. À l’hôtel de ville, des anciens collaborateurs décrivent un quotidien empoisonné par la rumeur, utilisée comme un instrument politique.
Gaël Perdriau avait obtenu le 18 novembre qu’un magistrat nous empêche de publier un papier. Du jamais vu. Depuis près de 150 ans en France, la loi consacre la liberté d’expression. En plus, cette censure a été exercée sans le moindre débat contradictoire pour que nous puissions faire valoir nos arguments. Ce mercredi 30 novembre, cette décision liberticide a enfin été annulée.
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l'affaire Perdriau
 
Un procès capital s’est tenu, vendredi 25 novembre, au tribunal de Paris après la censure préalable dont Mediapart a été la cible. L’enjeu n’était pas un article, ni un journal ou même une profession, mais bien plus : la liberté d’informer le public.
 
L’entourage du maire Les Républicains de Saint-Étienne, Gaël Perdriau, a piégé son premier adjoint centriste Gilles Artigues, ancien député, en le filmant à son insu avec un homme lors d’une soirée intime, à l’hiver 2014, à Paris. La vidéo est depuis utilisée pour le faire chanter, selon une enquête de Mediapart, qui révèle les coulisses de cette opération.
 
Les enregistrements du maire et de son directeur de cabinet, que Mediapart a fait le choix de diffuser en raison de leur valeur informative, et notamment parce que les deux hommes contestaient publiquement leur rôle dans le chantage exercé contre Gilles Artigues sont à retrouver ici.
Par 
Derrière l’affaire Perdriau, la question des enregistrements clandestins
D’abord, une évidence : Mediapart n'enregistre jamais et ne sollicite jamais d’enregistrements auprès d’un tiers. Il arrive que des personnes nous en confient, de la même manière qu’on nous remet des lettres, des mails, des SMS, des rapports, des vidéos. C’est ainsi que travaillent les journalistes du monde entier. Car, sans documents, les journalistes ne peuvent souvent rien.  
 
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