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jeudi 28 février 2019

Grand débat: René Revol, maire France insoumise, accuse Macron de "faire campagne aux frais de l'État"


https://www.huffingtonpost.fr

POLITIQUE
19/01/2019 11:43 CET 

Grand débat: René Revol, maire France insoumise, accuse Macron de "faire campagne aux frais de l'État"


Par Geoffroy Clavel

Présent à Souillac, cet édile de l'Hérault dénonce une "mascarade" en pointant le "filtrage" des intervenants.


Présent à Souillac, le maire France insoumise René Revol voit dans le grand débat une "mascarade" exploitée par Emmanuel Macron pour faire campagne.


POLITIQUE - Applaudi debout à l'issue d'un nouveau débat-marathon de plus de six heures, Emmanuel Macron n'a toutefois pas convaincu tout le monde à Souillac, où il a rencontré ce vendredi 600 maires d'Occitanie. Maire France insoumise de la commune de Grabels dans l'Hérault, René Revol avait fait le déplacement dans le Lot afin d'interpeller le chef de l'État sur la situation sociale du pays et relayer les revendications des gilets jaunes.
Mais, dans la droite ligne de ce que redoute l'opposition de gauche et de droite, l'édile a dénoncé dans cet exercice de démocratie participative une "mascarade" offrant au président de la République l'opportunité de faire campagne aux frais de l'État. "À quoi a-t-on assisté? À un soi-disant débat. Le président Macron a eu l'audace de dire que c'était un débat sans filtre. Or il n'y a eu que des filtres", a déploré l'élu dans une vidéo mise en ligne sur un blog.
"Aucun citoyen présent, des barrages à plus de 10 kilomètres, des contrôles d'identité dans tous les sens... [...] Qui présidait le débat? Un ministre [Sébastien Lecornu, NDLR]. [...] Qui choisissait les intervenants par département? Les préfets du département. Vous imaginez un débat présidé par un ministre avec les préfets qui choisissent ceux qui doivent intervenir?", a détaillé René Revol, accablant, à quelques exceptions près, des maires "cireurs de pompes" n'ayant pas fait remonter les demandes des gilets jaunes et du peuple.

Aux yeux de ce membre du Parti de Gauche fondé par Jean-Luc Mélenchon, ce grand débat est "pour Monsieur Macron un moyen de faire campagne, parce qu'on est dans une campagne électorale, clairement, en utilisant les moyens de l'État". Des milliers de gendarmes, de policiers, tous les moyens de réception, toutes les autorités [...] présidents de région, ministres, députés de toute la région... Tous ces gens mobilisés pour entourer deux petites centaines de maires dont une toute petite partie a pu parler".
"Nous avions joué le jeu, et puis en fait on s'aperçoit qu'il n'y a pas de débat", conclut René Revol en appelant à poursuivre les manifestations "pacifiquement" afin de faire plier l'exécutif qui "maintient sa politique de l'offre".
Malgré ce constat sévère, plusieurs édiles ont toutefois interpellé Emmanuel Macron sur l'état du pays. "J'espère que vous n'êtes pas dans la posture du 'dites-moi de quoi vous avez besoin, je vous expliquerai comment vous en passer'. (...) Arrêtez de stigmatiser, opposer, mépriser, cela ne fait que générer de la violence", l'a notamment mis en garde Christian Venries, maire de Saint-Cirgues (Lot), très applaudi.
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