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mardi 19 février 2013

NE PAS RAJOUTER DE L’AUSTÉRITÉ À LA RIGUEUR

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/ ÉDITORIAL DE JEAN-CLAUDE MAILLY  DATÉ DU MERCREDI 20 FÉVRIER 2013

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly

 NE PAS RAJOUTER DE L’AUSTÉRITÉ À LA RIGUEUR

Il y a longtemps que nous expliquons que les 3% de déficit budgétaire ne seront pas respectés en 2013 et que cette norme dogmatique est dangereuse. Après la remise du rapport de la Cour des comptes, le gouvernement vient d’annoncer que les 3% ne seront effectivement pas atteints en 2013. Mais, ajoute-t-il tout de suite, le 0% sera atteint en 2016 et nous ne changerons rien dans la trajectoire. Traduction: il va falloir accentuer l’austérité pour respecter les critères de Maastricht, les traités européens (dont le TSCG) et les exigences allemandes.

Au moment de l’adoption du pacte budgétaire européen (le TSCG), nous avons –ainsi que la Confédération européenne des syndicats– marqué notre opposition et dénoncé les dangers sociaux, économiques et démocratiques de ce traité.

Après avoir massivement aidé les banques au début de la crise et accru ainsi l’endettement, les pays européens se sont lancés ou se sont vu imposer des cures sévères d’austérité. C’est particulièrement le cas en Grèce, en Espagne ou au Portugal, où actuellement le gouvernement vend ce qu’on appelle les «bijoux de famille» en privatisant à tout va et où la condition des salariés s’aggrave.

Quand le pacte de croissance a été adopté conjointement au traité non renégocié, nous avons expliqué qu’il ne s’agissait pas de 120 milliards d’euros, mais de 10 milliards nouveaux sur le plan européen, ce qui est une goutte d’eau.

Le dernier budget européen adopté récemment par les gouvernements (dans l’attente du verdict du Parlement européen) le confirme: c’est un budget de diminution, un budget d’austérité qui pénalisera en particulier les investissements d’infrastructures et d’avenir.

En France, après avoir augmenté les impôts et réduit les dépenses, l’heure est aussi au serrage de boulon. Dans la lettre adressée aux ministres pour préparer les budgets 2014-2015, il est annoncé des «économies très ambitieuses», ce qui signifie une diminution des dépenses. Cela signifie aussi qu’on risque d’ajouter de l’austérité à la rigueur. Déjà l’année 2012 s’est difficilement terminée avec une croissance économique nulle, des investissements et des exportations en berne, une consommation à la traîne et un chômage en forte hausse. C’est cela, concrètement, la conséquence d’une politique économique d’austérité.

De ce point de vue, l’accord national interprofessionnel du 11 janvier –salué par les milieux financiers et la Commission européenne– est un accord d’accompagnement de cette politique économique visant à faire payer au plus grand nombre les erreurs et frasques de quelques-uns.

Cela ne fait que justifier pleinement notre appel à manifester le 5 mars prochain. Tout le monde doit faire face à ses responsabilités et les choses doivent être dites et faites. 

Prévisions de croissance 2013: Fabius confirme une baisse entre 0,2 et 0,3%, Bercy et Ayrault démentent


                   france

Prévisions de croissance 2013: Fabius confirme une baisse entre 0,2 et 0,3%, Bercy et Ayrault démentent
Le HuffPost  |  Par Geoffroy ClavelPublication:   |  Mis à jour: 19/02/2013 15:09 CET
                                 Fabius                                 
                                           Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius ce mardi sur RTL

CROISSANCE - On savait que les prévisions de croissance allaient être revues à la baisse, restait à déterminer quand et de combien. Une fois n'est pas coutume, c'est le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, qui a confirmé ce mardi 19 janvier le nouveau taux qui devrait être retenu par le gouvernement socialiste.
"On va être obligés de la revoir en baisse", a déclaré le patron du Quai d'Orsay ce matin sur RTL après avoir détaillé les précédentes prévisions de croissance pour 2013, initialement de +1,2% puis ramenées à +0,8%. Un chiffre aujourd'hui jugé inatteignable y compris au sein du gouvernement.
Pressé par le journaliste qui avançait l'hypothèse de 0,2 à 0,3%, Laurent Fabius a confirmé: "c'est autour de ce chiffre".
Bercy dément, Ayrault aussi
Mais une heure plus tard, le ministère des Finances a réagi officiellement en affirmant que la prévision de croissance 2013 n'est "pas encore arrêtée"‎....
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QUESTIONS D’ACTU - LES QUESTIONS AU GOUVERNEMENT : SÉANCE DU MARDI 19 FÉVRIER 2013

                                                            LCP Assemblée nationale

QUESTIONS D’ACTU - LES QUESTIONS AU GOUVERNEMENT : SÉANCE DU MARDI 19 FÉVRIER 2013

Séance du mardi 19 février 2013 
Publiée le 19/02/2013 
[Durée] 1h0mn
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A PROPOS DE CETTE VIDEO

Retransmises en direct de l’hémicycle chaque mardi et mercredi par LCP, les séances desQuestions au Gouvernement permettent aux députés de la majorité et de l’opposition d’interroger les ministres sur l’actualité. Instaurées en 1974, elles représentent un moyen de contrôle de l’action gouvernementale par les députés.
Si elles se déroulent parfois dans une ambiance polémique, voire houleuse, en raison de leur large couverture médiatique, les Questions au Gouvernement sont le reflet des clivages politiques nationaux. En ce sens, une règle favorise l’équilibre : le strict chronométrage des temps de parole par le président de l’Assemblée.
Vous pouvez réagir, commenter la séance et même poser des questions aux députés invités de l’émission La Séance continue pendant et après la séance de questions par vos tweets #QAG
+ d’Infos : Le résume dé la séance : Top Questions est diffusé à 23h30 !

POLITIQUE MATIN : LA MATINALE DU MARDI 19 FÉVRIER 2013

                                                                LCP Assemblée nationale

POLITIQUE MATIN : LA MATINALE DU MARDI 19 FÉVRIER 2013

La matinale du mardi 19 février 2013 
Publiée le 19/02/2013 
[Durée] 56mn
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A PROPOS DE CETTE VIDEO

Émission quotidienne présentée par Patrick Chêne entouré de nombreux journalistes et éditorialistes : Ahmed Tazir, Valérie Brochard, Gérard Leclerc, Yves Thréard, Denis Jeambar, Jean-Pierre Denis 
Invité politique du jour : 
-  Christine Boutin, Présidente du Parti Chrétien-Démocrate
A l’heure du fast news et du prêt-à-penser, LCP propose chaque jour en DIRECT : Politique Matin, un rendez-vous unique qui bouscule les codes convenus de l’information et éclaire l’actualité sous un jour nouveau.
Présentée par Patrick Chêne, cette émission quotidienne dédiée à l’information politique décline l’actualité sur tous les tons. Résolument pertinente, forcément agitée, délibérément décalée, Politique Matin impose une autre façon d’aborder l’information politique.
Revues de presse nationale et régionale incontournables, Chroniques d’information thématiques indispensables, LCP Politique Matin, c’est aussi et surtout deux temps forts qui animent cette matinale d’info :
+ Politiquement net !
Une chronique présentée par Valérie Brochard.
+ Le débat
Comme tous les mardis de cette nouvelle saison, Patrick Chêne n’opposera pas deux personnalités politiques dans un face à face mais procèdera à une interview d’une personnalité politique durant laquelle toutes les questions seront permises : 
-  Christine Boutin, Présidente du Parti Chrétien-Démocrate
+ Ça va faire du bruit
un temps d’avance sur l’info ! 

Entouré de quatre chroniqueurs (journalistes et experts), Patrick Chêne met en perspective un événement, un texte de loi, un thème, une décision politique… qui demain fera les grands titres et alimentera le débat.
En partenariat avec LeFigaro.fr
En partenariat avec : La Tribune
Diffusions : du lundi au vendredi de 8h30 à 9h30, en direct

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Parisot laisse planer le doute sur la modification des statuts

                                                   Challenges

Parisot laisse planer le doute sur la modification des statuts


Créé le 19-02-2013 à 14h51 - Mis à jour à 15h00

Selon la présidente du Medef, le conseil exécutif de l'organisation patronale pourrait débattre le 18 mars de son souhait de modifier les statuts pour prolonger son mandat.

                                      Laurence Parisot dans son bureau le 6 juillet 2012. (DESSONS/JDD/SIPA)
                                   Laurence Parisot dans son bureau le 6 juillet 2012. (DESSONS/JDD/SIPA)
Le conseil exécutif du Medef pourrait débattre le 18 mars du souhait de sa présidente Laurence Parisot d'en modifier les statuts pour prolonger son mandat à la tête de la plus grande organisation patronale de France, a laissé entendre mardi 19 février Laurence Parisot. "Le président du comité statutaire, par une lettre qu'il m'a adressée jeudi dernier, a indiqué que les travaux du comité statutaire n'étaient pas terminés car le comité était en attente de consultations juridiques qu'il a sollicitées", a expliqué Laurence Parisot, en réponse à une question lors de sa conférence de presse mensuelle.
"C'est pour cela que ce sujet n'était pas à l'ordre du jour hier", lundi à l'occasion du conseil exécutif du Medef qui se réunit tous les mois, a-t-elle précisé.
Fin de mandat le 1er juillet
Le comité statutaire, composé de sept personnes, a été saisi par Laurence Parisot en janvier. "Je ne sais pas quand le comité statutaire rendra compte de ses travaux mais à mon avis on se rapproche de la date butoir. En fonction de cette date de remise des recommandations, nous verrons si c'est le sujet que nous mettrons principalement à l'ordre du jour du conseil exécutif du 18 mars", a expliqué la patronne des patrons.
Laurence Parisot a précisé que son mandat s'achevant le 1er juillet, l'élection devrait être organisée "15 jours avant ou 15 jours après au maximum" et que les candidatures devaient être actées deux mois avant.
La présidente s'attire des critiques dans les milieux patronaux depuis qu'elle a montré des velléités de rester aux commandes du Medef après deux mandats consécutifs, ce qu'interdisent les statuts actuels de l'organisation.
(Avec AFP)

L’OCDE approuve l’accord MEDEF-CFDT et recommande à la France d’aller plus loin vers la fin de son système social


L’OCDE approuve l’accord MEDEF-CFDT et recommande

 à la France d’aller plus loin vers la fin de son système 

social

OCDE accord medef cfdt
s'informerLors du G20 qui a conclu ses travaux le week-end dernier à Moscou, l’OCDE a publié un rapport intitulé « Réformes économiques 2013. Objectif croissance ». Ce rapport fait des recommandations pour chacun des 34 pays membres.
Dans la partie consacrée à la France, il se félicite de l’accord MEDEF-CFDT du 11 janvier ainsi que la réforme des retraites de 2010. Ses recommandations vont dans le même sens, par exemple réduire les garanties attachées aux CDI, allonger la période d’essai, raccourcir les procédures de licenciement, réduire les obligations de reclassement ; renforcer l’obligation faite aux chômeurs indemnisés de rechercher du travail, rendre dégressives les allocations chômage et les diminuer pour les chômeurs âgés.
L’OCDE recommande en outre d’abaisser le salaire minimum, en particulier pour les jeunes, de réduire les cotisations sociales et les dépenses publiques, d’augmenter les impôts sur les successions, les impôts immobiliers, les taxes pour la protection de l’environnement, et d’accroître l’autonomie des universités, leur permettre de pratiquer la sélection des étudiants et d’augmenter les droits d’inscription, inciter les étudiants à emprunter pour financer leurs études.
L’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) a succédé en 1961 à l’OECE (Organisation européenne de coordination économique) créée en 1948 à l’initiative des États-Unis pour mettre en œuvre le Plan Marshall. Au départ constituée des 20 pays les plus riches, l’OCDE promeut le libre échange, la concurrence, l’accroissement de la productivité et l’innovation.

Le Premier ministre tunisien, Hamadi Jebali, démissionne

                                                      

Le Premier ministre tunisien, Hamadi Jebali, démissionne

Mis à jour le  , publié le 
Le Premier ministre tunisien, Hamadi Jebali, lors d'une réunion gouvernementale à Tunis  
             (Tunisie), le 19 février 2013.(FETHI BELAID / AFP)

Sa démission est le signe de son échec. Le Premier ministre tunisien, Hamadi Jebali, a annoncé avoir démissionné, mardi 19 février, après l'échec de sa tentative de former un gouvernement de technocrates pour sortir le pays de la grave crise. "J'ai promis et assuré qu'en cas d'échec de mon initiative, je démissionnerais de la présidence du gouvernement et c'est ce que je viens de faire", a-t-il dit, dans une déclaration retransmise en direct à la télévision à l'issue d'une entrevue avec le chef de l'Etat, Moncef Marzouki.

Pourquoi il a démissionné

Entré en conflit avec son propre parti islamiste Ennahda en proposant un cabinet de technocrates, Hamadi Jebali a indiqué qu'il partait pour "tenir (sa) promesse faite devant le peuple""Il y a une forte déception. Notre peuple est déçu par sa classe politique, il faut restaurer la confiance", a-t-il dit.
Son projet de gouvernement était mort-né, la veille, face à l'opposition des deux principales formations politiques du pays, Ennahda et le Congrès pour la République (CPR). Secrétaire général du parti et Premier ministre, Hamadi Jebali était la figure de proue des pragmatiques, ralliant à sa cause une partie de l'opposition mais rejeté par son parti, qui n'a pas l'intention de céder le pouvoir.

Et maintenant ?


Treize jours après l'assassinat de l'opposant Chokri Belaïd le 6 février, la Tunisie plonge un peu plus dans sa crise politique la plus importante depuis la révolution de 2011. Hamadi Jebali a indiqué avoir demandé à ses ministres de continuer à faire "plus d'efforts pour que l'Etat continue de fonctionner" malgré sa démission....
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Les travailleurs de l’automobile roumains confrontés à des réductions de salaires et des licenciements

                         

Les travailleurs de l’automobile roumains confrontés à des réductions de salaires et des licenciements

Par Markus Salzmann 
19 février 2013
Depuis le milieu des années 1990, un certain nombre de grands constructeurs automobiles ont transféré leur production d’Europe de l’Ouest vers l’Europe de l’Est afin de tirer profit des bas salaires et des conditions de travail médiocres. Ce processus est souvent allé de pair avec des coupes et des licenciements dans les usines d’Europe occidentale.
En Europe de l’Est, ce processus n’a pas abouti à la création d’emplois sûrs. Au lieu de cela, les travailleurs sont employés pour des salaires de misère et doivent vivre sous la menace permanente de perdre leur emploi lorsque les grands groupes décident de déplacer la production vers d’autres pays aux salaires encore plus bas.
La crise économique mondiale a exacerbé cette tendance. Alors que des sociétés comme Opel, Ford, PSA Peugeot-Citroën, Renault et Fiat sont en train de fermer des usines en Europe occidentale en imposant des réductions de salaire et des licenciements de masse, les travailleurs des pays d’Europe de l’Est sont également soumis à des pressions grandissantes.
Le constructeur automobile roumain Dacia, une filiale du groupe français Renault, est caractéristique à cet égard. Dacia a ouvert une usine de production à Tanger au Maroc qui a commencé à fonctionner l’année dernière. Une fois achevée, l’usine devrait produire 400.000 véhicules par an. Le partenaire de Renault, le constructeur automobile japonais Nissan, veut aussi à l’avenir produire au Maroc.
Bien que Dacia soit actuellement la filiale la plus rentable de Renault et qu’il n’y ait pour le moment pas de licenciements, l’ouverture de l’usine au Maroc est considérée comme le premier pas vers une réduction de la capacité à son usine située dans la ville de Pitesti, au Sud de la Roumanie....
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La guerre civile en Syrie déstabilise le Caucase

                       

La guerre civile en Syrie déstabilise le Caucase

Par Clara Weiss 
19 février 2013
La guerre civile en Syrie est en train de plus en plus de déstabiliser le Caucase. Des islamistes tchétchènes qui luttent contre le Kremlin sont en train de soutenir l’opposition islamiste syrienne. La Russie craint qu’un régime islamiste à Damas ne change l’ensemble de l’équilibre de pouvoir dans la région. Dans le même temps, des conflits ethniques risquent de se répandrede la Syrie sur les régions du sud et du nord du Caucase.
L’on sait, depuis le milieu de l’année dernière, que l’opposition syrienne comprend jusqu’à 6.000 islamistes tchétchènes qui, depuis l’effondrement de l’Union soviétique en 1991, se battent pour l’indépendance nationale de la Fédération de Russie. En août, une attaque aérienne contre Alep avait causé la mort de Gelaye Rustam, fils d’un éminent seigneur de guerre tchétchène et qui avait combattu quatre ans contre l’armée russe.
Depuis 1991, la Russie a mené deux guerres en Tchétchénie contre les séparatistes islamiques. La Deuxième Guerre s’est officiellement terminée en 2009, mais la situation reste tendue depuis. L’année dernière, la situation s’était une fois de plus envenimée et de nombreuses attaques terroristes s'étaient produites en Tchétchénie et dans les républiques voisines du Daguestan et de l’Ingushetie. En octobre, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Kremlin a envoyé une armée dans la région.
Le journal libéral russe Nezasivimaya Gazeta avait commenté à l’époque que la Tchétchénie était en proie à une guerre civile et que l’invasion de l’armée signifiait le début d’une troisième guerre tchétchène. La profonde crise sociale et économique – le chômage atteint plus de 50 pour cent et l’infrastructure est pratiquement détruite – et l’indignation face aux crimes de guerre commis par l’armée russe continuent d’alimenter le soutien pour les islamistes. Sur le million d’habitants de la république montagneuse, au moins 125.000 ont péri dans des guerres depuis le début des années 1990....
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Le Pape démissionne au milieu d'une crise de plus en plus profonde de l'Église catholique

                          

Le Pape démissionne au milieu d'une crise de plus en plus profonde de l'Église catholique

Par Bill Van Auken 
19 février 2013
La démission lundi 11 février de Joseph Ratzinger – le Pape Benoît XVI – de son poste à la tête de l'église catholique a provoqué des déclarations de surprise et d'inquiétude dans les cercles dirigeants du monde entier.
Ces sentiments exprimés par le Président américain Barack Obama, le Premier ministre britannique David Cameron, la Chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et bien d'autres n'étaient pas fondamentalement motivés par une quelconque préoccupation pour le sort personnel de Ratzinger, âgé de 85 ans.
Ce qui inquiète en réalité les gouvernements et les élites financières c'est que sa démission est une indication supplémentaire de la crise profonde que traverse l'Église catholique romaine, l'un des bastions les plus importants de la réaction sociale et politique sur la planète.
La démission d'un Pape en exercice est sans précédent à l'époque moderne. La dernière personne à avoir volontairement abdiqué à ce poste fut le Pape Clément V, qui avait quitté son poste après cinq mois en 1294, se déclarant lui-même incompétent pour ses fonctions. A l’exception de ceux, peu nombreux, qui ont été chassés de ce poste, tous les autres papes sont restés à la tête de l'église jusqu'à leur mort.
Ratzinger a déclaré le jour de sa démission que sa santé déclinante avait créé une « incapacité à remplir correctement le ministère qui m'a été confié. »
Le lendemain pourtant, le porte-parole du Vatican a clarifié les choses en déclarant que « la décision du Pape Benoît XVI de démissionner n'[était] pas liée à une mauvaise santé mais à la fragilité qui vient inévitablement avec l'âge. » Il a ajouté, « son état de santé général était normal pour un homme approchant des 86 ans. »
Le frère du Pape, George Ratzinger, a également déclaré à des journalistes allemands que son frère va « relativement bien. » Il a indiqué des inquiétudes d'un autre ordre que la santé.
« Au sein de l'Église, il s'est passé beaucoup de choses, qui ont engendré des dissensions, par exemple la relation avec la Fraternité St-Pie X ou les irrégularités au Vatican, quand le majordome du Pape a divulgué des documents secrets, » a-t-il dit....
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