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Libération - Libé - À la une - Artistes en révolte, tourisme en berne : le flop power américain - Jeudi 29 janvier 2026

 

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Le 29 janvier 2026

LE RÉCAP

L’Iran sous pression de Trump. L’Iran, «le doigt sur la gâchette», est prêt à répondre à toute attaque américaine, a affirmé mercredi le chef de la diplomatie iranienne répliquant aux menaces de Donald Trump, tout en répétant être prêt à un accord «juste et équitable» sur le nucléaire, assurant aussi que son pays ne possédait pas d’armes nucléaires, après la mise en garde de Donald Trump qui a prévenu que «le temps était compté» pour Téhéran pour se mettre à la table des négociations.

L’Assemblée nationale entérine la fin du devoir conjugal. Prévenir les viols conjugaux en mettant fin à une ambiguïté juridique ancienne : les députés ont voté mercredi à l’unanimité pour entériner dans le droit l’absence de tout devoir conjugal au sein du mariage, cette croyance que l’on devrait à son partenaire des relations sexuelles. La proposition de loi transpartisane devra maintenant être examinée au Sénat. 

Foot : le PSG et Monaco disputeront les barrages de la Ligue des champions, l’OM éliminé. Le PSG, tenant du titre mais tenu en échec par Newcastle au Parc des Princes (1-1), et Monaco, contraint au nul par la Juventus Turin (0-0), disputeront les barrages de la Ligue des champions alors que l’OM, largement battu à Bruges (3-0), est éliminé mercredi à l’issue de la dernière journée de la phase de ligue. Le tirage au sort des barrages aura lieu vendredi.

 
 

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Cette newsletter a été préparée par Noémie Destelle et Corentin Lacoste. 

 

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Bonjour, nous sommes le 29 janvier et c'est le bon jour pour grandir.

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Une Le Pen victime du grand remplacement. Photo Denis Allard pour Libération (2024)

FAIT MAISON Les jolis soutiens d'extrême droite de David Lisnard

AU COMPTOIR Ce qui se passe au Havre reste au Havre ; le silence de Larcher sur l'affaire Guerriau pose question ; et elle maire, cette macroniste envisage de nommer des adjoints LFI et RN

L'OEIL DE LIBÉ Philippe prend son élan

VU DE... La Lande-Chasles : vers l'infini et au-delà

LE CHIFFRE 6

ÇA ARRIVE AUJOURD'HUI Dati présente enfin ses vœux 

L'ADDITION Jouons avec les séries TV

SANS MODÉRATION • Il y avait du beau monde la semaine dernière à la Mutualité pour le meeting de David Lisnard, maire LR de Cannes qui aimerait être candidat à la présidentielle. Enfin du beau monde, on se comprend. On a surtout remarqué de jolis soutiens venus tout droit de l'extrême droite. À commencer par Charles Gave et «le Jarl», qui sont apparus dans une vidéo de promotion aux côtés, notamment, de Véronique Genest, la reine du jambon. Gave est un riche entrepreneur, financier d’extrême droite qui roulait autrefois pour Éric Zemmour avec qui il partageait, entre autres, la fumeuse théorie du «grand remplacement». Quant au «Jarl», de son vrai nom Yovan Delourme, c'est un influenceur d'extrême droite, ex-candidat aux législatives pour Reconquête et qui, dans son ouvrage Ça va mal finir (ed. Nimrod) se répand en analyses délirantes - «génétiquement, pour un Maghrébin, un clan extérieur est un clan ennemi», par exemple. Alors on n'est pas forcément responsables de ses soutiens. Mais on le devient à partir du moment où l'on diffuse un montage vidéo les mettant en avant. Pas de problème, pourtant, si l'on en croit l'un des porte-voix de Lisnard, le sénateur LR Étienne Blanc. «La droite dite modérée n'aborde pas les questions soulevées par Lisnard, comme les contraintes, les normes, etc. commente l'élu du Rhône. C'est quelque chose que défend Gave. Sur ces sujets-là, je ne suis pas loin de lui. Le décrochage de l'économie française est tel que son constat me convient.» Et sur le reste ? On ne le saura pas. Quant au «Jarl», Blanc n'a aucune idée de qui il s'agit, ce qui n'est pas très engageant de la part d'un des porte-voix du candidat putatif. Sy. C.

«Le Jarl» et Charles Gave. DR

CE QUI SE PASSE AU HAVRE RESTE AU HAVRE • Vous pensiez peut-être l'inverse mais, jusqu'à hier, Édouard Philippe n'était pas officiellement candidat… à sa réélection aux municipales au Havre. Bref : c'est désormais le cas. Et celui qui est aussi candidat de longue date (officiellement, pour le coup) à la présidentielle compte bien se concentrer exclusivement sur le scrutin de mars, mettant en pause sa campagne élyséenne - de toute façon sur courant très alternatif. «Il va tout couper», annonce ainsi «l’un de ses stratèges nationaux» à Paris Match. L'hebdo détaille : «Pas de son, pas d’image. Ou presque. La communication restera cantonnée aux médias locaux : Ici Normandie pour la radio, Paris-Normandie pour la presse écrite. La campagne se veut résolument havraise, pensée pour éviter toute lecture nationale.» Confirmation dans le Parisien «Philippe, méthodique, veut donc consacrer tout son temps ("7 jours sur 7", selon son entourage) au combat local, avant de se consacrer à la présidentielle.» L’ex-Premier ministre, qui convient qu'une défaite au Havre compromettrait grandement ses prétentions présidentielles, entend ainsi limiter les risques de contagion d'un scrutin sur l'autre. Ou comment séparer l'homme politique local de l'artiste national.

Quand tu t'accordes un trou dans ton agenda normand. Photo Stéphane Lagoutte. Myop pour Libération (2026)

LE PRINCE CHARMÉ • Évidemment, les adversaires de Philippe se voient ici offrir un angle d'attaque sur un plateau. «Philippe a une double campagne», charge ainsi le communiste Jean-Paul Lecoq dans le Figaro. Il ajoute : «Faut pas chasser deux lièvres à la fois. Faudrait savoir ce qu’il veut !» Aujourd'hui candidat de la gauche unie hors LFI, Lecoq avait, en 2020, sérieusement inquiété le juppéiste avec 41% au 2d tour. 6 ans plus tard, il croit donc avoir toutes ses chances de le déloger de l'hôtel de ville. Surtout si l'actuel locataire a un peu la tête ailleurs. «La politique nationale a ses charmes, la politique locale a les siens et je succomberai plutôt aux seconds qu’aux premiers», s'est défendu Philippe hier lors de son meeting de lancement de campagne hier, lui qui brigue ouvertement l'Élysée depuis septembre 2024.

LOI DU SILENCE • Mardi, le sénateur Joël Guerriau a été condamné à 4 ans de prison, dont 18 mois ferme, pour avoir drogué la députée Sandrine Josso dans le but d'avoir un rapport sexuel avec elle. Invitée de Quotidien hier soir, l'élue MoDem a évoqué le silence de Gérard Larcher à son égard : le président LR de la chambre haute n'a «jamais» échangé avec elle depuis le début de l'affaire. «Ça pose des questions sur sa responsabilité, a-t-elle ajouté. Vraiment, j'aimerais qu'il s'explique et qu'il nous dise sincèrement pourquoi. C'est inadmissible.» Une question qu'on aurait pu lui poser, par exemple sur RTL hier, mais il fallait aussi lui demander son avis sur un commentaire du basketteur français Victor Wembanyama au sujet de ICE. On ne peut pas tout faire non plus.

Sandrine Josso. Capture d'écran TMC

ON NE PEUT PAS PLAIRE À TOUT LE MONDE • En guerre larvée avec Emmanuel Macron depuis la dissolution qu'il a subie, Gabriel Attal n'a manifestement pas l'intention d'essayer de réparer ce lien cassé avec le Président qu'il entend remplacer. Le livre qu'il publiera après les municipales de mars, comme tout bon candidat à la présidentielle, devrait ainsi remettre un peu de charbon dans la chaudière. Cet ouvrage, présenté au Nouvel Obs comme un «mélange d’autobiographie et de propositions», reviendra sur «certains épisodes conflictuels», selon l'hebdo. Notamment, donc, la dissolution. Et Attal d'assumer™ par avance : «Cela ne fera pas forcément plaisir à tout le monde.» Une promesse qu'on n'a aucun mal à croire, pour une fois.

VRAIMENT TOUS ENSEMBLE • Dis-moi avec qui tu t'allies et je te dirai qui tu es. Généralement, ce précepte fonctionne plutôt bien en politique. Et voilà que Violette Spillebout, candidate Renaissance à la mairie de Lille, a décidé de mettre le bordel. La députée qui n'aime pas trop l'étiquette macroniste nous offre un magnifique moment de «Et en même temps» puisque, d'après le Point ce matin, elle serait prête, une fois élue, à offrir des postes d'adjoint à LFI et au RN. Un grand écart qui, d'un point de vue purement physique, fait mal aux adducteurs. Lahouaria Addouche, tête de liste LFI, se verrait ainsi confier la médiation sociale et Matthieu Valet, candidat RN, la sécurité. Comme on dit dans le Nord, on n'a jamais vu des bazars ainsi.

ET SINON ••• On a évoqué hier la possibilité de créer une nouvelle rubrique consacrée à la question totalement débile posée, dans l'une des matinales du jour, à un politique. N'y voyez aucune concrétisation de ce projet mais on ne résiste pas à l'envie de vous rapporter celle posée à Jordan Bardella ce matin sur... RTL (décidément) : «Le landerneau politico-médiatique bruisse de rumeurs à votre propos et s'intéresse à votre cœur. Si vous êtes à l'Élysée l'année prochaine, la princesse Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles sera-t-elle la première dame ? [...] Vous êtes un homme heureux ?» Voilà.

Photo et texte Stéphane Lagoutte. Myop pour Libération

Nous sommes au Havre, hier soir, dans une petite salle des fêtes. Philippe lance sa campagne pour les municipales. Une lumière rasante vient du bout de la salle et éblouit quiconque se détourne de la scène. Après des discours de Havrais, cela va être le tour du patron. J’hésite un moment sur la position à adopter. En photo politique, il y a quelques moments importants à ne pas rater car ils offrent un peu de latitude. L’entrée sur scène en fait partie. On a tendance instinctivement à s'avancer pour saisir le mouvement, être proche de l’action, peut-être lèvera-t-il les bras… Probablement un peu poussé par cette lumière difficile, j'opte pour le pas de côté afin d'intégrer le public et d'avoir Philippe de face quand il monte seul à la tribune. Je n’avais pas vraiment prévu l’arrivée de mes camarades dans le champ au moment de l’action, mais finalement, cela ajoute au tableau. La ruée médiatique l’encadre. Derrière lui, deux anciennes ministres applaudissent presque religieusement. À gauche, Antoine Rufenacht, ancien maire du Havre, le regarde avec un air vaguement paternel. Je m’attendais à ce qu’il se retourne directement en haut des marches pour faire un signe au public mais il filera directement à son pupitre. Finalement, cette image parle bien du moment, ce n’est pas celui de la victoire, c’est celui de l’élan.

La Lande-Chasles : vers l'infini et au-delà

Jean-Christophe Rouxel, maire de La Lande-Chasles avec le drapeau de la commune. Photo Théophile Trossat pour Libération.

Par M.P.

C’est une commune qui compte plus de followers que d’habitants. Sur Facebook, ils sont 4200 à suivre le compte La Lande-Chasles, une municipalité de 116 âmes, située une quarantaine de minutes à l’est d’Angers (Maine-et-Loire). À peine débarqué dans la mairie cernée de forêts, on comprend vite pourquoi. Derrière le comptoir, un type aux cheveux gris et au regard malicieux nous tend un autocollant du blason de l’endroit qui n’est plus, depuis le dernier recensement, la plus petite commune du département. «Notre blason a fait le tour du monde», souffle, pas peu fier, Jean-Christophe Rouxel, maire de La Lande-Chasles depuis 2014.

Depuis quelques années, cet élu de 58 ans s’attache à faire parler de sa commune par tous les moyens. Si elle ne se distingue pas particulièrement des bourgades environnantes, l’ingéniosité de son maire, seul aux manettes des réseaux sociaux, a suffi à faire la différence. «On est la commune la plus performante de France sur Instagram, explique, sans broncher, ce chauffeur de car à mi-temps. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est une agence et c’est calculé en fonction du nombre d’habitants, de "j’aime", d’abonnés et de messages. Sur TikTok, on est devant Paris et Lyon.» La méthodologie est peut-être discutable, mais les éclats médiatiques du maire sont bien réels.

Le rêve Pernaut

En 2020, La Lande-Chasles gagne, sur Twitter, un concours du plus beau blason de France. «Deux jours après, TF1 déboule : on se retrouve au JT de Jean-Pierre Pernaut. C’est le rêve de tout maire rural !» En 2021, après avoir été contactée par ses soins, la Patrouille de France largue des fumigènes tricolores au-dessus de la commune. «10 secondes de vidéo et 10 000 vues sur YouTube», résume-t-il. Dernier buzz en date : «Un million de vues sur TikTok avec un général en chausson qui joue à la boule de fort [une sorte de pétanque de bord de Loire, ndlr].» Cet insomniaque, qui se présente pour un ultime mandat en mars, est intarissable. Et ensuite ?

L’édile a fait enregistrer un dossier auprès du Guinness book des records «pour obtenir le diplôme du blason le plus photographié au monde». «Personne n’a fait ça avant : a priori, ça devrait le faire», observe-t-il. 4620 photos ont été prises par des internautes complices et consignées, avec soin, par le maire qui conserve également tous les articles de presse dans d’anciens registres communaux. Maintenant, il part à la conquête de l’espace et compte sur la spationaute française Sophie Adenot, qui s’apprête à rejoindre la station spatiale internationale. Il voudrait qu’elle se photographie avec le blason. Dans la petite salle qui a longtemps servi au conseil municipal, l’élu déclare avec solennité : «Il faut l’accord final de la Nasa.»

Comme le nombre d'années qui séparent Marion Maréchal (36 ans) et Bardella (30 ans). 6 petites années - à peine un mandat de maire - qui permettent néanmoins à la première de jouer la daronne auprès du second. Dans son ouvrage Si tu te sens Le Pen (éd. Fayard), la nièce de Marine Le Pen manie le passif-agressif contre l'actuel président du RN, lui faisant la leçon du haut sa grande expérience. Il semble quasiment acté que Bardella portera les couleurs de l'extrême droite à la présidentielle si Le Pen est de nouveau condamnée en appel à une peine d'inéligibilité avec exécution provisoire dans l'affaire des assistants parlementaires. Une idée à laquelle n'adhère pas totalement Maréchal. Dans son livre, elle s’inquiète faussement «des pressions qu’il doit subir et [de] toutes les difficultés qu’il doit affronter, lui qui porte, si tôt, une telle charge et une telle responsabilité historique», relaie notamment le Parisien ce matin. On notera ce «si tôt» glissé l'air de rien. Le quotidien ajoute non sans ironie qu'à 36 ans et, après «des erreurs, des chutes et des doutes», Maréchal est devenue une «adulte», elle, comme elle le raconte. Et que sa «mission politique» est de «veiller et garantir [...] que cette conquête du pouvoir ne se fera pas au prix des reniements et de la facilité». Il n'est pas inutile de rappeler ici que Bardella et Maréchal ne se portent pas franchement dans leurs cœurs et que le premier a débuté en politique par le truchement de Florian Philippot, l'un des plus farouches adversaires de Maréchal quand leur parti fondé par des SS s'appelait encore le FN. La présence de Bardella à la très huppée soirée de lancement du bouquin de Maréchal, immortalisée sur les réseaux sociaux par la seconde mais pas par le premier, a donc tout de la démarche diplomatique mais rien d'un véritable réchauffement des relations.

• Sénat, 10h30 Vous pensiez en avoir fini avec le Budget ? Patience, la fin est proche mais pas encore tout à fait là. Le PLF revient en effet à la chambre haute aujourd'hui pour une nouvelle lecture qui devrait être express. 

• Élysée, 13h Pas question de faire ici l'exégèse des pots de la République mais notons tout de même ce déjeuner de travail, au château, entre Emmanuel Macron et le Premier ministre slovaque Robert Fico.

• Et aussi On note beaucoup de cérémonies de vœux aujourd'hui - il était temps les gars. Rachida Dati présente par exemple ses vœux aux acteurs culturels et à la presse depuis le musée national de l'histoire de l'immigration (18h45). Quant à  Manuel Bompard, il passe sa soirée à Grenoble. Non pas pour le plaisir mais pour soutenir Allan Brunon, tête de liste LFI aux municipales dans la capitale des Alpes.

On termine avec notre jeu du jour. Complétez cette phrase de l'entourage d'Attal : «La campagne présidentielle, c'est comme la série _______»

• Succession
• Squid Game
• Dix pour cent
• Game of Thrones
• Un village français
• Amour, gloire et beauté

Pour jouer, cliquez sur ce qui vous semble être la bonne réponse ci-dessus. 

Et enfin, les résultats de notre jeu d'hier. Le titre du livre de Marion Maréchal est bien Si tu te sens Le Pen. Et non Me voilà alors que, si vous voulez notre avis, ça aurait été vachement mieux.

Sur ce, bonne journée 👋. Et à demain sur les routes de l'info.

 

Chez Pol a été concoctée par 
Etienne Baldit, Sylvain Chazot et Sébastien Tronche
Avec la participation de Stéphane Lagoutte et Maxime Pionneau


AU PROGRAMME A Marseille comme ailleurs, c’est la saison de la récolte des soutiens pour les municipales. Benoît Payan, candidat de l’union des gauches (moins LFI), a reçu lundi celui d’Amine Kessaci: le militant de la lutte contre le narcotrafic a annoncé qu’il rejoignait l’équipe du maire sortant. Une entrée en campagne pleine d’émotion pour le jeune écologiste de 22 ans, toujours sous haute protection policière. Il défendra notamment des mesures pour accompagner les familles de victimes, complétant le volet social du programme du Printemps marseillais, le seul pour l’heure à avoir été dévoilé.

Au jeu des ralliements, Franck Allisio sort tout ce qui atterrit dans son chapeau. Les soutiens «premium» ont même droit à leur photo avec la tête de liste RN tout sourire devant l’hôtel de ville marseillais. La semaine dernière, c’est Jean-Marc Graffeo, représentant local de Reconquête, qui posait pour acter l'alliance du parti zemmourien. Dommage que Marine Le Pen, de passage à Marseille quelques jours auparavant, ait raté ça. Jean-Marc Graffeo aurait pu lui dire en face tout le mal qu’il a écrit sur elle sur son compte X (nettoyé depuis), le RN étant coupable, à ses yeux, de ne pas être assez radical.

De son côté, l'insoumis Sébastien Delogu ayant déjà fait le plein d'alliés – l’adjoint au maire et ex-écologiste Sébastien Barles a rejoint sa candidature fin 2025 avec son collectif Vaï –, c’est son programme pour la ville qu’il a déroulé, ambitionnant de «rendre le pouvoir au peuple».

L’affichage des soutiens devrait encore continuer quelques semaines, promettant dans chaque écurie de belles prises de tête en coulisses pour le placement des noms sur la liste des éligibles. Résultat du casse-tête au plus tard le 26 février, date limite du dépôt en préfecture.

 

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«Franck, un million de Marseillais comptent sur toi. Et quand tu auras obtenu ce résultat, dans un an, viendra l’autre alternance.»

Marine Le Pen, en visite le 16 janvier à Marseille (qui ne compte que 870000 habitants...) pour soutenir le candidat RN Franck Allisio, sans oublier la présidentielle 2027

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Pour qui roule le gouvernement ? Que défend-il, au juste ? La santé de la population ou les intérêts particuliers de quelques-uns ? La réponse est hélas de plus en plus limpide et effarante. En témoigne l’enquête administrative demandée par le Premier ministre lundi au sujet de la nomination d’Anne Le Strat, experte reconnue de la gestion de l’eau et ancienne adjointe écologiste à l’eau de la ville de Paris, au poste de «directrice générale déléguée à la mobilisation de la société» à l’Office français de la biodiversité (OFB). «La procédure n’est d’habitude utilisée que pour des enquêtes disciplinaires» et constitue donc «une première», indique le syndicat Sne-FSU des agents de l’environnement dans un communiqué de presse ce jeudi.

La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a justifié cette saisine destinée à «enquêter sur les modalités de son recrutement», en raison de «l’émotion suscitée par cette décision». «L’émotion», c’est celle de représentants de la droite, de l’extrême droite et de dirigeants de syndicats agricoles. Selon eux, cette nomination serait «vécue par de nombreux agriculteurs comme une provocation inacceptable». Rien d’étonnant de la part de ceux qui ne cachent plus le peu de cas qu’ils font de la protection de l’environnement et donc de la santé humaine. La très virulente Coordination rurale, dont le président a dit vouloir «faire la peau aux écolos», souhaite d’ailleurs la supression de l’OFB dont les antennes sont régulièrement dégradées et dont l’un des agents a échappé à la mort après le sabotage de son véhicule.

Tout ceci est glaçant, alors que les missions de l’OFB sont au service de l’intérêt général, y compris de celui des agriculteurs… Admettons que la charge «anti-OFB» de la droite, de l’extrême droite et des principaux syndicats agricoles soit «de bonne guerre». Ce qui est plus préoccupant, c’est que le gouvernement leur cède en organisant cette «enquête administrative». Comme si la présidence Macron ne faisait même plus semblant de mener une politique écologique et de santé publique et assumait désormais une forme de «l’écologie, ça commence à bien faire», fleurant bon le sarkozysme voire le trumpisme.

Comme si, aujourd'hui, la principale menace venait de celles et ceux qui entendent sauver ce qu’il reste à sauver sur cette Terre saccagée. Et non de celles et ceux qui profitent de ce saccage. Une suggestion, en passant, à l’adresse de l’exécutif : pourquoi ne pas assurer davantage de transparence sur la présence dans nos aliments d’hexane, ce solvant chimique utilisé pour l’extraction d’huiles végétales, notamment par le géant de l’agro-industrie Avril, dont le président est aussi celui de… la FNSEA ? 

Coralie Schaub, cheffe adjointe du service Environnement

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