VIDEO Pierre Gattaz, candidat à la présidence du Medef, explique à Challenges.fr son programme. Il plaide pour une réconciliation des Français avec l’économie et les entreprises.
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Pierre Gattaz, président du groupe des fédérations industrielles, et Laurence Parisot, présidente du Medef. (AFP)
Pierre Gattaz, président du directoire de Radiall, est aussi président du Groupe des fédérations industrielles et candidat à la présidence du Medef. Il explique à Challenges.fr ses priorités s’il venait à succéder cet été à Laurence Parisot.
Selon lui, les entreprises françaises restent confrontées à un problème de compétitivité. Il faut, plus que jamais, réduire les charges et restaurer la confiance avec une "fiscalité incitative". Pierre Gattaz s’engage à mener un indispensable effort d’"évangélisation économique" auprès des Français.
Paris tente d'ouvrir un débat sur le niveau de l'euro, qui renchérit ses exportations et risque de pénaliser ses efforts pour regagner en compétitivité.
Jeroen Dijsselbloem (c) Sipa
La question de la parité de l'euro, soulevée par la France qui juge la monnaie unique trop forte, a été renvoyée au G20 par le nouveau chef de file de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem. La question du taux de change de l'euro a bien été abordée lundi 11 février, comme le souhaitait le ministre français Pierre Moscovici.
Mais la prochaine réunion du G20, qui regroupe les principales économies développées et en développement, "s'y prête plus", a estimé Jeroen Dijsselbloem. "La principale conclusion a été que s'il y avait un endroit où cela devait être discuté, ce serait au G20" vendredi et samedi à Moscou, a-t-il dit, rappelant que le G7 et le G20 étaient traditionnellement les plateformes utilisées pour aborder les questions monétaires.
Il s'est refusé à donner son propre avis sur le niveau de l'euro, disant "mettre un point d'honneur à ne pas faire de commentaire sur les taux de change".
"Se garder de toute guerre des monnaies"...
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Le financement à court terme des retraites et la refonte du système sont les deux défis auxquels le gouvernement va être confronté, a prévenu dimanche dernier Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales et de la Santé. Interrogée au cours de l’émission « Tous politiques » organisée par France-Inter, Le Monde et l’AFP, elle a indiqué qu’ « aucune piste » n’était privilégiée.
Elle a précisé qu’un comité d’experts serait mis en place « dans quelques jours, dans quelques semaines » pour faire « des propositions pour l’adaptation de nos régimes de retraite » avant une concertation avec le MEDEF et les organisations syndicales. « L’ensemble des mesures est sur la table mais il y aura des efforts à faire », a-t-elle averti.
Matignon penche pour une réforme qui mettrait à contribution les retraités en désindexant les retraites de l’inflation, ce qui est en train de se discuter en ce moment pour les retraites complémentaires.
Le Conseil d’Orientation des Retraites (COR), qui a rendu un rapport en décembre 2012, estime que le déficit des retraites devrait atteindre 21 milliards d’euros en 2017 et 25 en 2020. Pour rétablir les comptes, le COR avance, quant à lui, plusieurs pistes : soit une augmentation de 1,1 % des prélèvements, soit une baisse de 5 % du rapport entre la pension moyenne et le revenu moyen, soit un recul de six mois supplémentaires de l’âge effectif de départ. Il propose aussi de calculer les retraites sur la totalité de la carrière afin, selon lui, de mieux prendre en compte les carrières incomplètes.
Depuis la découverte jeudi dernier en Grande Bretagne de viande de cheval dans des lasagnes censées avoir été préparées avec du bœuf, le scandale a mis en lumière les dysfonctionnements de certaines filières alimentaires et des administrations.
Au lendemain de l’annonce, la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF), en France, a déclaré que les contrôles réalisés par ses enquêteurs « ont confirmé la présence de viande de cheval mélangée à de la viande de bœuf et ont mis en évidence que la viande avait transité par plusieurs intermédiaires au niveau européen, avec une traçabilité insuffisante ».
En effet, ces produits étaient fabriqués dans une usine luxembourgeoise appartenant au groupe français Comigel, qui lui-même se fournissait auprès de Spanghero, ce dernier ayant acheté de la viande surgelée auprès d’un trader chypriote, lequel avait sous-traité la commande à un trader situé aux Pays-Bas, qui s’était fourni auprès d’un abattoir et d’un atelier de découpe roumains.
Dimanche, les consommateurs de l’UFC-Que-Choisir ont souligné qu’ « il en est des produits alimentaires comme des jeans ou des portables, ils font le tour du monde avant d’arriver dans notre assiette. » Alain Bazot, Président de l’UFC, a condamné la « tendance au désengagement du contrôle des autorités publiques et à confier aux professionnels la maîtrise du contrôle […]. On le voit bien en France, les effectifs des services vétérinaires ne cessent de diminuer ».
Elles s'observent de part et d'autre d'une petite rue, mais c'est un gouffre qui les sépare. Le 31 janvier, la direction de l'usine Goodyear (Amiens-Nord) a annoncé son intention de fermer le site pour de bon, mettant en péril l'emploi de 1 200 personnes. A Dunlop (Amiens-Sud), les syndicats ont accepté il y a cinq ans des conditions de travail plus rudes, avec la promesse de voir les effectifs préservés jusqu'en 2014. Alors, sur la rive sud de la route de Poulainville, on observe d'un œil inquiet ce qui se trame en face. Car si l'avenir des ouvriers de Goodyear s'assombrit de jour en jour, celui du site de Dunlop reste flou.
Manifestation de salariés d'entreprises visées par des plans sociaux à Rueil-Malmaison
Le Monde.fr avec AFP| • Mis à jour le Des salariés venus des usines de Goodyear, PSA, ArcelorMittal ou Sanofi ainsi que le collectif Licenci'elles ont prévu de se rassembler en début de matinée devant le siège social de Goodyear France. | AP/Michel Spingler
Des salariés d'entreprises visées par des plans sociaux sont appelés à manifester mardi 12 février à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), où se tient un comité d'entreprise extraordinaire de Goodyear, dont une usine pourrait fermer, tandis que d'ultimes négociations ont lieu chez Renault et chez PSA Peugeot-Citroën, visés par des restructurations. Environ sept cent cinquante salariés de l'usine Goodyear d'Amiens-Nord ont quitté le parking de leur usine peu avant 6 h 30, en direction du siège social du fabricant.
Face à des plans sociaux en cascade, des salariés venus des usines de Goodyear, de PSA, d'ArcelorMittal ou de Sanofi ainsi que le collectif Licenci'elles ont prévu de se rassembler en début de matinée devant le siège social de Goodyear France, en marge d'un comité d'entreprise consacré au site d'Amiens-Nord, promis à la fermeture avec ses 1 173 postes.
Alors que le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, s'est inquiété des risques"d'implosions ou d'explosions sociales" face à la montée du mécontentement social, la CGT Goodyear a appelé le gouvernement à cesser de "pointer du doigt des syndicalistes et des salariés qui se battent depuis cinq ans dans leur entreprise". Il a également dénoncé "la radicalisation du Medef".
Tous réclament une loi contre les licenciements boursiers dans les entreprises qui réalisent des bénéfices, une promesse de campagne du président François Hollande.
Vers une "mise sous surveillance" de la filière viande en France
Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 11.02.2013 à 09h31 • Mis à jour le 11.02.2013 à 21h25 La viande en cause, d'origine roumaine, aurait transité par un trader néerlandais, puis chypriote, avant d'arriver chez un fournisseur français, Spanghero, et d'être redirigée vers le préparateur, Comigel, selon les premiers éléments de l'enquête menée par les autorités françaises. | AFP/REMY GABALDA
Le gouvernement français a annoncé, lundi 11 février, que l'ensemble de la filière viande et poisson sera mise "sous surveillance" après la découverte que les compagnies Spanghero et Comigel vendaient des plats surgelés à la viande de cheval estampillée "bœuf".
A l'issue d'une réunion à Paris, le secrétaire d'Etat à la consommation Benoît Hamon a indiqué qu'il n'était pas possible de déterminer pour l'instant s'il s'agissait d'une "négligence" ou d'une "fraude délibérée", qui serait un délit, et qu'on en saurait plus dans les "48 heures", rappelant qu'il ne s'agissait pas d'une crise sanitaire mais d'une "fraude économique". Le ministre de l'agriculture, Stéphane Le Foll, a annoncé la tenue d'une réunion européenne, qui aura lieu mercredi à Bruxelles.
François Hollande avait reconnu qu'"il y a eu des manquements, visiblement, des profits, des comportements inadmissibles" et que "des sanctions devront être prononcées, administratives et pénales si le dossier le justifie". Dans la matinée, des agents de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ont inspecté plusieurs entreprises, dont le siège de Spanghero et celui de Comigel, à Metz. Une enquête judiciaire a été ouverte.
CIRCUIT OPAQUE ET PLAINTES EN SÉRIE
Cette affaire ne cesse de faire polémique et d'interroger notamment la multiplication des intermédiaires dans l'industrie agroalimentaire....
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Un commando d'islamistes a affronté dimanche des soldats maliens à Gao, dans le nord du Mali, premier acte de guérilla urbaine dans une ville reprise par les soldats français et maliens, et déjà cible de deux attentats-suicides en quarante-huit heures. Les islamistes armés, pilonnés par des frappes aériennes françaises, chassés quasiment sans combats des villes du nord du Mali qu'ils occupaient depuis près de dix mois, multiplient depuis plusieurs jours les actions : attentats-suicides, pose de mines le long des routes et désormais opérations armées en pleine ville. Les échanges de tirs entre soldats et islamistes ont éclaté en début d'après-midi au cœur même de la ville, près du commissariat central, qui était le siège de la police islamique quand les djihadistes occupaient Gao. L'attaque a été revendiquée par le Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao).
Mali : Washington débloque 50 millions de dollars d'aide militaire
Le Monde.fr avec AFP | 12.02.2013 à 06h42 • Mis à jour le 12.02.2013 à 06h44M. Obama invoque une clause prévue par la loi américaine qui dispose qu'une rallonge du budget de la défense est possible pour aider un pays étranger en cas de situation d'urgence. | DAVID LEWIS/DAVID LEWIS
Le président des Etats-Unis Barack Obama a donné l'ordre d'allouer 50 millions de dollars à une aide militaire d'urgence pour la France et le Tchad dans le cadre du conflit au Mali.
"J'ai déterminé qu'il existait une situation d'urgence imprévue requérant une assistance militaire immédiate au Tchad et à la France dans leurs efforts en cours pour protéger le Mali des terroristes et des extrémistes violents", a affirmé M. Obama dans un mémorandum mentionnant la somme de 50 millions de dollars.
M. Obama invoque ainsi une clause prévue par la loi américaine qui dispose qu'une rallonge du budget de la défense est possible pour aider un pays étranger en cas de situation d'urgence.
Les Etats-Unis ont engagé depuis le 21 janvier des ressources de transport aérien pour aider la France dans son engagement militaire au Mali. Selon un responsable du Pentagone, à la date de lundi, les avions-cargo C-17 américains avaient effectué 41 vols au profit de la France et du Tchad.
"A l'heure actuelle, nous avons transporté environ 1 049 tonnes d'équipement et de fournitures, ainsi que 760 passagers", a expliqué un responsable du Pentagone sous couvert de l'anonymat. Vingt missions de ravitaillement en vol ont également eu lieu depuis le 27 janvier. Washington fournit également depuis le début de l'opération le 11 janvier un soutien en matière de renseignement.
Egalement de source militaire, les dépenses jusqu'ici engagées par Washington dans le cadre de ces opérations représentent "à peu près 12 millions de dollars".
La Cour des comptes distribue ses bons et mauvais points
Le Monde.fr avec AFP | 12.02.2013 à 07h10 • Mis à jour le 12.02.2013 à 07h54Le premier président de la Cour, Didier Migaud, doit prononcer à 9h30 un discours en forme de jugement sur les objectifs du gouvernement, qui s'est engagé à ramener le déficit public à 4,5 % du PIB en 2012 et à 3 % en 2013. | AFP/JACQUES DEMARTHON
Comme chaque année, la Cour des comptes présente, mardi 12 février, son rapport sur la tenue des finances publiques. Le premier président de la Cour, Didier Migaud, doit prononcer à 9 h 30 un discours en forme de jugement sur les objectifs du gouvernement, qui s'est engagé à ramener le déficit public à 4,5 % du produit intérieur brut (PIB) en 2012 et à 3 % en 2013.
Tous les indicateurs montrent un net ralentissement de l'économie française en 2012, et les perspectives de croissance restent très médiocres pour 2013 malgré la volonté affichée de l'exécutif de relancer la compétitivité des entreprises et l'emploi. Le 10 janvier, M. Migaud avait déjà enjoint au gouvernement de ne plus augmenter les prélèvements obligatoires et de concentrer l'effort de redressement des finances publiques sur "une baisse du poids des dépenses", sans aborder directement la question des 3 %. L'ancien député socialiste avait recommandé de solliciter "tous les acteurs de la dépense publique", c'est-à-dire outre l'Etat, ses opérateurs, l'administration de sécurité sociale et les collectivités territoriales.
REGARD CRITIQUE SUR LE RÔLE DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES
Le volumineux rapport de la Cour, qui paraît chaque année au mois de février, est concentré cette fois sur quarante-cinq thèmes divisés en deux grandes parties : ses "observations" et les "suites" données à ses recommandations des dernières années....
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