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jeudi 25 avril 2019

GRENOBLE - Les retraités marchent une neuvième fois pour leurs droits --le 12.04.2019





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GRENOBLE - PRÈS DE 200 PERSONNES MOBILISÉES POUR « DÉNONCER LA POLITIQUE D’EMMANUEL MACRON CONCERNANT LES PENSIONS DE RETRAITE »


Les retraités marchent une neuvième fois pour leurs droits

Les 9 syndicats de retraités se sont réunis pour manifester, une fois de plus, contre les mesures du gouvernement.  Photo Le DL /M.S.

« Sans ma pension de réversion, ma femme ne pourra pas vivre », se scandalise Maurice, un des manifestants.
Environ 200 retraités se sont réunis, ce jeudi à 14 h 30 rue Félix-Poulat à Grenoble. Une neuvième marche, depuis le parvis de l’église Saint-Louis jusqu’à l’hôtel de la préfecture de l’Isère, place de Verdun, pour scander à la fois leur mécontentement, mais aussi leur inquiétude face à « un gouvernement qui ne veut rien entendre ». « Suppression de la pension de réversion, augmentation de la retraite de 0.3 % contre une inflation prévue à 1,6 %, dématérialisation des services publics ou encore désindexation des pensions. On va vite atteindre le seuil de pauvreté », s’est indigné Yves Richard, responsable CGT retraités Isère. Les manifestants ont alors répété en chœur dans les rues de Grenoble : « Macron démission, Macron démission ! » Un cri de désespérance et de colère pour certaines personnes âgées qui disent « ne pouvoir survivre que grâce à l’action d’associations ».

Une double peine pour les femmes

Le contexte social des femmes proches de la retraite crée également une « profonde affliction ». « Comment imaginer vieillir décemment avec seulement 600 euros par mois ? J’ai élevé mes enfants, travaillé le restant de ma vie et aujourd’hui il ne me reste plus rien », s’émeut Nadège, une sexagénaire mobilisée. « C’est une double peine, moins de salaire, moins de retraite et plus de réversion », continue la femme.
Émilie Marche, conseillère régionale de La France insoumise, a également rejoint jeudi la marche pour soutenir ces hommes et ces femmes « qui ont travaillé pendant plus de 40  ans » et qui doivent aujourd’hui faire face à une situation qui, selon elle, « les prive de dignité ».
Le combat des retraités devrait se poursuivre au moins jusqu’à la première quinzaine de juin. Les syndicats ont prévu un grand rassemblement à Paris où ils porteront, jusqu’aux portes de l’Élysée, l’ensemble des pétitions signées par les mécontents et remettant en cause les choix du gouvernement sur les droits des retraités.

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