 Chère lectrice, cher lecteur,Faut-il se résoudre à fermer les écoles pour juguler la pandémie de Covid-19? La question se pose de manière lancinante alors que la marge de manœuvre des autorités se réduit, sans pour autant voir les cas baisser. Après les appels des scientifiques de la task force de la Confédération, voici que Lukas Engelberger, président de la Conférence des directeurs cantonaux de la santé, évoque lui aussi une possible fermeture si la situation ne s’améliore pas.
Alors que certains cantons alémaniques, à l’instar de Schaffhouse, Saint-Gall ou Nidwald, ont repoussé leur rentrée pour éviter un brassage des élèves au retour des Fêtes, la Suisse romande s’oppose pour l’heure à toute modification du calendrier. Pour la cheffe de l’Instruction publique genevoise Anne Emery-Torracinta, le risque social d’une fermeture est plus grand que le gain sanitaire. «Si on ferme les écoles, rien ne nous dit que les élèves vont rester tranquillement chez eux, estime-t-elle. Ils risquent au contraire de se réunir et, pour les plus vulnérables d’entre eux, de décrocher au niveau scolaire.»
Bonne lecture!
– Sylvia Revello, journaliste, politique suisse, société, migration, histoire. |
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