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jeudi 14 février 2013

Hollande à New Delhi: quand Paris redécouvre la route des Indes

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 le 14 Février 2013
Inde

Hollande à New Delhi: quand Paris redécouvre la route des Indes


          
             François Hollande en compagnie de sa compagne et du premier ministre indien
En visite à New Delhi, François Hollande entend revaloriser la place de l’Asie, qui pèse 50 % du PIB mondial, dans sa diplomatie.
La politique de « regard vers l’est » passe par l’Inde. Aujourd’hui, François Hollande entame une visite d’État à New Delhi, placée sous le sceau de l’économie. Accompagné d’une soixantaine de dirigeants d’entreprise, le président de la République tentera de faire aboutir des contrats sur la vente de 126 Rafale, de transports en commun, la construction de deux réacteurs EPR de centrale nucléaire et de pousser la coopération en matière d’innovation.
La France en retard
Dans ce pays, en passe de se hisser au rang de troisième puissance mondiale à l’horizon 2030 et qui fait figure d’eldorado pour tirer la croissance, la France accuse un sérieux retard malgré l’accord de partenariat stratégique qui la lie à l’Inde depuis 1998. « La France ne brille pas par un activisme forcené en Asie », observe Olivier Guillard, directeur de recherche Asie à l’Institut de recherches internationales et stratégiques. Loin derrière l’Allemagne ou l’Angleterre, les échanges commerciaux bilatéraux avec l’Inde demeurent déficitaires. Or Paris, qui a fait le choix de la concurrence et de la compétitivité, peine toujours à trouver des débouchés sur les marchés émergents asiatiques. « L’Inde identifie la France comme un partenaire doté d’une technologie de pointe, innovante, sans réticence en matière de transfert de technologie. Elle sait qu’un partenariat avec la France sera toujours plus équilibré qu’avec les États-Unis », explique-
t-on au ministère des Affaires étrangères.
L'Inde à l'ONU
Lors d’un voyage au Laos, François Hollande avait déjà assuré que les pays asiatiques, qui représentent 50 % du PIB mondial, devaient jouer « leur rôle dans la croissance européenne et mondiale ». Après la tournée de Jean-Marc Ayrault aux Philippines, à Singapour, au Cambodge et en Thaïlande, le chef de l’État plaide pour que l’Inde dispose d’un siège de membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU et devrait se rendre en Chine et au Japon. Signe des temps, le conseiller diplomatique de l’Élysée n’est autre que le sinologue Paul Jean-Ortiz, précédemment en poste à Hanoï et Pékin, qui fut le directeur du département Asie au Quai d’Orsay.
Une croissance à la peine. Le sérieux ralentissement de la croissance indienne risque de freiner la lutte contre la pauvreté. Les prévisions formulées par le gouvernement indien tablent sur une croissance à 5 % seulement. Soit la plus mauvaise performance depuis dix ans si ce taux venait à se confirmer. L’Inde ne jouit que d’une croissance faible, voire quasi nulle, dans des secteurs primordiaux : 1,9 % dans la manufacture, 0,4 % dans le secteur minier, 1,8 % dans l’agriculture.
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Lina Sankari

Croissance: la zone euro poursuit dans l'austérité

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 le 14 Février 2013

Croissance: la zone euro poursuit dans l'austérité


               
       Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn
Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, laisse entendre ce jeudi que les pays de la zone euro pourraient se voir accorder un délai supplémentaire pour atteindre leurs objectifs de réduction des déficits si les perspectives de croissance se détériorent. Mais le dogme des 3% demeure.
L'austérité a encore de beau jour devant elle en Europe. Le dogme de la réduction des déficits publics n'est en aucun cas remis en cause par le commissaire européen Olli Rehn. Dans sa lettre envoyée aux ministres des Finances, il ne consent qu'une petite "fleur" aux pays européens en prise avec la récession: "Si la croissance se détériore de manière inattendue, un pays doit se voir accorder un délai supplémentaire pour corriger son déficit excessif, à condition qu'il ait fourni l'effort budgétaire structurel convenu.
Ayrault: "La trajectoire sera poursuivie"
De quoi donner un peu d'air au gouvernement français, qui, par l'intermédiaire de son premier ministre Jean-Marc Ayrault, assurait mercredi soir: "Nous ne serons pas exactement, je pense, aux 3% en 2013, pour une raison simple, c'est que la croissance en France, en Europe et dans le monde, est plus faible que prévu." Mais pas question non plus pour la France d'oublier le dogme des 3%: "L'objectif, et il sera atteint, c'est le déficit zéro à la fin du quinquennat De François Hollande, ce qui compte c'est la trajectoire. Nous allons la poursuivre. Nous allons dans la bonne direction", a poursuivi Jean-Marc Ayrault.
Le discours est partagé par Bruxelles. Le commissaire européen Olli Rehn reconnaît ainsi que les difficultés économiques actuelles sont dues pour l'essentiel au processus de désendettement public et privé engagé après la crise financière. Ce qui ne l'empêche pas de souligner la nécessité de poursuivre dans cette voie de l'austérité.
Situation économique aggravée en Europe
La situation s'aggrave pourtant pour la zone euro qui s'est enfoncée dans la récession fin 2012 et a vu ses principales économies plonger, ce qui risque de compliquer la tâche des Etats membres pour respecter leurs engagements budgétaires et de raviver le débat sur le niveau de l'euro: Selon les statistiques publiées ce jeudi par l'office européen des statistiques, Eurostat:
  1. le Produit intérieur brut de la zone euro a reculé de 0,6% au quatrième trimestre 2012.
  2. C'est pire qu'attendu: les analystes tablaient sur une baisse de 0,4%
  3. L'économie allemande (-0,6%) s'est davantage contractée que prévu au dernier trimestre de 2012, en raison du recul des exportations.
  4. L'économie française, elle, est restée morose (-0,3%), confirmant son décrochage.
  5. Ailleurs en Europe, ce n'est pas mieux: les Pays-Bas sont entrés eux en récession au quatrième trimestre avec un PIB en baisse de 0,2%, l'économie italienne s'est contractée plus que prévu (-0,9%), l'activité au Portugal a dévissé de 1,8%, tandis qu'en Grèce --le pays le plus violemment touché par la crise-- le PIB a chuté de 6%.
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S.G.

La FSU et Solidaires s'associent à la mobilisation du 5 mars contre l'accord sur l'emploi

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 le 14 Février 2013

La FSU et Solidaires s'associent à la mobilisation du 5 mars contre l'accord sur l'emploi


                             
La FSU a fait savoir jeudi, lors de son 7e congrès national à Poitiers, qu'elle s'associerait à la journée de mobilisation du 5 mars organisée par la CGT et FO contre le projet de loi sur la "sécurisation de l'emploi", l'union syndicale Solidaires indiquant qu'elle ferait de même.
"Le 5 mars, nous serons ensemble dans cette bataille contre cet accord", a indiqué la secrétaire générale de la FSU Bernadette Groison, s'adressant au futur chef de file de la CGT,Thierry Lepaon, venu intervenir devant les congressistes. Quelques minutes avant, ce dernier avait appelé les adhérents de la FSU, principale fédération de l'Education et seconde force de la fonction publique d'Etat, à être "au coude à coude" avec la CGT pour protester contre l'accord sur l'emploi , un accord "en trompe l'oeil" qui "sécurise juridiquement les employeurs et flexibilise au maximum les salariés".
D'une manière générale, il a dit "constater le retard pris par la politique pour trouver des voix de sortie de crise. Depuis plus de 5 ans, depuis l'été 2007, nous ne pouvons noter aucune action d'envergure, au contraire: les politiques d'austérité on aggravé la crise", a-t-il ajouté. "Seule l'intervention massive des salariés et de leurs syndicats peut permettre de changer la donne, de modifier le rapport de force en faveur du travail", a-t-il poursuivi, soulignant que "c'est dans ce cadre que depuis 2009, la CGT et la FSU ont choisi d'approfondir leurs relations".
"Rien n'est acquis, comme on le voit avec l'accord national interprofessionnel (sur l'emploi). La conquête des espaces de droit et de liberté est à chaque fois à remettre sur le métier", a souligné de son côtéBernadette Groison, évoquant "d'énormes batailles à mener ensemble pour que soient respectés les salariés, les chômeurs et le jeunes".
Annick Coupé, porte-parole de Solidaires, a également indiqué que l'union syndicale, qui regroupe notamment les syndicats SUD, s'associerait à la mobilisation. Pour Annick Coupé, cette manifestation a un "double enjeu": sur le fond du texte sur l'emploi, qui constitue une "régression très importante", mais aussi sur la méthode choisie par le gouvernement, visant à transcrire le texte tel quel dans la loi. "On a peur qu'ensuite on ait ça sur des dossiers comme celui des retraites", a-t-elle expliqué. "Si cette affaire là passe, ce n'est pas bon pour les salariés, et cela ne présage rien de bon pour les autres dossiers qui sont sur la table".
La mobilisation du 5 mars aura lieu à la veille de la présentation en Conseil des ministres du projet de loi sur la sécurisation de l'emploi, issu de l'accord signé le 11 janvier par trois centrales (CFDT, CFTC, CFE-CGC) et le patronat.
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Tour de vis pour les collectivités : les élus montent au créneau

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POLITIQUE -  le 13 Février 2013

Tour de vis pour les collectivités : les élus montent au créneau



          
                 François Hollande au congrès des Maires de France en décembre 2012
 Les élus locaux s’insurgent contre la décision gouvernement du doublement de la baisse des dotations aux collectivités territoriales. Les élus PS ne sont pas en reste, dénonçant une décision qui va nuire aux intérêts des populations.
« Un coup de massue sans précédent contre les collectivités locales. » L'Association des maires de France (AMF) ne mâche pas ses mots devant la décision du gouvernement, annoncée mardi 12 février devant le Comité des finances locales (CFL), de réduire en 2014-2015 les dotations aux collectivités territoriales de 3 milliards d’euros, soit le double de ce qui avait été annoncé par le gouvernement en septembre 2012. On est loin du « pacte de confiance » que souhaitait François Hollande avec les communes, les départements et les régions. L’AMF estime en effet que « cette baisse des dotations aura un impact direct sur les services à la population, sur l’investissement public et donc sur l’économie locale ». D’autant,  affirme son premier vice-président, le maire (PS) d’Issoudun (Indre), André Laignel, que « cette diminution des dotations équivaut, de fait, à une amputation de crédits de 4,5 milliards d’euros en 2015 par rapport à 2013 » en regard du gel des dotations depuis plusieurs années....
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Le droit au travail et à un revenu décent ne peut rester un droit virtuel dans notre société


Ligue des droits de l'Homme

section de Nantes et du pays nantais

Communiqué de Presse


Le droit au travail et à un revenu décent ne peut rester un droit virtuel dans notre société
Le 14 février 2013

Un homme, père de famille, âgé de quarante deux ans, s’est immolé par le feu et est venu mourir sur le parking d’une agence de Pôle Emploi de Nantes.
Cet homme, au chômage, n’avait pas déclaré une période de travail alors qu'il percevait des allocations. Les règles de l’assurance chômage sanctionnent cette situation par deux mesures : la période de travail ne peut plus ouvrir de droits à l'assurance chômage ultérieure et les allocations versées deviennent des indus, des trop perçus qui doivent être remboursés à l’assurance-chômage. Dans une situation où, il ne lui était plus versé d'assurance chômage et devait demander l'allocation de solidarité spécifique - ASS, cet homme a annoncé qu’il allait mettre fin à ses jours et est passé à cet acte terrible. La Ligue des droits de l'Homme est profondément émue par ce drame ; elle exprime sa compassion à l’égard des proches de cette personne.

C'est l'ensemble de notre société qui est interpellée aujourd'hui. Alors qu’en cinq ans, le nombre des hommes et des femmes sans aucun travail est passé de deux à trois millions, qu'un chômeur sur deux n’est pas indemnisé au titre de l’assurance-chômage et que l’allocation spécifique de solidarité - ASS ou le revenu de solidarité active - RSA, dont les montants se situent en dessous du seuil de pauvreté, ne peuvent être des solutions pérennes. Par ailleurs, des questions peuvent se poser sur la suffisance des moyens donnés à Pôle Emploi, humains, financiers, institutionnels pour répondre aux difficultés. La LDH exprime sa solidarité aux salarié-es de Pôle Emploi qui sont confrontés à ce drame social.

La LDH réaffirme le contenu de l’article 23 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme : Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage. [...]
Dans les crises actuelles, financière, économique, sociale, les licenciements, le chômage détruisent des vies et le tissu social. La LDH réaffirme avec force que les droits économiques et sociaux, indispensables à la dignité de toute personne, sont des droits de l'Homme comme les autres droits. Toute personne doit avoir effectivement droit à un travail et à un revenu décent, à un revenu de remplacement décent quand il est privé de salaire, en cas de chômage, de maladie, d'handicap et à la retraite.
L'exigence du respect des droits sociaux ne peut se heurter à de prétendues impossibilités financières et relève de l’action nécessaire pour l'égalité et la justice sociale.

Fillon tacle Ayrault sur l'abandon de l'objectif d'un déficit à 3%

                                      Challenges

  

Fillon tacle Ayrault sur l'abandon de 

l'objectif d'un déficit à 3%

Créé le 14-02-2013 à 07h52 - Mis à jour à 18h49

Pour la première fois, le Premier ministre a reconnu que 

la France ne  tiendrait pas son objectif de réduction du déficit

 public à 3% du PIB.

 L'Insee confirme une croissance nulle en 2012.



                                (c) Reuters


L'ANCIEN PREMIER MINISTRE FRANÇOIS FILLON A DÉNONCÉ JEUDI 14 FÉVRIER "LA 
LÉGÈRETÉ AVEC LAQUELLE LE GOUVERNEMENT A RENONCÉ À L'OBJECTIF DE
 DÉFICIT PUBLIC À 3% DU PIB" EN 2013, LA FRANCE DÉMONTRANT SELON LUI "SON
 LAXISME BUDGÉTAIRE" À SES PARTENAIRES EUROPÉENS ET AUX INVESTISSEURS.
 "POUR LES INVESTISSEURS, NOTRE PAYS RISQUE DE DEVENIR LE MAILLON FAIBLE
 DE L'UNION EUROPÉENNE. POUR LES CITOYENS, C'EST UN ENGAGEMENT DE PLUS
 AUX OUBLIETTES!", A-T-IL AJOUTÉ.
L'ancien hôte de Matignon enfonce le clou. "Le gouvernement est coupable de mener
une politique économique qui n'assure ni la rigueur ni la croissance. L'absence de
 réformes de fond pèse sur les comptes publics et sociaux et l'augmentation massive
des impôts casse toute chance de reprise. Ces erreurs ne peuvent qu'aboutir à
davantage de chômage".
Le Parti socialiste a réagi en jugeant ces propos sont "inacceptables et totalement
déplacés de la part de celui qui, Premier Ministre de la banqueroute, a plombé les
finances publiques de notre pays".
Une croissance plus faible que prévu...
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"Aujourd’hui, je vais me brûler à Pôle Emploi"

                                           Le Nouvel Observateur


"Aujourd’hui, je vais me brûler à Pôle Emploi"

Créé le 13-02-2013 à 19h07 - Mis à jour le 14-02-2013 à 08h02

Un chômeur en fin de droits s'est immolé par le feu en milieu de journée devant une agence de Nantes. Il avait informé les médias de son intention

.

                       Un chômeur en fin de droits s'est donné la mort, mercredi 13 février, en s'immolant par le feu devant une agence Pôle emploi à Nantes. (MAXPPP/OUEST FRANCE/Franck Dubray)
                          Un chômeur en fin de droits s'est donné la mort, mercredi 13 février, en s'immolant par le 
                          feu devant une agence Pôle emploi à Nantes. (MAXPPP/OUEST FRANCE/Franck Dubray)

Les mails publiés sur le site de Presse Océan sont poignants. "Aujourd'hui, c'est le grand jour pour moi car je vais me brûler àPôle emploi. J'ai travaillé 720 h et la loi, c'est 610 h. Et Pôle emploi a refusé mon dossier". Mardi 12 février, 10h12. Suivi de ce courriel transmis au journal à 12h55 : "Je suis allé à Pôle emploi avec 5 litres d'essence pour me brûler, mais c'est fermé le 12/02/2013 ; alors ça sera demain le 13 ou le 14, car ce serait vraiment préférable au sein de Pôle emploi merci".
"On a posté trois agents"...
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PSA Aulnay : Sapin nomme un médiateur pour rétablir le dialogue

                                         Challenges

PSA Aulnay : Sapin nomme un médiateur pour rétablir le dialogue

Créé le 14-02-2013 à 16h19 - Mis à jour à 16h31

Marc Leray, directeur du travail, responsable de l'unité territoriale de Seine-Saint-Denis doit se rapprocher de toutes les parties afin de favoriser le retour au calme. 

                         Assemblée générale des salaries dans l'usine du constructeur automobile PSA Peugeot Citroën à Aulnay, le 16 janvier. (Sipa)
                         Assemblée générale des salaries dans l'usine du constructeur automobile PSA Peugeot
                                 Citroën à Aulnay, le 16 janvier. (Sipa)
Le ministre du Travail, Michel Sapin, a chargé jeudi 14 février le directeur du travail responsable de Seine-Saint-Denis, Marc Leray, de "favoriser le retour au calme et le rétablissement du dialogue" dans l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), théâtre de "tensions de plus en plus fortes".
Selon un communiqué du ministère, Michel Sapin, constatant que ces tensions "ne permettent plus un dialogue serein" dans ce site, "a demandé à M. Marc Leray, directeur du travail, responsable de l'unité territoriale de Seine-Saint-Denis de se rapprocher de toutes les parties prenantes afin de favoriser le retour au calme et le rétablissement du dialogue dans l'usine".
La direction de PSA a précisé à l'AFP "qu'il ne n'agit pas d'un médiateur mais que M. Leray a été chargé par le gouvernement dans le cadre de ses fonctions d'assurer un retour au calme dans l'usine".
Site en grève depuis  le 16 janvier
Une centaine de salariés de cette usine, vouée à la fermeture en 2014 dans le cadre d'un plan de restructuration, ont manifesté jeudi à Paris à proximité de l'Elysée pour dénoncer le projet d'accord sur le plan de sauvegarde de l'emploi du groupe PSA et réclamer la nomination d'un médiateur pour le renégocier.
A cette occasion, une délégation d'une dizaine de syndicalistes a été reçue par Michel Yahiel, le conseiller social de François Hollande.
A l'issue de l'entrevue, Jean-Pierre Mercier, délégué CGT, a indiqué à la presse avoir eu la "confirmation qu'un médiateur a été nommé".
Le site d'Aulnay-sous-Bois, qui emploie 2.800 personnes, est perturbé par une grève à l'appel de la CGT depuis le 16 janvier.
(Avec AFP)

Combien gagne Carlos Ghosn, le patron de Renault ?

                                   Le Nouvel Observateur

Combien gagne Carlos Ghosn, le patron de Renault ?

Créé le 14-02-2013 à 12h16 - Mis à jour à 16h25

Pour convaincre les syndicats de geler les salaires en 2013, le patron le mieux payé de France propose de diminuer (un peu) sa rémunération.

                                  La patron de Renault et Nissan, Carlos Ghosn. (FRANCOIS GUILLOT/AFP)
                             La patron de Renault et Nissan, Carlos Ghosn. (FRANCOIS GUILLOT/AFP)
Combien gagne Carlos Ghosn ? La question est de nouveau soulevée jeudi 14 février. Le patron de Renault, qui tente de conclure avec les syndicats un accord de compétitivité prévoyant notamment un gel des salaires pour 2013, propose de conditionner 30 % de sa rémunération variable, due au titre de sa rémunération 2012, à la mise en œuvre de l'accord et au respect de certains engagements de la direction sur les volumes de production. Le versement de cette somme serait repoussé à 2016.
Bien que les syndicats et le gouvernement réclament un sacrifice depuis des mois, ce geste est loin de satisfaire tous les salariés. Carlos Ghosn "se moque du monde", a déclaré sur France Info Ali Kaya, représentant CGT de l'usine de Flins, précisant que cela revient à faire passer son salaire de 36.000 à 26.000 euros par jour.
A quoi correspondent ces chiffres ? ...

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Hollande en Inde : la réincarnation de Sarkozy ?

                                 Le Nouvel Observateur


Hollande en Inde : la réincarnation de Sarkozy ?

Créé le 14-02-2013 à 15h39 - Mis à jour à 17h55

En visite d’Etat pour deux jours, le président prend le relais de son prédécesseur tout en souhaitant s’en démarquer.


                        François Hollande et Valérie Trierweiler au mémorial de Gandhi en Inde, le 14 février 2013. (Mustafa Quraishi/AP/SIPA)
                      François Hollande et Valérie Trierweiler au mémorial de Gandhi en Inde, le 14 février 2013
                            . (Mustafa Quraishi/AP/SIPA)

Un homme qui est parvenu à cornaquer les éléphantssocialistes ne devrait pas laisser indifférents les indiens ! Pourtant François Hollande n’est pas attendu comme une incarnation de Ganesh à New Dehli. Il y a belle lurette que cette nation-continent est sortie de l’ère méditative et carbure à l’énergie capitaliste. Hollande, le socialiste qui a vaincu Sarkozyet s’embrouille avec Lakshmi Mittal, est considéré avec méfiance. Les élites indiennes s’étaient habituées à son prédécesseur, qui est venu deux fois en visite d’Etat les bras chargés de business plans et de contrats. Réacteurs EPR, avions Rafale… En dépit des communiqués de victoire, les engagements du "partenariat stratégique" adopté en 2010 ne se sont pas encore concrétisés. Mais dans les affaires indiennes, comme dans d’autres domaines, François Hollande est bien obligé de remettre ses pas dans ceux de Sarko.
Comme son prédécesseur, le président socialiste s’efforce de cultiver une relation privilégiée avec l’Inde, république des Gandhi, censée selon les orientalistes du Quai d’Orsay, contrebalancer la montée en puissance du Léviathan chinois. Comme son prédécesseur, le président a embarqué une escouade de grands patrons dans l’airbus présidentiel. Comme son prédécesseur, il prononcera son principal discours devant une assemblée d’hommes d’affaires. Mais, comme son prédécesseur, il n’est pas certain qu'il obtiendra, en deux jours, les signatures qui valent des dizaines de milliards pour doter l’Inde des meilleures technologies made in France.
La différence que veut mettre en évidence Hollande tient plutôt au style de la visite....
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