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Donald Trump met la pression sur Téhéran
De nouvelles victimes dans l'affaire Epstein, Canal+ ne veut plus travailler avec les anti-Bolloré, nouvelle épidémie d'Ebola en RDC, violences périscolaires parisiennes.
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Donald Trump met la pression sur Téhéran
Sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a prévenu qu'il “ne restera plus rien de l'Iran” si Téhéran ne signe pas un accord avec les Etats-Unis, alors que les négociations entre les deux pays patinent. Sur une image visiblement générée par intelligence artificielle, le locataire de la Maison Blanche apparaît coiffé de sa célèbre casquette rouge “Make America great again” et lance : “C'est le calme avant la tempête.” L'Iran “passera un très mauvais moment” si un accord n'est pas conclu, a également averti Donald Trump.
Les Etats-Unis n’ont accordé “aucune concession concrète” dans leur réponse aux propositions iraniennes, notamment sur le dossier nucléaire, ont affirmé les médias iraniens. Washington a présenté une liste de cinq points, en exigeant notamment que l’Iran ne maintienne qu’un seul site nucléaire en activité et transfère son stock d’uranium hautement enrichi aux Etats-Unis.
Une dizaine de nouvelles victimes françaises dans l’affaire Epstein
Une dizaine de nouvelles victimes potentielles de Jeffrey Epstein se sont manifestées auprès du parquet de Paris qui a ouvert fin février une large enquête pour “traite d'êtres humains” après la publication par le gouvernement américain de milliers de fichiers appartenant au criminel sexuel. L’objectif est notamment d’identifier ceux qui auraient pu lui permettre de faciliter ses crimes en France mais aucune des personnes susceptibles d’être mises en cause n’a été entendue jusqu’à présent.
Au total, une vingtaine de victimes se sont fait connaître, dont une dizaine qui n'étaient pas encore identifiées par le parquet. Les autres étaient notamment des victimes de Jean-Luc Brunel, agent de mannequins mis en examen pour viol sur mineurs, qui s'est suicidé en détention en 2022, ou de Gérald Marie, ex-dirigeant de la prestigieuse agence de mannequins Elite, visé par des plaintes et qui a nié publiquement les faits par le biais de son avocate.
“Nous entendons ces victimes, un certain nombre d'entre elles sont à l'étranger”, a expliqué la procureure. “Nous avons ressorti l'ordinateur de monsieur Epstein, sa téléphonie, ses carnets d'adresses”, qui font l'objet de nouvelles analyses, a-t-elle précisé. “Nous aurons aussi des demandes d'entraide internationale.”
“C'est quand on aura complété notre connaissance” des relations “d'Epstein avec les autres protagonistes” de son réseau en France “que nous entendrons les mis en cause”. Un autre homme et possible recruteur pour Jeffrey Epstein, Daniel Siad, fait ainsi l’objet d’une enquête à Paris, après des plaintes de potentielles victimes.
Le patron de Canal+ ne veut plus travailler avec les signataires d’une tribune contre Vincent Bolloré
Le président du directoire de Canal+, Maxime Saada, a annoncé qu'il ne souhaitait plus que son groupe, premier financeur du cinéma français, continue de travailler avec les professionnels du secteur qui ont signé une pétition contre son actionnaire de référence, Vincent Bolloré. “J'ai vécu cette pétition comme une injustice vis-à-vis des équipes Canal qui s'attachent à défendre l'indépendance de Canal+, et dans toute la diversité de ses choix. Et en conséquence, je ne travaillerai plus, je ne souhaite plus que Canal travaille avec les gens qui ont signé cette pétition”, a déclaré Maxime Saada, lors d'une prise de parole en marge du Festival de Cannes.
“Si certains en viennent à qualifier Canal+ de crypto-fasciste, alors je ne peux pas accepter de collaborer avec eux. La limite est là. Il n'est pas acceptable qu'il n'y ait pas de considération pour le travail de nos équipes”, a défendu le dirigeant sur la Croisette, réaffirmant “l'engagement indéfectible de Canal+ en faveur de la création et du cinéma”, selon un message publié par le groupe sur X.
Dans une tribune parue sur le site de Libération, environ 600 professionnels du cinéma s’alarment de voir le milliardaire d’extrême droite “acquérir 100% des parts” du réseau de salles UGC “d’ici à 2028”, sans qualifier le groupe de “crypto-fasciste”. Réunis dans le collectif baptisé “Zapper Bolloré”, les signataires estiment que, “derrière son costume d’homme d’affaires, le milliardaire ne cache pas qu’il mène un projet civilisationnel, réactionnaire d’extrême droite, à travers ses chaînes de télé comme CNews et ses maisons d’édition” comme Fayard ou Grasset.
Nouvelle épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo
L'Organisation mondiale de la Santé a déclenché son deuxième niveau d’alerte internationale le plus élevé face à une nouvelle épidémie d'Ebola frappant de plein fouet la République démocratique du Congo. Le nord-est du pays est touché par la propagation d'un variant du virus, particulièrement létal et pour lequel il n'existe ni vaccin ni traitement.
L'épidémie d'Ebola est localisée dans la province d'Ituri, dans le nord-est de la RDC, deuxième plus vaste pays d'Afrique. L'accès à certaines zones, en proie à des violences armées, est difficile pour des raisons de sécurité.
Le foyer de l’épidémie se trouvant dans une zone difficilement accessible, peu d’échantillons ont pour l’instant été testés en laboratoire et les bilans s’appuient majoritairement sur des cas de suspicion.
L’OMS a confirmé huit cas en laboratoire et recensé 246 cas suspects et 80 morts suspectes dans la province, ainsi qu’un autre cas confirmé à Kinshasa, dans l’ouest de la RDC, et un décès à Kampala, en Ouganda, parmi des voyageurs récemment revenus d’Ituri. De son côté, l’Agence sanitaire de l’Union africaine dit avoir enregistré 88 morts vraisemblablement dus au virus sur 336 cas suspects.
La RDC est frappée par l'un des trois variants connus d'Ebola, le Bundibugyo, pour lequel il n'existe pour l'heure aucun vaccin ni traitement spécifique. Ces derniers sont efficaces uniquement contre la souche Zaïre, à l'origine des plus grandes épidémies recensées.
Selon un communiqué publié par l’OMS, le virus “constitue une urgence de santé publique de portée internationale, mais ne répond pas aux critères d’une urgence pandémique”.
Violences dans le périscolaire à Paris : tous les arrondissements concernés
Le scandale des violences dans le périscolaire à Paris prend encore de l’ampleur. Le parquet enquête sur 84 écoles maternelles, une vingtaine d’élémentaires et une dizaine de crèches, a annoncé la procureure de Paris, Laure Beccuau. “A priori, tous les arrondissements parisiens sont concernés”, a ajouté la magistrate.
Elle a annoncé trois ouvertures d’informations, cinq convocations devant le tribunal correctionnel, ainsi qu’“un nombre considérable de dossiers en attente à la brigade criminelle”. Le maire socialiste de Paris, Emmanuel Grégoire, a annoncé, en avril, que 78 animateurs avaient été suspendus à Paris depuis le début de l’année, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles.
Le Conseil de Paris a adopté mi-avril un plan d’action à hauteur de 20 millions d’euros. Il prévoit notamment une chaîne de signalement simplifiée, un réaménagement d’espaces “sensibles” dans les écoles et une “école du périscolaire” pour professionnaliser les animateurs.
La revue de presse du Monde Moderne du lundi 18 mai
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