Translate
mardi 1 avril 2014
Lundi 31 mars 2014 | P O I | Une crise majeure des institutions s’ouvre – communiqué des 4 secrétaires nationaux du POI
Lundi 31 mars 2014 | P O I | Une crise majeure des institutions s’ouvre – communiqué des 4 secrétaires nationaux du POI
Le deuxième tour des élections municipales a amplifié le rejet exprimé le 23 mars. C’est un séisme pour Hollande et le gouvernement, pour toutes les institutions et pour le système basé sur la propriété privée des moyens de production.
Malgré les appels à constituer un « front républicain » au nom de la lutte contre le Front national, malgré les alliances par lesquelles le Front de gauche est venu soutenir les candidats du Parti socialiste, la population laborieuse a confirmé ce qu’elle avait déjà exprimé au premier tour, en particulier dans une abstention massive : le rejet absolu de la politique d’austérité dictée par l’Union européenne, les grandes banques, les multinationales et les capitalistes.
Malgré les appels à constituer un « front républicain » au nom de la lutte contre le Front national, malgré les alliances par lesquelles le Front de gauche est venu soutenir les candidats du Parti socialiste, la population laborieuse a confirmé ce qu’elle avait déjà exprimé au premier tour, en particulier dans une abstention massive : le rejet absolu de la politique d’austérité dictée par l’Union européenne, les grandes banques, les multinationales et les capitalistes.
Les Français pour Fabius, Le Drian et Delanoë dans le nouveau gouvernement
Les Français pour Fabius, Le Drian et Delanoë dans le nouveau gouvernement
Par AFP | AFP
AFP/AFP/Archives - Laurent Fabius et Jean-Yves Le Drian le 28 août 2013 à la sortie d'une réunion à Paris
Les
Français souhaitent le maintien au gouvernement de Laurent Fabius (Affaires
étrangères, 59%) et de Jean-Yves Le
Drian(Défense, 51%), et verraient plutôt d'un bon oeil l'arrivée deBertrand Delanoë,
selon un sondage BVA publié mardi mais réalisé avant la nomination de Manuel Valls à
Matignon.
A part le maintien de
Manuel Valls (66%), nommé entretemps Premier ministre et de MM. Fabius et Le
Drian, les sondés sont à peu près autant à souhaiter la reconduction de Arnaud
Montebourgqu'à souhaiter son départ (46% et 45% respectivement).
Ils ont aussi un
préjugé favorable concernant Stéphane Le Foll (42% pour son maintien, 35% pour
son départ, 23% sans opinion).
Les dix autres
ministres testés présentent un solde négatif. 67% veulent le départ de Cécile
Duflot, en bas du classement, 60% celui de Vincent Peillon, 62% celui de
Taubira.
Les sympathisants de
gauche souhaitent cependant le maintien de tous les ministres, et surtout celui
de Christiane Taubira (71%).
Parmi les entrants
possibles testés par BVA, Delanoë est le préféré (47% de pour, 46% de contre).
53% ne veulent pas de
Ségolène Royal, 54% de Martine Aubry, 62% de Jack Lang, 80% de Harlem Désir.
Sondage réalisé
dimanche 30 mars, jour du 2e tour des élections municipales, auprès d'un échantillon
représentatif de 936 personnes inscrites sur les listes électorales, recruté
par téléphone et interrogé par internet. Méthode des quotas.
Remaniement: La valse des ministres a commencé
Remaniement: La valse des ministres a commencé
Par 20minutes.fr | 20minutes.fr 20minutes.fr/20minutes.fr - François Hollande et Manuel Valls le 8 janvier 2013 à Paris.
POLITIQUE - Manuel Valls nommé à Matignon, petit tour des différentes
rumeurs concernant les ministres...
Au lendemain de sa
nomination, Manuel Valls va consulter toute la journée de mardi pour former son
futur gouvernement. Rappelons que c'est le Premier ministre qui fait son
gouvernement, et François
Hollande qui valide.
Sa feuille de route, donnée par François Hollande lundi soir, est de composer
une équipe ressérée, qui sera annoncée mercredi matin. 20 Minutes fait le point
sur ceux qui sont susceptibles de partir, de rester mais aussi d'arriver au
gouvernement.
Les arrivants
Tous les pronostics
donnent l'arrivée de Ségolène Royal dans le nouveau gouvernement mais, selon
les sources, à des places différentes, soit à la Justice, soit à l'Ecologie,
mais plus souvent dans un grand ministère de la Jeunesse et de l'Education.
Pour l'Intérieur, deux personnalités émergent: soit Jean-Jacques Urvoas,
ce qui serait un choix de Manuel Valls, soit François Rebsamen, qui serait là
un choix de François Hollande. On parle beaucoup de Bertrand Delanoë, notamment
à la Justice, mais celui-ci se montrerait rétif. Et pour compenser le départ de
la radicale Sylvia Pinel, le patron du PRG Jean-Michel Baylet pourrait faire
son entrée au gouvernement, à la Décentralisation. Il y a aussi l'inconnue des
écologistes: participeront-ils ou non à ce nouveau
gouvernement? Barbara Pompili est en tout cas citée parmi les possibles
arrivantes.
Les partants
A priori, Vincent Peillon à l'Education n'a pas vraiment
convaincu. Son départ était déjà programmé puisque le ministre a été investi
tête de liste dans le Sud-Est pour les élections européennes. Christiane
Taubira, qui s'est notamment accrochée avec Manuel Valls sur la réforme pénale,
ne devrait pas rester non plus. A la tête du ministère de l'Economie, Pierre
Moscovici pourrait payer les différents couacs qui ont émané de Bercy en 20
mois. Les écologistes Cécile Duflot et Pascal (...) Lire la suite sur
20minutes.fr
EN DIRECT. Remaniement ministériel: Valls reçoit une délégation d'écologistes... La passation de pouvoir prévue à 15h...
Manuel Valls à Matignon: «En le nommant, Hollande se déconnecte encore plus des Français»
Manuel Valls à Matignon: Enfant du pays pour l’Espagne, «Tony Blair français» pour les Britanniques
Revue de presse: Manuel Valls va-t-il se «rocardiser» ou faire de l'ombre au président ?
Recevez toute l'actu de 20minutes.fr par email
EN DIRECT. Remaniement ministériel: Valls reçoit une délégation d'écologistes... La passation de pouvoir prévue à 15h...
Manuel Valls à Matignon: «En le nommant, Hollande se déconnecte encore plus des Français»
Manuel Valls à Matignon: Enfant du pays pour l’Espagne, «Tony Blair français» pour les Britanniques
Revue de presse: Manuel Valls va-t-il se «rocardiser» ou faire de l'ombre au président ?
Recevez toute l'actu de 20minutes.fr par email
Qui arrêtera ce monarque fossoyeur ?
http://www.lepartidegauche.fr/

ÉDITOS
•Qui arrêtera ce monarque fossoyeur ?
Mardi 1 Avril 2014
François Delapierre, Secrétaire national du Parti de Gauche -
Il faut remonter à 1947, deux ans après la Libération, pour trouver autant de villes passées à droite dans une municipale. Nous sommes donc bien plus proches de l’état d’urgence politique que du fonctionnement régulier des institutions. Le peuple saisit les moindres interstices d’une constitution qui ne lui donne aucun autre moyen de rejeter les politiques gouvernementales. Ce n’est pas seulement l’ampleur de la défaite du PS qui en atteste. C’est aussi l’extraordinaire nationalisation du scrutin : aucune portion du territoire n’a été épargnée par la sanction. Alors qu’aucune controverse nationale n’est venue surplomber le vote et que les états-majors politiques et médiatiques dominants se sont gardés de nationaliser la campagne. Bons ou mauvais, les élus sortants ont tous payé pour Hollande.
Bien sûr ce rejet du pouvoir est multiforme. En se droitisant, Hollande a mécontenté tout le monde, repoussant toujours plus à droite ceux dont il se rapprochait. Mais l’ampleur du désastre électoral tient d’abord à la mutinerie de ceux qui l’ont élu il y a moins de deux ans. A gauche, c’est soit la grève du vote soit le vote pour les listes de l’opposition de gauche qui obtiennent des scores en progression sur la présidentielle. Le tableau du second tour est plus net encore. Partout où la fusion s’est faite avec le PS, les reports de voix sont médiocres voire mauvais, permettant par exemple à la droite de prendre Limoges. Partout où les listes de l’opposition de gauche se sont maintenues face au PS, elles progressent. A Grenoble, notre liste gagne plus de 11 points et écrase le socialiste Safar. A Nîmes, nous passons devant le PS entre les deux tours. Dans le 20e arrondissement de Paris, le seul où nous pouvions nous maintenir, Danielle Simonnet gagne 2000 voix et améliore son pourcentage de 30% ce qui lui permet d’être élue. A Aubervilliers, le PS perd son duel avec le FDG ainsi qu’à Saint-Denis, malgré le soutien du candidat FN. En revanche, Bobigny et le Blanc-Mesnil passent à droite, dans une configuration d’union avec le PS dès le premier tour.
L’ampleur de la déroute tient aussi au fait qu’il n’y a plus de parti central à gauche. Un tel parti combine une caractéristique quantitative (un socle électoral permettant de viser la majorité) et qualitative (la capacité de rassembler la gauche une fois connu le verdict du premier tour). Aujourd’hui un parti central à gauche devrait être écologiste, partager les richesses, répondre à la volonté de participation populaire au sein d’une société hautement éduquée. Or le hollandisme est l’antithèse de tout cela. Comment un président productiviste qui n’écoute personne sinon Gattaz pourrait-il rassembler la gauche ?
Cinquième oblige, la pression s’exerce désormais sur le locataire de l’Elysée. A droite et dans les médias dominants, il lui est demandé d’aller plus vite dans l’ornière austéritaire. Il peut le faire à l’occasion du « pacte de responsabilité ». C’est son tropisme. A gauche, nous aurons la marche du 12 avril. Beaucoup de socialistes du rang en seront. Puis tout dépendra de l’attitude de leurs députés, censés dans les prochaines semaines voter d’un même élan la confiance au nouveau gouvernement et le soutien au « pacte de responsabilité ». Jusqu’à présent, la docilité des élus majoritaires qui ne-voulaient-pas-faire-échouer-la-gauche a provoqué le résultat inverse. Les godillots savent désormais que la route qui leur est assignée mène au suicide électoral. Puisse l’instinct de conservation avoir le dessus et leur donner le courage d’affronter leur fossoyeur.
-Hollande persiste et signe
http://parti-ouvrier-independant.fr

Hollande persiste et aggrave l’austérité :
Le président de la République a annoncé dans une allocution diffusée à 20H, dès le lendemain du 2ème tour, un changement de gouvernement :
« J’ai entendu votre message… je n’ignore rien non plus des souffrances de beaucoup d’entre vous ».
Hollande persiste et signe
il a rendu hommage à Jean Marc Ayrault : « Il a réussi à rétablir la situation très dégradée dont nous avons hérité. Il a engagé des réformes qui feront honneur à celles et ceux qui les ont proposées et votées » parmi elles la réforme des retraites et les rythmes scolaires.
Il a réaffirmé sa volonté d’imposer le pacte d’austérité en le rebaptisant, pacte de responsabilité et de solidarité. Les 30 milliards d’exonérations de cotisations sociales pour les patrons, les 50 milliards de coupes dans les services publics et les prestations sociales, seront appliquées.
Il annonce en plus « une baisse des cotisations payées par les salariés ». C’est un nouveau coup porté à la Sécurité Sociale en réduisant ses recettes. Cette baisse présentée comme une aide au pouvoir d’achat, est au contraire un moyen pour les employeurs de refuser des augmentations de salaire sous prétexte que le salaire net a progressé. Cette mesure accentuerait donc la baisse du salaire différé et donc du pouvoir d’achat tout en donnant l’impression de faire quelque chose pour les bas salaires.
il entend également poursuivre la décentralisation « Il s’agit de transformer notre Etat. Il s’agit de réformer l’organisation de nos territoires. », source d ’économies budgétaires sur les communes et départements.
Pour mener cette politique et tenir les engagements du traité de stabilité européen, en envoyant à Bruxelles la feuille de route exigée avant le 15 avril, le président a choisi Manuel Valls, pour former le gouvernement : « le gouvernement aura à mettre en œuvre le programme d’économies budgétaires que j’ai annoncé. »
Francetv Sport , mardi 1 er avril 2014
Remaniement ministériel : Valls Premier ministre
Mardi 1 avril 2014
Remaniement ministériel : Valls à Matignon
Jean-Marc Ayrault a officiellement démissionné de son poste de Premier ministre. Il est remplacé à Matignon par Manuel Valls.
à lire sur Libération , mardi 1 er avril 2014
| L'actualité du mardi 01/04/2014 La UNE Revers Par ERIC DECOUTY
Le
Président a tranché comme un chef. En nommant Manuel Valls à Matignon, dès le
lendemain de la déroute socialiste aux municipales, François Hollande fait un
choix clair. Outre la confirmation du virage libéral engagé avec le pacte de
responsabilité, il se donne un Premier ministre politiquement en phase avec ce
pacte qu’il faudra défendre lors de deux échéances capitales : devant la
Commission européenne, puis au Parlement fin avril lors d’un vote de confiance.
Il parie aussi sur la restauration de l’autorité au sein d’un gouvernement
agité par deux années de bisbilles et de couacs ministériels. Dans la stratégie
présidentielle, Valls incarne, au fond, la cohérence et le professionnalisme
qui ont manqué jusque-là. Sauf que le choix présidentiel a un revers sérieux.
Il court le risque de fissurer une majorité déjà vacillante et de braquer un
peu plus l’aile gauche du Parti socialiste. En nommant Manuel Valls à Matignon
- et malgré la popularité de celui-ci -, il prend surtout à contre-pied un
électorat qui lors des deux derniers dimanches a demandé plus de justice
sociale que de libéralisme. Le nouveau Premier ministre va donc devoir
convaincre. Convaincre les écologistes, les syndicats et une partie du PS qu’il
est capable de mener une politique de gauche tout en intégrant les exigences
patronales et européennes. Devant une telle équation, les premières décisions
de Manuel Valls, à commencer par la composition de son gouvernement, donneront
le ton de la deuxième partie du quinquennat de François Hollande. A trois ans
de la présidentielle, le chef de l’Etat n’aura pas d’autre joker.
| |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Inscription à :
Commentaires (Atom)
