Translate

vendredi 15 février 2013

PSA espère apaiser le site d'Aulnay en transférant des salariés

                                         Le Nouvel Observateur


PSA espère apaiser le site d'Aulnay en transférant des salariés

Créé le 15-02-2013 à 13h31 - Mis à jour à 16h31

Les syndicats de PSA Peugeot Citroën ont approuvé vendredi le déblocage anticipé des départs de salariés de l'usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), où la situation est tendue depuis plusieurs semaines. /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer
(c) Reuters

Les syndicats de PSA Peugeot Citroën ont approuvé vendredi le déblocage anticipé des départs de salariés de l'usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), où la situation est tendue depuis plusieurs semaines. /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer (c) Reuters
par Gilles Guillaume et Laurence Frost
PARIS (Reuters) - PSA Peugeot Citroën espère ramener le calme dans son usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et y redémarrer la production dès lundi en transférant provisoirement des salariés vers le site voisin de Poissy (Yvelines), une mesure approuvée à une très large majorité vendredi par les syndicats du groupe automobile.
Après plusieurs semaines de production au compte-gouttes, l'usine d'Aulnay, voué à une fermeture définitive en 2014, est à l'arrêt complet depuis mercredi à cause des tensions entre les grévistes, que PSA chiffre à 300 environ, et les non-grévistes.
Pour tenter d'apaiser la situation, cinq syndicats sur six ont voté un déblocage anticipé des mobilités temporaires d'Aulnay vers Poissy, lors d'un comité central d'entreprise (CCE) extraordinaire organisé au siège de PSA....
Pour lire la suite de l'article,cliquer sur le lien ci-dessous

PS / Ennahda : l’inacceptable rencontre



Communiqué du 15 février 2013

PS / Ennahda : l’inacceptable rencontre

Ce billet a été lu 1 809 fois.
J'apprends avec stupéfaction qu'une mission parlementaire française dirigée par le PS a rencontré hier officiellement Rached Ghannouchi à Tunis dans le bureau de ce dernier.
Je déplore le soutien ainsi apporté à un parti d'extrême droite religieuse dont le chef n'a aucune fonction officielle dans les institutions tunisiennes.
Cette visite faite en accord avec les autorités françaises est un coup de poignard dans le dos des démocrates tunisiens.
C'est une faute politique de s'afficher ainsi aux côtés de M. Ghannouchi au siège du parti Ennahda, en plein tumulte institutionnel où ce parti d'extrême droite essaie de renforcer son emprise.
Sans doute cette rencontre a-t-elle pour sens de légitimer l'action du parti ami du PS, Ettakatol, qui gouverne avec Ennahda. On mesure dorénavant toute l'hypocrisie des déclarations de Manuel Valls sur le "fascisme islamique" en Tunisie. Et la totale incompréhension par le PS du sens de la révolution citoyenne tunisienne.

POLITIQUE MATIN : LA MATINALE DU VENDREDI 15 FÉVRIER 2013


POLITIQUE MATIN : LA MATINALE DU VENDREDI 15 FÉVRIER 2013

La matinale du vendredi 15 février 2013 
Publiée le 15/02/2013 
[Durée] 56mn
[Tags] hollande , paris , contrats ,inde , nkm , findus , cheval ,viande , spanghero , responsablecandidate
AJOUTER CETTE VIDÉO :JavaScript   iframe   lien court 

A PROPOS DE CETTE VIDEO

Votre petit-déjeuner politique décline l’actualité sur tous les tons et bouscule les codes convenus.
Émission quotidienne présentée par Gérard Leclerc avec Ahmed Tazir, Kathia Gilder, Denis Jeambar, Jean-Daniel Levy, Anne Levade, Stéphane Sahuc
Invités politiques du jour : 
-  Jean-Luc Laurent, député apparenté socialiste du Val-de-Marne
-  Roger Karoutchi, sénateur UMP des Hauts-de-Seine
A l’heure du fast news et du prêt-à-penser, LCP propose chaque jour en DIRECT : Politique Matin, un rendez-vous unique qui bouscule les codes convenus de l’information et éclaire l’actualité sous un jour nouveau.
Présentée par Patrick Chêne, cette émission quotidienne dédiée à l’information politique décline l’actualité sur tous les tons. Résolument pertinente, forcément agitée, délibérément décalée, Politique Matin impose une autre façon d’aborder l’information politique.
Revues de presse nationale et régionale incontournables, Chroniques d’information thématiques indispensables, LCP Politique Matin, c’est aussi et surtout deux temps forts qui animent cette matinale d’info :
+ Vu d’ailleurs !
Une chronique présentée par Kathia Gilder.
+ Le débat
Deux personnalités politiques débattent et confrontent leur point de vue sur l’actualité du jour.
Le face à face oppose ce matin deux personnalités politiques :
-  Jean-Luc Laurent, député apparenté socialiste du Val-de-Marne
-  Roger Karoutchi, sénateur UMP des Hauts-de-Seine
+ Ça va faire du bruit
un temps d’avance sur l’info ! 

Entouré de quatre chroniqueurs (journalistes et experts), Patrick Chêne met en perspective un événement, un texte de loi, un thème, une décision politique… qui demain fera les grands titres et alimentera le débat.
en partenariat avec LeFigaro.fr
en partenariat avec : La Tribune
Diffusions : du lundi au vendredi de 8h30 à 9h30, en direct

VOUS AIMEREZ AUSSI

Carlos Ghosn : l’affront

                                                               Marianne

CHRONIQUE


Carlos Ghosn : l’affront

Vendredi 15 Février 2013 à 05:00 | 

ARNAUD BOUILLIN - MARIANNE

Le patron de Renault a fait un geste sur son salaire. Qui ressemble fort à un bras d’honneur… 


                                                          PRM/SIPA
                                                                                               PRM/SIPA
Il y a quelques années, les gazettes françaises et japonaises l’avaient surnommé « le samouraï » pour la maestria quasi militaire avec laquelle il avait redressé Nissan. Un titre largement usurpé : les samouraïs avaient un sens du devoir qui pouvaient les mener jusqu’au sacrifice suprême. Pas Carlos Ghosn. En guise de sacrifice, le ci-devant patron de Renault-Nissan se fend d’une aumône : il vient d’annoncer qu’il acceptait de reporter 30 % de son salaire variable au 31 décembre 2016, sous réserve que l’accord de compétitivité qu’il veut imposer aux salariés de Renault soit validé par les syndicats. 

Un accord qui prévoit 8 260 suppressions de postes – en théorie sans fermeture d’usine ni licenciements secs – ainsi que le gel des salaires et l’allongement du temps de travail des ouvriers. Comprenons bien : Monsieur Ghosn devrait gagner en 2013 plus de 12 millions d’euros, en incluant ces émoluments impériaux comme Pdg de Nissan, soit un revenu journalier – oui, oui, journalier – de 33 000 euros. 

En renonçant à toucher cette année 430 000 euros de variable, il va devoir se contenter de 31 800 euros/jour. Le plus fort, c’est qu’il n’y renonce même pas : il diffère seulement dans le temps le versement de cette somme. S’il tient sa promesse de ne pas faire de plan social, il récupérera cette partie de son bonus. Les Japonais, qu’il connaît bien, fuient rarement leurs responsabilités : lorsqu’ils ont fauté, ils démissionnent. Monsieur Ghosn se prive temporairement de 3,5 % de son salaire. C’est un autre choix. 

Tunisie : le vice-président d’Ennahda accuse son président !

                                                          Marianne


ENTRETIEN


Tunisie : le vice-président d’Ennahda accuse son président !

Vendredi 15 Février 2013 à 10:13 | 

« Rached Ghannouchi doit quitter Ennahda ! il mène le parti et le pays au désastre ! » 
La crise islamo-islamiste bat son plein au sommet de l’État tunisien. Alors que le premier ministre Hamadi Jebali fait face aux ultras de son parti, le vice-président d’Ennahda, Abdelfattah Mourou, accuse Rached Ghannouchi, le chef du parti islamiste, de mener par son extrémisme le pays à l’abîme. Rencontre et interview.

                                                               Tunisie : le vice-président d’Ennahda accuse son président !
Avec sa djellaba bleu ciel et sa chéchia pourpre, sa culture autant arabe qu’européenne, ses collections de poèmes, de livres rares et de violoncelles, Abdelfattah Mourou détonne parmi les personnages du sinistre théâtre de l’islamisme. C’est pourtant cet avocat de 65 ans, fils d’une couturière et d’un cafetier, né dans un quartier populaire de la capitale, qui a fondé l’islamisme tunisien dans les années 1970. « Bien avant Rached Ghannouchi qui m’a rejoint ensuite ! » tient-il à rappeler, étayant ainsi sa remise en cause totale du gourou d’Ennahda. Ghannouchi, président du parti islamiste, est en effet entré avec l’appareil dans une lutte fratricide contre le premier ministre Hamadi Jebali. Ce dernier veut former un nouveau gouvernement apolitique depuis le meurtre de l’opposant laïque Chokri Belaid. ...
Pour lire la suite de l'article,cliquer sur le lien ci-dessous

Oradour : un rescapé oublié refait surface

                                                          Accueil

POLITIQUE -  le 14 Février 2013
Histoire

Oradour : un rescapé oublié refait surface


À la faveur d’une enquête menée par le parquet allemand, un rescapé oublié d’Oradour-sur-Glane, Paul Doutre, témoigne.
Haute-Vienne, correspondance. On pensait que Robert Hébras et Marcel Darthout étaient les seules mémoires vivantes du massacre d’Oradour-sur-Glane, il y avait aussi Paul Doutre. À la faveur de l’enquête menée par le parquet allemand de Dortmund, spécialisé dans la poursuite des crimes nazis, ce rescapé oublié vient de refaire surface. À quatre-vingt-dix ans, cet enfant du pays raconte cet épisode avec une émotion encore intacte.
C’est à l’âge de vingt ans, craignant d’être envoyé en Allemagne, que Paul Doutre déserte les chantiers de jeunesse et revient se cacher dans la menuiserie familiale. L’atelier et la maison d’habitation donnent sur la place du village, là même où les hommes seront rassemblés et exécutés par la division SS Das Reich, le 10 juin 1944. Ce jour-là, « la voiture blindée des Allemands est arrivée sur la place du village à 14 heures exactement », se souvient le rescapé. « Mon père est venu me dire de me cacher, que les Allemands venaient pour contrôler les papiers. Personne n’imaginait ce qui allait se produire. »
C’est parce qu’il n’a pas de papiers que Paul Doutre échappera aux rafales, caché dans des plants de choux du jardin familial. « J’ai entendu au-dessus de ma tête deux Allemands et l’un a dit : kaput. Ils ont cru que j’étais mort », constate-t-il, d’un souffle encore étonné. Alors que les mitraillettes tonnent derrière lui, il parvient aux portes du village martyr. C’est là qu’un voisin lui apprendra que sa famille vient d’être décimée. Il égrène, la gorge serrée : « Mon père, 51 ans, ma mère, 53 ans, ma grand-mère, 84 ans, ma petite-nièce, 5 ans, et mon frère, 18 ans. » Il se cachera quelques heures dans un caveau du cimetière, non loin de l’église en flamme où femmes et enfants se consumaient. Et c’est à la nuit tombante qu’il rejoindra à pied un village voisin de trois kilomètres.
« Je ne suis retourné là-bas que le surlendemain, c’était un carnage », se souvient-il, le regard encore horrifié. « J’ai aidé la Croix-Rouge. Nous avons mis les corps sur des volets pour les transporter à la fosse commune. » Une tragédie qui le conduira à quitter la région et à prendre le maquis. Après-guerre, il reviendra à Oradour où il reprendra la menuiserie familiale. « Je ne pouvais pas aller ailleurs, c’est là que sont mes parents. »
Six anciens soldats allemands dans le viseur de la justice  C’est à la faveur d’une enquête du parquet de Dortmund que Paul Doutre, qui apparaissait dans la procédure pour avoir témoigné au procès de Bordeaux en 1953, a refait surface. Depuis octobre 2010, la justice allemande s’intéresse à six anciens soldats soupçonnés d’avoir participé au massacre d’Oradour. Dans ce cadre, un procureur et un inspecteur allemands se sont rendus sur place, 
le 29 janvier, pour procéder à des constatations judiciaires. 
Selon la justice allemande, si un procès devait découler de ces investigations, trois des six anciens soldats visés par l’enquête 
ne seraient pas en état de comparaître en raison de leur santé.
Julie Carnis

Premières sanctions dans le "chevalgate"

                                                         Accueil

SOCIÉTÉ -  le 15 Février 2013

Premières sanctions dans le "chevalgate"


         
Spanghero , l'un des fournisseurs de viande de Findus, s'est vu retirer immédiatement son agrément sanitaire
Parce qu’elle « savait qu’elle étiquetait bœuf de la viande de cheval », la société Spanghero s’est vue retirer son agrément sanitaire.
Il y a bien eu fraude dans l’affaire des lasagnes 
Findus. La société Spanghero « savait qu’elle étiquetait de la viande de cheval sous l’étiquette de viande de bœuf, du moins il existe une suspicion forte », a confirmé, hier, le ministre en charge de la Consommation, Benoît Hamon, lors de la présentation des résultats de l’enquête menée par la direction générale de la répression des fraudes.
Quant à la société Comigel, qui fabriquait concrètement le plat cuisiné, elle aurait dû « s’interroger sur le fait que les étiquettes n’étaient pas conformes ». Avant d’éventuelles poursuites judiciaires, l’agrément sanitaire de l’entreprise Spanghero « a été immédiatement suspendu », a indiqué le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, qui a annoncé la poursuite de l’enquête dans les prochains jours pour prononcer des sanctions définitives.
Pendant ce temps, le scandale prenait une nouvelle dimension en Europe. Tandis qu’un premier cas de lasagnes à la viande de cheval a été repéré en Allemagne, l’agence de sécurité alimentaire britannique a détecté des traces de phénylbutazone, un antidouleur proscrit dans l’alimentation, dans six carcasses de cheval. Dont trois ont été retrouvées dans un établissement du Pas-de-Calais. « Cette viande sera détruite », a tenté de rassurer Stéphane Le Foll, mais la menace d’une nouvelle crise sanitaire va accroître encore la défiance des Français envers la qualité des produits alimentaires. D’après un sondage Ifop, elle s’est détériorée depuis dix ans, pour 64 % d’entre eux. Rien de surprenant, après la mise en lumière d’une industrie agroalimentaire dérégulée, avec ses traders et son « minerai de viande »…
Hier, les autorités françaises ont redemandé une meilleure traçabilité des produits transformés en Europe. La veille, les dirigeants de l’Union s’étaient bornés à lancer une campagne de tests ADN dans tous les États membres, reléguant à plus tard la question de la « traçabilité ».
  • Lire aussi :
Pierre Duquesne

"L'horreur à Gaza" primée au World Press Photo

                                                       Accueil

 le 15 Février 2013

"L'horreur à Gaza" primée au World Press Photo

Mots clés : gazaphotojournalismepresse,
Le lauréat de la 56e édition du plus pretigieux concours consacré au photojournalisme, le World Press Photo, est le photographe et journaliste suédois, Paul Hansen pour le quotidien Dagens Nyheter avec une photo, prise en novembre 2012... 
... qui représente un groupe d'hommes transportant le corps de deux enfants décédés dans une rue de Gaza, meurtrie par huit jours de frappes aériennes israéliennes incessantes qui ont fait 155 victimes, dont de nombreux enfants.
  • Lire aussi :

Gaz de schiste : le grand boum international

                                                     Accueil

ENVIRONNEMENT -  le 14 Février 2013
Environnement

Gaz de schiste : le grand boum international


           
                Pour contourner le problème, la France pourrait aller mener des recherches en Algérie.
Emmenée par les états-Unis, la course aux hydrocarbures paraît officiellement lancée à l’échelle internationale. Disposant de réserves estimées non négligeables, la France n’est pas sans porter un certain intérêt à l’affaire.
C’est peut-être l’une des plus importantes offensives opérées dans le secteur privé énergétique depuis la révolution pétrolière : les gaz de schiste et plus globalement les hydrocarbures non conventionnels reviennent de manière détonante sur le devant de la scène. Emmenée par les États-Unis, dont la production de gaz de schiste – shale gas, dit-on là-bas – est passée de 1 %, au début des années 2000, à près de 35 % en 2011, la course paraît officiellement lancée entre des nations qui voient dans cet hydrocarbure new age l’opportunité d’une redistribution des cartes géopolitiques. Avec toujours une même menace en toile de fond : explosif économiquement, le grand rush des gaz de schiste pourrait l’être également écologiquement.
Pour être apparus récemment sur la scène médiatique, les gaz de schiste ne sont pas à proprement parler une donnée nouvelle, ni pour les géologues ni pour les pétroliers. On fait remonter la toute première production, réalisée à Fredonia, dans l’État de New York, à 1821. « Certaines, même, verront le jour en France vers 1930, aux alentour d’Autun », rappelle Jean Laherrère, géologue et président d’ASPO France .
Très coûteuses, à l’époque, toutes ses exploitations seront vite abandonnées dès lors que le gaz conventionnel émergera sur le marché. La crise pétrolière des années 1970 relancera l’intérêt des producteurs, lesquels impulseront la recherche dans ce domaine. Mais c’est au début des années 2000 que les gaz de schiste commenceront à devenir réellement rentables. L’amélioration de la technologie dite de fracturation hydraulique, née en 1949, y contribuera largement. La perspective d’un pick oil pétrolier et gazier, c’est-à-dire d’un plafonnement puis d’une diminution des ressources facilement exploitables, leur conférera leur valeur actuelle.
Les États-Unis ont été les premiers à se lancer massivement dans la production, non sans un certain succès économique. On y compterait plus de 100 000 puits en fonctionnement. De 20 milliards de mètres cubes en 2005, la production des gaz de schiste y serait passée à 220 milliards en 2011. Cerise sur le derrick : de pays importateur de gaz, la puissance est devenue, en quelques années, exportatrice et ne serait plus très loin de se hisser au rang de premier producteur mondial. Alors que l’AIE, agence américaine de l’énergie, estime les réserves exploitables à 25 000 milliards de mètres cubes, la machine paraît ne pas être prête à s’arrêter de sitôt. Le pays toutefois n’est plus seul en lice.
La Chine, qui dispose de la plus vaste réserve estimée – le qualificatif « estimé » est important – commence, elle aussi, à distribuer des permis d’explorer. Pékin envisagerait d’extraire 6,5 milliards de mètres cubes dès 2015, et 100 milliards en 2020.
L’Inde suit de près, qui vient de signer un contrat avec Shell. Autre grand champ de possible estimé, l’Amérique latine n’est pas en reste. Le Mexique qui disposerait de près de 20 milliards de mètres cubes récupérables, envisage de relancer sa production d’hydrocarbure, de même que l’Argentine.
Les industriels privés mènent le bal.
Pour lire la suite de l'article,cliquer sur le lien ci-dessous

"La provocation de Carlos Ghosn"

                                                          Accueil


SOCIAL-ECO -  le 15 Février 2013
Editorial Par Jean-Paul Piérot

L'éditorial de Jean-Paul Piérot : "La provocation de Carlos Ghosn"


Inconscience d’un homme qui semble avoir largué les amarres avec le monde réel ? Provocation délibérée à l’égard des salariés en escomptant tirer un petit profit d’une opération de communication ? On se perd en conjectures en entendant le PDG de Renault proposer de différer à 2016 une partie… d’une partie de ses rémunérations, si les syndicats cèdent au chantage de la « compétitivité ».
« Compétitivité », qu’en termes élégants ces choses-là ne sont pas dites. Pour les salariés, il s’agirait, derrière ce mot à la mode, d’accepter de voir leur vie de famille bouleversée à la merci des desiderata des managers, de travailler plus sans que le salaire suive… Magnanime, le patron de Renault supprimerait plus de 8 000 emplois mais ne fermerait pas de site, les promesses n’engageant que ceux qui y croient. Carlos Ghosn a un sens bien particulier du partage des richesses et des efforts à consentir pour braver la tempête qui souffle sur l’industrie automobile française. Aux ouvriers payés au Smic ou à peine plus, sans treizième mois, de réduire leur train de vie, au patron de se contenter de 26 000 euros par jour au lieu de 36 000 ! À supposer même, ce dont il n’est pas question, que le PDG ne se contente que de la part fixe de son salaire, il encaisserait plus de 1,2 million d’euros, sans compter ses émoluments au titre de la direction de Nissan, et le reste.
La manœuvre du numéro un de la firme, dont l’État est toujours actionnaire, frappe par son cynisme et, effet de sa médiatisation, elle aura permis à des millions de gens d’apprendre que Carlos Ghosn perçoit des revenus dont chacun d’entre nous ne parvient même pas à concevoir l’ampleur. Le domaine de l’infiniment grand reste aux yeux d’un salarié ordinaire du registre de l’abstraction. Les salariés de PSA, menacés dans leurs emplois, éprouvent la même difficulté à imaginer la vie avec le salaire fixe de 1,3 million de leur PDG, Philippe Varin, qui a déclaré, gagné lui aussi par cet élan de générosité, abandonner la partie variable de ses émoluments le temps de faire avaliser la liquidation de l’usine d’Aulnay. Mais chez Renault comme chez PSA, et pas seulement, chacun comprend bien, même confusément, que ce monde marche sur la tête et qu’il convient dès lors de le remettre sur ses pieds. Chasser la droite du pouvoir fut un préalable nécessaire, mais non pas à soi seul suffisant. Au fait, Arnaud Montebourg pense-t-il toujours que la direction de Renault n’a pas franchi la ligne rouge ?
Lire aussi :
Par Jean-Paul Piérot