Cette gazette vous plaît ? Transférez-là à votre carnet d’adresses… Ils vous remercieront et nous aussi. | | Les Européens qui se réjouissent du renversement de Maduro n’ont (encore) rien compris. En agissant comme il l’a fait ce week-end, Donald Trump entérine tout simplement le retour à une logique impérialiste dans les relations internationales. Autrement dit — et il nous en avertit — après le Venezuela viendra le tour de Cuba, de la Colombie et… du Groenland. Et comme le dit Alain Juillet : « Il va y avoir une pression énorme sur le Groenland et, si les Européens veulent se défendre militairement, ils seront considérés par les États-Unis comme des ennemis. À ce moment-là, tout sera permis. ». Mais la portée de ce coup de force américain contre le gouvernement de Nicolás Maduro ne s’arrête pas là. Alain Juillet n’exclut pas que les ressources pétrolifères désormais contrôlées par l’Oncle Sam soient utilisées comme arme de guerre : « En prenant le contrôle des réserves de pétrole du Venezuela, Trump peut inonder le marché mondial et provoquer l’effondrement des prix. C’est un moyen de pression énorme sur la Russie et l’Arabie saoudite, et cela ravirait la Chine, qui importe la totalité de son pétrole. ». Une analyse que peu d’observateurs ont relevée jusqu’ici. Plus largement, ce retour à la doctrine Monroe ne contredit en rien la stratégie internationale isolationniste prônée jusqu’alors par Trump. Pour Alain Juillet : « Dans ce cadre-là, la Chine est parfaitement justifiée de mettre la main sur Taïwan, et la Russie sur l’Ukraine. Cette logique d’empire est en train de remplacer, dans les relations internationales, tous les principes qui prévalaient auparavant. ». À chaque puissance majeure sa sphère d’influence, et les vaches seront bien gardées. Exit donc l’ONU et le droit international, chimères d’une époque révolue. Et cela, tout le monde semble l’avoir compris… sauf nos dirigeants européens. |
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