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dimanche 30 novembre 2014
Un journaliste Allemand dévoile le contrôle de la presse par la CIA
http://www.mondialisation.ca
Si je dis non, je vous donne un exemple, un très bon exemple de ce qui se passe si vous dites non. Nous avons secouru des unités en Allemagne avec des hélicoptères dévolus aux accidents de la route. Ils se nomment eux-mêmes les « anges jaunes ». Il y avait un type qui ne voulait pas coopérer, c’était un pilote du service d’hélicoptères des anges jaunes en Allemagne. Ce type a dit non au service de renseignement pour l’étranger, le Bundesnachrichtendienst, lorsqu’ils l’approchèrent et voulurent qu’ils travaillent en tant que couverture non officielle pour l’agence allemande de renseignement pour l’étranger, tout en prétendant être un membre des anges jaunes. Alors ce qui arriva, c’est que cet homme perdit son travail. Et [au] tribunal en Allemagne, le juge décida qu’ils avaient raison parce qu’on ne peut pas faire confiance à un tel type. Il a été viré de son travail parce qu’il n’a pas coopéré avec le service de renseignement pour l’étranger. Ainsi, je savais ce qui arriverait si je ne coopérais pas avec les services de renseignement .
[...]
Un journaliste Allemand dévoile le contrôle de la presse par la CIA
Udo Ulfkotte, un ancien rédacteur en chef du Frankfurter Allgemeine Zeitung (qui est l’un des plus grands journaux Allemand), a décidé de rendre publique sa participation dans la corruption des « nouvelles » des médias occidentaux, estimant que celles-ci entraînent l’Europe vers une guerre nucléaire contre la Russie, provoquée par l’aristocratie américaine via la CIA.
Il a été un des conseillers du gouvernement Helmut Kohl. Entre 1986 et 1998, Ulfkotte a vécu en : Iraq, Iran, Afghanistan, Arabie saoudite, Oman, Émirats arabes unis, Égypte et en Jordanie. Il est membre du German Marshall Fund et a fait partie de la Fondation Konrad Adenauer de 1999 to 2003. Il a gagné le prix civique de la Fondation Annette Barthelt en 2003.
Il a été cofondateur d’un mouvement de paix contre l’extrémisme islamique naissant en Allemagne.
Et maintenant, il sort un livre qui prétend que les États-Unis sont en réalité la plus grande de toutes les menaces à la paix. Le livre est disponible uniquement en allemand, Gekaufte Journalisten, qui signifie « journalistes achetés.” (en tête des ventes dans sa catégorie sur Amazon.de – si un germanophone se sent de faire une fiche de lecture ce serait génial, contactez moi)
VIDEO :
Voici des extraits de son témoignage à la télévision Russe :
Je suis journaliste depuis 25 ans, et j’ai été éduqué à mentir, à trahir, et à ne pas dire la vérité au public. Mais voyant actuellement et durant ces derniers mois, jusqu’à quel point… comment les médias allemands et américains essaient d’apporter la guerre aux Européens, d’apporter la guerre à la Russie. C’est un point de non-retour, et je vais me lever et dire … que ce que j’ai fait dans le passé n’est pas correct, de manipuler les gens, de faire de la propagande contre la Russie et ce que font mes collègues et ont fait dans le passé, parce qu’ils sont soudoyés pour trahir le peuple pas seulement en Allemagne, mais dans toute l’Europe.
La raison de ce livre est que je suis très inquiet d’une nouvelle guerre en Europe, et je ne souhaite pas que la situation se reproduise, parce que la guerre ne vient jamais d’elle-même, il y a toujours des gens derrière qui poussent à la guerre, et ce ne sont pas seulement les politiciens, ce sont les journalistes aussi.
J’ai juste écrit dans le livre comment nous avons trahi dans le passé nos lecteurs juste pour pousser à la guerre, et parce que je ne veux plus de cela, j’en ai marre de cette propagande. Nous vivons dans une république bananière, et pas dans un pays démocratique où nous aurions la liberté de la presse, les droits de l’Homme. [...]
Si vous regardez les médias allemands, et plus spécialement mes collègues qui, jour après jour, écrivent contre les Russes, qui sont dans des organisations transatlantiques, et qui sont soutenus par les États-Unis pour faire cela, des gens comme moi. Je suis devenu citoyen d’honneur de l’État de l’Oklahoma. Pourquoi au juste ? Juste parce que j’écris pro-américain. J’ai écrit pro-américain. J’étais soutenu par la Central Intelligence Agency, la CIA. Pourquoi ? Parce que je devais être pro-américain.
J’en ai marre de ça. Je ne veux plus le faire ! Et alors j’ai juste écrit le livre non pour gagner de l’argent, non, ça va me coûter de nombreux problèmes, juste pour donner aux gens dans ce pays, l’Allemagne, en Europe et partout dans le monde, juste pour leur donner un aperçu de ce qui se passe derrière les portes closes.
[...]
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Oui il y a de nombreux exemples de cela : si vous revenez sur l’histoire, dans l’année 1988, si vous allez dans vos archives, vous trouverez en mars 1988 qu’il y a eu en Irak des Kurdes qui ont été gazés avec des gaz toxiques, ce qui est connu du monde entier. Mais en juillet 1988, ils m’ont envoyé dans une ville appelée Zubadat qui est à la frontière de l’Irak avec l’Iran. C’était la guerre entre les Iraniens et les Irakiens, et j’ai été envoyé là-bas pour photographier comment les Iraniens ont été gazés par du gaz toxique, par du gaz toxique allemand. Vous l’appelez LOST, sarin, gaz moutarde, fabriqué par l’Allemagne. Ils ont été gazés et j’étais là pour prendre des photographies de comment ces gens ont été gazés par du gaz toxique venant d’Allemagne. Lorsque je suis revenu en Allemagne, il n’y avait qu’une seule petite photo dans le journal, le Frankfurter Allgemeine [Zeitung], et il y avait un seul petit article, ne décrivant pas comment c’était impressionnant, brutal, inhumain et terrible, de tuer la moitié… de tuer, des décennies après la seconde guerre mondiale, des gens avec du gaz toxique allemand. Ainsi, ce fut une situation où je me suis senti abusé d’avoir été là-bas et juste pour donner un documentaire sur ce qui s’était passé, mais ne pas avoir été autorisé à dévoiler au monde ce que nous avions fait derrière les portes fermées. Jusqu’à aujourd’hui, ce n’est pas bien connu du public allemand qu’il y a eu des gaz allemands, qu’il y a eu des centaines de milliers de gens gazés dans cette ville de Zubadat.
Maintenant vous m’avez demandé ce que j’ai fait pour les agences de renseignement, alors s’il vous plaît, comprenez que la plupart des journalistes que vous voyez dans les pays étrangers prétendent être journalistes, et ils pourraient être journalistes, des journalistes européens ou américains… Mais nombre d’entre eux, comme moi dans le passé, sont soi-disant appelés : « couverture non officielle ». C’est comme ça que les Américains les appellent. J’ai été une « couverture non officielle ». La couverture non officielle, ça signifie quoi ? Cela signifie que vous travaillez pour une agence de renseignement, vous les aidez s’ils veulent que vous les aidiez, mais jamais, au grand jamais, [...] lorsque vous êtes attrapés, lorsqu’ils découvriront que vous n’êtes pas seulement un journaliste mais également un espion, ils ne diront jamais : « celui-ci était l’un des nôtres ». ils ne vous connaîtront pas. Voilà ce que veut dire une couverture non officielle. Ainsi, je les ai aidés à plusieurs reprises, et je me sens honteux pour cela aussi désormais. De la même manière que je me sens honteux d’avoir travaillé pour des journaux très recommandés comme le Frankfurter Allgemeine, parce que j’ai été soudoyés par des milliardaires, j’ai été soudoyé par les Américains pour ne pas rendre compte exactement la vérité. [...] J’imaginais juste lorsque j’étais dans ma voiture pour venir à cet entretien, j’essayais de me demander ce qu’il se serait passé si j’avais écrit un article pro-russe, dans le Frankfurter Algemeine. Et bien je ne sais pas ce qui se serait passé. Mais nous avons tous été éduqués à écrire pro-européen, pro-américain, mais de grâce pas pro-russe. Alors je suis très désolé pour cela…. Mais ce n’est pas la façon dont je comprends la démocratie, la liberté de la presse, et je suis vraiment désolé pour cela.
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Et bien oui je comprends très bien la question. L’Allemagne est toujours une sorte de colonie des États-Unis, vous le verrez dans de nombreux points ; comme [le fait que] la majorité des Allemands ne veut pas avoir des armes nucléaires dans notre pays, mais nous avons toujours des armes nucléaires américaines. Donc, oui, nous sommes encore une sorte de colonie américaine, et, étant une colonie, il est très facile d’approcher les jeunes journalistes au travers (et ce qui est très important ici est) des organisations transatlantiques. Tous les journalistes appartenant à des journaux allemands très respectés et recommandés, des magazines, des stations de radio, des chaînes de télévision, sont tous membres ou invités de ces grandes organisations transatlantiques. Et dans ces organisations transatlantiques, vous êtes approchés pour être pro-américain. Et il n’y a personne venant à vous et disant : « nous sommes la CIA. Voudriez-vous travailler pour nous ? ». Non ! Ce n’est pas la façon dont ça se passe.Ce que font ces organisations transatlantiques, c’est de vous inviter pour voir les États-Unis, ils paient pour cela, ils paient toutes vos dépenses, tout. Ainsi, vous êtes soudoyés, vous devenez de plus en plus corrompus, parce qu’ils font de vous de bons contacts. Alors, vous ne saurez pas que ces bons contacts sont, disons, non officiels. Des couvertures non officielles ou des personnes officielles travaillant pour la CIA ou pour d’autres agences américaines. Alors vous vous faites des amis, vous pensez que vous êtes ami et vous coopérez avec eux. Et ils vous demandent : « pourriez-vous me faire cette faveur- ci ? Pourriez-vous me faire cette faveur-là ? ». Alors votre cerveau subit de plus en plus un lavage de cerveau par ces types. Et votre question était : est-ce seulement le cas avec les journalistes allemands ? Non ! Je pense que c’est plus particulièrement le cas avec les journalistes britanniques, parce qu’ils ont une relation beaucoup plus étroite. C’est aussi particulièrement le cas avec les journalistes israéliens. Bien sûr avec les journalistes français, mais pas autant que pour les journalistes allemands ou britanniques. … C’est le cas pour les Australiens,les journalistes de Nouvelle-Zélande, de Taïwan, et de nombreux pays. Des pays du monde arabe, comme la Jordanie, par exemple, comme Oman, le sultanat d’Oman. Il y a de nombreux pays où ça se passe, où vous trouvez des gens qui déclarent être des journalistes respectables, mais si vous regardez plus derrière eux, vous découvrirez que ce sont des marionnettes manipulées par la CIA.
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Excusez-moi de vous interrompre, je vous donne un exemple. Parfois, les agences de renseignement viennent à votre bureau, et veulent que vous écriviez un article. Je vous donne un exemple [ne venant] pas d’un journaliste bizarre, mais de moi même. J’ai juste oublié l’année. Je me rappelle seulement que le service de renseignement allemande pour l’étranger, le Bundesnachrichtendienst (c’est juste une organisation sœur de la Central Intelligence Agency, elle fut fondée par cette agence de renseignement) [...] est venu à mon bureau au Frankfurter Algemeine, à Francfort. Et ils voulaient que j’écrive un article sur la Libye et le colonel Mouammar Kadhafi. Je n’avais absolument aucune information secrète concernant le colonel Kadhafi et la Libye. Mais ils m’ont donné toutes ces informations secrètes, et ils voulaient juste que je signe l’article de mon nom.
Je l’ai fait. Mais c’était un article qui fut publié dans le Frankfurter Algemeine, qui originellement venait du Bundesnachrichtendienst, de l’agence de renseignement pour l’étranger. Donc pensez-vous réellement que ceci est du journalisme ? Des agences de renseignement écrivant des articles ?
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Oh oui. Cet article que j’ai reproduit partiellement dans mon livre, cet article était : « Comment la Libye et le colonel Mouhamar Kadhafi a secrètement essayé de construire une usine de gaz toxiques à Rabta ». Je crois que c’était Rabta, oui. Et j’ai obtenu toutes ces informations… c’était une histoire qui fut imprimée à travers le monde entier quelques jours plus tard. Mais je n’avais aucune information à ce sujet, c’était l’agence de renseignement qui voulait que j’écrive un article. Donc ce n’est pas la manière dont le journalisme devrait fonctionner, que les agences de renseignement décident de ce qui est imprimé ou pas.
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J’ai dû avoir une, deux, trois… six fois ma maison a été perquisitionnée, parce que j’ai été accusé par le procureur général allemand de divulgations de secrets d’État. Six fois ma maison perquisitionnée ! Et bien, ils espéraient que je ne refasse jamais encore cela. Mais je pense que c’est pire, car la vérité sortira un jour. La vérité ne mourra pas. Et je me fiche de ce qui va arriver. J’ai eu trois crises cardiaques, je n’ai pas d’enfants. Donc s’ils veulent me poursuivre ou me jeter en prison… c’est pire pour la vérité.
Nicolas Sarkozy, Un Champ De Ruines
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Nicolas Sarkozy, Un Champ De Ruines
Par René Naba
Mondialisation.ca, 30 novembre 2014
Les Français ont joué à la roulette russe à l’élection présidentielle de Mai 2007. Nicolas Sarkozy a gagné, la France a perdu.
Propulsé au pouvoir sur fond d’un paysage international dévasté, à contretemps du momentum stratégique, en pleine déroute des États Unis en Afghanistan et en Irak, et d’Israël au Liban, à la veille du collapsus de l’économie occidentale, l’idole des jeunes était déjà un président à rebrousse chemin. En signant son ralliement aux thèses des néoconservateurs américains par la réintégration du giron atlantiste, il mettait ainsi fin à la parenthèse gaulliste sur le plan diplomatique, et, sur le plan interne, avec l’adoption des lois sur l’exclusion sociale et le pistage génétique, le président rétrograde marquait le triomphe du néo-pétainisme.
Le délire narcissique dans lequel a baigné la France pendant un an a débouché brutalement sur la plus grande mystification politique de l’Histoire de la V me République, avec un état de grâce le plus bref de l’Histoire, implosant le soir même de son élection avec «la nuit du Fouquet’s», le dîner groupant les plus importantes fortunes du pays, la croisière à bord du yacht de Vincent Bolloré, le vaudeville de son couple à la Kennedy qui s’achèvera par son mariage avec un mannequin people fort apprécié du Paris intellectuel et artistique, enfin, son langage de charretier dégageant un entreprenant jeune homme par un langage châtié dont il a le secret. «Casse-toi pauvre con», est passé à la postérité comme le parfait contre-exemple du bon goût présidentiel français.
Dans l’ordre symbolique, Nicolas Sarkozy a refait l’unité de la droite sur la base des thèses de l’extrême droite pétainiste et l’apparence de la droite gaulliste. Le sarkozysme a signé ainsi la défaite du gaullisme et le triomphe du néo-pétainisme. Se réclamant du gaullisme tout en siphonnant les thèses de l’extrême droite xénophobe, le sarkozysme a purgé en fait la querelle de légitimité par le dépassement syncrétique des deux grandes familles de la droite française, dont le point d’exacerbation avait été atteint lors de la présidentielle de 2002.
Une compétition présidentielle qui avait placé les Français devant l’infamant dilemme de choisir entre un «escroc» et un «facho», deux septuagénaires vétérans politiques de l’époque de la guerre froide occupant le devant de la scène depuis près de quarante ans, les deux candidats les plus âgés, les plus fortunés et les plus décriés de la compétition, mutuellement confortés dans une campagne sécuritaire, l’un, Jacques Chirac, héritier d’un gaullisme dévoyé dans l’affairisme le plus débridé, l’autre, Jean Marie Le Pen, héritier d’un vichysme sublimé par un ancien tortionnaire de la Guerre d’Algérie. Le premier, auteur d’une formule chauvine d’une démagogie achevée sur les «bruits et les odeurs» des familles immigrées qui ponctionnent la sécurité sociale par leur prolificité génésique, le second, auteur d’une formule d’une abomination absolue sur le «Durafour crématoire, point de détail de l’Histoire».
Sujet Médiatique Unique pendant les deux premières années de sa mandature, l’homme glanera au passage le sobriquet d’«agité du bocal».
Sous Nicolas Sarkozy, la France a vu sa notation économique dégradée, son taux de chômage explosé à 10 pour cent de la population, parallèlement à l’inflation des lois répressives (13 en cinq ans), alors que sur le plan interne, son parti, l’Union Pour la Majorité (UMP), a sombré dans une gigantesque farce avec le duel fratricide des deux prétendants François Fillon et Jean François Copé et le scandale de son Bygmalion sarkozyste.
Sous son mandat, la dette publique a explosé de 600 milliards d’euros, alors que, parallèlement, les cadeaux fiscaux se sont élevés à 75 milliards d’euros et que 350.000 emplois industriels ont été détruits, générant 337.000 pauvres supplémentaires. Recordman de la hausse la plus brutale du taux de chômage depuis trente ans, sous Sarkozy, à 8,1% en 2007, le taux devrait être autour de 10% en 2012, selon les dernières prévisions de l’Insee. La baisse des moyens consacrés à la lutte contre le chômage s’est accélérée depuis 2008 (-10,5% entre 2010 et 2011 et -11,3% entre 2011 et 2012) et certaines mesures, comme la défiscalisation des heures supplémentaires, ont eu des effets néfastes sur l’emploi en période de crise.
Sur le plan diplomatique, le projet phare de sa mandature, l’Union Pour la Méditerranée (UPM), a sombré corps et âmes du fait de la destitution de ses deux piliers sud, le tunisien Zine El Abidine Ben Ali et l’égyptien Hosni Moubarak, emportés par le vent d’est du changement et sa libération de la Libye a fait de ce pays un «incubateur de dictateurs», une zone de non droit absolu, débouchant sur l’instauration de la charia dans le pays et la talibanisation du Nord Mali, le pré carré africain de la France.
Ce président qui a fantasmé sur «les moutons que l’on égorge dans les baignoires» a néanmoins constamment quêté l’hospitalité des baignoires des palais royaux arabes, de Doha à Rabat, prenant l’initiative de stigmatiser une composante de la population pour des motifs inavoués bassement électoralistes. A ce titre “les moutons que l’on égorge dans les baignoires” (Nicolas Sarkozy), tout comme «les bruits et les odeurs des familles immigrées» prolifiques (Jacques Chirac) demeureront une tache indélébile du discours politique français et déshonorent leurs auteurs. A n’y prendre garde, elles ouvriraient la voie à des dérives fascisantes du comportement politique français.
Bouclier fiscal, dîner au Fouquet’s avec le CAC 40 et tutti quanti. Travaillez plus pour gagner moins. Pour réfléchir moins? Le mépris du peuple. Le mépris de la souffrance du peuple. Le populisme n’est pas populaire.
Nicolas Sarkozy, dégradé, les symboles de la diversité en quenouille. Plagiaire, Rama Yade, rayée des listes électorales de Colombes. La banlieue n’aime pas les frimeurs et les tricheurs. Rachida Dati, punie par là où elle a pêché. Squatteuse de luxe, dégagée par un parachuté comme elle. Fadela Amara, délogée de son appartement de fonction et Abdel Rahman Dahmane, des palais de la République. Faudel renvoyé à ses fourneaux et Doc Gynéco à ses vapeurs. Et si la diversité à la Sarkozy n’était qu’un «piège à c…» et Sarkozy piégé par lui-même ?
L’allégeance aux armes et le fichier de la double nationalité, deux aspects d’un même piège démagogique.
L’allégeance aux armes, -la proposition de Jean François Copé, le chef de l’UMP, qui consiste pour tout candidat à la nationalité française ou tout français accédant à la majorité, de prêter un serment de loyauté à la France-, comme le fichier de la double nationalité, la proposition de Claude Goasguen, sont les deux aspects d’un même piège de la démagogie qui se referme contre ses auteurs. L’allégeance aux armes, soit. Mais que faire des objecteurs de conscience? Des pacifistes?
Une allégeance n’immunise pas contre la trahison. La collaboration avec l’ennemi de la France, l’Allemagne nazie, a été institutionnalisée par un Maréchal de France, lors de la Deuxième guerre mondiale. Les législateurs UMP e France se devraient, au préalable, de réviser leurs cours sur l’histoire de France avant de se lancer dans une entreprise si chauvine. Tant qu’à faire commençons par mettre de l’ordre chez soi: La défense du caporal binational franco israélien Gilad Shalit par la France devient dès lors caduque et, non avenue, de même que la promotion du réserviste israélien Arno Klarsfeld au poste de directeur de l’office de immigration et de l’intégration. Pour en finir avec le double standard… et dans le même ordre d’idées, faire intervenir l’Otan en Libye et apposer son veto à l’admission de la Palestine, relève de la duplicité, une forme de déloyauté à l’égard de ses propres principes fondamentaux. A force de jouer avec le feu on finit par s’y brûler.
La Françafrique, une France à fric: Honte à l’Afrique
Honte à l’Afrique. Honte à l’Afrique de nourrir ses bourreaux. Jamais la Françafrique, le plus extraordinaire pacte de corruption des élites françaises et africaines à l’échelle continental, n’a autant mérité son nom de «France à fric», une structure ad hoc pour pomper le fric par la vampirisation des Africains pour la satisfaction de la veulerie française. Aberrant et Odieux.
Honte à l’Afrique. Cinq siècles d’esclavage pour un tel résultat. Pour continuer à entretenir à grands frais l’un de ses colonisateurs les plus implacables, la France, l’un de ses tortionnaires les plus effrontés, Jean Marie Le Pen. Sans la moindre pudeur pour les victimes de la traite négrière, de l’esclavage, des zoos ethnologiques… les bougnoules, les dogues noirs de la République?
Gabon, Congo, Cote d’Ivoire, Sénégal, Guinée équatoriale. Drôle de riposte que de cracher au bassinet lorsqu’on vous crache sur la gueule. Qu’il est loin le temps béni des Mau Mau du Kenya. Vivement son retour. A vomir ces rois fainéants, dictateurs de pacotille de pays de cocagne.
La honte. Vénalité française et corruption africaine, combinaison corrosive, dégradante pour le donateur, avilissante pour le bénéficiaire: Quatre cent milliards de dollars (400 milliards) évaporés en 35 ans du continent africain vers des lieux paradisiaques, de 1970 à 2005, selon les estimations de la CNUCED (2).
Et Pourquoi ne pas déduire ces gracieusetés de la dette; la dette, cette nouvelle forme de traite négrière, qui saigne l’Afrique, autant que la précédente? Et pourquoi ne pas compenser par des infrastructures à l’effet de réduire la dépendance?
Et Pourquoi ne pas déduire ces gracieusetés de la dette; la dette, cette nouvelle forme de traite négrière, qui saigne l’Afrique, autant que la précédente? Et pourquoi ne pas compenser par des infrastructures à l’effet de réduire la dépendance?
Qu’attendent donc les Africains pour dégager leurs dirigeants fantoches, pourris parmi les plus pourris. Pas plus difficile à dégommer que Moubarak et Ben Ali. Surtout pas à l’aide de l’Otan, la coalition de leurs anciens bourreaux, mais à la sueur de leur front, avec les larmes des patriotes et leur sang, pour sceller définitivement la reconquête de la dignité de l’Afrique.
Et la classe politique française…Quelle strate parasitaire et obséquieuse. Tunisie, Maroc, Mammounia et Hammamet. Djembé et mallettes. Karachi et Clearstream. Rétro commissions et Taïwan. Alexandre Djhouri et Robert Bourgi. Ziad Takieddine et consorts (2). «République irréprochable», claironne le malaise vagal, «état exemplaire d’un siècle de l’éthique», tambourine l’anosognosie.
Posture et imposture.
Allégeance aux armes ? Chiche Jean François Copé en contrepartie d’un serment d’intégrité de la classe politique française. Mais qui trahira sa parole en premier? Le postulant ou le moralisateur?
Exception française et Pays des Droits de l’homme. Du pipeau. Ventouses et vampires plus vrais que nature, plus conformes à la réalité. En toute impunité. Aucune pudeur. Travailler plus pour gagner qu’ils redisent. L’imposture absolue. Un ridicule qui tue, le signe indiscutable du déclin. Tant pis pour les fossoyeurs de la douce France. Que l’on ne compte pas cette fois sur l’Afrique pour relever leur pays. Du balai, Erhal (dégage). Pour renvoyer à ses fadaises l’homme du discours de Dakar, spécialiste de la répétition, pas encore entré dans l’histoire.
La dalle d’Argenteuil, le test de crédibilité de Nicolas Sarkozy
Quelle inversion des valeurs que de voir l’homme de la stigmatisation africaine bombait le torse, ivre de sa victoire en Libye. Une victoire à la Pyrrhus d’ailleurs qui propulse la Charia comme la principale source de législation en Libye de par la volonté de Moustapha Abdel Jalil, le protégé du philosophe médiatique Bernard Henry Lévy. Il se raconte que dans la griserie de sa victoire le nouveau Scipion l’africain se serait vanté de nouveaux exploits devant le commandant Massoud de la Cyrénaïque et de la Tripolitaine: «Dans un an l’Algérie, dans trois ans l’Iran».
Stratège d’opérette promoteur, à grand fracas, l’Union Pour la Méditerranée, une merveille de diplomatie au résultat piteux. Ses deux piliers sud, Moubarak et Ben Ali, gisant au fond de la Méditerranée.
«Dans un an l’Iran»..? «Bomber Sarko» a seriné cette menace pendant cinq ans avec sa formule passée à la postérité: «la bombe ou le bombardement». Bravant ses foudres, l’Iran est parvenu, entre temps, au statut de puissance du seuil nucléaire, la centrale de Bouchehr raccordée au réseau électrique iranien…..et sarko galopant à la recherche de sa gloire passée.
Le matamore de Libye est une métaphore. Complètement à l’Ouest: un président à contretemps, à contresens de l’histoire, le pire sinistre industriel de la France depuis l’avènement de la Vème République. Ce stratège en chambre confond le principe du désir et le principe de réalité.
Que pouvez-vous espérer d’un président d’un pays qui n’a pas le courage de franchir le périphérique de sa capitale?
«Casse-toi pauv’con: La dalle d’Argenteuil, c’est le véritable test de la crédibilité de «Bomber Sarko».
René Naba
Références
- Nicolas Sarkozy, un champ de ruines diplomatique et économique: Extraits du Livre «De Nicolas I à François III, chronique d’une relégation annoncée» par René Naba (Dictus publishing) – Disponible ici
- Se référant aux estimations de la CNUCED, Me Fabrice Marchisio, avocat spécialisé dans le recouvrement d’actifs frauduleux, précise que 400 milliards de dollars ont fui l’Afrique entre 1970 et 2005 vers d’autres continents et se fondant sur les estimations de la banque Mondiale, il indique que le montant des détournements des dictateurs arabes déchus lors du «printemps arabe», Hosni Moubarak (Égypte), Zine El Abidine Ben Ali (Tunisie) et Mouammar Kadhafi (Libye) serait d’une ampleur oscillant entre 100 milliards et 200 milliards, une variation qui intègre dans ses estimations des actifs dissimulés. Me Fabrice Marchisio est membre du cabinet Asset Tracing and Recovering / Cabinet Cotti, Vivant, Marchisio and Lazurel. Interview au journal Le Figaro 12 septembre 2011.
- Pour le bilan de François Hollande à mi mandat,
http://www.renenaba.com/l-homme-de-l-annee-2013/
Les Suisses rejettent trois textes, sur le forfait fiscal, l'or et l'immigration
Les Suisses rejettent trois textes, sur le forfait fiscal, l'or et l'immigration
Les Suisses ont rejeté trois textes dimanche 30 novembre 2014 | REUTERS
INTERNATIONAL - Les trois textes soumis dimanche 30 novembre à votation en Suisse ont été rejetés, selon les résultats officiels.
La majorité des 26 cantons suisses a en effet refusé ces textes, alors qu'il s'agissait d'une condition requise pour qu'ils soient adoptés. De ce fait, ces textes, appelés initiatives populaires, sont considérés comme rejetés.
Le texte concernant concerne la suppression des forfaits fiscaux pour les millionnaires étrangers a été rejeté par 60% des électeurs, et celui pour les réserves d'or obligatoires pour la Banque nationale suisse à 76%.
Pour ce dernier, le vote portait sur trois points: rapatrier l'or de la Suisse conservé à l'étranger, interdire à la BNS toutes ventes futures d'or et enfin, si le "oui" l'emportait, celle-ci aurait dû détenir au moins 20% de ses actifs en or physique.
Enfin, le texte sur l'immigration, appelé Ecopop, qui visait à limiter l'immigration au nom de la protection de l'environnement, a lui été rejeté à 74%, soit un pourcentage bien supérieur aux résultats des sondages publiés avant la consultation. Même dans le canton du Tessin, le texte n'a obtenu que 36% de voix "pour", alors que les sondages prévoyaient un large "oui".
Un îlot de prospérité
Ecopop souhaitait limiter le solde migratoire annuel du pays à 0,2% de la population (environ 16.000 personnes), contre 83.000 actuellement, au nom de la protection de l'environnement et pour mettre fin au bétonnage du pays. Il prévoyait aussi que la Suisse consacre 10% de son aide au développement à des mesures de contrôle des naissances dans les pays du Sud.
"Ce texte était mal rédigé et maladroit", a reconnu dimanche l'un de ses initiateurs Philippe Roch, un ancien haut-fonctionnaire suisse à la retraite. De son côté, un autre responsable de l'initiative en Suisse alémanique s'est déclaré "attristé par le fait que "l'argent a prévalu sur la nature".
En février, les Suisses avaient voté à la surprise générale une initiative de l'UDC (droite populiste), qui demandait le rétablissement de quotas et contingents pour limiter l'immigration du pays dans un délai de 3 ans.
"Le peuple a voté 'non' à Ecopop, car il attend de voir comment l'initiative de l'UDC est mise en oeuvre, cela ne remet en cause le fait qu'il faut limiter l'immigration", a commenté l'élu Luzi Stamm, un des barons de l'UDC.
Considérée à l'étranger comme un ilôt de prospérité avec peu de chômage, la Suisse attire de nombreux étrangers qui rêvent de s'y installer et d'y travailler.
Lire aussi :
"Les deux combats de Sarkozy", l'édito d'Anne Sinclair
WEEK-END DE DROITE
"Les deux combats de Sarkozy", l'édito d'Anne Sinclair
Les deux combats de Nicolas Sarkozy
Publication:
Un week-end de droite. Coïncidence symbolique d'assister, en même temps, à l'élection des présidents des deux formations qui ambitionnent d'être face à face au deuxième tour de 2017.
100% des voix. Pas de candidat(e) face à elle. Pour Marine Le Pen, son élection fut une promenade de santé, et quelle santé! Acclamée ce dimanche à Lyon par des militants énamourés, elle communique à la salle son optimisme - "Nous n'imaginions pas que nous irions aussi vite et aussi loin" - et malgré un discours moins éloquent que d'habitude, affiche un organigramme du parti à sa main.
100% des voix. Pas de candidat(e) face à elle. Pour Marine Le Pen, son élection fut une promenade de santé, et quelle santé! Acclamée ce dimanche à Lyon par des militants énamourés, elle communique à la salle son optimisme - "Nous n'imaginions pas que nous irions aussi vite et aussi loin" - et malgré un discours moins éloquent que d'habitude, affiche un organigramme du parti à sa main.
A l'UMP, ce fut moins unanime et moins triomphal pour le nouveau-ancien président. Hortefeux enthousiaste sur le "score exceptionnel" de Nicolas Sarkozy, Le Maire heureux, Juppé souriant, Fillon sur ses gardes, Sarkozy discret : les mines et les paroles en disaient beaucoup samedi soir. Si l'élection de Nicolas Sarkozy était certaine, son score de 64,5%, bien que très net, est cependant une déception pour celui qui fut élu il y a dix ans avec vingt points de plus.
Mais sa victoire est incontestable, il se retrouvera dès lundi en position de "shadow président", et devient clairement le chef de l'opposition. On ne se rappellera plus son score, il tient la maison, l'argent, la procédure et va réinvestir les médias : à ses concurrents, il laissera peu de place au soleil, et occupera l'essentiel du temps de parole réservé à son parti. Alain Juppé a-t-il eu tort de ne pas lui disputer la place? Il n'y a pas deux chefs dans un parti.
Cela dit, quoique claire, le résultat de l'élection de samedi fut quand même une surprise, si on se rappelle de la rentrée de Nicolas Sarkozy dans l'atmosphère, qui devait tout balayer sur son passage.
On a retrouvé un Sarkozy intact, avec les travers qu'on lui connaissait, accentués. Agité il le reste, impulsif tout autant, revanchard, il demeure. Désinvolte ajouteront ceux qui ont été sidérés de le voir avec légèreté donner raison à ceux qui demandaient l'abrogation de la loi Taubira. "Bonimenteur" aussi comme jamais, titrait Libérationvendredi, en relevant toutes les approximations qu'il ressasse depuis bien longtemps.
On a retrouvé un Sarkozy intact, avec les travers qu'on lui connaissait, accentués. Agité il le reste, impulsif tout autant, revanchard, il demeure. Désinvolte ajouteront ceux qui ont été sidérés de le voir avec légèreté donner raison à ceux qui demandaient l'abrogation de la loi Taubira. "Bonimenteur" aussi comme jamais, titrait Libérationvendredi, en relevant toutes les approximations qu'il ressasse depuis bien longtemps.
Ce Sarkozy-là fut une surprise. Ce Sarkozy-là n'a pas réfléchi au-delà de sa volonté de vengeance. Sa vraie fausse retraite ne lui a pas servi à grand-chose. Ni à se retourner sur son mandat et en tirer un bilan honnête, ni à élaborer des propositions nouvelles qu'il aurait pu sérieusement travailler, ni à corriger la ligne Buisson, de fracture et d'imprécations. Oui, Nicolas Sarkozy a étonné par son retour en caricature de lui-même.
Mais est-ce vraiment important ? Je pense qu'il s'en moque. Il ne faut jamais sous estimer Nicolas Sarkozy. Usé, disent certains? Mais il s'est usé déjà tant et tant de fois qu'il sait comment mettre des rustines pour cacher l'érosion, quitte à prendre le contre pied de ce qu'il vient de défendre. Son image serait dégradée? Qu'importe, pourvu qu'il arrive au second tour, et se fasse élire par défaut, fût-ce avec un score bien plus faible que celui de Jacques Chirac face à Jean-Marie Le Pen.
Mais si Nicolas Sarkozy veut étouffer Alain Juppé et rassembler ensuite des suffrages venus d'ailleurs que des rangs UMP, il va falloir qu'il se démarque d'un FN qui se banalise alors que sa droite à lui se radicalise. Sur l'immigration, sur l'insécurité, sur l'identité heureuse ou malheureuse de la France, sur le vivre ensemble, les deux discours tendent à se ressembler. Et même sur l'Europe : Nicolas Sarkozy est certes opposé à la sortie de l'euro que réclame comme une panacée sa concurrente d'extrême droite. Mais ses coups de boutoir contre l'Europe passoire ressemblent de plus en plus à ceux de la présidente du FN.
Il a donc deux combats à mener dans l'année qui vient : bondir sur les plates-bandes plus centristes de Juppé et le faire apparaître comme un homme du passé. Convaincre un électorat centriste, de plus en plus sceptique, que voter Sarko ou voter Le Pen, ne sont pas des choix similaires, et que cela vaudra la peine, encore une fois, de se déranger.
Mais rien n'est impossible à cet homme caméléon, la plasticité idéologique est son arme. En 2007, il fit campagne sur une positive énergie pour réformer la France. En 2012, sur le repli frileux vers une identité française menacée. S'il parvient à sauter à pieds joints de la dénonciation à la proposition, de la vindicte à la bonhomie, de la revanche à l'union, pour prouver que les idées du FN ne passeront pas par lui, il nous surprendrait vraiment.
Et la gauche dans tout ça? Elle gouverne dans l'indifférence, et s'interroge sur le futur congrès du PS. Les 'frondeurs' disent "vive la gauche". Vivre ou survivre? Au terme de ce week-end, elle était aux abonnés absents.
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