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lundi 18 mai 2026

La Gazette du Tocsin du lundi 18 mai 2026 - Rencontre à Pékin : Trump et Xi Jinping à la table des négociations Bruno Guigue, Edouard Husson

 


Rencontre à Pékin : Trump et Xi Jinping à la table des négociations

Bruno Guigue, Edouard Husson



La Gazette du Tocsin du lundi 18 mai



Aujourd'hui dans la matinale,


Bruno Guigue et Édouard Husson décryptent le sommet Trump-Xi, Natacha Polony présente les grandes lignes de son dernier livre La France corps et âme, Pierre-Marie Sève alerte sur un projet de loi qui pourrait museler l’opposition sous couvert de lutte contre l’islamisme, et Siavosh Ghazi analyse les menaces iraniennes sur l’Internet mondial.


« Trump est venu en Chine pour demander une sorte d’armistice dans la guerre économique »

Bruno Guigue et Édouard Husson reviennent sur le sommet entre Donald Trump et Xi-Jinping. Une rencontre capitale qui rebat les cartes de la géopolitique mondiale.

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Ce qu’il faut retenir de la rencontre entre Trump et Xi Jinping - Bruno Guigue/Edouard Husson

Alors que le sommet américano-chinois de Pékin vient de s’achever, l’image est trompeuse : derrière les sourires, c’est un rapport de force renversé qui se joue entre une Chine sûre d’elle et des États-Unis en plein doute. Trump arrive affaibli, lesté par l’échec de sa guerre commerciale et l’enlisement militaire, là où Pékin déroule un protocole impeccable sans rien céder sur le fond. Comme le résume l’un de nos invités, « Trump est venu en Chine pour demander une sorte d’armistice dans la guerre économique », au moment même où l’industrie chinoise pèse « le double de celle des États-Unis ». Les grands patrons de la tech qui l’accompagnent donnent à la visite des allures de diplomatie-spectacle : « les 200 Boeing, c’est bien, mais l’action de Boeing a chuté le jour même », signe qu’on est plus dans la mise en scène que dans la reconquête.


Au cœur des échanges, Xi Jinping convoque le « piège de Thucydide », cette idée qu’une puissance montante et une puissance dominante seraient vouées à la confrontation. En le citant devant Trump, il envoie un signal très clair : la Chine se pose en acteur responsable, soucieux d’éviter l’engrenage, mais parfaitement conscient de sa nouvelle centralité. L’un des invités rappelle que cette doctrine, popularisée aux États-Unis, conclut déjà à la suprématie économique chinoise et à l’absurdité d’une guerre ouverte entre Pékin et Washington. Dans ce cadre, la formule frappe : « la Chine n’a aucunement l’intention de se laisser entraîner dans la folie d’une nouvelle destruction mutuelle », tout en rappelant que l’Occident a, lui, perdu jusqu’au sens élémentaire de la diplomatie, préférant les coups de com’ aux compromis.


Ce renversement apparaît avec une netteté particulière sur la question de Taïwan, nerf à vif de la relation entre les deux capitales. Sur Fox News, Trump décrit l’île comme « une petite île » à 95 kilomètres de la Chine, avant de lâcher : « Taïwan ferait très bien de se calmer un petit peu. La Chine aussi devrait se calmer un petit peu. Ils devraient tous se calmer ». Cette phrase, en apparence anodine, acte en creux la limite de l’engagement américain : l’un des intervenants y lit « un message de Trump confirmant publiquement ce qu’il a sans doute dit en privé à Xi Jinping : les États-Unis n’interviendront pas militairement ». En face, Pékin fixe une ligne rouge sans ambiguïté : « l’indépendance de Taïwan et la paix dans le détroit sont incompatibles comme le feu et l’eau », montrant que la Chine se voit désormais en garant de la stabilité, à condition que ses intérêts fondamentaux ne soient plus contestés.


La guerre en Iran et le blocage du détroit d’Ormuz donnent enfin la mesure de ce basculement géopolitique. Au moment où Trump s’affiche à Pékin, « trente navires chinois franchissent le détroit d’Ormuz avec la bénédiction de l’Iran », contournant de fait la présence militaire américaine et révélant l’inefficacité des sanctions. Cette séquence accélère une « dédollarisation progressive » d’une partie du commerce mondial, avec des contrats énergétiques de plus en plus libellés en yuan, tandis que Pékin, qui a diversifié ses sources et dispose de plusieurs mois de réserves, peut tenir la distance sans céder. Au fond, ce sommet ne raconte pas seulement une rencontre bilatérale : il met en scène un changement d’époque, où la Chine dicte le tempo et où les États-Unis découvrent, parfois brutalement, ce que signifie ne plus être la seule puissance à écrire les règles du jeu.

« Le réel est de retour »

Face à la guerre des matières premières, à la désindustrialisation et au verrouillage démocratique, Natacha Polony dresse une lecture implacable de la France : écoles en naufrage, hôpitaux sous tension, agriculteurs sacrifiés, État défaillant alors que « le réel est de retour ». Elle démonte l’illusion de la mondialisation heureuse et appelle à reconquérir une souveraineté concrète – énergétique, industrielle, alimentaire – en repartant du terrain.

Frexit : ce que pense vraiment Natacha Polony !

« Quand le droit est flou, il y a un loup. »

Un projet de loi présenté comme une arme contre le terrorisme islamiste pourrait, demain, servir à ruiner n’importe quel opposant politique en gelant ses comptes bancaires sur simple décision du ministre de l’Intérieur. Pierre-Marie Sève, juriste et directeur de l’Institut pour la justice, démonte ce texte « fourre-tout » qui étend une mesure d’exception – le gel des avoirs – à des infractions floues de « haine » ou de « discrimination », sans contrôle réel du juge.

Fermeture des comptes bancaires…sans jugement : le projet de loi stalinien de Nuñez

« Frapper ou toucher ces câbles, ça pourrait perturber totalement une grande partie de l’internet mondial. »

Dans cet entretien, Siavosh Ghazi explique comment Téhéran ouvre un nouveau front stratégique en brandissant la menace des câbles sous‑marins qui traversent le détroit d’Ormuz. Après avoir montré qu’il pouvait frapper, via ses milices alliées, des installations sensibles aux Émirats arabes unis et perturber les exportations de pétrole du Golfe, l’Iran fait savoir qu’il est désormais en capacité de taxer – voire de couper – des liaisons qui acheminent une part majeure du trafic internet mondial.

L’Iran accentue la pression contre les États-Unis ! - Siavosh Ghazi

« Les critères qui fabriquent aujourd’hui des candidats ne sont que des verrous politiciens, étanches aux besoins des Français. »

François Cocq démonte la « présidentielle de trop » où une quarantaine de prétendants rejouent le même scénario usé de 2017 et 2022, sans jamais partir des intérêts réels du pays. Pour lui, les critères qui fabriquent aujourd’hui des candidats – sondages, notoriété, socles de supporters, vote utile – ne sont que des verrous politiciens, étanches aux besoins des Français.

Les critères d’un candidat légitime à l’élection présidentielle selon François Cocq

« Une supercherie pour les Français »

Dans cette intervention, Didier Maïsto démonte ce qu’il décrit comme une « supercherie » du Rassemblement national : un parti qui promet la reprise du contrôle sur l’immigration, l’économie et la défense tout en renonçant clairement à sortir des traités européens et de l’OTAN.

Didier Maïsto règle ses comptes avec Jean-Philippe Tanguy et le RN

Du côté de Bercoff sur le Vif :


« Le problème, c’est pas seulement que le destin échappe à Marine Le Pen, c’est qu’il échappe à la France. »

André Bercoff reçoit Hubert Coudurier pour parler de son dernier livre “Le Mystère Marine Le Pen”. 

Bercoff sur le vif 18/05 : Le plan de Marine le Pen : les coulisses d’une conquête


Du côté de Tocsin Plus :

Le dernier sketch de Laurent Firode !


Hantavirus : ce sketch absurde sur la psychose sanitaire devient viral !

Hantavirus : ce sketch hilarant qui rappelle étrangement les années Covid !

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