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lundi 11 février 2013

Les ministres des finances de la zone euro au chevet de Chypre


Les ministres des finances de la zone euro au chevet de Chypre

Le Monde.fr avec AFP |  • Mis à jour le La réunion intervient à une semaine de l'élection présidentielle à Chypre à laquelle Nicos Anastasiades, dirigeant du parti de droite Disy, est donné favori face au communiste Stavros Malas. |  AP/Petros Karadjias
Les ministres des finances de la zone euro se réunissent, lundi à Bruxelles, avec à l'ordre du jour la question de la recapitalisation directe des banques en difficulté et l'aide financière à Chypre, sur laquelle les négociations s'éternisent. Cette réunion intervient à une semaine de l'élection présidentielle à Chypre à laquelle Nicos Anastasiades, dirigeant du parti de droite Disy, est donné favori face au communiste Stavros Malas.
Dans un entretien au quotidien économique allemand Handelsblatt Jörg Asmussen, un membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), espère "que le programme d'aide pour Chypre soit prêt fin mars. Il n'y a là-dessus aucun doute : si Chypre n'obtient aucune aide extérieure, le pays va glisser dans l'insolvabilité".
"Et au cas où quelqu'un espèrerait reporter cette décision après les élections au Bundestag [prévues le 22 septembre], ça ne marchera pas", précise-t-il, à l'adresse de l'Allemagne. "Si nous laissons tomber un pays structurellement viable, nous mettons en danger les progrès accomplis l'année passée pour surmonter la crise de l'euro", insiste-t-il.
DISCUSSIONS ALLEMANDES
Des responsables de la République de Chypre estiment que l'Allemagne, en pleine campagne électorale, et des pays envieux du rôle de l'île comme plate-forme financière entravent les efforts destinés à sceller un plan de sauvetage européen pour éviter sa faillite.
Fin janvier, le gouvernement allemand avait démenti avoir "changé de position"concernant le sauvetage de Chypre, alors qu'un quotidien allemand affirmait que Berlin avait levé ses réserves.
Le porte-parole du ministère allemand des finances, Martin Kotthaus, avait indiqué que le dossier était "dans un processus de discussions". Etant donné les élections qui doivent avoir lieu en février à Chypre, M. Kotthaus avait par affirmé "partir du principe" que "l'eurogroupe pourrait réellement se pencher en profondeur sur l'aide à Chypre en mars".

François Hollande confirme une loi sur les licenciements dans les entreprises "rentables"


                                

François Hollande confirme une loi sur les licenciements dans les entreprises "rentables"

Mis à jour le  , publié le 
                         Le président François Hollande, le 8 février 2013 à Bruxelles (Belgique).
                                         Le président François Hollande, le 8 février 2013 à Bruxelles (Belgique).
                                                               (BERTRAND LANGLOIS / AFP)

Le président François Hollande a annoncé lundi 11 février qu'une loi sur les licenciements dans les entreprises "rentables", c'est-à-dire qui ont obtenu un chiffre d'affaires satisfaisant, serait inscrite dans le calendrier parlementaire. "Il y a un engagement qui a été pris sur les sites rentables", a-t-il déclaré en marge de l'inauguration d'un nouveau bâtiment des Archives nationales en banlieue parisienne. Il s'agissait d'un engagement de campagne du candidat François Hollande.
L'interdiction des licenciements boursiers dans les entreprises qui réalisent des bénéfices est la revendication essentielle des salariés de l'industrie. Ils manifesteront mardi devant le siège de Goodyear France.
Par ailleurs, le chef de l'Etat a rappelé qu'au titre de l'accord intervenu récemment "entre certains partenaires sociaux, il y aura une traduction pour renchérir [rendre plus chers pour l'entreprise qui licencie] un certain nombre de licenciements ou pour faire en sorte que la précarité soit combattue davantage qu'elle ne l'est aujourd'hui".

Benoît XVI n'a "plus les forces" de diriger l'Eglise et démissionnera le 28 février


                         

Benoît XVI n'a "plus les forces" de diriger l'Eglise et démissionnera le 28 février

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Le pape Benoît XVI a annoncé le 11 février 2013 qu'il démissionnerait le 28 février.
Le pape Benoît XVI a annoncé le 11 février 2013 qu'il démissionnerait le 28 février.
(ANDREAS SOLARO / AFP)

Benoît XVI a annoncé lundi 11 février qu'il allait démissionner le 28 février. Il l'a déclaré personnellement en latin durant le consistoire pour la canonisation des martyrs d'Otrante. "Le pape a annoncé qu'il renoncerait à son ministère à 20 heures (heure italienne), le 28 février. Commencera alors la période de 'sede vacante' (siège vacant)", a précisé le père Federico Lombardi, dans une annonce quasiment sans précédent dans l'histoire de l'Eglise catholique.
Pour justifier son choix, Benoît XVI, de son vrai nom Joseph Ratzinger, a expliqué qu'il n'avait "plus les forces" de diriger l'Eglise catholique à son âge. Elu le 19 avril 2005, le pape est désormais âgé de 85 ans.

Une décision rarissime

Dans un livre d'entretiens paru en 2010, Benoît XVI abordait sans tabou la question de sa démission. Il indiquait qu'il n'hésiterait pas à abandonner son poste s'il était dans l'incapacité "physique, psychologique ou spirituelle" d'accomplir les tâches de sa fonction. Le doyen du Collège des cardinaux, Angelo Sodano, a parlé de "coup de tonnerre dans un ciel serein" pour commenter cette annonce historique.
Le code de droit canonique permet au pape de démissionner. "S'il arrive que le Pontife romain renonce à sa charge, il est requis pour la validité que la renonciation soit faite librement et qu'elle soit dûment manifestée"indique le canon 332. Toutefois, une telle démission est rarissime. La dernière, celle de Grégoire XII, remonte au XVe siècle, en plein Grand Schisme d'Occident, mais la situation était exceptionnelle : trois papes avaient été élus en même temps. Au XIIIe siècle, Célestin V, élu pape contre son gré, avait démissionné au bout de quelques semaines pour retourner vivre dans son monastère. Ces situations n'ont donc pas grand-chose en commun.
Voici l'intégralité de la déclaration de Benoît XVI, traduite par Radio Vatican :
Frères très chers,
Je vous ai convoqués à ce consistoire non seulement pour les trois canonisations, mais également pour vous communiquer une décision de grande importance pour la vie de l’Eglise. Après avoir examiné ma conscience devant Dieu, à diverses reprises, je suis parvenu à la certitude que mes forces, en raison de l’avancement de mon âge, ne sont plus aptes à exercer adéquatement le ministère pétrinien.
Je suis bien conscient que ce ministère, de par son essence spirituelle, doit être accompli non seulement par les œuvres et par la parole, mais aussi, et pas moins, par la souffrance et par la prière. Cependant, dans le monde d’aujourd’hui, sujet à de rapides changements et agité par des questions de grande importance pour la vie de la foi, pour gouverner la barque de Saint Pierre et annoncer l’Evangile, la vigueur du corps et de l’esprit est aussi nécessaire, vigueur qui, ces derniers mois, s’est amoindrie en moi d’une telle manière que je dois reconnaître mon incapacité à bien administrer le ministère qui m’a été confié.
C’est pourquoi, bien conscient de la gravité de cet acte, en pleine liberté, je déclare renoncer au ministère d’Evêque de Rome, successeur de Saint Pierre, qui m’a été confié par les mains des cardinaux le 19 avril 2005, de telle sorte que, à partir du 28 février 2013 à 20 heures, le Siège de Rome, le Siège de Saint Pierre, sera vacant et le conclave pour l’élection du nouveau souverain pontife devra être convoqué par ceux à qui il appartient de le faire.

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Mali. L'explosion entendue à Gao était un bombardement de l'armée française


                            

Mali. L'explosion entendue à Gao était un bombardement de l'armée française

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Des soldats français font exploser une mine au nord de Gao (Mali), le 10 février 2013.
Des soldats français font exploser une mine au nord de Gao (Mali), le 10 février 2013.
(PASCAL GUYOT / AFP)

L'explosion qui a retenti lundi 11 février avant l'aube à Gao, grande ville du nord du Malicible de deux attentats suicides en 48 heures, était en fait un bombardement de l'armée française, selon des témoins cités par l'AFP. L'armée française a pilonné dans la nuit le commissariat de la ville de Gao, théâtre d'attaques répétées des islamistes, ce qui avait fait craindre un nouvel attentat suicide. Un témoin a affirmé de son côté qu'un des islamistes qui se trouvait à l'intérieur du bâtiment s'était également fait exploser. Selon des soldats maliens, l'explosion semblait venir du nord de la ville, "peut-être du check-point sur la route de Bouren", qui avait été attaqué vendredi matin par un kamikaze islamiste, puis de nouveau samedi soir, également par un kamikaze.
La sécurité du poste de contrôle avait été fortement renforcée depuis qu'un homme portant un uniforme de la gendarmerie malienne s'était fait exploser vendredi à proximité, dans le premier attentat-suicide enregistré au Mali et revendiqué par le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao). Et l'attaque de ce poste de contrôle survenue samedi soir aurait permis l'infiltration d'un commando qui a harcelé les troupes maliennes dimanche.

Gao "pas totalement sécurisée", selon Fabius

"Beaucoup d'islamistes" auraient été tués lors des affrontements à Gao, selon un officier de l'armée malienne, mais des journalistes de l'AFP sur place n'ont pas encore pu vérifier cette information. En ville, les combats se sont interrompus à la tombée de la nuit, dimanche. Mais des sources françaises et maliennes ont confié qu'elles craignaient une présence encore durable de francs-tireurs dans la ville.
Les combats ont vidé les rues de Gao, contraignant les habitants à se terrer dans leurs maisons. L'armée française a par ailleurs indiqué avoir évacué une cinquantaine de journalistes du centre de Gao. Des militaires français patrouillaient dimanche au côté de soldats et gendarmes maliens, très nerveux, tandis qu'un hélicoptère d'attaque Tigre français survolait la zone.
Dimanche soir, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a admis que la situation dans la ville de Gao n'était "pas totalement sécurisée". Interrogé sur BFMTV, il n'a pas exclu la possibilité de nouvelles incursions de groupes jihadistes, même s'il a assuré que ces derniers avaient "été frappés durement" depuis le début del'intervention militaire française, le 11 janvier. 
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VIDEO. Pourquoi le budget européen fait tant polémique


                            

VIDEO. Pourquoi le budget européen fait tant polémique

Publié le  , mis à jour le 
Durée : 2:10
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Des heures et des heures de discussions pour établir un budget. Cette semaine, les Etats membres de l'Union européenne ont longuement et férocement bataillé entre eux pour trouver un compromis sur les finances de l'Europe. En 2011, le budget de l'UE frôlait les 130 milliards d'euros. C'est beaucoup, et c'est peu : trois fois moins que le seul budget de la France, par exemple. L'Allemagne contribue à hauteur de 20% de ce budget, devant la France (16%) et l'Italie (13%). 
Mais depuis 1984, les Britanniques bénéficient d'un rabais, négocié à l'époque par Margaret Thatcher. Car à ce moment-là, Thatcher refusait de contribuer à un budget largement consacré à la politique agricole commune, alors qu'elle possède peu de terres agricoles. 
Depuis, la part du budget européen consacrée à la politique agricole commune s'est considérablement réduite, et certains pays - dont la France - remettent donc en cause le rabais dont bénéficient les Britanniques. Lesquels préfèreraient que les dépenses liées à la PAC soient revues à la baisse, pour pouvoir conserver leur ristourne. Tel est le casse-tête du budget de l'Europe, ou quand chacun voit midi à sa porte.
*Cette vidéo a été diffusée au cours de l'émission "C Politique", le dimanche 10 février sur France 5. 

dimanche 10 février 2013

MALI. Scènes de guérilla urbaine dans Gao

                                          Le Nouvel Observateur


MALI. Scènes de guérilla urbaine dans Gao

Créé le 10-02-2013 à 12h08 - Mis à jour le 11-02-2013 à 00h05

Des combats ont opposé des islamistes du Mujao aux soldats maliens et français dans la ville déjà frappée par deux attentats en deux jours.

                              Des soldats maliens transportent des suspects à Gao, dans le nord du pays. (Julien Guyot - AFP)

                               Des soldats maliens transportent des suspects à Gao, dans le nord du pays. (Julien Guyot - AFP)

Un commando d'islamistes a affronté dimanche 10 février des soldats maliens à Gao, la plus grande ville du nord du Mali. Le premier acte de guérilla urbaine dans une ville reprise par les soldats français et maliens, cible de deux attentats suicides en 48 heures.
Les islamistes armés, pilonnés par des frappes aériennes françaises, chassés quasiment sans combats des villes du nord du Mali qu'ils occupaient depuis près de dix mois, multiplient depuis plusieurs jours les actions : attentats suicides, pose de mines le long des routes et désormais opérations armées en pleine ville.
Les échanges de tirs entre soldats et islamistes ont éclaté en début d'après-midi au coeur même de la ville, près du commissariat central, qui était le siège de la police islamique quand les jihadistes occupaient Gao. L'attaque a été revendiquée par le Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), l'un des groupes armés qui occupait depuis des mois Gao et le nord du Mali, y multipliant les exactions.
Les fidèles de Dieu ont attaqué avec succès aujourd'hui l'armée malienne, qui a laissé venir les ennemis de l'islam à Gao. Les combats vont se continuer jusqu'à la victoire, grâce à la protection de Dieu. Les moujahidine sont dans la ville de Gao et y resteront", a déclaré Abou Walid Sahraoui, porte-parole du Mujao.
Il a aussi revendiqué l'attentat suicide visant dans la nuit de samedi à dimanche un poste de contrôle de l'armée malienne à l'entrée nord de Gao, qui aurait mis en fuite les militaires maliens et permis l'infiltration du commando. "Beaucoup d'islamistes" auraient été tués lors de ces combats, selon un officier de l'armée malienne, mais des journalistes de l'AFP sur place n'étaient pas encore en mesure de vérifier cette information.

Une cinquantaine de journalistes évacués

"Des islamistes se sont retranchés dans le commissariat...
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Crise financière : "Personne n'a été puni !"

                                          Le Nouvel Observateur


Crise financière : "Personne n'a été puni !"

Créé le 07-02-2013 à 19h29 - Mis à jour le 10-02-2013 à 20h25

Charles Ferguson, le réalisateur d'"Inside Job", dénonce la dérive d'une micro-élite des affaires, de la politique et de l'université, corrompue par l'argent facile.


                                      Charles Ferguson. (Sipa)
                                     
                                                                                   Charles Ferguson. (Sipa)

"La finance est une industrie parasite, source d'instabilité" ; "L'argent a joué un rôle de plus en plus corrupteur en politique" ; "La société américaine s'apparente plus à une dictature du tiers-monde qu'à une démocratie avancée"... Ces jugements ne sont pas proférés par un leader d'Occupy Wall Street ni par un ennemi du capitalisme, mais par Charles Ferguson, 57 ans, entrepreneur Internet à succès reconverti en réalisateur et auteur engagé.
Son magistral "Inside Job", qui disséquait la crise des subprimes, a remporté l'oscar du meilleur documentaire en 2011. Son livre (1) étoffe et actualise sa démonstration : Ferguson y fournit les preuves des délits commis par le secteur financier pendant la crise. Et démontre, plus largement, comment l'accumulation de revenus astronomiques au sommet de la pyramide de la finance, des affaires et de l'université a créé une "économie de la canopée", qui fonctionne au détriment de l'intérêt national. Interview.
"Trois ans après la terrifiante crise causée par la fraude financière, pas un seul responsable n'est en prison, et c'est mal !" déclariez-vous en recevant votre oscar. Qu'en est-il deux ans après ?
- Malheureusement, rien n'a changé ! Regardez le "New York Times" du 23 janvier, qui décrit les comportements horrifiques des banquiers de Morgan Stanley, en s'appuyant sur les documents produits lors d'un procès intenté par une banque taïwanaise, qui avait acheté leurs produits toxiques. C'est incroyable... Mais ce qui est encore plus étonnant, c'est que personne n'ait été puni alors que, dans les deux ou trois ans qui ont suivi la crise, on a appris beaucoup de choses nouvelles, notamment grâce à ce type de procès.
Comment expliquez-vous l'absence de sanction judiciaire, en dépit de toutes ces preuves ?...
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Lasagnes au cheval : c’est ça, l’Europe libre et non faussée ?

                                                       Marianne



Lasagnes au cheval : c’est ça, l’Europe libre et non faussée ?

Dimanche 10 Février 2013 à 13:53 



PÉRICO LÉGASSE - MARIANNE


Après avoir appris qu’il vendait à son insu des tronçons de cheval dans ses lasagnes au bœuf, Matthieu Lambeaux, directeur de Findus, est en morceaux. Étendu depuis à d’autres enseignes, le scandale montre comment l’industrie de la malbouffe profite de l’Europe néolibérale pour faire ses choux gras.


                                   Lasagnes au cheval : c’est ça, l’Europe libre et non faussée ?
Findus vend sans le savoir des lasagnes à la viande de cheval à des clients pensant acheter des lasagnes à la viande de bœuf. 
Tavola, filiale de Comigel, fabrique sans le savoir des lasagnes à la viande de cheval qui devraient être au bœuf pour Findus. 
Spanghero vend pour du bœuf de la viande de cheval à Comigel sans le savoir. 
Spanghero, filiale de Pujol, propriété de la coopérative agricole Lur-Berri, achète sans le savoir de la viande de cheval à un trader alimentaire néerlandais ayant sous traité sans le savoir de la viande de cheval à un trader chypriote qui achète sans le savoir de la viande de cheval à des abattoirs roumains. 

Dans le monde de la finance, ce genre de trafic s’appelle de la cavalerie… Très étonné par l’étonnement de l’importateur français, Sorin Minea, président de l’union patronale roumaine de l’industrie agroalimentaire, assure que « Spanghero savait que ce n’était pas du bœuf, car le cheval a un goût, une couleur et une texture spécifiques ». Outre le scénario précis de cette fraude plutôt inquiétante, dont les différentes enquêtes officielles révéleront la teneur, c’est le processus commercial qui donne froid dans le dos, ainsi que le circuit suivi par cette viande avant d’arriver dans l’assiette du consommateur. Ce qui nous hérisse le plus la crinière, c’est que, selon les premières infos fournies par Benoît Hamon, ministre de la Consommation, cette fraude est datée du mois d’août 2012. 

Faut-il comprendre que cela dure depuis le mois d’août 2012 ou que la viande de cheval trouvée dans les lasagnes Findus a été promenée de Roumanie en France au mois d’août et commercialisée en 2013 ?....
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Budget européen: la honte...

                                                        Marianne


CHRONIQUE


Budget européen: la honte...

Dimanche 10 Février 2013 à 05:00 | 

NICOLAS DOMENACH - MARIANNE


Impossible de dissiper ce sentiment de honte. Poisseux. Ecoeurant. Les ministres ont beau se succéder aux micros pour tenter d’expliquer, après François Hollande, que l’accord sur le budget européen est « un bon compromis » et qu’au fond « c’est moins pire que si c’était pire », ça ne passe pas.



                                              MONASSE/CHINE NOUVELLE/SIPA
                                                                  MONASSE/CHINE NOUVELLE/SIPA

Impossible de dissiper ce sentiment de honte. Poisseux. Ecoeurant. Les ministres ont beau se succéder aux micros pour tenter d’expliquer, après François Hollande, que l’accord sur le budget européen est « un bon compromis » et qu’au fond « c’est moins pire que si c’était pire », ça ne passe pas. Ce lâche soulagement des dirigeants politiques trop heureux de ne pas avoir ajouté une crise de la Communauté à la Crise économique, c’est le triomphe de la myopie et du « court-termisme ». Sans compter la faute morale qui consiste à accepter une diminution de l’aide alimentaire pour les plus pauvres, il y a dans cette réduction –une première !- des moyens accordés à l’Europe une erreur économique et une démission insupportable de ceux qui ont en charge le destinée de la Communauté, à commencer par la France. Même contrainte, celle-ci n’en a pas moins accepté, enfin son Président, que triomphent les égoïsmes nationaux plutôt que l’intérêt et le rêve européen.  Et sans même qu’on s’autorise un éclat, une divergence symbolique, une charge au panache…

Le commandant en chef de la Nation tout auréolé du succès de sa geste guerrière,  avait pourtant l’opportunité de faire claquer les mots et le drapeau. « Papa hollande », le libérateur de Bamako pouvait parler fort au nom du peuple africain mais aussi français de l’impérieuse nécessité de faire croître une Europe puissante dont le besoin se fait si cruellement sentir non seulement dans le Monde mais sur notre territoire national. Il en avait d’ailleurs pris l’engagement pendant sa campagne électorale, puis après sa victoire électorale, lorsqu’il assurait que la rigueur en France serait compensée par une relance européenne à laquelle il accrochait son destin et le nôtre. Son silence ensuite face aux tergiversations de Merkell, puis aux provocations libérales de Cameron ne pouvait être qu’une promesse de fermeté future dont il ferait démonstration à Bruxelles....
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Selon Capgemini, les travailleurs plus âgés, moins productifs, devraient gagner moins

Parti Ouvrier Indépendant
  http://parti-ouvrier-independant.fr


Selon Capgemini, les travailleurs plus âgés, moins 

productifs, devraient gagner moins

s'informerUne filiale aux Pays-Bas de la société française Capgemini a prétende, en janvier, réduire les salaires de ses employés les plus âgés. Les syndicats néerlandais, élevés contre cette atteinte au droit à la progression salariale liée à l’ancienneté, l’ont qualifiée de « vague de licenciements déguisée ».
Prétextant la crise, le directeur de Capgemini veut « calibrer » le salaire de ses 5 000 employés aux Pays-Bas pour les faire correspondre à leur valeur sur le marché du travail et à leur productivité. 400 d’entre eux, jugés trop payés, devront baisser volontairement leurs salaires, jusqu’à 10 %. S’ils refusent, ils se verront proposer des formations pour augmenter leurs compétences, mais sans garantie d’emplois.
C’est la même orientation que défend l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). Son rapport de 2011 relève que la moyenne d’âge de la population active des pays industrialisés est passée de 34 ans en 1966 à 40 ans en 2011 et qu’ « il n’est pas possible pour les employeurs de payer à un nombre croissant d’employés plus âgés un salaire disproportionné en termes de productivité ».
En 2012, dans un rapport sur l’Allemagne, comme « incitation à l’allongement de la vie active », elle propose aux patrons de passer « d’une rémunération à l’ancienneté à une rémunération selon les performances ».
Déjà en 2011, aux Pays-bas le ministre des Affaires sociales avait suggéré que les salaires des travailleurs plus âgés « soient ré-examinés ». Les syndicats avaient refusé.